Découvrez les lauréats de la Design Parade 2023
Lou Cabanoun par Marisol Santana et Emily Chakhtakhtinsky, prix du Mobilier National / Chambre tapissée pour cigale en hiver, Clément Rosenberg, Grand Prix du jury Van Cleef & Arpels / Les heures chaudes, Théophile Chatelais et Hadrien Kriepalmarès, prix du public de la ville de Toulon

Découvrez les lauréats de la Design Parade 2023

La Design Parade vient de dévoiler son palmarès 2023 , en design à Hyères et en architecture d’intérieur à Toulon, pour sa 17e et 7e édition respectives. Un des concours les plus dotés du secteur, véritable promoteur de talents.

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À Hyères, la Villa Noailles accueille la Design Parade depuis 2006. Fondé et dirigé par Jean-Pierre Blanc et présidé par Pascale Mussard, le festival est composé de deux parties depuis 2016, avec une partie design à Hyères et une partie architecture d’intérieur à Toulon. L’objectif reste le même depuis le début : offrir à 20 jeunes créateurs une vitrine et un accompagnement complet pour la réalisation de leur projet. Les lauréats sont annoncés dans les premiers jours de festival, mais les expositions sont ouvertes au public tout l’été jusqu’au 3 septembre pour celles de Hyères et jusqu’au 5 novembre pour celles organisées à Toulon.

Cette année, le jury  était présidé d’une part par Aline Asmar d’Amman pour les prix d’architecture d’intérieur à Toulon, accompagnée de Victoire de Taillac, Gay Gassmann, Pierre Hermé, Judith Housez Aubry, Oliver Jahn, Rabih Kayrouz, Agnès Liely, Harry Nuriev et Tyler Billinger, Lindsey Tramuta, Madeleine Oltra et Angelo de Taisne (cf Intramuros 214). Pour la section design à Hyères, c’est Noé Duchaufour-Lawrance qui a été choisi pour présider le jury composé de Guillaume Bardet, Clara Le Fort, Marion Mailaender, Jean-Marie Massaud, Luca Nichetto, Astrid Rovisco Suzano, Bas Smets et du duo Claire Pondard et Léa Pereyre. Chaque président a également sa propre exposition.

Lauréats en design

Le Grand Prix du jury et du public à Hyères décernés à Yassine Ben Abdallah

Le parcours de Yassine Ben Abdallah n’est pas des plus communs, et c’est ce qui forme la richesse de son approche du design. Formé à Science-Po puis à l’Académie d’Eindhoven, le designer est aujourd’hui basé entre la Réunion et les Pays-Bas. Pour la Design Parade, le designer présentait le projet « Mémoires de plantation », qui se penche sur la disparition des objets appartenant aux esclaves et aux engagés des plantations sucrières de La Réunion. En effet, l’identité culturelle de l’ancienne colonie française a été façonnée par la monoculture de la canne à sucre, mais peu d’objets subsistent à cette histoire, si ce n’est ceux des maîtres. De fait, le sucre, matière première de la plantation, devient ici narrateur de cette absence : Yassine Ben Abdallah subvertit la scénographie habituelle de la muséographie en installant des machettes éphémères en sucre, artefacts disparus des esclaves, face aux objets permanents du maître. Un projet qui touche aux frontières du design et de l’art contemporain, d’une justesse sensible dans la transcription du propos  : un dialogue qui convoque en silence le passé, pour mieux évoquer les interrogations du présent.

Projet Mémoires de plantation, Yassine Ben Abdallah, Grand Prix du jury et du public

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Projet Mémoires de plantation, Yassine Ben Abdallah, Grand Prix du jury et du public © Luc Bertrand

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En tant que lauréat du Prix du Jury, Yassine Ben Abdallah se voit récompenser d’une résidence de recherche d’un an à Sèvres – Manufacture et Musée nationaux ainsi que d’une résidence de recherche d’un an au Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques de Marseille (Cirva) pour la réalisation d’un vase en trois exemplaires. Il est également invité à participer concours en tant que membre du jury et bénéficiera d’une exposition personnelle à Hyères lors de la prochaine édition de la Design Parade, en 2024.

