Hybridation : la méthode Steelcase pour renouer avec le bureau
Bureau Steelcase et chaise Karman ©Alexis Paoli

Hybridation : la méthode Steelcase pour renouer avec le bureau

La marque Steelcase, leader dans la conception d'espaces tertiaires, propose aujourd'hui un grand nombre d'aménagements hybrides. Une spécificité mise en place au sein du siège parisien de la marque pour répondre à la modification des habitudes engendrées par la crise sanitaire.

Ces dernières années, les employés de bureaux sont nombreux à avoir déserté les open space au profit de leurs salons. Un phénomène accentué par la pandémie, mais qui s’est depuis ancré dans les habitudes. En cause, un certain confort, mais avec comme conséquence une perte de dynamisme ou de cohésion au sein des entreprises. Convaincu que les exigences et les besoins ont radicalement évolué, l'entreprise française Steelcase propose désormais du mobilier hybride, à mi-chemin entre celui de l'habitat et du bureau. Une spécialisation de plus en plus attrayante pour les entreprises qui cherchent à faire revenir les collaborateurs en présentiel. Au Worklife Paris, siège de 1400m² de Steelcase France, la société a misé sur ce modèle d'agencement hybride. Grâce à des équipements technologiques, techniques ou design, les 80 personnes travaillant sur le site se réapproprient quotidiennement un espace adapté à leurs besoins.

Au Worklife, les salles de conférence sont souvent modulables et équipées des technologies pour la collaboration à distance ©Alexis Paoli

Une restructuration gage de performances

Pour concevoir de tels équipements, Steelcase s'est basé sur les besoins évoqués par les entreprises et des études menées entre début 2020 et fin 2021 auprès de 57 000 personnes. Malgré les exigences divergentes entre chaque société (renforcement de la cohésion d'équipe, réaménagement dans des locaux plus petits...) l'étude a démontré que 62% des salariés français préféreraient disposer d'un bureau attitré dans l'entreprise. Pourtant, la majorité des employés de bureaux semblent vouloir rester chez eux. Un paradoxe social que l'enquête à analysé par 5 facteurs principaux : un environnement sûr, confortable, inspirant, performant et une possibilité de choisir l'emplacement de travail. Des exigences auxquelles les conceptions actuelles ne répondent pas, contrairement aux habitats personnels, puisque ces derniers combinent ergonomie et esthétique. : Or, la tendance valorisée par l'idée d'hybridation est justement d'allier ces deux univers. Une vision que l'on retrouve dans le mobilier, mais aussi dans une conception spatiale plus générale chez Steelcase. Les espaces d'accueil deviennent centraux à l'image des places de villages. L'échange y est favorisé par une restauration en accès libre, associé à un pôle informationnel. La communication informelle est ainsi favorisée, renforçant la cohésion et assurant un gain de temps pour le fonctionnement de l'entreprise.

Les espaces salles de réunion côtoient des espaces plus informels mais tout à fait adaptés au travail grâce aux éléments amovibles ou dissimulés ©Alexis Paoli

Des espaces adaptés au travail seul ou en groupe

Aux yeux de Steelcase, renforcer les échanges et la communication ne se résume pas à la mise en commun des espaces de travail. À ce titre, Steelcase propose des lieux de partage divers et complémentaires. Le bureau, jusqu'alors point central de communication, évolue dans une version adaptable permettant à chacun de travailler dans une posture adéquate, en proposant des tables de travail ajustables en hauteur.

Dernièrement, c'est toute la gamme Flex qui a évolué autour d'un objectif : la mobilité. Tous les éléments sont montés sur des roulettes et offrent la possibilité de cloisonner de vastes plateaux en fonction des besoins. Regroupant de simples cloisons, des tableaux ou des écrans comme le Microsoft Surface Hub (un grand écran tactile et fonctionnant sur batterie), ces espaces s'adaptent parfaitement aux nécessités du moment. En parallèle, la marque a conçu une batterie externe, la flex mobil power, dédiée au travail en entreprise. Permettant à plusieurs appareils de fonctionner une journée durant, elle devient un gage de liberté et vient ainsi  répondre à un nouveau besoin au sein des locaux professionnels.

