Le salon CERSAIE fête ses 40 ans
© CERSAIE 2022

Le salon CERSAIE fête ses 40 ans

Rendez-vous incontournable dédié à la céramique, à l’architecture et à l’ameublement de salle de bains, le salon CERSAIE est de retour pour une 40e édition, organisée du 25 au 29 septembre à Bologne, en Italie.


Lancé en 1983, le CERSAIE est devenu, en quatre décennies, une référence mondiale pour les spécialistes du secteur. Avec 91 000 visiteurs recensés en 2022, le salon entend faire encore mieux pour cette édition anniversaire, avec un programme riche et plus de 600 marques internationales attendues pour présenter leurs nouveautés et ouvrir de nouveaux dialogues avec les professionnels.

‍

Une traversée inédite de l’espace architectural : la Route 40

Le succès du CERSAIE est en grande partie dû au fait qu’il s’agisse d’un lieu où la créativité prend forme et où la capacité d’innover et d’anticiper le temps engendre des événements et des produits. Cette édition sera donc l’occasion d’un bilan des 40 années écoulées, traduit par une traversée spatio-temporelle intitulée Route 40. Le salon se transforme ainsi en un lieu multidisciplinaire et multiculturel où les surfaces et les produits de l’habitat idéal de demain sont imaginés et présentés. Les exposants de cette édition présenteront des produits qui sont la concrétisation d’une vision de l’architecture intégrée, dans une nouvelle conception synergique entre les espaces extérieurs et intérieurs.

‍

© CERSAIE 2022

‍

Fil conducteur de cette édition, la Route 40 est un itinéraire d’exposition inédit, qui fait revivre au visiteur les moments marquants du salon, en se focalisant sur le design, la technologie, les produits et les différentes entreprises qui ont marqué son histoire. Organisée par Davide Vercelli et conçue par Dario Curatolo, la Route 40 sillonnera le salon, en partant du Portique à quatre arcades, pour continuer son chemin dans les galeries 21-22, 25-26, et jusque dans le mall du Pavillon 37, à travers des installations racontant chaque décennie. Un parcours qui démontre le rôle clé du CERSAIE pour proposer des produits de pointe et dans l’orientation du marché et de la conception, devenant au fil des années une plateforme culturelle en mesure d’informer tous les professionnels.

‍

© CERSAIE 2022

‍

Avec une iconographie symbolique, le CERSAIE 2023 se développe autour de l’image d’un portail idéalement franchi par les visiteurs. Un passage qui permet de se projeter dans l’avenir et de s’immerger dans les nouvelles configurations de l’espace architectural et devient une intersection de connaissances, de visions et de matériaux. Cet itinéraire permettra aux différentes marques et souvenirs du passé de devenir les traces du futur. Celles-ci restitueront au secteur et au grand public le sens d’un voyage de quarante ans qui a permis à la céramique de sortir de l’étroitesse des espaces fonctionnels pour devenir un élément à part entière de l’espace architectural.

‍

Un riche programme d’échanges et de rencontres

Le Cersaie 2023 sera une nouvelle fois l’occasion d’échanges riches, animés par plusieurs grandes expositions, par le Lectio Magistralis des 12 Prix Pritzker, du programme Bâtir, Habiter, Penser, par les conversations au Café de la presse ou encore par l’expérience sur le terrain réalisée dans les ateliers qui se dérouleront dans la Città della Posa. Aussi, l’association pour le design italien ADI, une nouvelle fois partenaire du salon, décernera deux prix : l’ADI Ceramics and Bathroom Design Award et l’ADI Booth Design Award, dont la remise de prix aura lieu le 27 septembre.

‍

© CERSAIE 2022Le salon CERSAIE est promu par Confindustria Ceramica en collaboration avec BolognaFiere, organisé par Edi.Cer. SpA avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et des Coopérations Internationales et de l’Agence Italienne du Commerce.

‍

Le salon CERSAIE est promu par Confindustria Ceramica en collaboration avec BolognaFiere, organisé par Edi.Cer. SpA avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et des Coopérations Internationales et de l’Agence Italienne du Commerce.

Rédigé par 
Maïa Pois

Vous aimerez aussi

Temps de lecture
12/10/2026
Areo, la polyvalence selon Alessandro Stabile

Le designer italien Alessandro Stabile dévoile, Areo en collaboration avec Kristalia. Une collection d'assises en métal pensée pour s'adapter aussi bien aux espaces intérieurs qu'extérieurs.

