Éditions du Coté, Procédés Chénel, Coédition...: Quand éditer est une affaire de famille
Editions du Coté

Éditions du Coté, Procédés Chénel, Coédition...: Quand éditer est une affaire de famille

Succéder à des générations de créatifs, avoir la capacité de réinventer et pérenniser une entreprise familiale est souvent un lourd fardeau à porter. Cependant, certaines maisons sont enthousiastes et font du passé un héritage ouvert à l’avenir. Partage d’expériences avec les Procédés Chénel, Coéditions et les Éditions du Coté.


Procédés Chénel : à chaque génération sa pierre apportée

Si chaque famille a ses propres marqueurs, ceux des Chénel passent avant tout par l’amour et l’admiration. Quatre générations se sont succédé dans cette aventure créative et innovante que sont devenus les Procédés Chénel International, et ce depuis 1896 s’il vous plaît ! Sophie, arrière-petite-fille du fondateur Gilles Ranno, est aujourd’hui à la tête de cette société spécialisée dans la conception de techniques d’aménagement d’espaces. Consacrés aux expositions et manifestations en France et à l’étranger, les Procédés Chénel travaillent tout d’abord le bois et se développent largement jusqu’en 1991 grâce aux deux premières générations. C’est après des études en architecture que Guy Chénel, le père de Sophie, reprend l’entreprise en 1963. Avec plus de 50 brevets à son actif, Guy fait croître l’entreprise.

Aujourd’hui, Sophie a repris le flambeau et n’a de cesse de développer différents papiers non feu que l’entreprise a créés. Papier, carton et autres textiles classés non feu M1 sont transformés, pliés, gaufrés, collés en nids-d’abeille ou encore perforés, avant d’habiller murs, éléments lumineux et plafonds de lieux dédiés à l’évènementiel. Nombreux sont les clients qui en redemandent. Pour les collections 2021, Channel a fait appel à Chénel pour habiller ses vitrines à l’international. Pour Sophie, la transmission est fondée sur le lien affectif entre une entreprise et son dirigeant. Ce lien a été tissé avec le temps, mais aussi avec le cœur parce qu’elle a su apporter de l’âme à sa maison.

www.chenel.com

TABOURET STOOLY
Fabriqué en carton recyclable.
PAPIER DROP A LA CARTE
Un matériau de type papier, non-tissé composé de cellulose, polyester et fibre de verre.

Nid d’abeille en Drop Paper ®
Éléments lumineux décoratifs en papier de formes et dimensions variables en Drop Paper®
Classés non feu M1, autostables ou suspendus

L’éclairage intérieur du luminaire en papier peut être créé par des fluos de couleur pour obtenir toute une variété de nuances.
Honeycomb Modules permet de créer des parois courbes ou droites en superposant des modules.

ARCHITECTURE IGLOO
Succession d’écrans découpés selon le motif désiré.

Chez Coédition : de père en fils

Lorsqu’un père et son fils décident de travailler à quatre mains pour créer une maison d’édition à leur image, en accolant les plus belles signatures à leur nouvelle marque, cela donne une entité basée sur la transmission et la passion du beau. Trente-cinq ans après avoir fondé Artelano, maison d’édition mythique aux inspirations italiennes, Samuel Coriat s’associe à son fils Charles, étudiant à l’époque, pour en fonder une nouvelle au nom évocateur de Coedition. Pour cela, ils font appel à des designers qui cochent toutes les cases de leur cahier des charges. Avant tout exigeant, le binôme tend vers une concordance et de la créativité dans les différentes collaborations mises en place. Construire des collections cohérentes, tout en préservant la différence de chaque personnalité est fondamental pour Coedition.

Quatre créateurs historiques de la maison Artelano, Patricia Urquiola, Marco Anusso Jr., Shin Azumi et Olivier Gagnère, entrent dans la danse, rapidement rejoins par d’autres designers non moins talentueux. Les produits de Patrick Jouin, Sebastian Herkner ou encore de A+A Cooren, pour n’en citer que quelques-uns, viennent étoffer les propositions de Coedition au fur et à mesure. Pièce iconique de la maison, le fauteuil Altay de Patricia Urquiola a tant de succès qu’il est décliné dans une même collection.

www.coedition.fr

Table Sisters, design Patricia Urquiola
COEDITION janvier 2020
Fauteuil Dalya, design Patricia Urquiola
COEDITION © N. Millet

Canapé Palm Springs design Anderssen & Voll, Coéditions © N. Millet

Editions du Coté : l’identité en héritage

Couple à la ville comme dans leur maison d’édition lancée en 2017, Elodie Maentler-Ducoté et Marc-Alexandre Ducoté ont choisi le Pays Basque dont ils ne sont pas originaires pour s’y implanter il y a quinze ans. Éditions du Coté propose du mobilier et des œuvres d’art à la fois minimalistes et atemporels. Les pièces sont faites de concert entre l’artiste, l’artisan et l’éditeur toujours en circuit court. C’est de cette manière que l’équilibre des trois premières collections s’est fait très naturellement. Éditions du Coté a su s’entourer d’artistes de tous horizons : sculpteur, designer, musicien, voire danseur collaborent aux projets de la marque. Tout est produit entre le pays basque et l’Aquitaine, dans un rayon de 20 km pour la plupart des pièces, en édition limitée, sur-mesure ou à la demande dans le but de mettre en lumière le savoir-faire des artisans régionaux.

