Le FRENCH DESIGN by VIA expose 20 chaises pour en voir de toutes les couleurs
Le fauteuil ART 77,5 de Charlotte Juillard édité par Noma fait face à la chaise Mirèio édité par Margaux Keller ©Felix Dol Maillot

Le FRENCH DESIGN by VIA expose 20 chaises pour en voir de toutes les couleurs

À l'occasion de l’exposition "Chromo Sapiens" dédiée à la couleur, Le FRENCH DESIGN by VIA expose jusqu'au 15 septembre 20 chaises illustrant tour à tour, la puissance visuelle des teintes dans l'univers du design.

Disparue pendant plusieurs décennies au profit d'une certaine sobriété ou de la forme, la couleur fait depuis quelques années son grand retour dans nos intérieurs. Plutôt appliquée par le biais de pièces pop rappelant les décennies les plus teintées de l'histoire du design, elle semble encore cantonnée à un éventail de marques qui affichent aujourd'hui un contrepied esthétique avec les coloris passe-partout encore largement en vogue.

C'est lors de l’exposition Design x Durable x Désirable que l'idée d'exposer la couleur est apparue, raconte Jean-Paul Bath, directeur du Le FRENCH DESIGN by VIA. « Les coloris tournaient toujours autour des beiges, des marrons et des verts ce qui nous a amené à nous demander si cette nouvelle tendance ne signait pas la fin de la couleur dans le domaine du meuble. » Une préoccupation d'autant plus grande à ses yeux, que la France « est aujourd'hui très reconnue dans ce domaine difficile où de nombreuses connaissances sociologiques comme historiques sont nécessaires. »

De gauche à droite : Mawu Spring édité par Laura Gonzalez, Bubble du designer Sacha Lakic pour Roche Bobois, le siège Week-end dessiné par Studio Brichet-Ziegler pour Petite Friture, le fauteuil ART 77,5 de Charlotte Juillard édité par Noma ©Felix Dol Maillot

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Une “french touch” que l'institution a mis en avant par l'intermédiaire de cinq pôles, comme autant de manières d'envisager la couleur et de la différencier. Focalisés sur une seule typologie de mobilier à savoir la chaise, objet emblématique de la création design, Le FRENCH DESIGN by VIA « ne voulait pas que les visiteurs se disent que le vert est beau car il est apposé sur un bureau ou le violet est laid, car il recouvre un canapé. »

Accompagné sur la mise en place de l'exposition par le Comité français de la couleur pour les éléments de langage, et par le studio Uchronia pour la scénographie, Le FRENCH DESIGN by VIA a souhaité mélanger tous les styles, toutes les gammes et toutes les marques. « Qu'il s'agisse de maisons connues et ou de créateurs indépendants, notre but était avant tout de montrer comment la couleur apporte une autre dimension au design ; montrer sa capacité à faire appel à nos sens et à notre imaginaire. » précise Jean-Paul Bath.

A gauche le fauteuil Extra Bold par Big-Game et édité par Moustache. A droite French Garden de Pierre Gonalons pour Moissonnier©Felix Dol Maillot

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La couleur, une source d'identité

Situé entre l'opposition et la complémentarité par rapport à une chaise classique, « Nuancer ses collections » regroupe quatre assises alternatives. Plus longue, plus courbe, ou même double, les modèles de cette sélection jouent avec la couleur pour sortir des sentiers battus. Parmi eux, Hemicyle confident trouve une place singulière. Réalisé par Philippe Nigro, en collaboration avec Ligne Roset et le Mobilier National (institution qui gère notamment l'ameublement du Sénat et de l'Assemblée nationale, d'où le nom de la création), « ce fauteuil se prêtait à être habillé. » Imaginée pour une gamme de cinq modules reprenant le principe constructif des dossiers en S, cette création était avant tout « une page blanche destinée à accueillir la couleur » pour Philippe Nigro. Jouant sur les vues entre intérieur et extérieur, son design était particulièrement propice. « Nous avons réalisé plusieurs essais avec différentes teintes et plusieurs matériaux. J'aime jouer sur les nuances et j'ai toujours aimé développer des gammes chromatiques. À ce titre, c'est un fauteuil intéressant pour lequel nous avons fait plusieurs essais, dont un mix jaune et écru lors du salon de Milan. » Un jeu parfois osé que le designer revendique comme « une invitation à s'amuser après une période de morosité. Il y a peu de limites si ce ne sont d'éventuels jeux de trames ou la tenue du tissu, alors autant ne pas être trop sage ! » conclut-il.

