The ODP Letter N°677

The ODP Letter N°677

Semaine du 06.12.2022

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Ça sent le sapin ! Celui bas carbone de nos forêts françaises, celui innovant d’un livre en exclusivité chez matériO, celui rêvé des mondes nouveaux et parallèles qu’on nomme métavers, celui d’une bonne flambée en galerie, celui des Pop-up Store créatifs de Noël… Celui coupé depuis des semaines qui perdra moins vite ses épines grâce aux désormais 19° imposés de vos intérieurs.

La bonne nouvelle – qui ne durera qu’une année – c’est qu’après la Very Peri quasi polaire et visionnaire de 2022, c’est un Viva Magenta – proche parent du carmin, du rouge cramoisi ou du deep raspberry – qui a été dévoilé il y a quelques jours comme la couleur Pantone de l’année 2023. « C’est un ton rouge carmin nuancé qui cultive un équilibre entre le chaud et le froid, soit une couleur hybride », précise Leatrice Eiseman, directrice exécutive du Pantone Color Institute.

De quoi vous redonner l’énergie qu’on vous économise, et profiter de la fête avant les Fêtes !

Alors, enjoy et surtout, take care !

Mardi 06 décembre

Réalisation Bois – 09h / 11h

Visite de réalisation bois du Centre de Recherche et d’Innovation de Danone à Gif-sur-Yvette en présence des acteurs de l’opération, dont l’agence Arte Charpentier.

Cluster scientifique de renom international, ce nouveau centre de recherche et d’Innovation, certifié Bâtiment Bas Carbone, optimise la qualité de vie au travail et permet de créer, tester et incuber les innovations de demain. Un centre d’excellence largement connecté au monde, réversible et exemplaire dans le registre du bâtiment Bas Carbone : béton bas carbone, aluminium recyclé ou bas carbone, bois dont 95% provient de forêts françaises.

Inscription ici

Centre de recherche et d’innovation Danone⎢RD 128 Zac du Moulon – Gif-sur-Yvette 91

Designerbox – 10h / 19h

Nouveau corner Designerbox de décoration et petits objets de Noël design, ludiques et accessibles, art de la table design, box cadeaux… au sein d’Habitat.

Habitat République⎢10 pl. de la République – Paris 10 (M° République)

Saint-Nicolas – 10h / 19h

Portes Ouvertes matériO’. Dégustation de pain d’épices maison, découverte du showroom et ses milliers de matières, tripotage des échantillons, et feuilletage du livre « Industry Of Nature » offert si vous en avez profité pour adhérer à matériO’…

matériO⎢8 rue Chaptal – Paris 9 (M° Blanche)

La Fabrique des Cultures – 11h / 13h

Visite commentée par Encore Heureux Architectes, La Compagnie de Phalsbourg, Plaine Commune et la Ville de La Courneuve, de la Fabrique des Cultures, projet associant halles culturelles et logements, remporté en 2017 dans le cadre de l’appel à projet « Inventons la Métropole du Grand Paris » redonnant vie à l’emblématique site des anciennes usines Babcock & Wilcox.

Inscription ici

Rue des Usines Babcock – La Courneuve 93 (M° RER B La Courneuve-Aubervilliers)

Matières en fête – 11h / 20h

Pop-up Store de créateurs (05/08-12). Bijoux – avec ceux en verre de Murano de Milodina Paris – céramiques, accessoires de mode, déco…

Bastille Design Center⎢74 bd Richard Lenoir – Paris 11 (M° St-Ambroise/Richard Lenoir)

Metaverse & réalité virtuelle – 14h30

Webinar pour créatifs, designers, graphistes, développeurs afin d’obtenir les clés pour distinguer metaverse, réalité virtuelle, réalité augmentée… Outils, innovations et acteurs de ce secteur en ébullition, ainsi que les dernières tendances en matière d’univers virtuels.

Inscription ici

Nuages – 15h / 20h

Célébrations des 10 ans de la marque de tapis portugaise Gur avec l’exposition « Nuages » une collaboration avec Sam Baron. Amuse-bouche à 19h !

Flores Textile Studio⎢praça  das Flores 53 – Lisboa

Super Nature – 18h / 21h

Vernissage de l’exposition collective Super Nature en résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, réunissant une sélection d’artistes de la galerie Manifesta  et des artistes invités qui travaillent des matériaux peu ordinaires comme les épines de pins des Landes, le verre soufflé, étiré de Julie Legrand, le plâtre des jarres, le grés floqué, les tapisseries en tufting, les broderies et coutures réanimant les bois calcinés ou l’impression 3D.