Lucien Dumas & Lou-Poko Savadogo, lauréats du prix Tectona et de la Dotation de la Fondation Carmignac

Le duo composé de Lucien Dumas & Lou-Poko Savadogo présentait la collection Au dixième. « En tant qu’architectes et artisans, nous considérons qu’il n’y a pas de frontière d’échelle, d’usage ou de forme entre un bâtiment et un mobilier. » Dans leur pratique, la fabrication n’est plus séparée de la conception et un détail constructif peut devenir le point de départ d’un projet plus global. Ils envisagent ainsi les pièces de mobilier comme des éléments d’architecture. La collection est le résultat d’une recherche sur l’assemblage du bois par le tissage : les meubles sont composés de petites pièces de bois maintenues entre elles grâce à une corde en papier, qui met en avant la jonction, pour souligner les fondamentaux d’une structure. Une écriture très personnelle, autour d’un « entre-deux » entre architecture et design, très prometteuse pour des résidences annoncées.

Fauteuil Materra-Mantang par Lucien Dumas & Lou-Poko Savadogo, prix Tectona © ArthurCrestani
Collection Au dixième, Lucien Dumas & Lou-Poko Savadogo, prix Dotation de la Fondation Carmignac

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Respectivement lauréats de deux prix, Lucien Dumas & Lou-Poko Savadogo se voient donc doublement récompensés. Lauréats du prix Tectona, mis en place pour la première fois cette année, les dix finalistes devaient imaginer un fauteuil de repas empilable sur le thème « Une pause sous le soleil », avec une seule contrainte technique : utiliser le métal ou un matériau naturel imputrescible. Pour ce prix, le duo lauréat avec leur fauteuil Materra-Mantang recevra un prix de 5.000 euros. En parallèle, le prix de la dotation Carmignac leur permet d’être invités lors d’une résidence à créer un objet en lien avec la philosophie du lieu.

Lauréats en architecture d’intérieur

Le Grand Prix du jury Van Cleef & Arpels décerné à Clément Rosenberg

Designer textile, Clément Rosenberg s’est inspiré de la tradition médiévale de l’art héraldique pour son projet Chambre tapissée pour cigale en hiver, en créant des blasons pour signifier la Méditerranée, qui n’existaient pas jusqu’ici. Il propose ainsi différentes versions afin de rassembler sous un même emblème le littoral hétérogène qui s’étend de Nice à Perpignan. Influencé d’une part par les ressources du territoire, il y ajoute une figure majeure : la cigale qui unit par son chant la Provence à l’Occitanie. Clément Rosenberg choisit de lui rendre hommage en déployant les formes et les couleurs de son blason à l’échelle architecturale grâce à l’emploi de matériaux locaux et de matières nobles. À l’image du cocon sous la terre et des chambres médiévales remplies de tapisseries, il conçoit une pièce entièrement souple, faite de drapés et de tentures.

Chambre tapissée pour cigale en hiver, Clément Rosenberg, Grand Prix du jury Van Cleef & Arpels © Luc Bertrand
Chambre tapissée pour cigale en hiver, Clément Rosenberg, Grand Prix du jury Van Cleef & Arpels

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La dotation Van Cleef & Arpels comprend une bourse de 5 000 euros, un projet de collaboration avec Delisle pour la création d’une pièce d’exception d’une valeur de 10.000 euros, le développement d’un projet créatif avec Codimat, d’un accompagnement en conseil en image et relations presse d’une durée d’un an de la part de l’agence Perrier / Giroire Communication, une résidence de deux semaines dans l’atelier parisien de L’Atelier Mériguet, la création d’une pièce d’une valeur de 10.000 euros avec l’Atelier François Pouenat, d’une résidence de recherche, développement et création d’un prototype au sein de l’atelier Relax Factory ainsi que la participation au concours en tant que membre du jury et d’une exposition personnelle à Toulon en 2024, dans le cadre du festival.

