Architecture d’intérieur

Vibia dévoile, au cœur de son nouveau showroom, une palette de 23 couleurs aux tons clairs, foncés, neutres, vibrants et feutrés. Réalisée en collaboration avec le studio de design suédois Note Design Studio, « Chromatica » est pensée comme un outil d’inspiration pour les architectes et designer d’intérieurs.
Créer une lumière poétique
C’est dans son nouveau quartier général de la banlieue de Barcelone que Vibia dévoilait sa nouvelle collaboration avec le studio de design suédois Note Design Studio. Comme un clin d’œil, « Chromatica » était appliquée à la 1re collaboration entre Vibia et Note, la lampe « Musa ». Au cœur du showroom, accrochés sur un mur, se dressent 23 exemplaires de cette lampe, déclinée en 23 coloris qui composent la nouvelle palette.
« Chromatica » est inspirée de la nature et des matériaux utilisés par les professionnels de l’architecture et de la décoration d’intérieur : pierre, ciment, métal ou brique. Autant de surfaces qui leur offrent la possibilité de traduire leurs idées en sensations en associant tons clairs et lumineux, couleurs neutres et mates, ou en produisant des conceptions monochromatiques. Car « Chromatica » rayonne au-delà de ses 23 coloris : « c’est une plateforme qui offre une créativité sans fin », c’est une « boîte à outils à utiliser pour créer un espace » explique Cristiano Pigazzini, directeur de Note Design Studio.
Inspirer les professionnels

Afin de s’approprier les nuances de « Chromatica », Vibia et Note Design Studio proposent « Zoom In Zoom Out ». Une ressource visuelle qui présente concrètement l’utilisation qui peut être faite des 23 nouveaux coloris. Comme l’explique Sanna Wålhin, décoratrice du studio suédois, « les 23 couleurs de Chromatica ont été sélectionnées en vue d’être compatibles avec les matériaux d’architecture actuels, il fait donc sens de présenter ces associations dans un paysage construit ». Car chacune des 24 compositions présentées fusionne 3 nuances de la gamme « Chromatica » et un luminaire Vibia pour former un paysage à la fois réel et artificiel.
Un siège qui rassemble

Depuis décembre 2018, Vibia a pris ses quartiers à 20 minutes du centre-ville de Barcelone. Son tout nouveau siège de 16 000 m² réunit les bureaux, le showroom et l’usine d’assemblage de la marque. Un espace qui prône la collaboration entre Vibia et les professionnels de l’architecture et de la décoration d’intérieur.
Ce bâtiment est à l’image de l’enseigne espagnole puisque la lumière y est omniprésente. Dans l’entrée, le studio de design Fransesc Rifé joue avec la lumière naturelle. Le claustra en bois rosé, balayé par la lumière du soleil catalan enveloppe l’espace d’accueil et guide à l’étage supérieur. Le showroom, d’une superficie de 2 000 m² met en scène la le rôle architectural et décoratif de la lumière artificielle.
Ce nouveau siège catalan prône aussi la collaboration entre les départements. En effet, le cabinet d’architecture Saus Riba Llonch et l’architecte d’intérieur Carlota Portavela rassemblent les bureaux de la marque et son usine d’assemblage. Une proximité chère au directeur général Pere Llonch.

Jusqu’au 12 janvier 2020, le Pavillon de l’Arsenal présente l’exposition « Hôtel Métropole – Depuis 1818 ».
À travers cette exposition, les deux commissaires invités Catherine Sabbah et Olivier Namias interrogent sur le devenir des hôtels au regard des nouveaux enjeux environnementaux. Un travail tout d’abord historique qui dévoile le lien intrinsèque qu’il existe entre l’hôtel, les modes de vies et les époques dans lesquels il évolue. Une réflexion ensuite appuyée par 4 projets qui placent les enjeux environnementaux en leur cœur.
À ce jour, l’Ile-de-France compte 2 450 hôtels et 15 000 chambres. Chacun est le reflet des besoins et attentes de l’époque dans laquelle il a évolué. Le Meurice, à son ouverture en 1818, accueillait simplement les voyageurs venant de Calais. Puis des hôtels aux ambitions plus mondaines ont vu le jour, comme le Ritz en 1898. Plus tard, les Trente Glorieuses marquent le début du tourisme de masse. C’est à la même époque que fleurissent les premiers hôtels standardisés à l’image du Hilton Suffren en 1966. Enfin, l’hôtellerie s’est vue dans l’obligation de répondre aux besoins du tourisme d’affaires. Ainsi, de nombreux hôtels ont été construits à proximité de pôles de connexions tels que l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
L’hôtel se devait de proposer un confort climatique (chauffage, climatisation et eau chaude) à ses clients, sans pour autant prendre en compte l’environnement. Aujourd’hui, l’exposition interroge sur le changement de mentalité de la clientèle, notamment en matière environnementale. Et si le respect de l’environnement devenait un critère dans le choix d’un hôtel ?
L’environnement au cœur de la réflexion
En lien avec l’exposition, 4 projets intègrent les enjeux environnementaux à leur réflexion : le lobby, le corridor et la chambre sont repensés pour être plus responsables.
La marquise – Jean-Benoît Vétillard, architecte

La marquise est un lieu de transition entre l’extérieur, la ville, et l’intérieur, le lobby. Elle marque donc le passage d’un monde à un autre. Ici, elle est en fibres de lin et de résine naturelle, et éclairée par des LED qui sont activées par les visiteurs lorsqu’ils passent la porte-tambour de l’entrée.
Une pièce capable – Lina Ghotmeh, architecte

La chambre s’adapte aux flux qui s’intensifient et répond à la pluralité des besoins. Ainsi, elle devient une pièce de vie, de travail, d’accueil et de sommeil, et répond aux enjeux environnementaux : les murs sont en bois et fibres naturelles, les carreaux de douches sont issus de la transformation du sable et le revêtement du lit est en linge recyclé.
Un voyage, pas une destination – Nicolas Dorval-Bory, architecte

Le couloir d’hôtel est pensé comme un vecteur d’usage : il irrigue les chambres de réseaux et guide le client vers celles-ci. Afin d’être éco-friendly, il répond aux enjeux de durabilité et de salubrité. Les matériaux utilisés, comme le bois, ont une empreinte carbone faible et le confort lumineux est au rendez-vous : l’intensité lumineuse est variée ce qui la rend plus agréable que l’uniformisée que l’ont roule actuellement.
La chambre de demain – Ciguë architectes

Cette chambre questionne l’usage qui est fait de l’eau. Alors qu’une chambre consomme en moyenne 150 litres par jour (pour un hôtel 4 étoiles), ce projet propose d’économiser 70% de l’eau utilisée grâce à un système de bouclage. Sur le toit, des réservoirs permettent de collecter l’eau de pluie et de stocker l’eau filtrée par phytoépuration et charbons actifs.