En présence de Valérie Delaunay.

Manifesta⎢6 rue Pizay – Lyon 69

La Manufacture des Pépins – 18h / 21h

Vernissage de l’expo-vente artisanale de la Manufacture des Pépins (06/11-12), céramiques, bijoux, objets textiles, luminaires…

Espace Beaurepaire⎢28 rue Beaurepaire – Paris 10 (M° République)

Mercredi 07 décembre

L’Oursinade – 10h / 19h

Vente d’exception parisienne avec la présentation en exclusivité de la collection capsule de Noël 2022 « L’Oursinade » de Margaux Keller (07/10-12).

Margaux Keller Collections⎢21 rue Bonaparte – Paris 6 (M° St-Germain-des-Prés)

Pop-up de Noël – 18h / 22h

Pop-up de Noël de la Fondation Pernod Ricard avec cadeaux arty singuliers : une sélection de pièces signées par des artistes, designers et créateurs – bijoux et objets d’artistes, œuvres multiples et pièces de mode originaux. Avec Bombyx Mama, Galerie MiniMasterpiece, Gilles Drouault, galerie/multiples, Homaar, Ker Xavier, Marianna Ladreyt, More Projects, Sophie de Bayser, We Do Not Work Alone.

Fondation Pernod Ricard⎢1 cours Paul Ricard – Paris 8 (M° St-Lazare)

Villes Vivantes – 19h30

Lancement de Villes Vivantes – Histoires de réconciliations entre ville et nature par l’agence TER, publié à l’occasion de l’exposition de l’agence TER au WAOO, centre d’architecture et d’urbanisme à Lille, qui observe comment les habitants, architectes, urbanistes et paysagistes de différents continents, latitudes, climats et contextes culturels contribuent à la fabrique d’une ville plus vivante. L’exploration d’une révolution culturelle et urbaine qui s’opère autour du vivant, à l’échelle de notre planète.

Librairie Volume⎢47 rue N.D. de Nazareth – Paris 3 (M° Strasbourg St-Denis)

Jeudi 08 décembre

Confédération européenne du Lin et du Chanvre – 09h15

Conférence de presse pour le lancement de la nouvelle identité de la CELC. Nouveau nom, nouvelle identité et ambitions, la trajectoire de la filière.

Confirmer auprès de : odile.idkowiak@europeanflax.com

Linen Dream Lab⎢15 rue du Louvre – Paris 1 (M° Louvre Rivoli)

Jakmousse +- Art Design Experiment – 12h / 15h

Présentation presse et inauguration du laboratoire artistique innovant de résidences, créations, expositions et rencontres au sein de l’entreprise Jakmousse dont l’activité est centrée sur l’industrie du caoutchouc naturel. Un centre ouvert aux plasticiens, designers, architectes, chorégraphes, performers…

Exposition « Relations en tension #2 » (08/11-12) de projets inédits d’artistes et designers, en lien avec le latex. Avec François Azambourg, Rebecca Fabulatrice, URL Fighters, Claude Courtecuisse…

Inauguration et soirée festive samedi 10-12 à 18h.

Jakmousse⎢126 rue de Rosny – Montreuil 93 (M° Mairie de Montreuil)

Design d’interface – 14h / 15h30

Conférence proposée par le Design Spot, de Xavier Auffret, designer et co-fondateur de l’Atelier universel, sur le design d’interface. Mise en contexte du champ d’application au sein du design en général et étude des circonstances de son émergence. Principes et bonnes pratiques pour concevoir des interfaces efficaces et désirables.
Animé par Yoann Montenot, chargé de projets au Design Spot.
Inscription ici

Arty-Show – 18h / 21h30

Vernissage de l’exposition de Roseline Delacour au sein de l’exposition collective d’art contemporain Arty-Show (06/11-12).

Confirmer auprès de : delacour.roseline@gmail.com

Luxury Living Store⎢18 av. George-V – Paris 8 (M° George V)

De sCtokes en Stocks – 18h / 22h

Vernissage dans le stockage immersif de Régis-R (10/11-12). Solo show du designer Prince of Plastic !

