[Tribune] L’Alliance France Design en quête de soutien

[Tribune] L’Alliance France Design en quête de soutien

Après le succès de Paris Design Week, alors que France Design Week bat son plein sur tout l’Hexagone, que l’APCI s’apprête à fêter ses 40 ans… il est un acteur majeur du design confronté à de sérieuses difficultés. Dans Intramuros, nous avons toujours eu à cœur d’informer sur les actions de l’Alliance France Design, syndicat professionnel des designers. Aujourd’hui, nous relayons leur appel auprès des designers, dont le soutien est plus que jamais essentiel aujourd’hui.

L’Alliance France Design, le seul rempart professionnel apolitique du monde du design ouvert à toutes ses formes, persévère dans sa mission de représenter et d’appuyer les designers français dans leurs luttes auprès des autorités et des organismes patronaux. Nos membres se composent de designers indépendants, de dirigeants de studios ou d’agences de design, ainsi que de designers salariés.

Un soutien juridique indispensable et des valeurs intransigeantes

L’Alliance France Design a pour fonction primordiale de défendre ses membres en cas de litiges avec des clients ou des administrations. Chaque année, plus de cinquante conflits sont résolus à l’amiable, tandis qu’une dizaine bénéficie d’une assistance juridique.

Structurer la profession et anticiper pour éviter les conflits

Nous exhortons vivement les designers à ne pas attendre d’être confrontés à des litiges pour rejoindre nos rangs, mais à adhérer en prévision de ces défis ou pour mieux les affronter. Outre notre rôle de médiateur, nous mettons à disposition une panoplie de services et de ressources visant à renforcer les compétences et les pratiques professionnelles des designers. Cela inclut des conseils sur les contrats, la tarification, et l’assurance responsabilité civile professionnelle.

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L’engagement bénévole des designers au cœur de notre action

Il est crucial de souligner que l’Alliance France Design est portée par des designers bénévoles qui consacrent leur temps et leurs compétences pour le bien des designers membres et de la profession dans son ensemble. Notre passion commune ? Faire avancer le design en France.

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Nos valeurs, notre boussole

Nos valeurs sont ancrées dans la professionnalisation des designers et dans la reconnaissance de la valeur qu’ils apportent à leurs clients. Nous bataillons pour une meilleure protection sociale des designers indépendants et nous nous efforçons de faire valoir la puissance de l’innovation que le design offre.

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Un acteur solitaire au service de tous

L’Alliance France Design est unique en tant que porte-parole de ces enjeux au sein des institutions. Les heures de travail bénévole dédiées à la gestion de la profession profitent à l’ensemble de la communauté des designers.

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© Arthur Bonifay

Besoin de soutien financier et solidarité de la profession

Nous célébrons 20 ans d’existence, durant lesquels nous avons initié de nombreuses avancées, consultables ici : https://urlz.fr/nEY4. Cependant, la crise liée à la Covid-19 a entraîné une chute significative du nombre de cotisations. Cette baisse impacte directement notre capacité à agir, à défendre les designers devant la justice, à soutenir nos bénévoles lors de leurs discussions avec les ministères, à intervenir dans les écoles et à financer la communication cruciale pour notre profession.

Depuis 2022, nous ne recevons plus le soutien financier du ministère de la Culture et de la Communication, qui était octroyé pendant deux décennies pour cofinancer des projets qualifiés de « bien collectif ». Ces projets étaient conçus pour profiter à l’ensemble de la profession, allant au-delà de nos membres. Ils comprenaient la surveillance juridique et sociale dans les instances, la création d’un annuaire gratuit pour tous les designers, le développement de l’outil d’aide à la tarification Calkulator.com, notre implication dans les écoles de design pour sensibiliser les étudiants à la réalité de la profession, ainsi que notre participation au Conseil national du design, entre autres.

Le désengagement de ce ministère pèse lourdement sur notre budget, désormais principalement alimenté par les cotisations de nos membres. Cela nous contraint à faire des choix budgétaires difficiles, en privilégiant les services aux membres au détriment d’actions bénéfiques pour l’ensemble de la profession.

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Un appel pressant à l’adhésion

Face à ces défis, nous faisons appel à vous, la communauté des designers, pour rejoindre nos rangs et soutenir notre syndicat. La cotisation annuelle est désormais annualisée et déductible des frais professionnels. En adhérant, vous soutenez nos bénévoles qui se battent chaque jour pour faire progresser notre profession et vous contribuez à renforcer notre poids dans les négociations.

Ne laissons pas tomber l’Alliance France Design. Si elle venait à manquer de moyens pour remplir ses missions, cela ouvrirait la voie à des associations moins influentes, moins représentatives des praticiens du design, voire à l’absence d’une voix unifiée pour les designers français.

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Ensemble, construisons l’avenir du design en France

En devenant membre de l’Alliance, vous investissez dans votre propre profession et vous garantissez sa pérennité. Pour plus d’informations sur l’adhésion, consultez cette page dédiée : https://urlz.fr/nEXS

Ensemble, nous pouvons protéger l’avenir du design en France. Rejoignez l’Alliance France Design aujourd’hui pour défendre le design de demain.