‍

Pour sa première collaboration avec l’éditeur italien Kristalia, Alessandro Stabile a imaginé Areo, une collection de sièges dont la conception repose sur l'utilisation de la tôle perforée. Un choix technique et esthétique qui dévoile des assises aux lignes fluides et élégantes, où le métal semble épouser les formes à la manière d'un tissu. Constituée d'une structure en tubes d'acier et d'une enveloppe en tôle perforée, la collection se décline en plusieurs versions, avec ou sans accoudoirs, toutes empilables grâce à un travail minutieux sur la forme des dossiers et la disposition des pieds.

© Matteo Girola

Une collection, plusieurs usages

Au-delà de son esthétique, Areo se distingue par une conception pensée pour simplifier les processus de fabrication. Les courbures bi-dimensionnelles de la tôle permettent notamment de supprimer l'étape d'emboutissage, réduisant ainsi les investissements, le temps et l'énergie nécessaires à la production. Autre particularité : sa capacité à passer de l'extérieur à l'intérieur grâce à un système de housses rembourrées, qui peuvent recouvrir partiellement ou entièrement la structure métallique. Une modularité pensée dès les premières étapes du projet, permettant à chaque version de conserver son identité propre. À travers la collection Areo, Alessandro Stabile propose ainsi une collection polyvalente, où recherche technique, confort et esthétique se répondent.

© Matteo Girola
Temps de lecture
6/10/2026
La Résidence, une semaine dédiée à l’éco-conception

Éco Impact lance la Résidence, une semaine intensive d'éco-conception mobilier réservée à 12 designers, au Domaine des Escaunes (Gard), du 4 au 11 avril 2027. Un programme 100% financé pour les artistes-auteurs (AFDAS) et les dirigeants de TPE/PME (subvention ADEME).

‍

Au programme : une immersion complète dans les outils d'analyse de cycle de vie et d'éco-conception, avec des experts pointus — Christophe Lemaire (Consiliom, pitch et argumentaire projet), David Legouix (FCBA, matériaux et innovation), Grégoire Gérard et Camille Cousté (Eco Impact) — et un grand témoin d'exception : Anthony Lebossé, cofondateur de Studio 5.5, lors d'un dîner-conférence.

À l'issue de la résidence, les participants présenteront leur projet devant un jury de professionnels reconnus : Carine Faure (Petite Friture), Alice Viault (Groupe Roset), Marie Carcassonne (Dynamo) et Martin Hallegouët (Bluedigo).

Temps de lecture
6/10/2026
RELEASE [AEC] change de dimension pour sa 2e édition

Pour sa 2e édition organisée le 20 octobre prochain, RELEASE [AEC] change de dimension : 25 agences d'architecture internationales viennent partager leurs retours d'expérience concrets sur l'IA et les nouvelles technologies et plus de 40 éditeurs de solutions dédiées.

Le rendez-vous est donné le 20 octobre à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Parmi les intervenants de cette 2e édition figurent notamment Anna Mytcul (KPF), Nitsan Bartov (Henning Larsen), Marco D'Ambrogio (Sweco Architects), Ami Nigam (Benoy), German Otto Bodenbender (BIG – Bjarke Ingels Group), Francis Baucher (Arte Charpentier), Philippe Chiambaretta et Adrien Pointeau (PCA-STREAM), François Muzard (enia architectes), Graham Ryder et Farouk Taoulilit (Viguier), Carlos Bañón (FORMAS.AI), George Guida (xFigura), Ismail Seleit (Gendo), Délhio Gaudé (Arquiz), Jean-Baptiste Nicolas (Unibail Rodamco Westfield), Amir Hossein Noori (Narva), Axel Wohlin (Arkyv) et Jens Majdal Kaarsholm (Motif), ainsi que Heatherwick St

Fidèle à son parti pris depuis la première édition, RELEASE [AEC] privilégie toujours les démonstrations concrètes, loin des simples présentations : chacun repart avec une vision claire de ce que ces solutions permettent de faire, dès aujourd'hui.

Les technologies, les solutions digitales et, bien entendu, l'intelligence artificielle transforment en profondeur la manière de travailler des professionnels de l'architecture et de la construction. C'est précisément ce mouvement que RELEASE [AEC] entend accompagner, en donnant à voir très concrètement ce qui est déjà à l'œuvre dans les agences les plus en pointe.

