
L'exposition « Trois-Pièces » fait dialoguer Polimair, Lucas Zito et Tapichéri
À l’occasion de la Paris Design Week, Polimair, Tapicheri et Lucas Zito se sont réunis autour d’une exposition commune intitulée « Trois-Pièces ». Présentée au 52 rue Charlot du 10 au 13 septembre, l’exposition a été pensée comme un intérieur au sein duquel mobilier, lumière et textile explorent de nouvelles manières de produire et d’habiter.
Autour d’un parcours imaginé comme un appartement, entre couloir, salle à manger et salon, Polimair, Lucas Zito et Tapicheri présentaient l’exposition « Trois-Pièces ». Plus qu’une succession d’objets, l’exposition jouait sur la mise en dialogue et la complémentarité de pratiques différentes ayant en commun une attention particulière portée aux matériaux et aux procédés de fabrication. « Le point de départ de Trois-Pièces a été de se dire qu’on allait réunir trois designers parisiens, avec des pratiques très différentes mais pour autant toutes complémentaires. C’est dans cette logique d’ensemblier que l’on présente, dans la première salle, un banc, un tapis et un luminaire qui sont finalement la base de tout lieu d’accueil », racontait Arthur Gaudenz, co-fondateur de Polimair.

Trois pièces, trois univers, trois interprétations de la matière
Avec une sélection de pièces inédites, l’exposition donnait à voir trois univers forts. Polimair présentait pour l’occasion son banc Baiji. Une assise imaginée dans la continuité du tabouret — du même nom — présenté quelques mois plus tôt. Développée en collaboration avec Gabriel Fabrics pour les coussins, cette assise toute en longueur se présentait comme un système modulable, sans aucune limite de configurations et d’assemblages. Lucas Zito affirmait de son côté ses explorations sur l’impression 3D en dévoilant une grande table de 240 cm de long de la collection Patch, aux côtés de laquelle s’articulait une sélection de lampes Buoy. Enfin, la maison française Tapicheri, fondée par Camille de Villartay, révélait la collection de tapis en laine La Cité Perdue. Conçus spécialement pour l’exposition, les modèles avaient pour rôle de révéler et de faire dialoguer chaque création. « Le gros travail de l’exposition a été de réunir ces trois parties d’idées qui sont compliquées à associer. D’un côté, il y a nous, qui faisons vraiment de l’édition en série, alors que Camille de Tapicheri fait du sur-mesure, tandis que Lucas est dans le collectible et la pièce unique. Donc, normalement, ce sont des projets qui n’ont pas l’habitude de cohabiter ensemble », continuait Arthur Gaudenz.

Des pièces aux univers bien distincts donc, mais qui, une fois assemblées, formaient un ensemble cohérent. L’exposition « Trois-Pièces » a réussi à faire cohabiter industrie, technologie et savoir-faire pour proposer une vision commune de l’habitat contemporain, tout en défendant un design où l’innovation se jouait autant dans la forme que dans la manière de produire.







