Pierre Gendrot : "Maison & Objet In the City regroupe plus de 75 adresses de prestige dans Paris"

Pierre Gendrot : "Maison & Objet In the City regroupe plus de 75 adresses de prestige dans Paris"

En complément du salon Maison & Objet, du 23 au 28 mars, les visiteurs sont invités cette année à rencontrer les professionnels au cœur de Paris, notamment grâce à un système de navettes au départ du Parc des Expos. Le point sur ces nouveaux parcours proposés, avec Pierre Gendrot, coordinateur Maison & Objet In the City.


Pierre Gendrot, coordinateur Maison et Objet In the City

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Pourquoi avoir créé  Maison & Objet In the City ?

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Après le salon de septembre et le succès de Paris Design Week – plus de 380 participants versus 250 pour les éditions précédentes ! – , les créateurs et les marques ont souhaité être présents avec leurs showrooms et galeries dans un parcours en ville, en parallèle de l’édition de janvier de Maison&Objet.

Quelle offre spécifique est  proposée, peut-on parler d’un « parcours pro labellisé » ?

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Attention, ce n’est pas une Paris Design Week bis! Il n’y a pas de lieux culturels : In The City est un parcours des plus belles adresses parisiennes, c’est un parcours de l’excellence de la création et du design à Paris dédié aux professionnels, dont les visiteurs de Maison & Objet. De nombreux décorateurs et architectes d’intérieur ont souhaité présenter leur collection de mobilier, à l’image de Charlotte Biltgen, Atelier Tortil, India Mahdavi, Herve Van der Straeten, Bismut & Bismut Architectes, Reda Amalou, Pierre Gonalons, Bruno Moinard, Gilles & Boissier, Stéphanie Coutas…  En parallèle, les éditeurs présentent leur collection dans leur showroom permanent. Au total, ce parcours regroupe plus de 75 adresses de prestige dans Paris. Il est intégré à Maison & Objet, et les participants sont référencés sur le site et l’application du salon. Des navettes reliront le Parc d’exposition de Villepinte à la rive gauche et à la rive droite.

Le report de l’événement de janvier à mars a-t-il eu des impacts sur les participants ?

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Oui, cela a permis aux décorateurs et aux marques retardataires de s’inscrire jusqu’à fin février. Plus de 10 adresses ont augmenté la liste arrêtée en janvier. Une belle complémentarité a vu le jour entre le salon et le parcours In the City. Ce report nous a aussi permis de créer une « Galerie In The City » entre le hall 7 et le hall 6. Les visiteurs pourront découvrir une sélection des pièces les plus emblématiques du parcours en ville.

Pourriez-vous nous citer quelques temps forts de Maison&Objet In The City ?

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Ce sera l’occasion de découvrir des nouveaux showrooms qui ouvrent à cette occasion : Maison Matisse (au 38 rue du Bac), Livingstone spécialiste du marbre présentera sa collection de tables d’exception dans son nouveau showroom (39 avenue de Friedland), Serax ouvre son nouvel espace (au 8 rue des Francs Bourgeois). On découvre aussi l’univers d’Asiatides chez Common Sense (16 avenue Victoria), Atelier Tortil présente une nouvelle collection de tapis en partenariat avec Charlotte Biltgen. Diptyque sa première collection de décor muraux (au 27 rue de la Reynie). Également, The Invisible Collection dévoile avec Dedar une sélection de leurs collections dans l’atelier magique de Féau Boiseries (au 9 rue Laugier  dans le 17e).

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© Serax
Livingstone

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Rédigé par 
Nathalie Degardin

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Au musée Fabre de Montpellier, l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ouverte jusqu’au 1er novembre, revient sur plus de cinquante ans de création d’un designer qui a fait de la matière le terrain d’une perpétuelle expérimentation.