Mention spéciale du Jury de Toulon : Mathieu Tran Nguyen

Le projet l’Oseraie de Mathieu Tran Nguyen met en avant une tradition immémoriale qu’est la vannerie, l’art de tresser les fibres végétales. Rencontre entre esprit méditerranéen et esprit japonais, L’Oseraie rend hommage à ces innombrables objets, utilisés par une large population paysanne, pour ranger, transporter, nettoyer, cuisiner, s’asseoir et dormir. Un art de l’ordinaire, typique d’une Provence rêvée. Cette collection se compose des assises d’osier taillé Botte, d’une marqueterie murale d’osier Écailles, du tapis Canisse, ou encore des luminaires Barigoule en osier tressé. Une mise en espace extrêmement originale, qui par une composition extrêmement structurée, propose un discours très contemporain, évitant habilement les écueils des clichés « d’authenticité » trop souvent liés à la notion de « tradition ».

L'Oseraie, Mathieu Tran Nguyen, Mention spéciale du Jury de Toulon

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Prix Visual Merchandinsing décerné par Chanel pour Arthur Ristor et Anaïs Hervé

Le projet Le palais de Sable d’Arthur Ristor et Anaïs Hervé est un paysage, une carte postale d’un bord de mer, où les souvenirs d’un après-midi à la plage se fondent dans l’architecture fragile d’un décor fantasmé. Des coussins en forme de coquillages viennent se loger dans des architectures rocheuses incrustées d’éclats de mosaïque. Sur de petits guéridons de verre, des perles s’amassent en tas comme des algues rescapées de la marée. Un petit salon en vitrail illumine la pièce de mille couleurs. Les deux univers de la plage et du château ne font qu’un, comme un palais imaginaire sculpté dans le sable.

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Le palais de Sable, Arthur Ristor et Anaïs Hervé, Prix Visual Merchandinsing décerné par Chanel © Luc Bertrand
Le palais de Sable, Arthur Ristor et Anaïs Hervé, Prix Visual Merchandinsing décerné par Chanel

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Pour ce prix, Chanel offre la possibilité de réaliser un projet de création à hauteur de 20 000 euros, en collaboration avec une ou plusieurs Maisons d’art, qui sera exposé lors de l’édition 2024.

Marisol Santana et Emily Chakhtakhtinsky récompensées par le prix du Mobilier National

Le projet Lou Cabanoun de Marisol Santana et Emily Chakhtakhtinsky réunit abeilles et humains dans un espace refuge. Le duo a dessiné une pièce éco-système qui questionne la façon dont le territoire méditerranéen est vivable en étant confronté à l’épreuve climatique actuelle. Lou Cabanoun est inspirée formellement des apiés provençaux et rend hommage à l’abeille noire provençale en empruntant des éléments au monde apicole. Un sanctuaire qui, par sa matérialité, est une interprétation des cabanes de pierres sèches, constructions vernaculaires provençales. Au sein de Lou Cabanoun, les éléments de l’écosystème méditerranéen sont sublimés et sacralisés.

Lou Cabanoun, Marisol Santana et Emily Chakhtakhtinsky, prix du Mobilier National
Lou Cabanoun, Marisol Santana et Emily Chakhtakhtinsky, prix du Mobilier National

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La récompense offre au duo l’occasionde développer un projet créatif avec l’ARC (Atelier de Recherche et de Création) de l’institution. Le prototype sera présenté l’année suivante au sein d’une exposition scénographiée par les lauréats avec l’aide et le soutien du Mobilier national.

Le prix du public de la ville de Toulon décerné à Théophile Chatelais et Hadrien Kriepalmarès

Le projet de Théophile Chatelais et Hadrien Kriepalmarès est une réflexion sur la chaleur et sa gestion par les humains. De fait, pendant les heures chaudes, le soleil est haut dans le ciel et la mer silencieuse. L’air paraît plus épais, les ombres plus courtes et le temps plus long, ce qui impose de rentrer se protéger à l’intérieur de la maison. Le duo a ainsi créer une salle rectangulaire, accolée à la cour, où coule une fontaine intérieure qui permet de rafraîchir l’espace. Le temps d’un été, celle-ci devient le théâtre de nouveaux désirs, de nouvelles manières d’habiter et d’être ensemble. Une question se pose : Comment vivrons-nous lorsque les températures seront trop élevées ? Peut-être faudra-t-il renouer avec d’anciens rituels, en inventer de nouveaux ?