Pour plus d'informations et s'inscrire c'est ici : https://www.release-aec.com/fr/participer#register

Temps de lecture
8/10/2026
À Montpellier, Pierre Paulin siège en majesté

Au musée Fabre de Montpellier, l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ouverte jusqu’au 1er novembre, revient sur plus de cinquante ans de création d’un designer qui a fait de la matière le terrain d’une perpétuelle expérimentation.

‍

Des courbes, de la couleur et des formes, toujours. Mais cette fois-ci, c’est au design que le musée Fabre de Montpellier consacre son espace d’exposition temporaire. Avec « Le design selon Pierre Paulin », l’institution revient, jusqu’au 1er novembre, sur plus de 50 ans de création d’un designer obsédé par la forme. Un créateur qui n’a cessé de repousser les limites de l’assise pour donner corps à certaines des silhouettes les plus iconiques du XXe siècle. Influencé par son grand-oncle maternel, Frédy Balthazar Stoll, sculpteur formé dans l’atelier de Rodin, et son oncle paternel, Georges Paulin, designer automobile à qui l’on doit notamment l’invention du système Éclipse – permettant au toit des véhicules de se rabattre dans le coffre –, Paulin tire deux grandes lignes : la forme et le fonctionnalisme. Une pensée moderniste que l’étudiant en architecture intérieure au Centre d’art et des techniques (aujourd’hui Camondo) retrouve dans les travaux de l’entre-deux-guerres signés Charlotte Perriand ou Jean Prouvé, qu’il admire. De cette influence naît le fauteuil Première réalisation. Une assise imaginée comme un prototype, mais qui révèle déjà des facultés certaines pour la conception et le pousse à réaliser ses premières pièces inspirées par la Scandinavie, où il séjourne en 1951. Rapidement édité par Thonet Frères et Meubles TV, puis exposé au Salon des arts ménagers en 1953, le designer s’engage dans une voie moderniste, troquant la géométrie nordique pour les formes organiques.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

Loin des ensembliers qui avaient révolutionné la première moitié du XXe siècle, Paulin appartient à la seconde moitié du siècle, celle de l’industrie. L’arrivée de nouvelles fibres, dont le jersey, textile souple et élastique symbole de la révolution industrielle des années 1960, lui ouvre de nouvelles possibilités. Il imagine alors de nouvelles formes. Parmi elles, le Groovy et le Mushroom marquent cette décennie et lui confèrent l’image d’une époque colorée, notamment grâce à des figures comme Kho Kiang Ie, directeur artistique d’Artifort, ou le designer textile américain Jack Lenor Larsen, avec qui Paulin développe un nouveau langage. Un dialecte à part sur la scène du design qui lui vaut d’entrer au MoMA en 1969 – trois ans après avoir contribué au lancement de l’ARC initié par Jean Coural – grâce au F300 et à la Tongue Chair. Une assise si basse dont on lui avait dit qu’elle ne pourrait être commercialisée. Elle deviendra pourtant l’un des grands succès du designer, pour qui la hauteur de l’assise influe sur les échanges humains au sein d’un même lieu.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Ce rapport à l’espace, Paulin l’aborde également avec une structure mobile développée pour les salons. Bien des années plus tard, cette réflexion l’amène jusqu’aux appartements privés de l’Élysée, où il conçoit le célèbre fumoir du couple Pompidou. Une réalisation emblématique de son talent que le designer tentera d’exporter outre-Atlantique avec une collaboration avec Herman Miller et le développement du concept d’open loft. Un projet tombé à l’eau, sans doute trop précurseur à l’aube des années 1970.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Un design marqué par les innovations

De l’artisanat au concept du déhoussable, en passant par les structures exosquelettes des fauteuils Vague ou de la table Cathédrale, Paulin n’aura eu de cesse d’entremêler les concepts, les innovations et les styles. Et ce, jusqu’à revenir, vers la fin de sa vie, à une esthétique Art déco valorisant la géométrie. En témoignent encore aujourd’hui les tapis abrités par le Conseil économique et social de Paris, basés initialement sur les plans du concours remporté par Buren au Palais-Royal, ou le bureau dessiné pour François Mitterrand. Une remise en question perpétuelle de son travail qu’il poursuivra jusqu’à la fin, avec Ligne Roset ou Magis.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

De ses premières assises aux pièces devenues iconiques, l’exposition raconte la carrière d’un homme qui avait fait du design une matière à penser. L’occasion de redécouvrir – et d’essayer – certaines des silhouettes les plus célèbres du XXe siècle, façonnées par un esprit qui n’a cessé de réinterpréter ses dessins pour qu’à travers eux se lise une histoire moderne.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.