- Le conseil d’administration de l’AFD

Rédigé par 
Maïa Pois

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30/9/2026
« Under Pressure » : Marie et Alexandre exposent à la galerie signé

Jusqu’au 10 octobre, le duo Marie et Alexandre présente à la galerie signé l’exposition « Under Pressure », dans laquelle la pression est explorée sous plusieurs aspects : dans les techniques et les matières employées, mais aussi, plus largement, dans leur rapport à la création.

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« L’idée derrière cette exposition était de travailler la pression un peu différemment, en utilisant des techniques diverses, avec cette idée d’explosion rapide, et de réussir à les allier toutes ensemble. » Pour cette exposition, le duo de designers formé en 2018 a choisi de faire de la pression son point de départ. Le titre, « Under Pressure », fait notamment référence à l’hydroformage, un procédé industriel dans lequel la pression de l’eau permet de donner forme au métal. Au sein de la galerie, Marie et Alexandre présentent ainsi des pièces façonnées par différentes forces et contraintes, réalisées en collaboration avec plusieurs artisans spécialisés. Mais la pression ne désigne pas seulement ici une technique de façonnage. Elle devient également une condition de création, exercée par la matière, par le temps, le doute, les choix parfois irréversibles ou encore la volonté de faire apparaître quelque chose qui n’existe pas encore.

Exposition "Under Pressure", collection de Vases en céramique émaillée, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

Allier techniques et savoir-faire

Au sein de l’exposition, qui réunit une dizaine de pièces, les designers se sont associés à différents artisans pour explorer la pression sous toutes ses formes. Avec Antoine Giret, ils présentent ainsi une console, un système d’étagères et une chaise autour d’un travail de l'aluminium fondé notamment sur la vibration de la matière et la création de systèmes. Avec Jean-Marie Foubert, ils ont imaginé une collection de vases en céramique, déclinés en versions simple et double ainsi qu’en différents formats. Enfin, avec l’atelier Blam - notamment connu pour avoir participé à la réalisation du cheval mécanique apparu lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 -, ils ont imaginé une table sur piston ainsi qu’un médaillon en métal et feuille d'argent dont la forme naît directement de la contrainte exercée sur la matière. Ce dernier sera ensuite destiné à rejoindre la Cité du design de Saint-Etienne, récemment inaugurée.

Exposition "Under Pressure", médaillon et table sur piston, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

À travers cette exposition, Marie et Alexandre semblent faire évoluer leur langage formel vers davantage de retenue. Les formes se resserrent et les moyens se réduisent, sans pour autant perdre leur fonction et leur intensité. Un moyen finalement pour le duo de questionner son propre processus créatif.

Exposition "Under Pressure", chaise et système d'étagères en aluminium, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin
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30/9/2026
Panton Cubes : le design en jeu

Imaginé par Verner Panton dans les années 1970, le système modulaire Panton Cubes est aujourd’hui réédité par Vitra sous la forme de quatre kits représentant des figures animales.

Imaginés par Verner Panton en 1974, les Panton Cubes associent jeu et design. Constitués de structures cubiques pouvant être assemblées entre elles à l’aide de clips, les cubes sont ensuite habillés de panneaux colorés ou chromés. Ce système permet de composer des volumes et des motifs variés, allant de sculptures figuratives à des constructions plus abstraites.

Développée par Vitra en collaboration avec Verner Panton Design AG à l’occasion du centenaire de la naissance du designer, cette réédition propose quatre modèles : un canard, un flamant rose, un chat et une girafe. Chacune des versions est proposée dans une combinaison de deux couleurs ou avec une finition chromée. Les modèles bicolores reprennent la palette vive caractéristique du travail du créateur danois. En laissant à chacun une grande liberté de construction, le concept des Panton Cubes illustre de manière ludique les possibilités offertes par un système modulaire.

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Ci-dessous : ©Panton Cubes - Vitra

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28/9/2026
Avec Racines, Cristel invite Noé Duchaufour-Lawrance à sa table

À l’occasion de ses 200 ans, Cristel s’associe pour la première fois à un designer. Avec Noé Duchaufour-Lawrance, la marque revisite son emblématique poignée amovible dans une édition limitée en bois, intitulée Racines.

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Depuis sa création, en 1826, la manufacture française Cristel a bâti sa réputation sur un savoir-faire et des innovations qui la caractérisent, à l’image du système de poignées amovibles Cook & Serve imaginé par Paul Dodane en 1984. Si jusqu’ici, l’élaboration d’aucun produit n’avait jamais été confiée à un designer extérieur, cet anniversaire est l’occasion pour la marque d’ouvrir un nouveau chapitre en faisant appel à Noé Duchaufour-Lawrance, dont le travail explore depuis de nombreuses années les liens entre territoire, artisanat et matériaux.

