La Redoute s’associe à huit designers pour le projet « Les Uniques »
Collection capsule Les Uniques © La Redoute

La Redoute s’associe à huit designers pour le projet « Les Uniques »

Dans le cadre du projet « Les Uniques », La Redoute Intérieurs a fait appel à huit designers pour personnaliser une pièce choisie parmi les collections La Redoute, avec une seule règle : qu'il n'y en ai aucune. Une initiative qui donnera lieu à une vente aux enchères le 11 mars prochain, au sein de l’Hôtel Drouot.

Kevin Germanier, Jeanne Friot, Mathieu Tran Nguyen, Elisa Uberti, Benjamin Benmoyal, Charles de Vilmorin, Pascaline Rey et Alexandre Blanc : voici les huit créateurs sélectionnés pour participer à ce projet d’envergure lancé par La Redoute Intérieurs. Intitulé « Les Uniques », ce projet de collection capsule a un objectif simple : donner une seconde vie à des pièces de mobilier issues de la boutique Les Aubaines, située à Roubaix. L’occasion pour ces créateurs, issus de divers horizons du design, d’exposer leur singularité et leur personnalité à travers une pièce unique.

Les Uniques x Pascaline Rey © La Redoute
Les Uniques x Alexandre Blanc © La Redoute

Manifeste créatif

Au-delà du projet créatif et caritatif, ce projet soulève une question plus large sur notre rapport aux objets et à leur temporalité. En effet, certaines pièces, une fois transformées, sont méconnaissables et laissent penser qu’il est possible de réinventer le mobilier à l’infini à partir d’objets existants. Un travail de pièce unique qui porte également un message et un engagement sur l’avenir du design. Mais jusqu’où peut-on déconstruire et réécrire un design sans en effacer l’âme ? C’est justement la question que se sont posée les huit invités du projet.

Les Uniques x Kevin Germanier © La Redoute

Huit créations singulières

Connu pour son travail sur le tissage de bandes magnétiques VHS, Benjamin Benmoyal s’est emparé du fauteuil en rotin Malu pour l’habiller d’un tweed étoilé, faisant de l’assise une extension de ses explorations textiles. Alexandre Blanc, quant à lui, dont la pratique oscille entre peinture et couture, transforme la table en chêne Adelita en un tableau en trompe-l’œil, jouant sur les ombres et les transparences pour en exalter les lignes architecturales. Avec Charles de Vilmorin, la méridienne Tapim devient un écrin textile, revêtue d’un jacquard sur-mesure tissé dans la plus pure tradition lyonnaise.

Les Uniques x Benjamin Bnemoyal © La Redoute

Jeanne Friot, de son côté, impose son langage mode en sanglant un duo de chaises Sarva avec ses ceintures signature. Pour Kevin Germanier, qui s’est attaqué au luminaire Moricio, l’objet devient sculpture, saturé de perles brodées et oscillant entre artefact décoratif et œuvre précieuse, dégageant un éclat baroque. Pascaline Rey, quant à elle, opte pour une approche contemplative en intégrant au bureau Tristan une céramique évoquant une banquise suspendue, entre rêverie et fragilité du monde.

Les Uniques x Charles de Villemorin © La Redoute

Chez Mathieu Tran Nguyen, la desserte Hiba initialement métallique, disparaît presque sous les ajouts sculpturaux de bois laqué, rappelant les jeux de panneaux et de paravents. Enfin, Elisa Uberti, fidèle à son approche du design sculptural, insère une lampe en céramique directement dans la structure de la desserte Crueso, abolissant la frontière entre mobilier et œuvre d’art.

Les Uniques x Elisa Uberti © La Redoute
Les Uniques x Jeanne Friot © La Redoute

Une vente aux enchères caritative

Pour ce projet collectif multidisciplinaire, La Redoute Intérieurs exposera dans un premier temps les huit pièces du 7 au 11 mars prochain au sein d’une salle de l’Hôtel des Ventes Drouot. Puis, le mardi 11 mars à partir de 19h, une vente aux enchères exclusive aura lieue et sera retransmise en direct sur le site internet de ce dernier. Tous les bénéfices de la vente seront ensuite reversés à l’association Solfa (Solidarité Femmes Accueil), qui vient en aide aux femmes et aux enfants victimes de violences. Cette association, soutenue par La Redoute depuis de nombreuses années, renforce l’aspect solidaire de ce projet unique.

Les Uniques x Mathieu Tran Nguyen © La Redoute
Rédigé par 
La rédaction

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30/9/2026
Artek x Hender Scheme : la patine du temps

Le finlandais Artek et le japonais Hender Scheme présentent une première collaboration autour du vieillissement naturel des matériaux et du pouvoir esthétique du temps.

