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À la croisée des chemins entre la technologie, l’artisanat, l’histoire et le dessin industriel,...+
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Publié dans :PORTRAITS Janvier-Février 2012 N°158
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À la croisée des chemins entre la technologie, l’artisanat, l’histoire et le dessin industriel, Nipa Doshi et Jonathan Levien font fi depuis dix ans de tout esprit de frontières.

À la croisée des chemins entre la technologie, l’artisanat, l’histoire et le dessin industriel, Nipa Doshi et Jonathan Levien font fi depuis dix ans de tout esprit de frontières. Synthèse de leurs racines respectives, leur travail célèbre l’hybride culturel, le cross-over et le métissage réussi de deux cultures au service d’une alliance créative. Invités à présenter leur réflexion menée sur l’environnement au salon imm de Cologne en janvier 2012, le projet “Das Haus” risque fort de réconcilier tous les mondes. De l’Orient jusqu’à l’Occident, à l’aune de la méditation.

Ensemble, séparément
Columbia Road, Novembre 2011 : À la lueur des matins blêmes, l’âme de l’East London se révèle telle qu’elle est, colorée en patchwork sur sa monochromie de briques, savamment bricolée, étirée entre un patrimoine affiché et cette nécessité de tout remettre à plat. À l’image de cette scène émergente, le Doshi Levien Design Office incarne plus que nul autre ce mariage des contraires, ce miracle de mélanges des genres. À sa tête, un séduisant couple insolite carbure au Darjeeling Express. Nés respectivement à Bombay en 1971 et à Elgin (Écosse) en 1972, Nipa Doshi et Jonathan Levien ont transformé leur rencontre au Royal College of Art de Londres en association. “Dans le cadre de nos études, nous avons eu la chance, la liberté de construire une relation critique entre étudiants. Cette relation, cette nature critique demeure aujourd’hui la base de toutes nos réflexions”. Post-diplôme, ils tracent chacun leur route, séparément. Jonathan rejoint le studio de Ross Lovegrove, jongle entre un projet de coutellerie et le dessin de la cabine 1st Class conçue pour Japan Airlines. Il y apprendra comment accepter un design pensé sans catégorie, mais également comment communiquer, rendre intelligible ses idées. De retour en Inde, Nipa poursuit sa démarche en travaillant de manière rapprochée avec des artisans. L’Europe lui manque, le design à Bombay ne bénéficie pas encore du potentiel industriel qui lui permettrait de développer ses idées. En pleine période de doutes, elle rallie Londres, réalise des dessins techniques pour la fine fleur de la scène émergente (Matthew Hilton, Terence Woodgate) avant d’intégrer l’agence de l’architecte David Chipperfield. Soutenue par Jasper Morrison qui lui conseille de se lancer et de développer ses propres sujets, le déclic se produira lors d’un dîner en Inde en compagnie de Tom Dixon. Alors Directeur Artistique de l’enseigne Habitat, Dixon commande à Jonathan son premier objet personnel. Tous les deux prennent le risque de tout quitter : “Le moment était venu pour nous d’être et de travailler ensemble”. Depuis l’an 2000, leurs influences, leurs différences demeurent, se nourrissant les unes des autres par souci et désir de tendre à la perfection. 
Extrait de la rubrique "Portrait", Doshi Levien par Yann Siliec, Intramuros n°158, Janvier/Février 2012) http://www.doshilevien.com/  Retrouver la suite de l'article. 

Yann Siliec

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