Collection Racines, design : Noé Duchaufour-Lawrance © Cristel

‍Une poignée inspirée de la nature

Baptisée Racines, cette nouvelle poignée ne cherche pas à réinventer le système imaginé par Cristel mais à lui offrir une nouvelle expression. Réalisée en bois et éditée en série limitée, sa forme s’inspire directement de l’écorce des arbres. Son veinage sculpté en relief confère à l’objet une dimension à la fois tactile et sensible, comme un rappel du lien instinctif à la matière brute. « Cuisiner, c’est transformer une matière brute. La poignée est l’interface entre la main et cette transformation. À travers cette poignée, j’ai cherché à exprimer la rencontre entre nature et usage », raconte Noé Duchaufour-Lawrance.

Collection Racines, design : Noé Duchaufour-Lawrance © Cristel

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Au-delà de l’objet, cette collaboration confronte pour la première fois le savoir-faire industriel de Cristel à la vision d’un designer, sans pour autant renoncer à l’identité qui fait son succès depuis deux siècles. « Racines s’inscrit dans l’univers amovible qui a fait la réputation de Cristel, tout en marquant une étape inédite : celle d’une grande maison qui s’ouvre à un regard extérieur. Noé Duchaufour-Lawrance nous a semblé proche de nos valeurs et être celui qui pouvait apporter de l’émotion à notre savoir-faire », confie Damien Dodane, directeur général délégué de Cristel. Une manière de célébrer deux cents ans d’innovation en rappelant que le design peut aussi raconter une histoire, celle du lien entre l’homme, la matière et l’usage.

Pour en savoir plus sur l'univers Cristel et ses collections c'est ICI.

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25/9/2026
« Multiples » : une exposition sur la série au BDMMA

Jusqu’au 3 octobre, le Bureau de la Mode, des Métiers d’Art et du Design (BDMMA) présente l’exposition « Multiples ». Un éventail de projets célébrant le design industriel et les nouveaux rapports entre designers et industries.

À l’heure du bilan de la Paris Design Week de septembre, un constat s’impose : le collectible semble régner en maître. Pourtant, le bien que moins instagrammable design industriel n’a pas disparu. Pour réaffirmer son existence, et en guise de contre-pied à la tendance, le Bureau de la Mode, des Métiers d’Art et du Design (BDMMA) présente « Multiples ». Imaginée comme un retour aux fondamentaux, l’exposition n’est pas « un état des lieux du secteur », mais entend « brosser un panorama de recherches et de textures autour de la production en série », explique Frédéric Bouchet, directeur adjoint de l’institution. Cette diversité est réaffirmée par l’intermédiaire de treize studios dont les objets utilitaires et esthétiques célèbrent la production. À travers cette dernière, ce n'est pas l'idée de créer pour créer qui est valorisée, mais l'intelligence de systèmes réplicables et viables.

©BDMMA

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Un nouveau rapport à l’industrie, mais une même idée du design

Si le secteur connaît « un changement d’état », c'est en partie par le bouleversement qui s'est opéré au niveau de la production industrielle. « Le rapport à l’industrie a complètement changé et demande au designer de modifier sa posture, d’être moins attentiste vis-à-vis de la production. Il est désormais amené à s’emparer lui-même des processus ou à détourner des moyens de production pour pouvoir s’inscrire dans l’auto-édition », analyse Frédéric Bouchet. De nouveaux chemins de traverse qui poussent certains designers à s’interroger sur les enjeux liés aux ressources et à la manière dont la matière exploitée entre au service de l’usage. « Il me semble que cette préoccupation s’ancre de plus en plus dans un tissu local, à l’image du travail de Jules Levasseur. Il a amené une entreprise de Bourgogne, où il est installé, à s’intéresser à son projet et, ensemble, ils ont développé le Projet S, réalisé à partir de tôles ondulées. L’enjeu pour lui est aujourd’hui de canaliser la production à son échelle pour sortir le juste nombre de pièces de mobilier. » Mais outre le défi d’adaptabilité économique se pose celui de la réinterprétation formelle et technique. « Comment ne pas rester inféodé à l’édition ? Comment emporter l’industrie locale sur un territoire qui m’est propre tout en générant de la valeur ? Ce sont les deux grandes questions qui transparaissent dans l’exposition, notamment avec le travail de Lila Guédin qui a travaillé des techniques d’assemblage issues de l’industrie pour créer des chaises, ou qui Nicolas Verschaeve qui utilise des manches à outils pour créer de petits objets d’intérieur comme des patères et des porte-manteaux. » Ces captations et réinterprétations de matrices industrielles préexistantes ouvrent de nouvelles portes esthétiques ou techniques. Qu’ils soient édités ou non, les projets sélectionnés par Lucien Icard et Kevin Lebouvier, commissaires de l’exposition et exposants, portent autant d’éclairages différents sur ces nouveaux rapports à l’industrie, favorisant « une certaine épure stylistique d’abord basée sur l’assemblage ».

Une exposition à découvrir au Bureau de la Mode, des Métiers d’Art et du Design, 30 rue du Faubourg Saint-Antoine, dans le 12e arrondissement de Paris, jusqu’au 3 octobre.

©BDMMA
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