Villa Albertine : candidatez pour une résidence à New York
Industry City à New York

Villa Albertine : candidatez pour une résidence à New York

En partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller et WantedDesign, la Villa Albertine lance un appel à candidatures pour  deux créateurs français – un artisan et un designer –  pour une résidence new-yorkaise en 2023.  Attention, le dépôt de candidature est ouvert jusqu’au 10 avril.


Lancé à l’automne 2021, le programme de la Villa Albertine propose des résidences aux Etats-Unis pour des artistes et créateurs. Parmi les lauréats de la première édition, on notera par exemple Robin Bourgeois (cf Intramuros 210) et Dimitry Hlinka (cf Intramuros 207)

Villa Albertine : résidences en 2023

L’appel à candidatures pour la prochaine édition est prolongée jusqu’au 10 avril. Il concerne la sélection de deux créateurs pour deux résidences d’une durée de deux mois, entre mai et juillet ou entre octobre et décembre 2023. Situées à Brooklyn, ces résidences d’explorations ancrées à IndustryCity ont pour vocation d’être traduites comme des enquêtes de terrain qui veulent inspirer et créer des liens. Le créateur aura le choix de s’appuyer sur une proposition inédite, pensée pour la Villa Albertine, ou bien de se baser sur une recherche préexistante, qui trouverait un développement singulier pour le projet. Cette ouverture outre-Atlantique permettra ainsi à l’artisan et au designer sélectionné d’avoir accès à des organisations professionnelles clés du secteur à New York.

Villa Albertine : accompagnement et une prise en charge matérielle

Tout au long des deux mois de résidences, la Villa Albertine s’engage à apporter un accompagnement sur mesure, adapté aux attentes et au profil de chaque résident. Il sera par ailleurs porté par le WantedDesign, structure de référence du secteur à New York, et agira comme un accélérateur de rencontres et de découvertes pour le résident à travers un programme de rendez-vous, de visites et d’évènements établis selon ses besoins.

En partenariat avec la Fondation Bettencourt Schueller, les besoins matériels relatifs aux projets et à la vie des résidents seront également pris en charge par la Villa Albertine, à savoir une allocation de résidence permettant de couvrir les frais du quotidien, un espace de travail personnel au cœur d’Industry City – au contact direct de l’équipe de WantedDesign -, le voyage aller-retour, le logement, l’assurance santé, responsabilité civile et rapatriement.

Critères d’éligibilité, modalité de candidature et partenariat

Pour déposer sa candidature, le candidat doit avoir plus de 21 ans, se doit d’exercer sa pratique artistique ou intellectuelle à titre professionnel et doit être reconnu comme tel par ses pairs. Le projet déposé doit être une suite logique à ses objets de recherche précédents et en pertinence avec l’écosystème qui entoure la résidence. Le candidat doit donc avoir un profil assez avancé dans sa pratique, avoir un attrait particulier pour les Etats-Unis et particulièrement New York, au point de vouloir y développer sa pratique.

Les formulaires de candidatures sont à envoyer par mail (design.crafts@villa-albertine.org) avant le 10 avril 2022 avec les documents suivants :

  • Un dossier de présentation en français du parcours et du travail du candidat en moins de 10 pages
  • Une présentation courte (moins de 2 pages) de l’intention de recherche et de prospection en précisant s’il s’agit d’une candidature pour l’artisan d’art ou le designer
  • La démonstration du niveau d’anglais à travers une courte vidéo de présentation

Une fois le lauréat sélectionné, la Villa Albertina engagera un dialogue afin d’identifier avec lui un partenaire français qui serait pertinent pour accompagner son projet. Ce partenariat ne nécessitera pas de contribution financière, mais ce soutien pourra se développer en une aide à la rédaction du projet, identification des ressources et prises de contact utiles au candidat, d’une promotion du projet via les réseaux sociaux ou bien d’une réalisation post-résidence. Le candidat a la possibilité de suggérer un partenariat dès son envoi de candidature.