Les Flex mobil deviennent un incontournable de la marque et du travail hybride, désormais possible partout, même ou les prises électriques manquent ©Steelcase


À côté de cette gamme mobile, Steelcase propose une variété de structures fixes mais ergonomiques. Des salles de conférences aux cabines insonorisées plus personnelles en passant par des canapés convertibles ou des alcôves, la marque souhaite pouvoir apporter des solutions en adéquation avec les envies de chaque employé. Dernièrement, l'entreprise a même développé la PodTent, une micro-architecture conçue par Chris Pottinger qui a fait des tentes sa spécialité. Avec son armature facilement démontable et son allure légère et agréable, elle offre un espace intimiste et protecteur propice à la concentration.
Un ensemble d'alternatives aux bureaux stéréotypés, qui s'inscrit dans une inversion de nos besoins spatiaux : des lieux plus fermés pour le travail individuel et des lieux plus ouverts pour le travail collaboratif.

Grâce à la PodTent, il est possible de s'isoler du reste de l'open space pour travailler seul dans un univers agréable et propice à la concentration ©Steelcase

Des objets pensés pour le bien-être et l’efficacité

Si les pays latins ont toujours été moins enclins à considérer le bien-être au travail que les pays scandinaves, nombreuses sont les entreprises qui prennent désormais en compte ce phénomène indissociable du retour des employés sur site. Dans cette démarche, Steelcase a récemment sorti sa série de sièges Karman.Composée de 12 pièces assemblées sans vis ni colle dans un souci de recyclabilité, la particularité de cette assise tient principalement dans son dossier en résille. Cette matière très technologique a été pensée pour s'adapter à tous. Une conception qui illustre le questionnement de l'entreprise : répondre à l'usage par une adaptation du mobilier. Imaginée cette année, la lampe Eclipse en est le meilleur exemple. Au-delà de son rôle d’éclairage au sein de l'espace de travail, cet élément est un outil dessiné pour les visioconférences. Dotée d'un miroir, d'un variateur d'intensité et d'une surface antidérapante pour poser le téléphone, elle est l'incarnation même de l'évolution de nos habitudes. Par ces objets empruntant au domestique et au professionnel, Steelcase témoigne de la flexibilité du mobilier, en phase avec les évolutions sociétales.

La lampe Eclipse offre à l'utilisateur la possibilité de réaliser des visioconférences dans de bonnes conditions quel que soit l'éclairage ©Steelcase
Rédigé par 
Tom Dufreix

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17/9/2026
Frgmnt : pour un design désirable

Après un premier événement en juin, Frgmnt a souhaité réitéré l’expérience en présentant, à l’occasion de la Paris Design Week, sa première exposition intitulée « Edition 01 ». Visible jusqu’au 19 septembre, celle-ci entend mettre sur le devant de la scène « les matières que personne ne regarde ».

Pour sa première participation à la Paris Design Week, Frgmnt a sélectionné pas moins de 43 designers et 11 fabricants de matériaux, réunis pour présenter une démarche et des pièces imaginées à partir de matières, de chutes et de rebuts industriels oubliés ou délaissés. Initiée par Meryl Benitah, l’initiative Frgmnt est d’abord celle d’un défi créatif lancé en juin dernier. Pendant 48 heures, des groupes de designers, associés pour l’occasion, ont imaginé des pièces à partir de médiums souvent considérés comme « non désirables ». Du bois au métal, le projet intégrait également de nouveaux matériaux, à l’image de celui conçu par Etnisi à partir de pare-brise, ou encore le Tissium développé par la société Maximum. « On était un peu sur le format d'un hackathon, mais dédié au design. On est partis de matériaux qui étaient soit récupérés, soit revalorisés pour montrer que le réemploi ou même la seconde vie peuvent être des choses désirables. Même si les participants ne se connaissaient pas, il y a rapidement eu une certaine émulation créative, et très vite des groupes se sont formés et ont réussi à sortir des pièces en deux jours seulement », confie Meryl Benitah.

