Némo 2023 : nos identités multiples à l’ère numérique
© Maison Autonome, image courtesy of Universal Everything

Némo 2023 : nos identités multiples à l’ère numérique

Du 30 septembre au 7 janvier, Némo, Biennale internationale des arts numériques d’Île-de-France, explore le thème des identités multiples à l’ère numérique. Au menu de ce programme dense et éclectique, 8 expositions, 24 spectacles et un week-end consacré au cinéaste Christopher Nolan.

Selon Gilles Alvarez, directeur artistique de Némo, « le numérique permet de multiplier les représentations de soi-même. La virtualité rend possible des expérimentations irréalisables dans la vraie vie, mais qui en retour peuvent avoir des conséquences “in real life“ pour le meilleur et parfois pour le pire(1) ». S’inspirant de la figure du double exploitée dans la littérature – de Rimbaud à Dostoïevski en passant par Edgar Poe –, à l’heure de la toute puissance d’Internet et de l’intelligence artificielle, il a concocté une programmation qui interroge les enjeux des technologies et des rapports entre humains, voire inter espèces. De la quête de visibilité à l’emprise, des univers parallèles aux chimères, un voyage aux frontières du réel mais bien enraciné dans notre présent. L’exposition « Je est un autre ? », au Centquatre, aborde ainsi les concepts de doubles, de mutants, d’avatars, d’identité factices, de technologies de l’ego, de « deepfakes »…

‍

Heaven Gate, Marco Brambilla

‍

Comme dans les éditions précédentes, l’enjeu n’est pas d’apporter des réponses, mais bel et bien d’« être un support à la réflexion » pour le public. D’une installation du collectif Universal Everything, où des mannequins artificiels s’organisent une fashion week, à un troupeau de « moutons-téléphones » de Jean-Luc Cornec, qui interroge l’instinct grégaire d’Internet, le spectateur sillonnera entre une vingtaine d’œuvres, de la plus intimiste à la plus spectaculaire. Parmi elles, Heaven Gate, de Marco Brambilla, proposera une relecture détonante de toutes les étapes de la vie sur terre par le prisme hollywoodien ; le NeoConsortium imaginera la promotion de l’art sidéral ; Fabien Léaustic invitera les spectateurs à créer des chimères d’ADN ; quand Ismaël Joffroy Chandoutis s’intéressera à un individu (aujourd’hui en prison) aux 70 personnalités en ligne contradictoires et souvent toxiques… Pour sa part, Donatien Aubert apportera une vision historique et holistique du cheminement qui a mené l’homme à l’ère numérique.

‍

Virtual Embalming Isabelle Huppert © Frederik Heyman

‍

Après « Blade Runner », en 2021, le nouveau symposium de Némo analysera la filmographie du maître du blockbuster expérimental Christopher Nolan, le week-end du 25 novembre. À partir des films « Memento », « The Dark Knight », « Inception », « Interstellar » ou encore « Oppenheimer », de nombreux sujets scientifiques, artistiques et philosophiques seront abordés. Par ailleurs, comme le précise Gilles Alvarez, « une des grandes richesses de Némo est de s’étendre sur tout le territoire de l’Île-de-France, dans des lieux très diversifiés ». En effet, jusqu’au 7 janvier, la programmation de la Biennale sera présente, entre autres, au Cube Garges à Garges-lès-Gonesse, à la Philharmonie de Paris, à la Maison du Danemark, à la MAC de Créteil, au Générateur à Gentilly, au Centre des arts d’Enghien-les-Bains…

Rédigé par 
Nathalie Degardin

Vous aimerez aussi

Temps de lecture
13/10/2026
Orange et Bang & Olufsen réinventent le home cinéma

Avec son nouveau Décodeur Home Cinema, Orange entend repenser l’expérience audiovisuelle à domicile. Un équipement compact, développé avec Bang & Olufsen, qui associe qualité sonore, technologies immersives et simplicité d’utilisation.

Transformer son salon en salle de cinéma, sans multiplier les équipements, c’est toute l’ambition d’Orange avec son nouveau Décodeur Home Cinema. Développé avec l’expertise acoustique de Bang & Olufsen et le savoir-faire industriel de Sagemcom, ce nouvel appareil tout-en-un intègre quatre haut-parleurs : un woofer pour les basses, deux haut-parleurs latéraux pour spatialiser le son et une voie centrale dédiée aux dialogues. Une configuration qui permet de profiter d’une expérience sonore immersive, renforcée par la technologie Dolby Atmos, sans nécessiter d’installation supplémentaire. Côté image, le décodeur prend également en charge la 4K, le HDR10+ et le Dolby Vision, avec les équipements et contenus compatibles.

Un équipement compact pensé pour tous les intérieurs

Au-delà de ses performances techniques, Orange a souhaité concevoir un appareil facile à intégrer dans tous les espaces de vie. Son format compact lui permet de trouver sa place devant un téléviseur, tandis que son installation ne nécessite qu’un seul câble HDMI et une connexion wifi. Pour renforcer l’immersion, deux enceintes sans fil peuvent être ajoutées en option. Elles se calibrent automatiquement selon la configuration de la pièce, sans contrainte particulière de placement. Également pensé dans une démarche d’écoconception, le décodeur et ses enceintes sont fabriqués à partir de plastiques et de tissus 100 % recyclés et recyclables.