Au-delà de cette valorisation, leur but est de développer ces expertises existantes, en poussant la réflexion vers de nouvelles techniques notamment. Une thématique est définie par collection, souvent inspirée par l’environnement. Artzain, leur première collection, fait écho au berger basque, Ondulations est une évocation au littoral et Perspectives rend hommage aux aspects culturels présents et à venir. Si la philosophie de la maison est la singularité, elle symbolise aussi la gratitude qu’ont Elodie et Marc-Alexandre envers une terre qui a su les accueillir à bras ouverts.

www.editionsducote.com

Galerie, Editions du Coté © Melanie Torok
Maddi Bi, Editions du Coté
''Le liège comme souvenir d’un enracinement. Le verre comme minéral s’étant élevé à la transparence du vent. Une sculpture table basse''
© Melanie Torok

Rédigé par 
Cécile Papapietro-Matsuda

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17/9/2026
Frgmnt : pour un design désirable

Après un premier événement en juin, Frgmnt a souhaité réitéré l’expérience en présentant, à l’occasion de la Paris Design Week, sa première exposition intitulée « Edition 01 ». Visible jusqu’au 19 septembre, celle-ci entend mettre sur le devant de la scène « les matières que personne ne regarde ».

Pour sa première participation à la Paris Design Week, Frgmnt a sélectionné pas moins de 43 designers et 11 fabricants de matériaux, réunis pour présenter une démarche et des pièces imaginées à partir de matières, de chutes et de rebuts industriels oubliés ou délaissés. Initiée par Meryl Benitah, l’initiative Frgmnt est d’abord celle d’un défi créatif lancé en juin dernier. Pendant 48 heures, des groupes de designers, associés pour l’occasion, ont imaginé des pièces à partir de médiums souvent considérés comme « non désirables ». Du bois au métal, le projet intégrait également de nouveaux matériaux, à l’image de celui conçu par Etnisi à partir de pare-brise, ou encore le Tissium développé par la société Maximum. « On était un peu sur le format d'un hackathon, mais dédié au design. On est partis de matériaux qui étaient soit récupérés, soit revalorisés pour montrer que le réemploi ou même la seconde vie peuvent être des choses désirables. Même si les participants ne se connaissaient pas, il y a rapidement eu une certaine émulation créative, et très vite des groupes se sont formés et ont réussi à sortir des pièces en deux jours seulement », confie Meryl Benitah.

Table basse LNKD par Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini et Tancrède De Beaumont / Table d'appoint Dør par Céline Proust © Etienne Boulanger

Cette initiative a retenu l’attention de Sabrina Piperno, gérante de l’espace Heureux les Curieux, qui a souhaité soutenir le projet en proposant à Frgmnt de s’exposer en septembre pour la Paris Design Week. « Pour cette édition, l’idée était d'inviter d'autres partenaires fabricants de matériaux pour créer, d’une part, cette matériauthèque et, d’autre part, de faire venir des designers ayant la même démarche. Que ce soit à travers la matière ou la démarche de fabrication design », poursuit Meryl Benitah.

Ecran ambiant et chaises chimères Sunset Chamber par Théo Laverne et Nicolas Guillamot © Intramuros

Une nouvelle manière de penser la matière

Déployée sur deux étages, l’exposition présente des univers singuliers, réunis par une même ambition : créer à partir de l’existant ou explorer le potentiel de nouvelles matières. « Il y a plein de manières de faire un objet bien conçu et qui répond aux besoins du marché. Certains font du réemploi, d'autres répondent par la matière, quand certains le font par la fonction. Mais tous racontent une histoire à travers une pièce, et toujours en se demandant comment créer des objets qui soient désirables sur le long terme. » Une interrogation qui a amené des designers à s’associer avec des fabricants à l’image de hors-studio dont la lampe Caretta Caretta a été réalisée en Celullio, un matériau développé en collaboration avec Matériaux Urbains. Ce dernier est également à l’origine de Paperio, un nouveau médium sur lequel Atelier Alcova s’est appuyé pour donner vie à Tecto. De leur côté, d'autres créatrices et créateurs présentent des pièces originales issues de leur propre démarche. On retiendra notamment Atelier Perret, à l’origine de la suspension Séléné réalisée à partir de marc de café, mais aussi le vase T65 conçu à partir de pain par le studio Copain, et enfin le concept d'Emma Batsheva Cohen autour de l’optimisation du cuir végétal.