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Les heures chaudes, Théophile Chatelais et Hadrien Kriepalmarès, Prix du public de la ville de Toulon
Les heures chaudes, Théophile Chatelais et Hadrien Kriepalmarès, Prix du public de la ville de Toulon

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Rédigé par 
Nathalie Degardin

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24/9/2026
DCW éditions agrandit la collection Seagull

Pensée par Thierry Dreyfus pour DCW éditions, la collection Seagull s’agrandit avec une nouvelle suspension de 160 cm. Un changement d’échelle qui conserve le principe fondateur du luminaire : donner à voir la lumière plutôt que la lampe.

Faire de la lumière une présence sans laisser le luminaire s’imposer dans l’espace : c’est le parti pris de Seagull, imaginée par Thierry Dreyfus. Pour la dessiner, le designer s’est inspiré du Johnson Wax Building de Frank Lloyd Wright, construit à la fin des années 1930, dont les tubes de verre diffusent la lumière extérieure vers l’intérieur. Une sensation que Thierry Dreyfus transpose à l’échelle domestique à travers une succession de tubes lumineux disposés horizontalement, dans une composition aux accents Art déco.

Suspension Seagull, design : Thierry Dreyfus

Nouvelles proportions, nouvelles possibilités

Déjà proposée dans une version de 120 cm, Seagull se décline désormais dans un format de 160 cm, pensé pour accompagner des tables plus grandes. Suspendu idéalement entre 80 cm et 1 m au-dessus du plateau, le luminaire étire la lumière plutôt que de la concentrer, dessinant un « toit de lumière », pour reprendre les mots de Frédéric Winkler, président et fondateur de DCW éditions Une nouvelle échelle qui ouvre également Seagull à d’autres usages car plus qu’un simple point lumineux, la suspension peut devenir un véritable trait dans l’espace, capable d’accompagner l’architecture et de guider le regard. Une approche qui prolonge les recherches de Thierry Dreyfus, connu pour ses installations lumineuses et ses collaborations avec Comme des Garçons, Raf Simons ou encore Peter Marino. L’objectif étant de mettre la lumière en scène, ici dans une version pensée pour le quotidien.

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21/9/2026
Paris Design Week: The Intramuros Eye

For this new edition of Paris Design Week, the Intramuros team slipped through the capital's arteries to discover the season's latest exhibitions and new releases. Here is a look back at the ones you shouldn't have missed.

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From September 10th to 19th, design once again took over the streets of Paris, much to our delight! Whether industrial or collectible, the creative sector made headlines again, both through new collections and new gatherings. It was an opportunity to rediscover certain profiles and meet new minds driven by innovative concepts. Among all the installations we discovered, here are the ones that particularly caught our attention.

Picnic by Cluzel / Pluchon: an invitation to lunch

Following Marianna Ladreyt last year, designers Cluzel / Pluchon took over the courtyard of the Hôtel d’Albret to present the Picnic installation, created in collaboration with manufacturer Guyon Mobilier Urbain. Conceived as an invitation to share and wander, Picnic was unveiled as a life-sized picnic table over seven meters long. Continuing the Gier duo's well-known collection, it combined locust wood slats with a powder-coated steel structure, drawing a generous curve to create a dialogue between urban furniture and conviviality.

Picnic installation by Cluzel / Pluchon at the Hôtel D'Albret © Charlotte Bommelaer

‍GOOD SELECTION by Lucas Zito and Marika Caputo: new scenes

‍Organized by Lucas Zito and Marika Caputo, the second edition of GOOD SELECTION was held this year in the heart of the Fondation Fiminco in Romainville. Now disused, the former pharmaceutical factory—reminiscent of some of the most surprising Milanese venues chosen by Alcova—was taken over for the occasion by 47 international designers. Favoring dialogue between creations rather than formal classification, the exhibition offered various living spaces. A combination of styles and atmospheres provided visitors with a new, more embodied perspective on this so-called "collectible" design.