Temps de lecture
12/10/2026
Areo, la polyvalence selon Alessandro Stabile

Le designer italien Alessandro Stabile dévoile, Areo en collaboration avec Kristalia. Une collection d'assises en métal pensée pour s'adapter aussi bien aux espaces intérieurs qu'extérieurs.

‍

Pour sa première collaboration avec l’éditeur italien Kristalia, Alessandro Stabile a imaginé Areo, une collection de sièges dont la conception repose sur l'utilisation de la tôle perforée. Un choix technique et esthétique qui dévoile des assises aux lignes fluides et élégantes, où le métal semble épouser les formes à la manière d'un tissu. Constituée d'une structure en tubes d'acier et d'une enveloppe en tôle perforée, la collection se décline en plusieurs versions, avec ou sans accoudoirs, toutes empilables grâce à un travail minutieux sur la forme des dossiers et la disposition des pieds.

© Matteo Girola

Une collection, plusieurs usages

Au-delà de son esthétique, Areo se distingue par une conception pensée pour simplifier les processus de fabrication. Les courbures bi-dimensionnelles de la tôle permettent notamment de supprimer l'étape d'emboutissage, réduisant ainsi les investissements, le temps et l'énergie nécessaires à la production. Autre particularité : sa capacité à passer de l'extérieur à l'intérieur grâce à un système de housses rembourrées, qui peuvent recouvrir partiellement ou entièrement la structure métallique. Une modularité pensée dès les premières étapes du projet, permettant à chaque version de conserver son identité propre. À travers la collection Areo, Alessandro Stabile propose ainsi une collection polyvalente, où recherche technique, confort et esthétique se répondent.

© Matteo Girola
Temps de lecture
6/10/2026
La Résidence, une semaine dédiée à l’éco-conception

Éco Impact lance la Résidence, une semaine intensive d'éco-conception mobilier réservée à 12 designers, au Domaine des Escaunes (Gard), du 4 au 11 avril 2027. Un programme 100% financé pour les artistes-auteurs (AFDAS) et les dirigeants de TPE/PME (subvention ADEME).

‍

Au programme : une immersion complète dans les outils d'analyse de cycle de vie et d'éco-conception, avec des experts pointus — Christophe Lemaire (Consiliom, pitch et argumentaire projet), David Legouix (FCBA, matériaux et innovation), Grégoire Gérard et Camille Cousté (Eco Impact) — et un grand témoin d'exception : Anthony Lebossé, cofondateur de Studio 5.5, lors d'un dîner-conférence.

À l'issue de la résidence, les participants présenteront leur projet devant un jury de professionnels reconnus : Carine Faure (Petite Friture), Alice Viault (Groupe Roset), Marie Carcassonne (Dynamo) et Martin Hallegouët (Bluedigo).

Temps de lecture
6/10/2026
RELEASE [AEC] change de dimension pour sa 2e édition

Pour sa 2e édition organisée le 20 octobre prochain, RELEASE [AEC] change de dimension : 25 agences d'architecture internationales viennent partager leurs retours d'expérience concrets sur l'IA et les nouvelles technologies et plus de 40 éditeurs de solutions dédiées.

Le rendez-vous est donné le 20 octobre à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Parmi les intervenants de cette 2e édition figurent notamment Anna Mytcul (KPF), Nitsan Bartov (Henning Larsen), Marco D'Ambrogio (Sweco Architects), Ami Nigam (Benoy), German Otto Bodenbender (BIG – Bjarke Ingels Group), Francis Baucher (Arte Charpentier), Philippe Chiambaretta et Adrien Pointeau (PCA-STREAM), François Muzard (enia architectes), Graham Ryder et Farouk Taoulilit (Viguier), Carlos Bañón (FORMAS.AI), George Guida (xFigura), Ismail Seleit (Gendo), Délhio Gaudé (Arquiz), Jean-Baptiste Nicolas (Unibail Rodamco Westfield), Amir Hossein Noori (Narva), Axel Wohlin (Arkyv) et Jens Majdal Kaarsholm (Motif), ainsi que Heatherwick St

Fidèle à son parti pris depuis la première édition, RELEASE [AEC] privilégie toujours les démonstrations concrètes, loin des simples présentations : chacun repart avec une vision claire de ce que ces solutions permettent de faire, dès aujourd'hui.

Les technologies, les solutions digitales et, bien entendu, l'intelligence artificielle transforment en profondeur la manière de travailler des professionnels de l'architecture et de la construction. C'est précisément ce mouvement que RELEASE [AEC] entend accompagner, en donnant à voir très concrètement ce qui est déjà à l'œuvre dans les agences les plus en pointe.

Pour plus d'informations et s'inscrire c'est ici : https://www.release-aec.com/fr/participer#register

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.