Milan 2022 : Temenos, un projet Studiopepe x Galerie Philia
Vues d'installation du projet Temenos, Design Studiopepe en collaboration avec la Galerie Philia © Maison Mouton Noir

Milan 2022 : Temenos, un projet Studiopepe x Galerie Philia

Pour la Design Week de Milan, Studiopepe a collaboré avec Galerie Philia et présente en exclusivité sa nouvelle collection d’objets design. Des pièces exposées dans le cadre d’une installation intitulée Temenos, à venir découvrir dans un espace de 200 mètres carré, investit spécialement pour l’occasion, dans le quartier de Baranzante.


Agence de design basée à Milan, Studiopepe a été créé en 2006 par Arianna Lelli Mami et Chiara Di Pinto. Fortement axé sur la création et la recherche, Studiopepe met en avant une approche multidisciplinaire englobant à la fois architecture, aménagement d’intérieur, conception de produits et direction créative. Concernant, la Galerie Philia, elle a été fondée en 2015 par deux frères et se donne pour mission d’accompagner de jeunes artistes et designers émergents ou établis, abordant une approche transculturelle marquée et un intérêt certain pour la littérature et la philosophie. Elle possède des agences à Genève, New York et Singapour, et organise des expositions dans ses espaces permanents, mais également dans des lieux originaux à travers le monde, en témoigne la collaboration avec Studiopepe.

Temenos, une installation immersive

Le projet Temenos, monté par Studiopepe et la Galerie Philia est exposé du 6 au 12 juin, dans le cadre de la Milan Design Week et présente des pièces créées en exclusivité pour la galerie. Studiopepe présente ainsi en édition limitée un ensemble de chaises monolithiques, une console, un miroir et une lampe, mais également des objets tels qu’un vase et un chandelier, fruit du travail de recherche du duo de designers qui s’interroge sur la « sémiotique » des objets et la mutation de leur fonction originelle.

Vues d'installation du projet Temenos, Design Studiopepe en collaboration avec la Galerie Philia © Maison Mouton Noir
Vues d'installation du projet Temenos, Design Studiopepe en collaboration avec la Galerie Philia © Maison Mouton Noir

Inspirations anthropologiques et de cultures anciennes

Passionnés d’anthropologie et de vestiges de cultures anciennes, Studiopepe et la galerie Philia présentent ainsi des pièces à fortes inspirations archétypales et monuments sacrés, tels que Stonehenge et le dôme du Panthéon. De fait, cet intérêt commun est symbolisé dans l’exposition par une imposante structure cylindrique, érigée au centre de l’exposition, comme un symbole de vie, de nature et du renouvellement cosmique.

Vues d'installation du projet Temenos, Design Studiopepe en collaboration avec la Galerie Philia © Maison Mouton Noir

Ainsi, chaque pièce de la collection porte le nom des neuf entités archétypales de la cosmogonie égyptienne. Parmi les lots phares de la collection figurent la table basse Tefnut, caractérisée par un plateau légèrement creusé et assemblée de plaques d’onyx brun sur plusieurs niveaux et la lampe en béton Temu. Le duo présente également un ensemble de chaises réalisées en bois brûlé, Geb et Nut, symbole de l’excentricité de Studiopepe. N’en oubliant par leur attachement à l’expérimentation et le mariage de différentes matières, ils présentent également le chandelier Nefti et les vases Seth & Sekhmet, faits en matériaux naturels, à base de mélanges de pierres, et respectueux de l’environnement. « Cette installation, conçue étroitement avec la galerie Philia, explore le concept de sacré dans toute sa complexité anthropologique et historique et les pièces de cette collection sont pleines des symboles que les objets et le mobilier ont endossé à travers l’histoire. » a par ailleurs confié Studiopepe à propos de cette collection.

Vues d'installation du projet Temenos, Design Studiopepe en collaboration avec la Galerie Philia © Maison Mouton Noir

Une nouvelle collection immersive et inspirée, à venir découvrir Baranzate Ateliers, Via Milano 251 20021 Baranzate, Italie, du 6 au 12 juin pour la Milan Design Week.

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Frgmnt : pour un design désirable

Après un premier événement en juin, Frgmnt a souhaité réitéré l’expérience en présentant, à l’occasion de la Paris Design Week, sa première exposition intitulée « Edition 01 ». Visible jusqu’au 19 septembre, celle-ci entend mettre sur le devant de la scène « les matières que personne ne regarde ».

Pour sa première participation à la Paris Design Week, Frgmnt a sélectionné pas moins de 43 designers et 11 fabricants de matériaux, réunis pour présenter une démarche et des pièces imaginées à partir de matières, de chutes et de rebuts industriels oubliés ou délaissés. Initiée par Meryl Benitah, l’initiative Frgmnt est d’abord celle d’un défi créatif lancé en juin dernier. Pendant 48 heures, des groupes de designers, associés pour l’occasion, ont imaginé des pièces à partir de médiums souvent considérés comme « non désirables ». Du bois au métal, le projet intégrait également de nouveaux matériaux, à l’image de celui conçu par Etnisi à partir de pare-brise, ou encore le Tissium développé par la société Maximum. « On était un peu sur le format d'un hackathon, mais dédié au design. On est partis de matériaux qui étaient soit récupérés, soit revalorisés pour montrer que le réemploi ou même la seconde vie peuvent être des choses désirables. Même si les participants ne se connaissaient pas, il y a rapidement eu une certaine émulation créative, et très vite des groupes se sont formés et ont réussi à sortir des pièces en deux jours seulement », confie Meryl Benitah.

Table basse LNKD par Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini et Tancrède De Beaumont / Table d'appoint Dør par Céline Proust © Etienne Boulanger

Cette initiative a retenu l’attention de Sabrina Piperno, gérante de l’espace Heureux les Curieux, qui a souhaité soutenir le projet en proposant à Frgmnt de s’exposer en septembre pour la Paris Design Week. « Pour cette édition, l’idée était d'inviter d'autres partenaires fabricants de matériaux pour créer, d’une part, cette matériauthèque et, d’autre part, de faire venir des designers ayant la même démarche. Que ce soit à travers la matière ou la démarche de fabrication design », poursuit Meryl Benitah.

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Déployée sur deux étages, l’exposition présente des univers singuliers, réunis par une même ambition : créer à partir de l’existant ou explorer le potentiel de nouvelles matières. « Il y a plein de manières de faire un objet bien conçu et qui répond aux besoins du marché. Certains font du réemploi, d'autres répondent par la matière, quand certains le font par la fonction. Mais tous racontent une histoire à travers une pièce, et toujours en se demandant comment créer des objets qui soient désirables sur le long terme. » Une interrogation qui a amené des designers à s’associer avec des fabricants à l’image de hors-studio dont la lampe Caretta Caretta a été réalisée en Celullio, un matériau développé en collaboration avec Matériaux Urbains. Ce dernier est également à l’origine de Paperio, un nouveau médium sur lequel Atelier Alcova s’est appuyé pour donner vie à Tecto. De leur côté, d'autres créatrices et créateurs présentent des pièces originales issues de leur propre démarche. On retiendra notamment Atelier Perret, à l’origine de la suspension Séléné réalisée à partir de marc de café, mais aussi le vase T65 conçu à partir de pain par le studio Copain, et enfin le concept d'Emma Batsheva Cohen autour de l’optimisation du cuir végétal.

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Quinze ans après le lancement de Kuskoa, Alki et Iratzoki Studio font évoluer cette collection emblématique avec Kuskoa M.

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Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

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