© Good Selection

Volt Face by Studio 5.5 and Schneider Electric: high-voltage collection

Studio 5.5 teamed up with Schneider Electric to imagine the Volt Face lighting and furniture collection, designed using the Odace range and presented at the Galerie Joseph on Rue des Minimes. Faithful to their taste for repurposing everyday objects, Vincent Baranger and Anthony Lebossé chose to make the socket and switch the main element of their creation, rather than an afterthought. Developed as wall lights, pendants, lamps, tables, and even nightstands, each piece plays with the repetition and assembly of the modules. Conceived as a true creative palette, the Odace range thus becomes a material to be composed, but also to be touched and operated, making these pieces playful and offering a fresh look at these familiar yet often undervalued objects.

Volt Face collection, Studio 5.5 x Schneider Electric © Vincent Baranger

‍Tout est Chaos by PLI Office: ordering the desirable

‍After initiating "Pour que tu m’aimes encore" in 2024 and "Design Disco Club" the following year, Christopher Dessus returned this year with "Tout est chaos." Presented at the Gaîté Lyrique, the exhibition brought together a body of work that acts as a vector for surprise. A feeling conveyed by the material or the form, but also and above all by a freer consideration of usage. It is a counterpoint to modernist design, which is generally serial and fundamentally utilitarian, here abandoned in favor of narrative. It was an opportunity to see very personal research collide, such as the non-linear or even random work of the series, the reinterpretation of industrial archetypes reworked by hand, or new explorations blending industry and craftsmanship. Driven by a nearly free participation, the 66 selected designers delivered a specific idea of design, claimed by 10 of them through installations and even a projection imagined as a manifesto.

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‍Victoria Wilmotte: Stainless Steel Collection

‍For this year's Paris Design Week, Victoria Wilmotte unveiled nearly a dozen pieces. Whether brand new or reimagined existing typologies, this collection continues to explore a world defined by geometry and a distinct industrial spirit. Crafted from stainless steel—sometimes featuring textures that evoke the technique of hammering—the various objects diffused light, along with the signature blue hue championed by the designer.

Blue Chrome Collection, Victoria Wilmotte © Jean-Pierre Vaillancourt

‍Opus by Studio CHHO: A New Trajectory

‍Launched a decade ago, the interior architecture firm Hoch unveiled Studio CHHO, the creative force behind Opus. This debut furniture collection, whose name suggests both a first chapter and a technical term for stone masonry, consists of five pieces. Developed over a year and a half, it highlights taut lines and 90° and 45° angles, delivering a bold aesthetic language with generous forms. Enhanced by a restrained palette of three materials—stained birch veneer, hammered glass, and vibrated stainless steel—the pieces were conceived as "objects of presence." This term, unique to the studio, reflects creations made in the south of France that embody the firm's sober yet characterful DNA.

Opus Collection, Studio CHHO © Oracle Paris

‍"The Light Library" by Studio Meaningfull: Coloring Light

Continuing their research into color, which began with the Agora du Design grant they won in 2021, Studio Meaningfull—comprising Marine Rouit-Leduc, Galilée Al Rifaï, and Nicolas Rouit-Leduc—presented "The Light Library" at Galerie Ideal Place. The exhibition showcased nearly four years of experimentation with the color of light, conceived not as a material, but as a means of interaction. Each shade was developed with reference to natural phenomena, such as the aurora borealis, dawn, and twilight, to achieve a realistic and natural effect. The trio displayed several light-based objects and sculptures, including the Milan lamp, which recently joined the Mobilier National collections. The exhibition was designed to engage the senses and emotions while establishing new chromatic references for light, through an approach that is both sculptural and architectural.

"The Light Library" exhibition, Studio Meaningfull
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17/9/2026
Frgmnt: for desirable design

Following an initial event in June, Frgmnt decided to repeat the experience for Paris Design Week by presenting its first exhibition, titled "Edition 01." On view until September 19, the show aims to put "the materials no one looks at" in the spotlight.