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

Loin des ensembliers qui avaient révolutionné la première moitié du XXe siècle, Paulin appartient à la seconde moitié du siècle, celle de l’industrie. L’arrivée de nouvelles fibres, dont le jersey, textile souple et élastique symbole de la révolution industrielle des années 1960, lui ouvre de nouvelles possibilités. Il imagine alors de nouvelles formes. Parmi elles, le Groovy et le Mushroom marquent cette décennie et lui confèrent l’image d’une époque colorée, notamment grâce à des figures comme Kho Kiang Ie, directeur artistique d’Artifort, ou le designer textile américain Jack Lenor Larsen, avec qui Paulin développe un nouveau langage. Un dialecte à part sur la scène du design qui lui vaut d’entrer au MoMA en 1969 – trois ans après avoir contribué au lancement de l’ARC initié par Jean Coural – grâce au F300 et à la Tongue Chair. Une assise si basse dont on lui avait dit qu’elle ne pourrait être commercialisée. Elle deviendra pourtant l’un des grands succès du designer, pour qui la hauteur de l’assise influe sur les échanges humains au sein d’un même lieu.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Ce rapport à l’espace, Paulin l’aborde également avec une structure mobile développée pour les salons. Bien des années plus tard, cette réflexion l’amène jusqu’aux appartements privés de l’Élysée, où il conçoit le célèbre fumoir du couple Pompidou. Une réalisation emblématique de son talent que le designer tentera d’exporter outre-Atlantique avec une collaboration avec Herman Miller et le développement du concept d’open loft. Un projet tombé à l’eau, sans doute trop précurseur à l’aube des années 1970.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Un design marqué par les innovations

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

De ses premières assises aux pièces devenues iconiques, l’exposition raconte la carrière d’un homme qui avait fait du design une matière à penser. L’occasion de redécouvrir – et d’essayer – certaines des silhouettes les plus célèbres du XXe siècle, façonnées par un esprit qui n’a cessé de réinterpréter ses dessins pour qu’à travers eux se lise une histoire moderne.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
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8/10/2026
Edgar Jayet retapisse le design industriel pour la Villa Médicis

Pour la Villa Médicis, le designer Edgar Jayet livre trois fauteuils Tapestry. Une réinterprétation du Swivel de la maison d’édition danoise Vipp, retapissé d’un jacquard paysagé.

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S’il existe une place qui, parmi plus que nulle autre, a traversé les époques pour garantir à la création un lieu d’expression, c’est la Villa Médicis. Fondée en 1666 par Louis XIV, l’institution française bâtie sur les hauteurs de Rome accueille depuis 2022 le programme « Réenchanter la Villa ». Entamée par India Madhavi, cette nouvelle campagne de rénovation se poursuit aujourd’hui avec les appartements des pensionnaires. Et c’est au numéro 10 que l’architecte et directeur artistique Edgar Jayet présente « Tapestry ». Derrière ce nom, une typologie que le designer considère « comme ce qui est un peu le nouveau chevalet de l’artiste » : la chaise de bureau. « Nous nous sommes intéressés à elle car c’est une pièce essentielle mais, à mon sens, souvent décevante en termes de design, de conception. Je suis donc rentré en contact avec l’éditeur danois Vipp pour y chercher la Swivel chair que j’adore. » Une assise pivotante au design industriel mais surtout à la hauteur du lieu, selon le prescripteur.

Fauteuil Tespetry, design Edgar Jayet © VIPP

Un style néo-éclectique

Fidèle à une certaine vision très « dix-neuviémiste » de l’ameublement, Edgar Jayet a souhaité introduire dans ce projet un pont entre les époques et les styles. « Je me suis interrogé sur ce qu’était l’opposé d’un design industriel et je suis tombé sur la tapisserie. Un élément qui ramène à la naissance des Arts décoratifs, au Moyen Âge, à la Renaissance, à la manufacture des Gobelins… » Une réflexion qui amène alors le designer à sélectionner un jacquard au style forestier de chez Schumacher. « La ligne d’horizon, le feuillage… Pour moi, la notion de paysage intérieur est essentielle dans un atelier d’artiste. C’est une ouverture vers l’extérieur qui fait écho, dans notre cas, au jardin de la Villa Médicis », détaille le designer, marqué par l’ambiance néo-médiévale émanant des chaises tapissées de sa grand-mère. Grâce au métrage relativement long, les trois assises de la Villa se complètent sans que le motif ne se répète et offrent ainsi à l’espace une complémentarité stylistique.

Fauteuil Tespestry, design Edgar Jayet © VIPP

Un projet à acquérir

Imaginé à l’origine pour l’institution romaine, le fauteuil Tapestry sera également disponible à la vente à partir du mois de janvier. Avec ses 50 pièces, cette collection capsule s’inscrit dans la volonté plus globale de la maison d’édition danoise de développer des collaborations bespoke autour de leur best-seller : la Swivel. L’occasion de s’offrir un petit morceau de la Villa et de connecter, comme elle, les époques par le prisme du design.

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