Notre attachement à certains objets ne s’explique pas par leur valeur intrinsèque, mais par leur histoire. Celle qui cause l’usure et attaque parfois la forme, voire la fonction. C’est avec cette question du temps qui passe en toile de fond qu’Artek et Hender Scheme se sont associés. Spécialiste du mobilier en bois cintré depuis 1935, la marque finlandaise avait amorcé en 2024 un nouveau tournant en tolérant, à l’occasion d’une collection avec le studio Formafantasma, les défauts du bouleau dans ses assises. Un rapport au naturel que la société, fondée par Aino et Alvar Aalto, interroge cette fois-ci avec un fabricant de chaussures et d’accessoires en cuir, le japonais Hender Scheme.

Suspension ©Artek x Hender Scheme

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La valeur du temps

Si les objets sont façonnés par l’industrie qui les fait naître, cette collection entend montrer qu’ils continuent de vivre entre les mains de leurs utilisateurs. En faisant du cuir tanné végétal l’élément central de cette collaboration, les marques proposent un nouveau revêtement qui se patine naturellement avec le temps. Un rapport sensible à la vie des meubles qui confère aux pièces leur unicité. De ce choix naît aussi un échange entre les deux entreprises. La première introduit le langage stylistique du couple Aalto dans un univers codé et japonisant, lorsque l’autre importe son savoir-faire en dotant le célèbre Stool 60 de souliers de cuir. Un clin d’œil qui met en valeur le piètement en L caractéristique de la célèbre assise.

Tabourets Stool 60 avec « chaussures » ©Artek x Hender Scheme

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« New Craft » ou le concept d’un artisanat technologique

Cette nouvelle connexion est également l’occasion pour Hender Scheme de développer son concept de « New Craft ». Une idée selon laquelle l’artisanat et la technologie moderne se rencontrent et fusionnent au service de nouvelles réalisations. Parmi elles, la suspension A330 Golden Bell, dessinée par les Aalto. L’abat-jour en laiton est pour l’occasion réinterprété en cuir moulé. La technique traditionnelle du moulage humide est associée à l’impression 3D pour offrir de nouvelles qualités visuelles et tactiles sans altérer la forme initiale. Une proposition forte en écho au traitement plus classique du cuir valorisé sur différentes typologies dont une horloge, un porte-clés et des dessous de verre reprenant la forme courbe « Riihitie », imaginée par Aino Aalto. Dévoilés au London Design Festival, ces objets seront disponibles à la vente à partir du 10 octobre.

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Ci-dessous de gauche à droite : dessous de verre et horloge

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30/9/2026
« Under Pressure » : Marie et Alexandre exposent à la galerie signé

Jusqu’au 10 octobre, le duo Marie et Alexandre présente à la galerie signé l’exposition « Under Pressure », dans laquelle la pression est explorée sous plusieurs aspects : dans les techniques et les matières employées, mais aussi, plus largement, dans leur rapport à la création.

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« L’idée derrière cette exposition était de travailler la pression un peu différemment, en utilisant des techniques diverses, avec cette idée d’explosion rapide, et de réussir à les allier toutes ensemble. » Pour cette exposition, le duo de designers formé en 2018 a choisi de faire de la pression son point de départ. Le titre, « Under Pressure », fait notamment référence à l’hydroformage, un procédé industriel dans lequel la pression de l’eau permet de donner forme au métal. Au sein de la galerie, Marie et Alexandre présentent ainsi des pièces façonnées par différentes forces et contraintes, réalisées en collaboration avec plusieurs artisans spécialisés. Mais la pression ne désigne pas seulement ici une technique de façonnage. Elle devient également une condition de création, exercée par la matière, par le temps, le doute, les choix parfois irréversibles ou encore la volonté de faire apparaître quelque chose qui n’existe pas encore.

Exposition "Under Pressure", collection de Vases en céramique émaillée, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

Allier techniques et savoir-faire

Au sein de l’exposition, qui réunit une dizaine de pièces, les designers se sont associés à différents artisans pour explorer la pression sous toutes ses formes. Avec Antoine Giret, ils présentent ainsi une console, un système d’étagères et une chaise autour d’un travail de l'aluminium fondé notamment sur la vibration de la matière et la création de systèmes. Accompagnés par Jean-Marie Foubert, ils ont imaginé une collection de vases en céramique, déclinés en versions simple et double ainsi qu’en différents formats. Avec le verrier Simon Rio, ils sont allés vers un autre registre en imaginant une table basse dont le plateau est en verre thermoformé. Enfin, avec l’atelier Blam - notamment connu pour avoir participé à la réalisation du cheval mécanique apparu lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 -, ils ont imaginé une table sur piston ainsi qu’un médaillon en métal et feuille d'argent dont la forme naît directement de la contrainte exercée sur la matière. Ce dernier sera ensuite destiné à rejoindre la Cité du design de Saint-Etienne, récemment inaugurée.