La Shampouineuse⎢19 rue de la Nouvelle France – Aubervilliers 93 (M° Mairie d’Aubervilliers)

Beau&Bien – 18h30

Festivités de fin d’année pour vous préparer à accueillir les sublimes nouveautés en gestation de 2023 ! DJ et Cocktail au showroom Beau&Bien.

Beau&Bien⎢6 rue du Parc Royal – Paris 3 (M° Chemin Vert)

Les Futurs de l’Économie Circulaire – 18h30 / 22h30

Soirée Circular Challenge Citeo, 1er accélérateur de projets à impact consacré à l’économie circulaire.
Présentation du programme d’accélération de Citeo. Suivie du cocktail.

Sur inscription ici

Musée du quai Branly⎢37 quai Branly – Paris 7 (M° Alma-Marceau)

NØ LAB – 19h

Rencontre et performances « NØ LAB : Cyber-sororité » autour des pratiques féministes dans le numérique. Les artistes invitées sont des exploratrices qui interrogent le monde par le prisme des expériences et des récits de femmes (de la recherche artistique sur les sorcières, l’écoféminisme ou encore la science-fiction pour créer de nouveaux mondes).

Avec Dvora Levy, Juliette Lizotte, Claire Williams.
Billetterie ici

La Gaîté Lyrique⎢3 bis rue Papin – Paris 3 (M° Réaumur-Sébastopol)

Viveka Bergström – 19h / 21h

Vente privée de bijoux créateurs de Viveka Bergström à -20%.

Viveka Bergström⎢23 rue de la Grange aux Belles – Paris 10 (M° Goncourt)

Vendredi 09 décembre

Nouveaux sièges à St-Eustache – 10h

Conférence de presse autour du nouveau projet de Constance Guisset, un banc dessiné spécifiquement pour l’église St-Eustache, empilage et réversible d’un simple geste grâce à un dossier basculant.

Église St-Eustache⎢140 rue Rambuteau – Paris 1 (M° Les Halles)

The Makers Project – 14h / 19h

Présentation Presse (sur invitation) des œuvres issues de « The Makers Project » de The Balvenie chez Baccarat ; événement d’exception autour de la retranscription de La Part des Anges par 3 artistes : Emmanuelle Roule, céramiste et designer, Anaïs Galpin, créatrice de pâtisseries végétales, et Guillaume Grando (alias Supakitch) artiste pluridisciplinaire, suite à leur voyage en Écosse à la découverte de la distillerie et de l’artisanat The Balvenie, référence des single malts écossais.
Uune expérience de dégustation, artistique et sensorielle autour du whisky The Balvenie, en présence des créateurs des œuvres et de Damien Anglada, ambassadeur The Balvenie.
La Maison Baccarat⎢11 pl. des États-Unis – Paris 16 (M° Boissière)

Créations originales – 14h / 22h

Vernissage (09/10-12) de l’exposition collective « Créations Originales » (09/16-12). Présentation des dessins et livres de l’artiste Stéphane Drillon, au cours de ce marché de Noël artistique.

Galerie du Montparnasse⎢55 rue du Montparnasse – Paris 14 (M° Edgar Quinet)

OpenStudio – 15h / 19h

Au surlendemain de la St-Nicolas et à la veille de la Ste-Lucie, entre magie et lumière, portes ouvertes de l’atelier de l’artiste Dario Imbo autour d’une exposition confidentielle de ses dernières créations gravées.
Partagez un brindisi prenatalizio !
Atelier Dario Imbo⎢26 rue Vignon – Paris 9 (M° Madeleine/Havre-Caumartin)

Samedi 10 décembre

R.A.S

Dimanche 11 décembre

Les dimanches au coin du feu – 14h / 18h

Portes ouvertes de la Galerie Sinople pour des rencontres avec les artistes, des moments d’échanges et découvrir la nouvelle proposition « Œuvres choisies » autour d’un feu de cheminée et de quelques spécialités d’ici et d’ailleurs…

Sinople Hôtel de Retz⎢9 rue Charlot – Paris 3 (M° St-Sébastien-Froissart)

Lundi 12 décembre

«L’architecture en ses écoles – une encyclopédie » – 19h

Rencontre avec Amandine Diener et Daniel Le Couédic autour des l’enseignement de l’architecture en France. Transformé au fil du XXe siècle, il s’est démocratisé et féminisé, a connu l’essor de l’urbanisme et l’activisme du Mouvement moderne, le primat de nouvelles techniques et matériaux et bien sûr la profonde évolution des programmes.