Hémicycle Confident de Philippe Nigro édité par Ligne Roset ©Felix Dol Maillot

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La couleur, parti-pris d'un univers

En design, parler de couleur, peut être parler d'identité. Pour Jean-Paul Bath, directeur de Le FRENCH DESIGN by VIA, « certaines marques ont de suite été évidentes comme Sarah Lavoine et son bleu signature, Fermob pour qui la couleur est inscrite dans le positionnement stratégique, ou encore Jean-Charles de Castelbajac et son utilisation des couleurs primaires. » Autant de créateurs qui utilisent le cercle chromatique comme un vecteur d'émotions. Parmi les pièces les plus visuelles de la section « Pigmenter sa différence », le fauteuil Sunny signé par le studio Uchronia, sort du lot. Inspiré par le lever du soleil autant que par la chaise confidente inventée sous Napoléon, l'assise se pare d'un dégradé d'orange, la couleur signature de la marque. Guidé par l'envie « d'apporter de la joie et de la couleur dans les intérieurs », le studio Uchronia « imagine souvent la couleur avant la forme » raconte Clémentine Bricard. Rappelant les années 70 avec le chêne laqué et le tissu Waving flower de la manufacture de soie Prelle, Sunny est « un mélange organique et graphique né d'une volonté d'expérimentation. »

La fauteuil Sunny de Studio Uchronia ©Felix Dol Maillot

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La couleur, symbole de vie et d'interaction

Complice de formes pas si conformes, la couleur attire ou repousse, mais laisse rarement indifférent. C'est généralement de sa capacité à accrocher le regard que pourra découler dans un second temps une analyse plus formelle. Imaginé dans un espace nommé « Attraction carnation », Hexomino disco est au-delà de la chaise. Véritable concept, elle est le fruit d'une collaboration entre le studio Sam Buckley et Zyva studio. Destiné à n'être qu'une NFT à ses débuts, la création a ensuite été matérialisée pour constituer avec quatre autres éléments de mobilier, l'Hexomino Disco collection. Réunis autour du concept des hexominoses selon lequel il n'existe que 35 combinaisons différentes pour assembler six cubes, le fauteuil a été imaginé comme un puzzle géant. « Si nous avons fait en sorte d'obtenir une forme qui ressemble à une assise, le positionnement des couleurs est lui complètement hasardeux » détaille Anthony Authie, directeur et designer de Zyva Studio. Répartie mathématiquement en cinq familles, chaque hexominose a été affublée d'une couleur. « Nous avions choisi un dégradé, du bleu au vert en l'occurrence que nous avons séquencé en cinq de manière à obtenir des teintes très saccadées, mais un enchaînement fluide. » De ce savant mélange entre règle organisée et jeu aléatoire est né « une sorte de paterne de l'ordre du pixel de camouflage » analyse le créateur qui entretient dans ses conceptions un lien très étroit avec la couleur. « J'ai travaillé dans une agence d'architecture pendant des années et j'ai été frappé par la différence de langage entre chaque corps de métier. Le seul langage commun sur un chantier était celui des couleurs hautes densité (fluo) que chacun déposait sur les éléments. » Une signalétique aujourd'hui introduite dans ses projets. « J'aime quand les verticales et les horizontales se fondent et que cela floute les frontières. C'est quelque chose que l'on retrouve chez Hexomino disco et qui permet de s'interroger sur les raisons de définir telle ou telle chose comme cela. C'est l'un des intérêts de la couleur dont la symbolique est à mes yeux celle du vivant. » Et cela tant dans la nature, que dans les intérieurs.

