Candidatez pour la prochaine édition de Future on Stage !
L'espace Future On Stage lors du salon Maison&Objet en septembre 2024 © Anne-Emmanuelle Thion

Candidatez pour la prochaine édition de Future on Stage !

Lancé en septembre 2022, le tremplin incontournable du salon Maison & Objet Future on Stage sera de retour pour une nouvelle édition en septembre. Une opportunité unique pour les jeunes entreprises pour se propulser sur la scène design. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 mars 2025.

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Depuis bientôt 3 ans, le tremplin Future on Stage lancé sur le salon Maison & Objet a permis à de nombreuses jeunes entreprises de se faire connaître et d’intégrer l’écosystème du salon. La prochaine édition, qui aura lieue du 4 au 8 septembre 2025, ouvre ses candidatures jusqu’au 7 mars avant que le jury composé de Mélanie Leroy (Directrice Générale SAFI/Maison&Objet), Vincent Grégoire (Directeur consumer trends & insights, NellyRodi), Franck Millot (Directeur de Paris Design Week), Florence Delage (Directrice Département Commercial, Le Bon Marché), Cristiano Benzoni (Co-fondateur du studio REV) et Vincent Romeo (Fondateur Blog Esprit Design - Head of digital Agence 14 septembre) ne sélectionne les trois marques retenues.

Comment participer ?

Pour déposer sa candidature, voici un rappel des critères de sélection que les candidats doivent respecter :

  • L’entreprise doit avoir moins de 3 ans et doit proposer des produits ancrés dans l’univers de la décoration, du design et de l’art de vivre
  • Il faut avoir construit une identité de marque (univers visuel, storytelling, produits de lancement)
  • Avoir déjà testé et/ou commercialiser des produits, être prêt à accélérer la production et à se lancer sur le marché
  • Ne jamais avoir participé au salon Maison&Objet auparavant

Une opportunité qui s’avère être un véritable accélérateur de carrière, suivi de près par l’organisation de Maison&Objet qui offre aux lauréats un accompagnement privilégié. Ces derniers seront en effet exposés au cœur du salon, offrant une visibilité non négligeable sur les médias nationaux et internationaux mais également sur les professionnels du secteur. En parallèle, des rencontres seront organisées avec les visiteurs, partenaires, retailers, prescripteurs et autres distributeurs internationaux. En termes de communication, les marques sélectionnées seront valorisées à travers des contenus publiés sur les réseaux sociaux et le magazine de Maison&Objet, ainsi que par leur présence sur la plateforme digitale Maison&Objet & More (MOM).

Informations et inscriptions via ce lien.

Rédigé par 
La rédaction

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Areo, la polyvalence selon Alessandro Stabile

Le designer italien Alessandro Stabile dévoile, Areo en collaboration avec Kristalia. Une collection d'assises en métal pensée pour s'adapter aussi bien aux espaces intérieurs qu'extérieurs.

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© Matteo Girola

Une collection, plusieurs usages

Au-delà de son esthétique, Areo se distingue par une conception pensée pour simplifier les processus de fabrication. Les courbures bi-dimensionnelles de la tôle permettent notamment de supprimer l'étape d'emboutissage, réduisant ainsi les investissements, le temps et l'énergie nécessaires à la production. Autre particularité : sa capacité à passer de l'extérieur à l'intérieur grâce à un système de housses rembourrées, qui peuvent recouvrir partiellement ou entièrement la structure métallique. Une modularité pensée dès les premières étapes du projet, permettant à chaque version de conserver son identité propre. À travers la collection Areo, Alessandro Stabile propose ainsi une collection polyvalente, où recherche technique, confort et esthétique se répondent.

© Matteo Girola
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Fidèle à son parti pris depuis la première édition, RELEASE [AEC] privilégie toujours les démonstrations concrètes, loin des simples présentations : chacun repart avec une vision claire de ce que ces solutions permettent de faire, dès aujourd'hui.

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Au musée Fabre de Montpellier, l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ouverte jusqu’au 1er novembre, revient sur plus de cinquante ans de création d’un designer qui a fait de la matière le terrain d’une perpétuelle expérimentation.