Inscription obligatoire ici

Cité de l’architecture et du patrimoine⎢7 av. Albert de Mun – Paris 16 (M° Trocadéro/Iéna)

La Source – 20h

25e édition de la traditionnelle vente aux enchères au profit de la Source  (Exposition des œuvres 10/12-12) : 50 artistes et designers qui transforment la chaise Atelier d’Artek, dessinée par le studio TAF, et offerte par Vitra. Vente sous le marteau de Frédéric Chambre de la maison Piasa.

Carton d’invitation ici

Hôtel de l’Industrie⎢4 pl. St-Germain-des-Prés – Paris 6 (M° St-Germain-des-Prés)

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26/3/2026
Malmaison Riviera, l’éclat solaire de Christofle

Avec Malmaison Riviera, Christofle insuffle un vent d’été à sa collection emblématique Malmaison. Entre héritage et inspiration méditerranéenne, cette nouvelle ligne de porcelaine célèbre un art de vivre à la fois chic et décontracté, où la table devient le théâtre d’un éternel été.

Christofle poursuit l’exploration de son patrimoine en proposant une variation inédite de sa ligne iconique Malmaison. Pensée comme une parenthèse ensoleillée, cette nouvelle collection traduit l’envie de faire dialoguer les codes historiques de la maison avec une esthétique plus libre, inspirée par les paysages et les usages de la Méditerranée. Avec Malmaison Riviera, la table devient ainsi un espace d’expression, entre tradition, modernité, formalisme et spontanéité.

Lumière méditerranéenne

Dévoilée comme une déclinaison estivale des collections Malmaison et Malmaison Impériale, la ligne s’inscrit dans une continuité stylistique tout en opérant un déplacement sensible. Fidèle aux codes du style Empire - palmettes, symétries, motifs ornementaux - elle introduit pour la première fois la couleur, avec un jaune profond qui vient capter et diffuser la lumière. Depuis plus d’un siècle, Malmaison incarne un raffinement classique inspiré du château lié à Napoléon Bonaparte et l’Impératrice Joséphine. Avec Riviera, cet héritage se réinterprète dans un registre plus quotidien, à travers lequel les décors, tracés à main levée, déploient rosaces et rayons dans une composition vivante, où chaque pièce devient une variation autour d’un même motif solaire.

Collection Malmaison Riviera © Christofle

La table comme expérience estivale

Pensée comme une invitation au partage, la collection convoque un imaginaire sensoriel composé  de longues tablées, d’une lumière dorée et de la douceur du temps qui s’étire. Assiettes, bols, tasses ou plats de présentation composent ainsi un ensemble d’une quinzaine de pièces permettant de rythmer les usages, du petit-déjeuner au dîner. À cette porcelaine répond l’éclat de l’orfèvrerie, avec des accessoires en métal argenté pour dessiner un ensemble qui crée un dialogue entre matière et lumière, incarnant un art de vivre à la fois décontracté et résolument chic.

Collection Malmaison Riviera © Christofle
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24/3/2026
À TEFAF Maastricht, Formafantasma planchait sur un ensemble moderne

Avec Formation, le studio Formafantasma présentait à TEFAF Maastricht une collection contemporaine imaginée autour de la planche. Une approche en lien avec un certain goût pour le moderniste et la sobriété.

Qualifiant eux-mêmes leur esthétique de « restreinte », Andrea Trimarchi et Simone Farresin, fondateurs de Formafantasma, présentaient Formation à TEFAF Maastricht. Conçue pour la galerie Friedman Benda, la collection s’inscrit dans la continuité de leurs recherches sur les archétypes du mobilier et l’évolution de notre rapport aux objets domestiques. Cette fois-ci, le studio s’est attaché à la planche comme forme primaire, presque indissociable du mobilier lui-même. Plutôt que de la transformer, les designers ont choisi de l’utiliser telle quelle pour devenir table, assise ou rangement, sans jamais perdre son identité initiale. Ce parti pris donne lieu à un jeu géométrique rigoureux, enrichi par l’introduction d’aluminium brossé et de panneaux LED. Ces derniers, par leurs proportions, évoquent les écrans contemporains, inscrivant le projet dans son époque malgré une logique d’assemblage très classique. Tout l’enjeu réside alors dans cet équilibre temporel. Une démarche nourrie par des figures comme Frank Lloyd Wright, pour sa capacité à conjuguer artisanat et technologie, ou George Nakashima, pour sa vision du bois comme matière vivante.