Miroir Soulmates par Clement Thevenot, fauteuil, lampe et petite table Tash'rit par Emma Batsheva Cohen © Intramuros

Favoriser les rencontres

Autant de profils et de pistes explorées qui entendent démontrer que des matières, a priori délaissées, peuvent devenir désirables dès lors que le design s’en empare. « Mon objectif personnel est de favoriser ce lien entre les fabricants, les designers, mais aussi les prescripteurs, en créant un joli écosystème qui va les faire collaborer et permettre à ces pièces de se retrouver dans des hôtels, des restaurants, et favoriser leur développement à grande échelle. » Avec cette exposition, c’est donc de nouvelles passerelles entre les secteurs clés du design que Meryl Benitah entend construire.

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17/9/2026
Triode inaugure le 28, son nouvel espace d’exposition

Triode a récemment inauguré le 28, un nouvel espace parisien pensé comme un terrain d’expression libre pour les designers. Pour ouvrir le bal, Jean et Oliver Pelle, fondateurs du studio américain Pelle, présentent l’exposition « Metallic Reverie » composée de dix pièces inédites autour du métal et de la lumière.

Ni galerie, ni showroom. Installé au 28 rue Jacob, dans le 6e arrondissement, le 28 entend proposer un nouveau format d’exposition. Imaginé par Jacques Barret, fondateur de Triode, ce nouvel espace invite des designers représentés par la maison à dépasser la seule présentation de leurs collections. À chaque exposition, ces derniers ont carte blanche pour dévoiler une facette plus personnelle de leur univers. Pour cette première invitation, Triode retrouve ainsi Jean & Oliver Pelle, quatre ans après leur première exposition commune à Paris.

Collection Light Objects par Oliver Pelle

Deux regards sur la matière et la lumière

Architectes de formation et installés à Brooklyn, Jean et Oliver Pelle développent une pratique à la frontière de l’architecture, de l’artisanat et de l’expérimentation. Pour l’exposition « Metallic Reverie », le duo a imaginé dix œuvres spécialement conçues pour le 28, réunies autour d’un même matériau : le métal. Jean Pelle y présente notamment sa série de luminaires Fountain, nourrie de souvenirs et de paysages observés en Corée et sur les côtes américaines tandis qu’Oliver Pelle explore à travers Light Objects la rencontre entre lumière, matière et espace. Deux écritures bien distinctes mais réunies par une même attention portée à la matérialité. Une manière d’inaugurer le 28 en donnant à voir ce que ce nouveau lieu entend précisément révéler : l’intime personnalité des designers.

Luminaire Cityscape, collection Fountain par Jean Pelle
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15/9/2026
Garnier & Linker signe sa première collection outdoor

À l’occasion de la Paris Design Week, Garnier & Linker a dévoilé Aurora, sa première collection de luminaires outdoor. Une nouvelle étape pour le studio, qui transpose son travail autour de la matière et de la lumière à de nouveaux usages.

Avec Aurora, Garnier & Linker brouille les frontières entre intérieur et extérieur. Pour cette première incursion vers l’outdoor, le studio ne rompt pas avec son vocabulaire formel mais choisit au contraire de le prolonger. Plusieurs pièces existantes sont ainsi ré-interprétées en introduisant notamment un nouveau matériau : la fonte d’aluminium. Jusqu’alors déclinés en bronze ou en plâtre, les luminaires gagnent ici une expression plus architecturale, adaptée aux contraintes de l’extérieur sans perdre l’identité propre au studio.

Applique Aura, collection Aurora © Garnier & Linker

La matière comme fil conducteur

Employée seule sur les appliques Nezu et Kora, ou associée à l’albâtre pour les modèles Teree et Theo, la fonte d’aluminium enrichit les recherches menées par le duo autour des matières et de leurs interactions avec la lumière. En plus de ces modèles, la collection s’enrichit de six autres pièces inédites intitulées Aura, Cronos, Eos, Gaia, Retina et Thala. Développée au sein de l’atelier du studio situé près de la forêt de Fontainebleau, la collection s’inscrit dans la continuité d’une démarche où matière et texture façonnent l’objet. Et si l’aluminium répond naturellement aux exigences d’un usage pour extérieur, ces pièces sont également imaginées pour prendre place dans des espaces intérieurs. Présentée comme le premier chapitre d’une offre appelée à s’étoffer, Aurora entend ainsi repenser le luminaire outdoor en l’affranchissant de ses codes traditionnels pour l’intégrer pleinement au langage du studio.

Applique Eos, collection Aurora © Garnier & Linker
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17/9/2026
Alki revisite Kuskoa avec Kuskoa M

Quinze ans après le lancement de Kuskoa, Alki et Iratzoki Studio font évoluer cette collection emblématique avec Kuskoa M.

Créée par Iratzoki Studio en 2011, Kuskoa s’est imposée comme l’un des best-sellers d’Alki avec son principe de coque en chêne posée sur un chevalet en bois massif. La marque dévoilait, à l’occasion de la Paris Design Week, Kuskoa M. Composée d’une chaise, de deux tabourets de hauteurs différentes et d’un banc, la collection a été imaginée pour les restaurants, les bars, les cantines comme les cuisines. Avec ses diverses hauteurs et typologies, cet ensemble peut ainsi offrir plusieurs configurations au sein d’un même espace.
Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

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