Exposition "Under Pressure", médaillon et table sur piston, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

À travers cette exposition, Marie et Alexandre semblent faire évoluer leur langage formel vers davantage de retenue. Les formes se resserrent et les moyens se réduisent, sans pour autant perdre leur fonction et leur intensité. Un moyen finalement pour le duo de questionner son propre processus créatif.

Exposition "Under Pressure", chaise et système d'étagères en aluminium, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin
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29/9/2026
Panton Cubes : le design en jeu

Imaginé par Verner Panton dans les années 1970, le système modulaire Panton Cubes est aujourd’hui réédité par Vitra sous la forme de quatre kits représentant des figures animales.

Imaginés par Verner Panton en 1974, les Panton Cubes associent jeu et design. Constitués de structures cubiques pouvant être assemblées entre elles à l’aide de clips, les cubes sont ensuite habillés de panneaux colorés ou chromés. Ce système permet de composer des volumes et des motifs variés, allant de sculptures figuratives à des constructions plus abstraites.

Développée par Vitra en collaboration avec Verner Panton Design AG à l’occasion du centenaire de la naissance du designer, cette réédition propose quatre modèles : un canard, un flamant rose, un chat et une girafe. Chacune des versions est proposée dans une combinaison de deux couleurs ou avec une finition chromée. Les modèles bicolores reprennent la palette vive caractéristique du travail du créateur danois. En laissant à chacun une grande liberté de construction, le concept des Panton Cubes illustre de manière ludique les possibilités offertes par un système modulaire.

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Ci-dessous : ©Panton Cubes - Vitra

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28/9/2026
Avec Racines, Cristel invite Noé Duchaufour-Lawrance à sa table

À l’occasion de ses 200 ans, Cristel s’associe pour la première fois à un designer. Avec Noé Duchaufour-Lawrance, la marque revisite son emblématique poignée amovible dans une édition limitée en bois, intitulée Racines.

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Depuis sa création, en 1826, la manufacture française Cristel a bâti sa réputation sur un savoir-faire et des innovations qui la caractérisent, à l’image du système de poignées amovibles Cook & Serve imaginé par Paul Dodane en 1984. Si jusqu’ici, l’élaboration d’aucun produit n’avait jamais été confiée à un designer extérieur, cet anniversaire est l’occasion pour la marque d’ouvrir un nouveau chapitre en faisant appel à Noé Duchaufour-Lawrance, dont le travail explore depuis de nombreuses années les liens entre territoire, artisanat et matériaux.

Collection Racines, design : Noé Duchaufour-Lawrance © Cristel

‍Une poignée inspirée de la nature

Baptisée Racines, cette nouvelle poignée ne cherche pas à réinventer le système imaginé par Cristel mais à lui offrir une nouvelle expression. Réalisée en bois et éditée en série limitée, sa forme s’inspire directement de l’écorce des arbres. Son veinage sculpté en relief confère à l’objet une dimension à la fois tactile et sensible, comme un rappel du lien instinctif à la matière brute. « Cuisiner, c’est transformer une matière brute. La poignée est l’interface entre la main et cette transformation. À travers cette poignée, j’ai cherché à exprimer la rencontre entre nature et usage », raconte Noé Duchaufour-Lawrance.

Collection Racines, design : Noé Duchaufour-Lawrance © Cristel

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Au-delà de l’objet, cette collaboration confronte pour la première fois le savoir-faire industriel de Cristel à la vision d’un designer, sans pour autant renoncer à l’identité qui fait son succès depuis deux siècles. « Racines s’inscrit dans l’univers amovible qui a fait la réputation de Cristel, tout en marquant une étape inédite : celle d’une grande maison qui s’ouvre à un regard extérieur. Noé Duchaufour-Lawrance nous a semblé proche de nos valeurs et être celui qui pouvait apporter de l’émotion à notre savoir-faire », confie Damien Dodane, directeur général délégué de Cristel. Une manière de célébrer deux cents ans d’innovation en rappelant que le design peut aussi raconter une histoire, celle du lien entre l’homme, la matière et l’usage.

Pour en savoir plus sur l'univers Cristel et ses collections c'est ICI.

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