Avec Formation, Formafantasma revendique ainsi une sobriété expressive. La collection, réduite à une sophistication assez minimale (bien que rehaussée de touches plus contemporaines), propose un salon hors du temps, mais à cheval sur les époques.

Courtesy of Friedman Benda and Formafantasma ©JeroenvandeGruiter
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25/3/2026
Bêta, la collection intelligente de Vitra dédiée au bureau

Pour Workspace, Vitra dévoilait une collection de trois meubles dédiés au bureau et signés Konstantin Grcic et Stephan Hürlemann. Une vision adaptable et adaptée à la flexibilité des utilisateurs et aux différents types d’échanges.

Après avoir repris la distribution européenne de l’« Action Office », conçu par Robert Probst et George Nelson dans les années 1960, Vitra n’a cessé d’explorer l’univers du bureau. Du concept « Citizen Office », développé en 1990 par Andrea Branzi, Michele De Lucchi et Ettore Sottsass, au « Club Office », pensé pour encourager le retour des employés après la pandémie de COVID-19, la marque s’inscrit en phase avec les mutations sociétales. Scout, Reset et Dancing Wall 2 prolongent cette réflexion. Présenté lors de l’édition 2026 de Workspace, l’ensemble Bêta a été imaginé pour répondre aux besoins de flexibilité des utilisateurs. Avec en toile de fond un contexte incertain, tant sur le plan géopolitique que créatif avec l’essor de l’IA, « le monde actuel nous invite à adopter un état d’esprit bêta, fait d’itération et d’inventivité pour continuer d’avancer », explique Karin Gintz, directrice générale France de la marque. C’est dans cette optique que Konstantin Grcic et Stephan Hürlemann ont été invités à repenser les fondamentaux de notre espace de travail.

Dancing Wall 2 par Stephan Hürlemann, 2018/2026 ©Vitra

Un maximum de liberté et de flexibilité

Ici, les projets évoquent des univers de création, de travail et d’apprentissage continu. Aucun élément technique n’a donc était camouflé. Une logique constructive qui fait écho à la vocation des objets. Conçue par Konstantin Grcic, la gamme Scout - déclinée en trois versions de tailles différentes - se présente comme un système de travail mobile. Porté par une structure en tubes d’acier, le module se distingue par sa forme trapézoïdale lui permettant une multitude de configurations. Assortie d’une crémaillère non-électrique pour plus de légèreté et de liberté, la pièce offre à l’utilisateur la possibilité de régler le plateau en hauteur, mais également de l’incliner de sept degrés grâce à une poignée centrale et colorée marquant l’importance de l’approche manuelle. Une gamme de patères et de petits rangement tout comme des panneaux en PET recyclé ou en chanvre viennent enrichir Scout, et permettent à l’utilisateur de composer son espace de travail de manière intimiste ou au contraire plus ouvert. Une grande liberté que Vitra a souhaité porter au-delà du poste de travail et notamment dans les espaces intermédiaires grâce à Reset.

Scout par Konstantin Grcic, 2026 ©Vitra

Imaginé par Stephan Hürlemann, ce système investit les « zones mortes » que peuvent être les couloirs, les atriums et parfois les dessous d’escaliers. Autant de recoins généralement utilisés en lieux d’échanges informels. Conçu comme un jeu de construction, Reset se compose de modules carrés entièrement démontables, de 75 × 75 cm pour 23 cm de hauteur. Une dimension de dalle plus importante que celle présente ailleurs sur le marché, car imaginée pour permettre à l’utilisateur de s’asseoir tout en laissant un espace de circulation derrière lui. Une réflexion sur l’accessibilité et le confort (illustrée par la conception d’un coussin pliable) qui tient notamment à la pluralité des usages. Avec une configuration autoportante jusqu’à trois niveaux, ou cinq contre un mur, Reset se mue aussi bien en amphithéâtre qu’en lieu d’interaction aux multiples recoins. Réalisée en polypropylène expansé, la structure ultra-légère en forme de croix maintient de la structure en OSB (naturel, gris, noir ou en plaqué bouleau) grâce à des tiges filetées. Dotés d’angles arrondis, les modules ménagent des espaces libres entre les blocs pour permettre le passage des câbles, multipliant les usages. C’est dans cette même logique d’adaptabilité, que le Dancing Wall 2, également conçu par Stephan Hürlemann, prolonge le système de cloison mobile lancé en 2018 en en proposant une version allégée et plus durable. Enrichie de nouveaux usages - du support TV au mur d’affichage - elle est complétée par une « Dancing Station » polyvalente pouvant faire office de table basse, de console ou de point de service.

