Carita : soin, beauté et plus si affinités
© Benoit Linero

Carita : soin, beauté et plus si affinités

L’adresse emblématique de la maison Carita au Faubourg Saint-Honoré s’est permis une remise en beauté. Un projet de réhabilitation qui a demandé plus de deux ans de travaux et qui a été mené par le studio REV, formé par le duo d’architectes franco-italien Sophie Thuillier et Cristiano Benzoni.


Créée en 1946 par les soeurs Maria et Rosy Carita, la maison de beauté Carita – membre du groupe l’Oréal depuis 2014 – prend soin de tous ceux qui franchissent ses portes depuis plus de 70 ans. Logée au 11 rue du Faubourg Saint-Honoré depuis 1952, cette adresse emblématique avait été mise en pause pour deux ans le temps de travaux de réhabilitation. Sous la direction du studio REV, retenu pour prendre en charge le projet, la nouvelle maison Carita propose une expérience à la hauteur de l’héritage de la marque. « Nous avons voulu travailler sur un système de luxe sobre, en travaillant l’architecture de manière à proposer une identité qui soit noble. »

‍

Un projet de restructuration total

Pour cette restructuration, c’est toute l’architecture du lieu qui a été repensée, en commençant par son entrée. Longue d’une dizaine de mètres, cette allée qui s’avère être une ancienne cour d’immeuble, méritait d’être appréhendée différemment. Partant avec la contrainte de ne pas avoir de vitrine sur rue comme peuvent l’avoir d’autres enseignes, les architectes du studio REV ont voulu renverser cette tendance et imaginer une solution pour que cette distance avant d’arriver à la boutique soit plus courte, et attire le client vers l’intérieur. Ils ont donc créé cette arche afin de « faire sentir que la boutique démarre dès le porche. Notre volonté était d’intriguer et d’aspirer les clients dès l’entrée « témoigne Sophie Thuillier.

‍

Vue d'ensemble de l'espace boutique du rez-de-chaussée de la maison de beauté © Benoit Linero
Porche de l'entrée de l'adresse emblématique de Carita © Benoit Linero

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

‍

Au sein de la maison de beauté, qui s’élève sur cinq étages, se dévoile une sorte de promenade architecturale. Des jeux d’ombres et de lumières provoquées par les 777 pastilles du lustre sur mesure qui surplombe le lieu, s’accordent avec le reste de l’architecture du lieu. « Nous avons voulu inviter au maximum la lumière au sein de l’espace et la travailler comme une matière à part entière » explique Cristiano Benzoni. Le noir et le blanc sont les couleurs dominantes, dans l’optique de rester fidèles à l’identité de la marque. Pour autant, des pointes de rose pâle (en référence à la couleur chair de la peau), ont été ajoutées subtilement pour apporter une touche de sensualité et d’élégance.

‍

Un engagement environnemental

Si le projet de départ était celui de repenser le lieu, les architectes du studio REV ont veillé à adopter une démarche RSE, à travers l’utilisation de matériaux recyclés, comme la réutilisation de 80 % des chutes de gravas récupérés après démolition. Ainsi, la majorité des matériaux utilisés sont naturels, géosourcés et durables dans le temps. De la même manière, tous les partenaires ayant participé au projet sont eux-mêmes engagés et ont été choisis spécifiquement pour cette raison.

‍

L'espace salon de coiffure © Benoit Linero

‍

Et cet engagement se retrouve au-delà du chantier puisqu’un travail sur l’éclairage a également été réalisé de manière à faire des économies d’énergie. Aussi, la Maison de beauté Carita bénéficiera de la technologie « Water Saver Portfolio », pour réduire la consommation d’eau à travers l’installation de la «douchette» innovante, fruit d’un partenariat entre L’Oréal et Gjosa. Cette dernière équipera tous les bacs à shampooings de la partie salon et permettra d’économiser jusqu’à 60 % d’eau !

‍

Restaurant le Rosy, dirigé par la cheffe Amandine Choignon © Benoit Linero

‍

Un service sur-mesure, comme à la maison

Hormis cet aspect architectural, la maison de beauté Carita, c’est avant tout une expérience unique de soins. Chaque étage du salon propose un service différent, répondant aux besoins de chaque client. En effet, l’adresse du Faubourg Saint-Honoré est équipée d’un espace boutique, d’un salon de coiffure, d’un espace dédié au regard, de 11 cabines – dont une double – permettant de prodiguer les meilleurs soins en toute intimité et du restaurant le Rosy, tenu par la cheffe Amandine Choignon.

‍

La suite privée du 5e étage de la maison de beauté © Benoit Linero

‍

Autre service prestigieux du lieu : la mise à disposition d’un appartement de beauté que les clients peuvent privatiser pour une journée ou quelques heures… Tout est possible. « Nous avons voulu créer une transition qui soit la plus fluide possible pour chaque espace pour ne pas avoir la sensation d’être dans une boutique classique. Car la maison de beauté Carita n’a rien de classique » concluent Sophie Thuillier et Cristiano Benzoni.


