Tarkett range ses couleurs grâce à NCS+
La scénographie imaginée par le studio 5.5 pour le showroom Tarkett lors de la Paris Design Week 2024 ©Tarkett

Tarkett range ses couleurs grâce à NCS+

Pour sa rentrée, Tarkett a cartographié l'ensemble de son offre grâce à sa collaboration avec le référentiel de couleur suédois, NCS.

Courant septembre, la marque de revêtements Tarkett présentait une collaboration novatrice avec le système de référencement des couleurs NCS, imaginé par le Scandinavian Colour Institute AB. Avec pour objectif de classifier ses produits sur la base de leurs couleurs, l'entreprise française propose une version de l'application NCS+ entièrement dédiée aux revêtements architecturaux. Un dispositif novateur à destination des designers et des professionnels de l'aménagement.

Imaginée pour révéler la diversité de la gamme Excellence, la scénographie du showrrom Tarkett a été pensée par le studio 5.5 ©Tarkett

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Ordonner l'offre pour la faire exister

« Lorsque j'ai commencé à accompagner Tarkett en 2021, il y avait plusieurs milliers de références en rayon et il était particulièrement difficile de s'y retrouver » raconte Marion Lamarque, ancienne responsable couleur de chez Décathlon, désormais experte couleur auprès de Tarkett. « Nous avons donc décidé de cartographier physiquement l'ensemble de l'offre en classant chaque échantillon par couleur et par texture en janvier 2022. C'est en faisant cela que nous avons pris conscience de l'étendue de l'offre Tarkett et que nous avons réalisé qu'il était impossible pour les clients de se repérer dans un tel univers et notamment les collections plus anciennes. À ce moment-là, nous avons décidé de nous retourner vers le référencement NCS. »

Déjà utilisé au sein de l'entreprise depuis une quinzaine d'années, ce système qui regroupe 2 050 teintes, n'était jusqu'alors qu'assez primaire puisqu'il ne permettait que de faire des comparatifs approximatifs entre des modèles choisis. Une fonctionnalité relativement basique qui nécessitait de bons yeux plus qu'une véritable connaissance du référencement. Tarkett a donc souhaité améliorer le processus. Un projet qui coïncidait à peu de choses près avec le lancement trois mois plus tard de NCS+, une application novatrice initiée par la marque éponyme.

Disposés en guise d'assise sur de petits tabourets, les revêtements deviennent ainsi mobiles pour permettre aux visiteurs d'accoler les surfaces selon leurs goûts

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Des combinaisons précises et sûres

Imaginée comme une aide à destination des professionnels de l'intérieur et un faire-valoir pour la diversité stylistique de l'entreprise, NCS+ propose des combinaisons de revêtements selon des correspondances colorimétriques. Chaque échantillon est ainsi scanné en de multiples points pour obtenir un nuancier au plus proche du rendu visuel. Une stratégie permettant à l'application d'établir des liens entre des compositions complexes dotées de plusieurs teintes. Pourvu également d'un moodboard virtuel personnalisable, NCS+ offre aux utilisateurs la possibilité de combiner numériquement les modèles pour fiabiliser chaque choix. « Ce n'est pas toujours évident de choisir des revêtements de sol et de mur qui vont ensemble car les couleurs évoluent parfois légèrement en fonction de leur disposition vis-à-vis de la lumière. NCS+ permet donc de naviguer facilement sans avoir de connaissances sur la couleur » détaille Marion Lamarque qui avait, préalablement à cette application, créée deux guides : l'un dédié aux espaces de soins et le second aux espaces propres et à l'éducation. Une approche moins esthétique, mais plus technique de la couleur qui devait ainsi répondre aux besoins émotionnels et fonctionnels des patients, des soignants, des visiteurs et des élèves. Autant de catégories auxquelles s'adresse notamment la collection Excellence sortie en avril, et visible sur NCS+ au côté de plus de 70 autres gammes Tarkett.

Classées en fonction des similarités chromatiques, les surfaces dialoguent entre elles ©Tarkett
Rédigé par 
Tom Dufreix

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
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8/10/2026
Edgar Jayet retapisse le design industriel pour la Villa Médicis

Pour la Villa Médicis, le designer Edgar Jayet livre trois fauteuils Tapestry. Une réinterprétation du Swivel de la maison d’édition danoise Vipp, retapissé d’un jacquard paysagé.

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S’il existe une place qui, parmi plus que nulle autre, a traversé les époques pour garantir à la création un lieu d’expression, c’est la Villa Médicis. Fondée en 1666 par Louis XIV, l’institution française bâtie sur les hauteurs de Rome accueille depuis 2022 le programme « Réenchanter la Villa ». Entamée par India Madhavi, cette nouvelle campagne de rénovation se poursuit aujourd’hui avec les appartements des pensionnaires. Et c’est au numéro 10 que l’architecte et directeur artistique Edgar Jayet présente « Tapestry ». Derrière ce nom, une typologie que le designer considère « comme ce qui est un peu le nouveau chevalet de l’artiste » : la chaise de bureau. « Nous nous sommes intéressés à elle car c’est une pièce essentielle mais, à mon sens, souvent décevante en termes de design, de conception. Je suis donc rentré en contact avec l’éditeur danois Vipp pour y chercher la Swivel chair que j’adore. » Une assise pivotante au design industriel mais surtout à la hauteur du lieu, selon le prescripteur.

Fauteuil Tespetry, design Edgar Jayet © VIPP

Un style néo-éclectique

Fidèle à une certaine vision très « dix-neuviémiste » de l’ameublement, Edgar Jayet a souhaité introduire dans ce projet un pont entre les époques et les styles. « Je me suis interrogé sur ce qu’était l’opposé d’un design industriel et je suis tombé sur la tapisserie. Un élément qui ramène à la naissance des Arts décoratifs, au Moyen Âge, à la Renaissance, à la manufacture des Gobelins… » Une réflexion qui amène alors le designer à sélectionner un jacquard au style forestier de chez Schumacher. « La ligne d’horizon, le feuillage… Pour moi, la notion de paysage intérieur est essentielle dans un atelier d’artiste. C’est une ouverture vers l’extérieur qui fait écho, dans notre cas, au jardin de la Villa Médicis », détaille le designer, marqué par l’ambiance néo-médiévale émanant des chaises tapissées de sa grand-mère. Grâce au métrage relativement long, les trois assises de la Villa se complètent sans que le motif ne se répète et offrent ainsi à l’espace une complémentarité stylistique.

Fauteuil Tespestry, design Edgar Jayet © VIPP

Un projet à acquérir

Imaginé à l’origine pour l’institution romaine, le fauteuil Tapestry sera également disponible à la vente à partir du mois de janvier. Avec ses 50 pièces, cette collection capsule s’inscrit dans la volonté plus globale de la maison d’édition danoise de développer des collaborations bespoke autour de leur best-seller : la Swivel. L’occasion de s’offrir un petit morceau de la Villa et de connecter, comme elle, les époques par le prisme du design.

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