Le siège Hexomino Disco de Zyva Studio & Studio Sam
Buckley ©Felix Dol Maillot

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La couleur, témoignage d'une époque

Existe-t-il réellement une apogée du design ? Difficile de répondre à la question. Il est néanmoins possible de dire que certains design traversent mieux les époques que d'autres. Mais quelle est la place de la couleur dans cette quête d'intemporalité ? Si certaines marques jouent la carte de la sobriété, d'autres valorisent au contraire des design fort évoquant un patrimoine décoratif riche. C'est le cas de Rinck et son fauteuil 73 exposé dans la section « Apogée colorée ». « Pour faire simple, je ne supporte ni le noir, ni le blanc, ni le taupe ou tout ce qui est facile et blème » annonce Valentin Goux, directeur artistique de la marque. « J'aime jouer avec les présupposés du design pour sortir des coloris plus pop. Notre métier est justement de faire envisager tous les possibles aux clients. Donc en poussant les motifs colorés loin, j'espère donner l'envie d'un élément moins sage que ce que l'on voit souvent ! » Inspiré par un fauteuil de la marque présenté en 1973, le créateur explique avoir imaginé le tissu – réalisé par Thévenont - à partir d'un dessin de feuille d'arbre datant de 1938, réinterprété dans une version cubiste. Une inspiration d'hier pour répondre au besoin de demain. « La couleur a disparu sur les dernières décennies, mais elle revient. C'est un balancier de génération qui s'opère et dans lequel la couleur a une véritable carte à jouer. Il y a fort à parier qu'une personne qui a grandi dans un intérieur grège voudra certainement un intérieur plus pop, d'autant que nous sommes aujourd'hui dans une période d'éclectisme. » Une vision qui souligne le pouvoir émancipateur de la couleur, notamment lorsqu'elle est appliquée aux objets du quotidien.

Le Fauteuil 73 de Rinck ©Felix Dol Maillot

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La couleur, vecteur d'émotions

Souvent associée à une matière, la couleur est généralement le fruit d'un cheminement industriel. Que la matière induit la couleur ou que ce soit l'inverse, le résultat témoigne parfois d'une recherche mêlant innovation et esthétisme. Par l'espace nommé « Archéologie de la couleur », Le FRENCH DESIGN by VIA propose notamment un aperçu du travail de YuTyng Chiu pour Komut. Combinaison totale entre la matière et la couleur, le procédé de fabrication par impression 3D donne à voir une structure nue aux formes courbes. « Je suis née dans un petit village de la côte taïwanaise nommé Taitung. Ma palette de couleur est donc largement inspirée de la mer, de la forêt et de la montagne » explique cette ancienne designer textile qui revendique s'inspirer des années 70 et des formes féminines. « Ce qui m'intéresse ce n'est pas directement de lier la couleur et la forme, mais la couleur et l'émotion. Exposer cette chaise bleu azur n'est pas un hasard. C'est la couleur de la paix et de l'atmosphère. Donc en travaillant des couleurs douces et des formes courbes, je parviens à donner à des matériaux problématiques destinés au rebut de l'industrie automobile, une apparence douce et agréable. » Consciente de la diversité des marchés, la créatrice diversifie également sa collection à des couleurs plus pop en accord avec leur temps.

La chaise longue 1,7km de YuTyng Chiu pour Komut ©Felix Dol Maillot

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Si la couleur est depuis la nuit des temps indissociable de notre monde, elle évolue cependant au gré des modes et des esprits. Que ce soit pour amener de la vie, questionner, s'identifier ou révolutionner, elle est souvent le reflet de son concepteur. Personnelles dans leur interprétation mais globales dans l'intérêt qu'elles suscitent chez les amateurs de design, quelques chaises partiront à Hong-Kong du 5 au 7 décembre pour s'exposer dans le cadre de la Design December. Un voyage qui s'annonce haut en couleurs !