Table basse LNKD par Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini et Tancrède De Beaumont / Table d'appoint Dør par Céline Proust © Etienne Boulanger

Cette initiative a retenu l’attention de Sabrina Piperno, gérante de l’espace Heureux les Curieux, qui a souhaité soutenir le projet en proposant à Frgmnt de s’exposer en septembre pour la Paris Design Week. « Pour cette édition, l’idée était d'inviter d'autres partenaires fabricants de matériaux pour créer, d’une part, cette matériauthèque et, d’autre part, de faire venir des designers ayant la même démarche. Que ce soit à travers la matière ou la démarche de fabrication design », poursuit Meryl Benitah.

Ecran ambiant et chaises chimères Sunset Chamber par Théo Laverne et Nicolas Guillamot © Intramuros

Une nouvelle manière de penser la matière

Déployée sur deux étages, l’exposition présente des univers singuliers, réunis par une même ambition : créer à partir de l’existant ou explorer le potentiel de nouvelles matières. « Il y a plein de manières de faire un objet bien conçu et qui répond aux besoins du marché. Certains font du réemploi, d'autres répondent par la matière, quand certains le font par la fonction. Mais tous racontent une histoire à travers une pièce, et toujours en se demandant comment créer des objets qui soient désirables sur le long terme. » Une interrogation qui a amené des designers à s’associer avec des fabricants à l’image de hors-studio dont la lampe Caretta Caretta a été réalisée en Celullio, un matériau développé en collaboration avec Matériaux Urbains. Ce dernier est également à l’origine de Paperio, un nouveau médium sur lequel Atelier Alcova s’est appuyé pour donner vie à Tecto. De leur côté, d'autres créatrices et créateurs présentent des pièces originales issues de leur propre démarche. On retiendra notamment Atelier Perret, à l’origine de la suspension Séléné réalisée à partir de marc de café, mais aussi le vase T65 conçu à partir de pain par le studio Copain, et enfin le concept d'Emma Batsheva Cohen autour de l’optimisation du cuir végétal.

Miroir Soulmates par Clement Thevenot, fauteuil, lampe et petite table Tash'rit par Emma Batsheva Cohen © Intramuros

Favoriser les rencontres

Autant de profils et de pistes explorées qui entendent démontrer que des matières, a priori délaissées, peuvent devenir désirables dès lors que le design s’en empare. « Mon objectif personnel est de favoriser ce lien entre les fabricants, les designers, mais aussi les prescripteurs, en créant un joli écosystème qui va les faire collaborer et permettre à ces pièces de se retrouver dans des hôtels, des restaurants, et favoriser leur développement à grande échelle. » Avec cette exposition, c’est donc de nouvelles passerelles entre les secteurs clés du design que Meryl Benitah entend construire.

Temps de lecture
17/9/2026
Triode inaugure le 28, son nouvel espace d’exposition

Triode a récemment inauguré le 28, un nouvel espace parisien pensé comme un terrain d’expression libre pour les designers. Pour ouvrir le bal, Jean et Oliver Pelle, fondateurs du studio américain Pelle, présentent l’exposition « Metallic Reverie » composée de dix pièces inédites autour du métal et de la lumière.

Ni galerie, ni showroom. Installé au 28 rue Jacob, dans le 6e arrondissement, le 28 entend proposer un nouveau format d’exposition. Imaginé par Jacques Barret, fondateur de Triode, ce nouvel espace invite des designers représentés par la maison à dépasser la seule présentation de leurs collections. À chaque exposition, ces derniers ont carte blanche pour dévoiler une facette plus personnelle de leur univers. Pour cette première invitation, Triode retrouve ainsi Jean & Oliver Pelle, quatre ans après leur première exposition commune à Paris.