‍

Rédigé par 
Maïa Pois

Vous aimerez aussi

Temps de lecture
16/10/2026
Les lauréats du Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®

Pour sa 27e édition, le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main® a distingué quatre profils qui pérennisent et renouvellent les métiers d’art à travers un design innovant et exigeant.

‍

Si le beau passe par l’objet et son design, il passe avant tout par le geste. C’est cette alliance entre maîtrise technique et créativité que célèbre depuis 27 ans le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main. Depuis 1999, 139 artisans d’art ont été mis à l’honneur, témoignant de la diversité des disciplines et de la vitalité des savoir-faire portés par des créatrices et créateurs contemporains. Pour cette édition, la Fondation Bettencourt Schueller, sous la présidence de Françoise Bettencourt Meyers, a récompensé trois lauréats, chacun recevant une dotation de 50 000 euros. Sélectionnés par le jury présidé par Laurence des Cars, ces acteurs incarnent, à travers des projets et des approches du design variés, un même esprit de recherche où transparaissent le souci de l'environnement et la diversité de nos territoires.

Un prix, trois catégories

La catégorie Talents d’exception, qui distingue la maîtrise technique d’un artisan d’art et sa capacité à faire évoluer son savoir-faire, a été décernée à Sébastien Desplat pour son ouvrage Dans les bois. Le graveur et imprimeur en taille-douce y réinterprète le moku-hanga, une technique japonaise traditionnelle d’impression sur bois.

© Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

La catégorie Dialogue, consacrée à la rencontre entre artisan et designer, a récompensé le menuisier en sièges Louis Monier et le designer Edgar Jayet. Leur chaise réinvente un savoir-faire historique en lui apportant une interprétation contemporaine. Elle témoigne d’une démarche créative fondée sur l’innovation constructive et l’adaptation aux nouveaux usages.

Louis Monier et Edgar Jayet © Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

Enfin, la catégorie Parcours, qui salue l’engagement d’un acteur en faveur du développement et du rayonnement des métiers d’art, a été attribuée au Réseau Excellence EPV (Entreprises du Patrimoine Vivant). Portée par Tristan de Witte, cette initiative fédère des entreprises françaises détentrices de savoir-faire d’exception et développe les réseaux régionaux, renforçant ainsi les échanges économiques et la visibilité de ces acteurs.

© Yohanne Lamoulère/ Tendance Floue

Les candidatures pour l’édition 2027 sont d’ores et déjà ouvertes dans les catégories Talents d’exception et Dialogue. Les inscriptions, à effectuer sur le site de la Fondation Bettencourt Schueller, seront clôturées le 10 mars. Le jury sera, quant à lui, dévoilé au printemps. Alors, pas de temps à perdre !

Temps de lecture
16/10/2026
EspritContract 2026 : une édition entre savoir-faire et rencontres

Du 21 au 24 novembre, EspritContract revient à Paris, Porte de Versailles, en parallèle du salon EspritMeuble. Pour cette quatrième édition, le rendez-vous dédié aux professionnels de l'aménagement et du contract fait évoluer son format, avec une programmation mêlant rencontres, expositions et conférences, pour mettre en lumière les savoir-faire et les enjeux du secteur.

‍

Pensé comme un lieu d'échanges et de rencontres entre les différents acteurs du marché, le salon EspritContract poursuit son développement avec une édition qui entend renforcer les synergies entre marques, architectes, prescripteurs et porteurs de projets. Installé au cœur du salon EspritMeuble, l'espace réunira une sélection de marques françaises et internationales aux expertises complémentaires, allant du mobilier aux luminaires, en passant par les revêtements, les surfaces et, en nouveauté cette année, l'agencement. L'occasion de valoriser des savoir-faire industriels, semi-industriels et artisanaux, tout en favorisant les collaborations autour de projets d'aménagement.

© EspritContract

Des rencontres pour favoriser les collaborations

Parmi les principales nouveautés cette année, EspritContract inaugure un format de rendez-vous d'affaires qualifiés, organisés les matinées du 23 et 24 novembre. Pensées pour faciliter les échanges entre fournisseurs, acheteurs, prescripteurs et porteurs de projets, ces rencontres permettront aux marques de présenter leurs expertises et de se positionner sur des projets en cours ou à venir. Une initiative qui traduit la volonté du salon de renforcer sa dimension professionnelle, tout en favorisant des échanges ciblés et de nouvelles opportunités de collaboration.

© EspritContract

En parallèle, un cycle de conférences organisé en partenariat avec Intramuros, donnera la parole aux professionnels du secteur pour décrypter les évolutions du marché, questionner les pratiques et partager leurs expériences.

Une programmation entre créativité et expérimentation

En plus des rencontres professionnelles, EspritContract proposera également des expériences et expositions inédites. Parmi elles, « La chambre qui déraille », projet imaginé par Figurz, le studio CHHO et Malvaux Interior. À travers la mise en scène volontairement décalée d'une chambre d'hôtel ponctuée d'erreurs de conception, les trois acteurs chercheront à mettre en évidence, avec une pointe d’humour, les problématiques auxquelles peuvent être confrontés les clients comme les équipes hôtelières. Une sélection de pièces de mobilier imaginées par des architectes d'intérieur et designers sera également présentée tout au long du parcours, témoignant de la diversité des approches et de la richesse créative du secteur.