Rédigé par 
Tom Dufreix

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24/9/2026
DCW éditions agrandit la collection Seagull

Pensée par Thierry Dreyfus pour DCW éditions, la collection Seagull s’agrandit avec une nouvelle suspension de 160 cm. Un changement d’échelle qui conserve le principe fondateur du luminaire : donner à voir la lumière plutôt que la lampe.

Faire de la lumière une présence sans laisser le luminaire s’imposer dans l’espace : c’est le parti pris de Seagull, imaginée par Thierry Dreyfus. Pour la dessiner, le designer s’est inspiré du Johnson Wax Building de Frank Lloyd Wright, construit à la fin des années 1930, dont les tubes de verre diffusent la lumière extérieure vers l’intérieur. Une sensation que Thierry Dreyfus transpose à l’échelle domestique à travers une succession de tubes lumineux disposés horizontalement, dans une composition aux accents Art déco.

Suspension Seagull, design : Thierry Dreyfus

Nouvelles proportions, nouvelles possibilités

Déjà proposée dans une version de 120 cm, Seagull se décline désormais dans un format de 160 cm, pensé pour accompagner des tables plus grandes. Suspendu idéalement entre 80 cm et 1 m au-dessus du plateau, le luminaire étire la lumière plutôt que de la concentrer, dessinant un « toit de lumière », pour reprendre les mots de Frédéric Winkler, président et fondateur de DCW éditions Une nouvelle échelle qui ouvre également Seagull à d’autres usages car plus qu’un simple point lumineux, la suspension peut devenir un véritable trait dans l’espace, capable d’accompagner l’architecture et de guider le regard. Une approche qui prolonge les recherches de Thierry Dreyfus, connu pour ses installations lumineuses et ses collaborations avec Comme des Garçons, Raf Simons ou encore Peter Marino. L’objectif étant de mettre la lumière en scène, ici dans une version pensée pour le quotidien.

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21/9/2026
Paris Design Week: The Intramuros Eye

For this new edition of Paris Design Week, the Intramuros team slipped through the capital's arteries to discover the season's latest exhibitions and new releases. Here is a look back at the ones you shouldn't have missed.

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From September 10th to 19th, design once again took over the streets of Paris, much to our delight! Whether industrial or collectible, the creative sector made headlines again, both through new collections and new gatherings. It was an opportunity to rediscover certain profiles and meet new minds driven by innovative concepts. Among all the installations we discovered, here are the ones that particularly caught our attention.

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Following Marianna Ladreyt last year, designers Cluzel / Pluchon took over the courtyard of the Hôtel d’Albret to present the Picnic installation, created in collaboration with manufacturer Guyon Mobilier Urbain. Conceived as an invitation to share and wander, Picnic was unveiled as a life-sized picnic table over seven meters long. Continuing the Gier duo's well-known collection, it combined locust wood slats with a powder-coated steel structure, drawing a generous curve to create a dialogue between urban furniture and conviviality.

Picnic installation by Cluzel / Pluchon at the Hôtel D'Albret © Charlotte Bommelaer

‍GOOD SELECTION by Lucas Zito and Marika Caputo: new scenes

‍Organized by Lucas Zito and Marika Caputo, the second edition of GOOD SELECTION was held this year in the heart of the Fondation Fiminco in Romainville. Now disused, the former pharmaceutical factory—reminiscent of some of the most surprising Milanese venues chosen by Alcova—was taken over for the occasion by 47 international designers. Favoring dialogue between creations rather than formal classification, the exhibition offered various living spaces. A combination of styles and atmospheres provided visitors with a new, more embodied perspective on this so-called "collectible" design.