En résumé

  • Deux résidences : 1 designer + 1 artisan d’art
  • Date de limite de candidature : 10 avril 2022 23h59 heure française
  • Durée de la résidence : 2 mois (mai-juillet 2023 ou octobre-décembre 2023)
  • Lieu : Industry City, 22 à 36th Street Brooklyn, NY11232
  • Pour candidater :  design.crafts@villa-albertine.org

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Hall haus fait sa rentrée chez Monoprix

Pour cette rentrée, Monoprix invite Hall Haus à signer une collection de mobilier et d’objets décoratifs empreints d’une esthétique industrielle. À cette occasion, nous avons posé trois questions à Sammy Bernoussi, cofondateur du studio parisien.

Porté par un univers mêlé d'influences hip-hop et sportives, Hall Haus présente sa collaboration avec Monoprix. Première d’ampleur pour le studio, la collection distille un style industriel dans l’air du temps sur un large éventail de meubles et d’objets dédiés à la maison. Une approche contemporaine dont nous parle Sammy Bernoussi, l’un des quatre cofondateurs du collectif.

Hall Haus est souvent associée à une esthétique industrielle marquée par des plaques d’acier ajourées. Pourquoi avez-vous souhaité conserver ce parti-pris dans cette collection ?

Certes, on retrouve des plaques avec des trous, mais il me semble que nous nous sommes tout de même un peu détachés de cela en créant un pont avec Prisunic. Et ça passe notamment par des tubes cintrés. On avait déjà expérimenté cette technique, mais c’était difficile pour nous car nous avions de petits volumes de production. La collaboration avec Monoprix a ouvert de nouvelles portes formelles, mais aussi matérielles avec le chrome, excessivement cher sur des séries réduites. Par ailleurs, le fait de collaborer avec Monoprix nous a aussi donné l’opportunité de créer une vraie gamme complète. Esthétiquement on voulait qu’elle reflète nos créations passées, mais aussi ce que nous n’avions pas encore eu la chance de voir aboutir. On parle beaucoup de Bahaus aujourd’hui, donc ça nous amusait de mélanger les structures tubulaires de Breuer avec notre ADN. Cette collection est un mélange d’historique et de notre propre langage, notamment coloré. Pour rappel, Hall Haus vient des halls d'immeubles et de ce que renvoient ces espaces en termes de collectivité, mais la deuxième partie du nom et surtout une évocation de notre sensibilité pour le courant moderniste du Bahaus.

Monoprix - Hall Haus

La collection s’impose par ses nombreuses typologies différentes. Pourquoi ?

On a vraiment eu carte blanche pour ça. L’idée de départ était de proposer les essentiels de la rentrée puisque nous arrivions début septembre. On voulait qu’un étudiant puisse meubler son nouvel appartement avec du beau et pour pas cher. Qu’il puisse mettre peut-être 10 euros de plus pour avoir une pièce customisée. Il me semble que l’on a dessiné plus de 45 objets au départ pour finalement n’en fabriquer que 27. Nous avons sélectionné des typologies accessibles, mais nous avons aussi décidé d’en hybrider d’autres. Par exemple, nous avons enlevé le sèche-linge, mais des barres ont été ajoutées sur le paravent pour lui donner une nouvelle fonction d’étendoir. En découle un objet intéressant pour les petits appartements. En fait, je suis convaincu que chacun peut trouver une pièce utile pour son appartement.

Avec vos créations précédentes, les collectionneurs étaient habitués à la couleur. La collection que vous proposez semble pourtant faire l’éloge de la sobriété ?

C’est vrai que les créations du studio sont souvent personnalisables dans des couleurs vives, mais pour notre collaboration avec Monoprix, il fallait rationaliser. On a enlevé le rose, nous avons gardé le bleu uniquement pour le caddie et avons opté pour le jaune et le beige qui est un ton neutre et continu d’être très demandé. Et après nous avons simplement rehaussé la collection d’un petit peu de rouge en référence à Monoprix. Avec la base moderniste en chrome, nous étions très libres pour le choix des couleurs, donc ça s’est avéré très naturel.

Monoprix - Hall Haus
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« take one just in case » : repenser le bazar

Pour la Paris Design Week, Pierre Castignola et Alexandre Delasalle rassemblent les travaux de 27 designers au sein de l’exposition « take one just in case ». Un hommage aux typologies oubliées, parfois devenues incongrues, et aux styles inattendus.