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Des courbes, de la couleur et des formes, toujours. Mais cette fois-ci, c’est au design que le musée Fabre de Montpellier consacre son espace d’exposition temporaire. Avec « Le design selon Pierre Paulin », l’institution revient, jusqu’au 1er novembre, sur plus de 50 ans de création d’un designer obsédé par la forme. Un créateur qui n’a cessé de repousser les limites de l’assise pour donner corps à certaines des silhouettes les plus iconiques du XXe siècle. Influencé par son grand-oncle maternel, Frédy Balthazar Stoll, sculpteur formé dans l’atelier de Rodin, et son oncle paternel, Georges Paulin, designer automobile à qui l’on doit notamment l’invention du système Éclipse – permettant au toit des véhicules de se rabattre dans le coffre –, Paulin tire deux grandes lignes : la forme et le fonctionnalisme. Une pensée moderniste que l’étudiant en architecture intérieure au Centre d’art et des techniques (aujourd’hui Camondo) retrouve dans les travaux de l’entre-deux-guerres signés Charlotte Perriand ou Jean Prouvé, qu’il admire. De cette influence naît le fauteuil Première réalisation. Une assise imaginée comme un prototype, mais qui révèle déjà des facultés certaines pour la conception et le pousse à réaliser ses premières pièces inspirées par la Scandinavie, où il séjourne en 1951. Rapidement édité par Thonet Frères et Meubles TV, puis exposé au Salon des arts ménagers en 1953, le designer s’engage dans une voie moderniste, troquant la géométrie nordique pour les formes organiques.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

Loin des ensembliers qui avaient révolutionné la première moitié du XXe siècle, Paulin appartient à la seconde moitié du siècle, celle de l’industrie. L’arrivée de nouvelles fibres, dont le jersey, textile souple et élastique symbole de la révolution industrielle des années 1960, lui ouvre de nouvelles possibilités. Il imagine alors de nouvelles formes. Parmi elles, le Groovy et le Mushroom marquent cette décennie et lui confèrent l’image d’une époque colorée, notamment grâce à des figures comme Kho Kiang Ie, directeur artistique d’Artifort, ou le designer textile américain Jack Lenor Larsen, avec qui Paulin développe un nouveau langage. Un dialecte à part sur la scène du design qui lui vaut d’entrer au MoMA en 1969 – trois ans après avoir contribué au lancement de l’ARC initié par Jean Coural – grâce au F300 et à la Tongue Chair. Une assise si basse dont on lui avait dit qu’elle ne pourrait être commercialisée. Elle deviendra pourtant l’un des grands succès du designer, pour qui la hauteur de l’assise influe sur les échanges humains au sein d’un même lieu.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Ce rapport à l’espace, Paulin l’aborde également avec une structure mobile développée pour les salons. Bien des années plus tard, cette réflexion l’amène jusqu’aux appartements privés de l’Élysée, où il conçoit le célèbre fumoir du couple Pompidou. Une réalisation emblématique de son talent que le designer tentera d’exporter outre-Atlantique avec une collaboration avec Herman Miller et le développement du concept d’open loft. Un projet tombé à l’eau, sans doute trop précurseur à l’aube des années 1970.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Un design marqué par les innovations

De l’artisanat au concept du déhoussable, en passant par les structures exosquelettes des fauteuils Vague ou de la table Cathédrale, Paulin n’aura eu de cesse d’entremêler les concepts, les innovations et les styles. Et ce, jusqu’à revenir, vers la fin de sa vie, à une esthétique Art déco valorisant la géométrie. En témoignent encore aujourd’hui les tapis abrités par le Conseil économique et social de Paris, basés initialement sur les plans du concours remporté par Buren au Palais-Royal, ou le bureau dessiné pour François Mitterrand. Une remise en question perpétuelle de son travail qu’il poursuivra jusqu’à la fin, avec Ligne Roset ou Magis.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

De ses premières assises aux pièces devenues iconiques, l’exposition raconte la carrière d’un homme qui avait fait du design une matière à penser. L’occasion de redécouvrir – et d’essayer – certaines des silhouettes les plus célèbres du XXe siècle, façonnées par un esprit qui n’a cessé de réinterpréter ses dessins pour qu’à travers eux se lise une histoire moderne.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
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