© Good Selection

Volt Face by Studio 5.5 and Schneider Electric: high-voltage collection

Studio 5.5 teamed up with Schneider Electric to imagine the Volt Face lighting and furniture collection, designed using the Odace range and presented at the Galerie Joseph on Rue des Minimes. Faithful to their taste for repurposing everyday objects, Vincent Baranger and Anthony Lebossé chose to make the socket and switch the main element of their creation, rather than an afterthought. Developed as wall lights, pendants, lamps, tables, and even nightstands, each piece plays with the repetition and assembly of the modules. Conceived as a true creative palette, the Odace range thus becomes a material to be composed, but also to be touched and operated, making these pieces playful and offering a fresh look at these familiar yet often undervalued objects.

Volt Face collection, Studio 5.5 x Schneider Electric © Vincent Baranger

‍Tout est Chaos by PLI Office: ordering the desirable

‍After initiating "Pour que tu m’aimes encore" in 2024 and "Design Disco Club" the following year, Christopher Dessus returned this year with "Tout est chaos." Presented at the Gaîté Lyrique, the exhibition brought together a body of work that acts as a vector for surprise. A feeling conveyed by the material or the form, but also and above all by a freer consideration of usage. It is a counterpoint to modernist design, which is generally serial and fundamentally utilitarian, here abandoned in favor of narrative. It was an opportunity to see very personal research collide, such as the non-linear or even random work of the series, the reinterpretation of industrial archetypes reworked by hand, or new explorations blending industry and craftsmanship. Driven by a nearly free participation, the 66 selected designers delivered a specific idea of design, claimed by 10 of them through installations and even a projection imagined as a manifesto.

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‍Victoria Wilmotte: Stainless Steel Collection

‍For this year's Paris Design Week, Victoria Wilmotte unveiled nearly a dozen pieces. Whether brand new or reimagined existing typologies, this collection continues to explore a world defined by geometry and a distinct industrial spirit. Crafted from stainless steel—sometimes featuring textures that evoke the technique of hammering—the various objects diffused light, along with the signature blue hue championed by the designer.

Blue Chrome Collection, Victoria Wilmotte © Jean-Pierre Vaillancourt

‍Opus by Studio CHHO: A New Trajectory

‍Launched a decade ago, the interior architecture firm Hoch unveiled Studio CHHO, the creative force behind Opus. This debut furniture collection, whose name suggests both a first chapter and a technical term for stone masonry, consists of five pieces. Developed over a year and a half, it highlights taut lines and 90° and 45° angles, delivering a bold aesthetic language with generous forms. Enhanced by a restrained palette of three materials—stained birch veneer, hammered glass, and vibrated stainless steel—the pieces were conceived as "objects of presence." This term, unique to the studio, reflects creations made in the south of France that embody the firm's sober yet characterful DNA.

Opus Collection, Studio CHHO © Oracle Paris

‍"The Light Library" by Studio Meaningfull: Coloring Light

Continuing their research into color, which began with the Agora du Design grant they won in 2021, Studio Meaningfull—comprising Marine Rouit-Leduc, Galilée Al Rifaï, and Nicolas Rouit-Leduc—presented "The Light Library" at Galerie Ideal Place. The exhibition showcased nearly four years of experimentation with the color of light, conceived not as a material, but as a means of interaction. Each shade was developed with reference to natural phenomena, such as the aurora borealis, dawn, and twilight, to achieve a realistic and natural effect. The trio displayed several light-based objects and sculptures, including the Milan lamp, which recently joined the Mobilier National collections. The exhibition was designed to engage the senses and emotions while establishing new chromatic references for light, through an approach that is both sculptural and architectural.

"The Light Library" exhibition, Studio Meaningfull
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17/9/2026
Frgmnt: for desirable design

Following an initial event in June, Frgmnt decided to repeat the experience for Paris Design Week by presenting its first exhibition, titled "Edition 01." On view until September 19, the show aims to put "the materials no one looks at" in the spotlight.