Si la Paris Design Week tient à célébrer le design dans toute sa diversité, ce dernier demeure une notion relativement fermée. C’est sur la base de ce constat qu'Alexandre Delasalle et Pierre Castignola ont imaginé, pour cette édition de septembre, une exposition célébrant des typologies alternatives. « Au fil des années et des éditions, nous étions frustrés de constater que les pièces présentées sont généralement les mêmes, allant de la chaise à la table en passant par le miroir. Or, mon esthétique pop-culture et les objets usuels mais très classiques de Pierre ne rentrent pas dans les codes du design postmoderne », analyse Alexandre Delasalle. Convaincu que le secteur est plus foisonnant que ce qu’il laisse entrevoir, le duo a donc imaginé une exposition célébrant des objets délaissés.

Un rassemblement hétérogène

Pour les aider à illustrer cette diversité, les deux amis ont invité 27 profils différents, designers comme artistes, à retravailler des archétypes d'objets. « À l’origine, Pierre et moi avions pensé à des objets comme une roulette à pizza ou un seau, car ce sont des objets qui n’ont pas de nom dans le design. Le premier est généralement habité par autre chose, comme la forme d’un super-héros ou une couleur décalée, tandis que le deuxième est oublié au point de devenir le degré zéro de l’écriture. » Deux approches opposées, l’une bruyante et l’autre silencieuse, rapidement augmentées par les visions propres aux autres créatrices et créateurs. Du gant de vaisselle en cuir réalisé par Alice Clermont au dévidoir de papier toilette industriel signé Tim Teven, en passant par une boîte en céramique surmontée d’un collier à clous imaginée par l’artiste plasticien Sacha Lefèvre, les démarches, parfois très littérales ou plus incarnées, s’entremêlent au sein de l’exposition. « Ce qui nous semblait le plus important, c’était d’établir un corpus qui soit en capacité de nous surprendre. Globalement, on connaissait tous les profils de plus ou moins loin, mais nos discussions et réflexions nous permettent aujourd’hui d’exposer des objets très différents, qu’ils aient été conçus spécialement pour l’événement ou non. »

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Inspirés par la multitude d’objets invisibles qui habitent nos rangements, Alexandre Delasalle et Pierre Castignola se sont intéressés aux bazars. « Ce sont des espaces qui regroupent des éléments très contradictoires, allant du classique pouvant durer une vie, comme une poêle, à des choses très fortes mais parfois très éphémères, comme des pantoufles. » Reprenant ainsi l’idée de ces marchés, le lieu d’exposition, anciennement un garage, a été façonné tout en longueur. « Ce qui était intéressant, c’est que la notion de bazar n’est pas la même d’un pays à un autre. J'ai en tête celui de Belleville, mais pour d’autres créateurs il peut s’agir de chaînes de magasins comme Action. En revanche, l’idée d’une petite façade avec des allées longitudinales est commune. Nous voulions donc avoir cette idée de pénétrer l’espace », détaille Alexandre Delasalle. En accord avec cette vision, l’espace d’exposition laisse place à un long rayonnage central sur lequel dialoguent une balayette néo-futuriste et un mini-ventilateur baroque tout droit sorti d’un Disney. « La scénographie est bricolée avec des parpaings et des racks de rangement, mais elle sert le concept. C’est cette accumulation d’un certain nombre d’objets qui donne au bazar son esprit, et non pas l’inverse. Et c’est cette idée qui confère à “take one just in case” quelque chose de polyphonique », conclut le designer.

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Paris Design Week : la création chinoise s’expose à Paris

À l’occasion de la Paris Design Week, la scène créative chinoise investit plusieurs lieux de la capitale. Du Palais-Royal au Marais, trois rendez-vous témoignent d’une création en mouvement, entre héritage culturel, expérimentation et nouveaux usages.