Collection Light Objects par Oliver Pelle

Deux regards sur la matière et la lumière

Architectes de formation et installés à Brooklyn, Jean et Oliver Pelle développent une pratique à la frontière de l’architecture, de l’artisanat et de l’expérimentation. Pour l’exposition « Metallic Reverie », le duo a imaginé dix œuvres spécialement conçues pour le 28, réunies autour d’un même matériau : le métal. Jean Pelle y présente notamment sa série de luminaires Fountain, nourrie de souvenirs et de paysages observés en Corée et sur les côtes américaines tandis qu’Oliver Pelle explore à travers Light Objects la rencontre entre lumière, matière et espace. Deux écritures bien distinctes mais réunies par une même attention portée à la matérialité. Une manière d’inaugurer le 28 en donnant à voir ce que ce nouveau lieu entend précisément révéler : l’intime personnalité des designers.

Luminaire Cityscape, collection Fountain par Jean Pelle
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15/9/2026
Garnier & Linker signe sa première collection outdoor

À l’occasion de la Paris Design Week, Garnier & Linker a dévoilé Aurora, sa première collection de luminaires outdoor. Une nouvelle étape pour le studio, qui transpose son travail autour de la matière et de la lumière à de nouveaux usages.

Avec Aurora, Garnier & Linker brouille les frontières entre intérieur et extérieur. Pour cette première incursion vers l’outdoor, le studio ne rompt pas avec son vocabulaire formel mais choisit au contraire de le prolonger. Plusieurs pièces existantes sont ainsi ré-interprétées en introduisant notamment un nouveau matériau : la fonte d’aluminium. Jusqu’alors déclinés en bronze ou en plâtre, les luminaires gagnent ici une expression plus architecturale, adaptée aux contraintes de l’extérieur sans perdre l’identité propre au studio.

Applique Aura, collection Aurora © Garnier & Linker

La matière comme fil conducteur

Employée seule sur les appliques Nezu et Kora, ou associée à l’albâtre pour les modèles Teree et Theo, la fonte d’aluminium enrichit les recherches menées par le duo autour des matières et de leurs interactions avec la lumière. En plus de ces modèles, la collection s’enrichit de six autres pièces inédites intitulées Aura, Cronos, Eos, Gaia, Retina et Thala. Développée au sein de l’atelier du studio situé près de la forêt de Fontainebleau, la collection s’inscrit dans la continuité d’une démarche où matière et texture façonnent l’objet. Et si l’aluminium répond naturellement aux exigences d’un usage pour extérieur, ces pièces sont également imaginées pour prendre place dans des espaces intérieurs. Présentée comme le premier chapitre d’une offre appelée à s’étoffer, Aurora entend ainsi repenser le luminaire outdoor en l’affranchissant de ses codes traditionnels pour l’intégrer pleinement au langage du studio.

Applique Eos, collection Aurora © Garnier & Linker
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17/9/2026
Alki revisite Kuskoa avec Kuskoa M

Quinze ans après le lancement de Kuskoa, Alki et Iratzoki Studio font évoluer cette collection emblématique avec Kuskoa M.

Créée par Iratzoki Studio en 2011, Kuskoa s’est imposée comme l’un des best-sellers d’Alki avec son principe de coque en chêne posée sur un chevalet en bois massif. La marque dévoilait, à l’occasion de la Paris Design Week, Kuskoa M. Composée d’une chaise, de deux tabourets de hauteurs différentes et d’un banc, la collection a été imaginée pour les restaurants, les bars, les cantines comme les cuisines. Avec ses diverses hauteurs et typologies, cet ensemble peut ainsi offrir plusieurs configurations au sein d’un même espace.
Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

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