For its first participation in Paris Design Week, Frgmnt selected 43 designers and 11 material manufacturers, brought together to showcase a process and pieces imagined from forgotten or discarded industrial materials, scraps, and waste. Initiated by Meryl Benitah, the Frgmnt project began as a creative challenge launched last June. Over 48 hours, groups of designers, paired up for the occasion, imagined pieces using mediums often considered "undesirable". From wood to metal, the project also incorporated new materials, such as the one designed by Etnisi from windshields, or the Tissium developed by the company Maximum. "It was a bit like a hackathon format, but dedicated to design. We started with materials that were either salvaged or upcycled to show that reuse or even a second life can be desirable. Even though the participants didn't know each other, a certain creative synergy quickly emerged, and groups formed rapidly, managing to produce pieces in just two days", says Meryl Benitah.

LNKD coffee table by Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini, and Tancrède De Beaumont / Dør side table by Céline Proust © Etienne Boulanger

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This initiative caught the attention of Sabrina Piperno, manager of the Heureux les Curieux space, who wanted to support the project by inviting Frgmnt to exhibit during Paris Design Week in September. "For this edition, the idea was to invite other material manufacturer partners to create, on one hand, this material library, and on the other, to bring in designers with the same approach. Whether through the material itself or the design manufacturing process", continues Meryl Benitah.

Sunset Chamber ambient screen and chimera chairs by Théo Laverne and Nicolas Guillamot © Intramuros

A new way of thinking about material

Spread over two floors, the exhibition presents unique worlds, united by a single ambition: to create from what already exists or to explore the potential of new materials. "There are many ways to make a well-designed object that meets market needs. Some use reuse, others respond through the material, while some do it through function. But they all tell a story through a piece, always asking how to create objects that are desirable in the long term." This inquiry led designers to partner with manufacturers, such as hors-studio, whose Caretta Caretta lamp was made from Celullio, a material developed in collaboration with Matériaux Urbains. The latter is also the creator of Paperio, a new medium that Atelier Alcova used to bring Tecto to life. Meanwhile, other creators are presenting original pieces born from their own unique processes. Notable examples include Atelier Perret, creator of the Séléné pendant light made from coffee grounds; the T65 vase designed from bread by studio Copain; and Emma Batsheva Cohen’s concept focused on optimizing vegetable leather.

Soulmates mirror by Clement Thevenot, Tash'rit armchair, lamp, and small table by Emma Batsheva Cohen © Intramuros

Fostering connections

These diverse profiles and explored avenues aim to demonstrate that materials, initially overlooked, can become desirable once design takes hold of them. "My personal goal is to foster this link between manufacturers, designers, and specifiers by creating a beautiful ecosystem that will encourage them to collaborate and allow these pieces to find their way into hotels, restaurants, and support their development on a larger scale." With this exhibition, Meryl Benitah intends to build new bridges between key sectors of the design industry.

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17/9/2026
Triode opens 28, its new exhibition space

Triode recently opened 28, a new Parisian space designed as a creative playground for designers. To kick things off, Jean and Oliver Pelle, founders of the American studio Pelle, are presenting "Metallic Reverie," an exhibition featuring ten original pieces centered on metal and light.

Neither a gallery nor a showroom, 28—located at 28 rue Jacob in the 6th arrondissement—aims to offer a new exhibition format. Conceived by Jacques Barret, founder of Triode, this new space invites the designers represented by the firm to go beyond simply showcasing their collections. For each exhibition, they are given carte blanche to reveal a more personal side of their creative world. For this inaugural invitation, Triode reunites with Jean & Oliver Pelle, four years after their first joint exhibition in Paris.

Light Objects collection by Oliver Pelle

Two perspectives on material and light

Architects by training and based in Brooklyn, Jean and Oliver Pelle have developed a practice that sits at the intersection of architecture, craftsmanship, and experimentation. For the "Metallic Reverie "exhibition, the duo created ten works specifically for 28, all united by a single material: metal. Jean Pelle presents her Fountain lighting series, inspired by memories and landscapes observed in Korea and along the American coast, while Oliver Pelle explores the intersection of light, material, and space through his Light Objects. Two distinct styles, yet united by a shared focus on materiality. It is a fitting way to inaugurate 28 by showcasing exactly what this new venue aims to reveal: the intimate personality of the designers.

Cityscape light, Fountain collection by Jean Pelle
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