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Au coeur des jardins du Palais-Royal, la signature du designer et architecte d’intérieur Wu Bin est présenté à travers Le Pavillon du Temps du 9 au 17 septembre. Réalisée en acier inoxydable poli miroir et enveloppée d’une membrane inspirée du papier de Xuan, la structure évolue avec la lumière et les mouvements de son environnement. Divisé en trois segments, le pavillon se transforme au fil de la journée en un cadran solaire contemporain, à la frontière de l’art, du design et de l’architecture.

Le Pavillon du Temps, Wu Bin

Le « bon goût » selon la création chinoise

Du 10 au 14 septembre, le China Creative Pavilion réunit une vingtaine de marques et talents au sein de la Paris Design Week Factory. Sous le thème « Bon Goût ! Good Taste ! », le parcours interroge les relations entre esthétique, sensations et usages. Parmi les projets présentés, Anta s’associe à l’artiste Liu Tong autour d’une installation en papier inspirée de sa technologie ANTA FOLD, tandis que SDCC transforme des céramiques rejetées de Jingdezhen en revêtements architecturaux, conjuguant savoir-faire porcelainier et économie circulaire.

© SDCC

Quand l’art rencontre le quotidien

Enfin, l'exposition "Form Before Form", présentée à l’Espace AUBE du 9 au 19 septembre, marque les débuts européens de YUAN, un projet fondé à Pékin par Song Tao. Céramique, peinture, art floral et installations organiques s’y rencontrent autour d’une vision du design envisagé comme le prolongement d’une recherche artistique et d’une manière d’habiter. La céramiste Du Qinfen y présente notamment YUAN Collection 01, qui transpose son vocabulaire artistique dans des objets du quotidien.

Exposition "Form Before Form" à l'espace AUBE 
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Intramuros #229 : Second Life

Nous avons longtemps confondu nouveauté et progrès. Comme si avancer supposait nécessairement de remplacer. Comme si un objet, un matériau ou un bâtiment perdaient toute valeur dès lors qu’ils avaient déjà servi. Cette logique a façonné nos intérieurs autant que notre économie : produire, séduire, vendre, oublier. Puis recommencer. Encore et encore. Désormais, le réel nous oblige à regarder autrement ce qui existe déjà. Il ne s’agit pas de renoncer à créer, encore moins de céder à une quelconque nostalgie.

Mais, au contraire, d’élargir le territoire du projet. Réparer, transformer, réemployer, reconditionner, détourner. Tous ces gestes demandent autant d’intelligence que l’invention ex nihilo. Peut-être même davantage. Car composer avec l’existant impose des contraintes, une histoire et, parfois, des cicatrices. Le designer ne part plus d’une page blanche. Aujourd’hui, il écrit la suite.

Sommaire

Design 360

Design Story

Second life, L’âge de la deuxième matière

Dans les mailles d’Iranzo

Maximum, la matière en changement d’état

James Shaw : Agrégats colorés

Issey Miyake, expérience biophilique

Furniture for Good : la matière reprend forme

Sander Wassink, faire avec

Lucie Gholam, reconstruire un récit

Rikkert Paauw, composer avec l’existant

SEA LÍA : chirurgie plastique

.Oddity Fragrance, design parfumé

Dirk van der Kooij, la mémoire du plastique

ecoBirdy : à hauteur d’enfant

Semper & Adhuc, le temps repris

hors-studio, matières premières

deco.and, extravagant silence

Re-design, (Ré)incarner l’objet

Éditeurs, conscience collective


Matières

Fab.BRICK, refaire le mur

Antonin Mongin, la fibre design

Loumi Le Floc’h, lumière d’été

Rezign, le textile réinventé

pierreplume, les fibres du réemploi

Kami-Kami, quand la matière change de statut

In-situ

Ce qui est déjà làOne Yard, d’une industrie à l’autre

K5 : Valeur constante

Atelier Craft, Histoires inédites

Experimenta

Laboratoire des pratiques durables : quand la matière redessine le projet

In the Air

Salon Artisans d’Excellence : la matière à l’honneur

Concours Technogym x Intramuros : les lauréats de la deuxième édition

Hyline : invisibiliser les frontières

Studio MTX, quand la broderie change d’échelle

EquipHotel : les temps forts de l’édition 2026

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