Trois nouveautés aux typologies bien différentes mais favorisant conjointement l’émergence d’espaces de travail plus libres et propices aux interactions spontanées.

Reset par Stephan Hürlemann, 2026 ©Vitra
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18/3/2026
La Redoute, histoire d’une icône populaire

Jusqu’au 5 juillet, le musée La Piscine, à Roubaix, consacre une grande rétrospective à l’histoire de La Redoute. Une exposition qui retrace près de deux siècles d’histoire d’une marque devenue emblématique de la culture domestique française.

C’est à Roubaix, là où tout a commencé, que l’exposition « La Redoute, un temps d’avance. Mode, design, publicité » a choisi de revenir sur l’ascension de la maison fondée en 1837 par Joseph Pollet. Sous le commissariat de Karine Lacquemant, conservatrice des Collections d’art appliqués à La Piscine, Sylvette Lepers, Directrice des Partenariats Créatifs de La Redoute et Sandrine Teinturier, responsable des Archives à la Fondation Azzedine Alaïa, cette retrospective inédite retrace l’histoire de la marque, allant de la première filature de laine peignée dans les années 1830 jusqu’aux dernières créations de modes et mobilier. Pensée comme un récit chronologique, l’exposition rassemble à la fois objets de design, pièces de mode, catalogues, photographies et archives publicitaires, qui témoignent tous de l’évolution de l’enseigne au fil des décennies.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Roubaix, symbole de l’industrie textile

La première partie de l’exposition est consacrée à l’histoire de la création de l’entreprise et ses débuts. Installée à Roubaix, rue de la Redoute - qui donnera finalement son nom à l’entreprise -, la famille Pollet, alors propriétaire d’une filature de laine peignée, en fait rapidement sa spécialité. Très vite, la qualité de la laine roubaisienne se démarque et est vite mise en avant et reconnue au niveau européen, avant d’être finalement baptisée « capitale de la laine peignée » au début des années 1910. Quelques années plus tard, Penelope, le premier catalogue par correspondance dédié à la laine et au tricot à destination de la clientèle féminine, sera vendu. Le magazine, ancêtre du célèbre catalogue La Redoute, avait été pensé à l’époque afin de démocratiser l’accès à la mode par l’intermédiaire de la laine. Au sein de l’exposition, on trouve ainsi plusieurs archives de ces catalogues connus pour leurs motifs colorés, accompagnées de tricots, mailles et tricotions de l’époque, à l’effigie de la marque.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Une culture du quotidien

Dans la seconde partie de l’exposition, on aborde d’abord les années 1960-1970, à l’ère des Trente Glorieuses où la consommation est mise en avant. On y retrouve différentes pièces de mobilier notamment, de la table et chaise en Formica en passant par le tabouret d’Henri Massonet. Cet espace s’étend également jusque dans les années 1980, période de l’âge de la publicité, pour y présenter de nombreuses campagnes publicitaires iconiques.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Des collaborations d’exception

Au delà de sa connaissance en matière de textile, mobilier et campagnes de pubc, La Redoute s’est également distinguée par sa capacité à anticiper les évolutions de la création en faisant appel à des designers et à des créateurs de renom à de nombreuses reprises. Parmi eux, Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Jean-Paul Gaultier, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte ou plus récemment Jacquemus ou Margaux Keller, qui ont tous pris part à l’histoire de la marque en imaginant des collections exclusives, qui sont toutes à (re)découvrir au sein de la dernière partie de l’exposition.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

L’exposition met ainsi en lumière une marque qui n’a cessé de réinventer les codes du commerce et de la création pour une plongée dans la mémoire collective, où design, mode et culture populaire s’entrelacent. Plus largement, cette rétrospective dessine une histoire sociale : celle de l’émancipation des femmes, de la transformation des intérieurs et de l’accès démocratisé à la consommation, qui ne demande qu’à écrire son prochain chapitre.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince
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