© EspritContract

Autour de cette nouvelle édition, EspritContract confirme son ambition de réunir les différents métiers de l'aménagement autour d'un objectif commun : faire dialoguer les expertises, encourager les collaborations et mettre les savoir-faire au service des projets de demain.

Temps de lecture
15/10/2026
eba : la cuisine en dialogue avec l’architecture parisienne

Dans le IXe arrondissement parisien, eba a imaginé une cuisine sur mesure au sein d’un appartement haussmannien entièrement rénové. Un projet de 9 m² où matériaux, lignes contemporaines, et fonctionnalité dialoguent avec le charme de l’ancien.

‍

Comment réussir à intégrer une cuisine contemporaine dans un appartement haussmannien sans pour autant dénaturer son caractère ? C’est tout l’enjeu de ce projet réalisé par eba au cœur de la capitale. Pensé pour un jeune couple, cet appartement a fait l’objet d’une rénovation complète avec l’ambition de créer un espace de vie ouvert, lumineux et fonctionnel, tout en préservant au maximum l’architecture d’origine. Moulures, parquet en point de Hongrie, cheminée en marbre et belle hauteur sous plafond composent ainsi le décor dans lequel vient s'inscrire une cuisine aux lignes épurées.

© Florien Wattier

‍Un dialogue entre matières et architecture

Avec une surface de seulement 9 m², la cuisine s’organise autour d’une implantation en L, complétée par un îlot central. Une configuration qui permet d’optimiser l’espace tout en conservant l’ouverture sur le salon et la salle à manger. Pour permettre une continuité visuelle avec l’architecture existante, une palette de matériaux et de tonalités sobres et chaleureuses a été privilégié. Les façades de la collection FINE de Santos en Noyer Terre Vertical et Blanc Perle Soie, permettant de créer un contraste entre le bois et les surfaces claires tandis que le plan de travail et la crédence, réalisés en céramique Xtone Taj Mahal Silk, apportent une touche minérale à l’ensemble. Véritable point d’articulation de la cuisine, l’îlot central devient ici un espace de partage et de convivialité. Doté d’un coin repas pouvant accueillir trois personnes, il assure une transition entre les différents espaces de vie, tout en préservant les perspectives de l’appartement.

© Florien Wattier

‍Optimiser l’espace au maximum

La fonctionnalité est ici d’autant plus important puisqu’elle occupe également une place centrale dans l’aménagement. En effet, les nombreux rangements, l’intégration discrète des appareils électroménagers et les étagères murales permettent de libérer visuellement l’espace, tout en facilitant les usages quotidiens.

© Florien Wattier

‍
À travers ce projet, eba arrive à démontrer simplement comment la cuisine peut s’intégrer à une architecture forte sans en effacer l’identité. Une approche où l’optimisation des volumes, le choix des matériaux et la fonctionnalité des équipements font de la cuisine un véritable prolongement de la pièce de vie.

Retrouvez plus d'informations sur eba ICI. Et pour démarrer un projet, c'est via ce lien.

Temps de lecture
13/10/2026
Orange et Bang & Olufsen réinventent le home cinéma

Avec son nouveau Décodeur Home Cinema, Orange entend repenser l’expérience audiovisuelle à domicile. Un équipement compact, développé avec Bang & Olufsen, qui associe qualité sonore, technologies immersives et simplicité d’utilisation.

Transformer son salon en salle de cinéma, sans multiplier les équipements, c’est toute l’ambition d’Orange avec son nouveau Décodeur Home Cinema. Développé avec l’expertise acoustique de Bang & Olufsen et le savoir-faire industriel de Sagemcom, ce nouvel appareil tout-en-un intègre quatre haut-parleurs : un woofer pour les basses, deux haut-parleurs latéraux pour spatialiser le son et une voie centrale dédiée aux dialogues. Une configuration qui permet de profiter d’une expérience sonore immersive, renforcée par la technologie Dolby Atmos, sans nécessiter d’installation supplémentaire. Côté image, le décodeur prend également en charge la 4K, le HDR10+ et le Dolby Vision, avec les équipements et contenus compatibles.

Un équipement compact pensé pour tous les intérieurs

Au-delà de ses performances techniques, Orange a souhaité concevoir un appareil facile à intégrer dans tous les espaces de vie. Son format compact lui permet de trouver sa place devant un téléviseur, tandis que son installation ne nécessite qu’un seul câble HDMI et une connexion wifi. Pour renforcer l’immersion, deux enceintes sans fil peuvent être ajoutées en option. Elles se calibrent automatiquement selon la configuration de la pièce, sans contrainte particulière de placement. Également pensé dans une démarche d’écoconception, le décodeur et ses enceintes sont fabriqués à partir de plastiques et de tissus 100 % recyclés et recyclables.

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.