For its first participation in Paris Design Week, Frgmnt selected 43 designers and 11 material manufacturers, brought together to showcase a process and pieces imagined from forgotten or discarded industrial materials, scraps, and waste. Initiated by Meryl Benitah, the Frgmnt project began as a creative challenge launched last June. Over 48 hours, groups of designers, paired up for the occasion, imagined pieces using mediums often considered "undesirable". From wood to metal, the project also incorporated new materials, such as the one designed by Etnisi from windshields, or the Tissium developed by the company Maximum. "It was a bit like a hackathon format, but dedicated to design. We started with materials that were either salvaged or upcycled to show that reuse or even a second life can be desirable. Even though the participants didn't know each other, a certain creative synergy quickly emerged, and groups formed rapidly, managing to produce pieces in just two days", says Meryl Benitah.

LNKD coffee table by Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini, and Tancrède De Beaumont / Dør side table by Céline Proust © Etienne Boulanger

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This initiative caught the attention of Sabrina Piperno, manager of the Heureux les Curieux space, who wanted to support the project by inviting Frgmnt to exhibit during Paris Design Week in September. "For this edition, the idea was to invite other material manufacturer partners to create, on one hand, this material library, and on the other, to bring in designers with the same approach. Whether through the material itself or the design manufacturing process", continues Meryl Benitah.

Sunset Chamber ambient screen and chimera chairs by Théo Laverne and Nicolas Guillamot © Intramuros

A new way of thinking about material

Spread over two floors, the exhibition presents unique worlds, united by a single ambition: to create from what already exists or to explore the potential of new materials. "There are many ways to make a well-designed object that meets market needs. Some use reuse, others respond through the material, while some do it through function. But they all tell a story through a piece, always asking how to create objects that are desirable in the long term." This inquiry led designers to partner with manufacturers, such as hors-studio, whose Caretta Caretta lamp was made from Celullio, a material developed in collaboration with Matériaux Urbains. The latter is also the creator of Paperio, a new medium that Atelier Alcova used to bring Tecto to life. Meanwhile, other creators are presenting original pieces born from their own unique processes. Notable examples include Atelier Perret, creator of the Séléné pendant light made from coffee grounds; the T65 vase designed from bread by studio Copain; and Emma Batsheva Cohen’s concept focused on optimizing vegetable leather.

Soulmates mirror by Clement Thevenot, Tash'rit armchair, lamp, and small table by Emma Batsheva Cohen © Intramuros

Fostering connections

These diverse profiles and explored avenues aim to demonstrate that materials, initially overlooked, can become desirable once design takes hold of them. "My personal goal is to foster this link between manufacturers, designers, and specifiers by creating a beautiful ecosystem that will encourage them to collaborate and allow these pieces to find their way into hotels, restaurants, and support their development on a larger scale." With this exhibition, Meryl Benitah intends to build new bridges between key sectors of the design industry.

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17/9/2026
Triode opens 28, its new exhibition space

Triode recently opened 28, a new Parisian space designed as a creative playground for designers. To kick things off, Jean and Oliver Pelle, founders of the American studio Pelle, are presenting "Metallic Reverie," an exhibition featuring ten original pieces centered on metal and light.

Neither a gallery nor a showroom, 28—located at 28 rue Jacob in the 6th arrondissement—aims to offer a new exhibition format. Conceived by Jacques Barret, founder of Triode, this new space invites the designers represented by the firm to go beyond simply showcasing their collections. For each exhibition, they are given carte blanche to reveal a more personal side of their creative world. For this inaugural invitation, Triode reunites with Jean & Oliver Pelle, four years after their first joint exhibition in Paris.

Light Objects collection by Oliver Pelle

Two perspectives on material and light

Architects by training and based in Brooklyn, Jean and Oliver Pelle have developed a practice that sits at the intersection of architecture, craftsmanship, and experimentation. For the "Metallic Reverie "exhibition, the duo created ten works specifically for 28, all united by a single material: metal. Jean Pelle presents her Fountain lighting series, inspired by memories and landscapes observed in Korea and along the American coast, while Oliver Pelle explores the intersection of light, material, and space through his Light Objects. Two distinct styles, yet united by a shared focus on materiality. It is a fitting way to inaugurate 28 by showcasing exactly what this new venue aims to reveal: the intimate personality of the designers.

Cityscape light, Fountain collection by Jean Pelle
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