Maison & Objet : une édition en quête de plaisir
Flacon de parfum Riverside, Reflections Copenhagen

Maison & Objet : une édition en quête de plaisir

Du 7 au 11 septembre, la rentrée du salon Maison & Objet sera axée autour thème « Enjoy ! ». Nouvel espace d’exposition, designer de l’année, ouverture d’un nouveau service digital… Aperçu de ce qui vous attend.


Une thématique : Enjoy !

Centrée sur la notion de bonheur comme quelque chose de simple et de spontanée, la thématique de cette rentrée sera orientée autour de trois dynamiques : l’expressivité séductrice, la créativité libératrice et la sensibilité augmentée.

Ouverture de l’espace Well-being & Beauty

Pensé comme un « espace qui nous veut du bien », Well-being & beauty s’inscrit dans une forte tendance de fond et offre une résonnance au thème de la rentrée : Enjoy. Un endroit dédié aux produits de bien-être pour l’esprit, le corps et la maison, avec une centaine de marques attendues.

Inauguration de l’Hospitality Lab et de The Designer’s Studio

Pour cette édition Maison & Objet inaugure deux espaces d’inspiration. D’une part, l’Hospitality Lab, qui prendra place au sein du hall 6. Un lieu hybride pensé par  Friedmann & Versace, Roque Intérieurs et The Socialite Family. Dans le hall 7, les visiteurs seront invités à découvrir The Designer’s Studio, un espace qui présentera le travail de quatre designers devenus éditeurs : Faye Toogood, Dirk van der Kooij, Masquespacio et Sebastian Cox, qui présenteront en exclusivité leurs nouvelles collections autoéditées.

Muller Van Severen, designer de l’année

Après Raphaël Navot en janvier, c’est le studio Muller Van Severen, composé par Fien Muller et Hannes Van Severen qui a été désigné comme designer de l’année pour cette nouvelle édition. Basé à Gand, le duo belge s’est affranchi de ses deux champs créatifs d’origine –  la photographie et de la sculpture – pour investir le vaste territoire du design, avec l’envie de bousculer les codes et les usages du mobilier d’intérieur. Une exposition leur sera dédiée dans le hall 7.

Nouvelles fonctionnalités sur la plateforme MOM

Grâce à sa nouvelle fonction marketplace installée début 2023, la plateforme digitale MOM évolue. En septembre, les marques et les visiteurs pourront ainsi bénéficier d’un nouvel outil permettant de digitaliser la prise de commande sur le salon à la fois pour les marques, mais aussi pour les visiteurs. Une nouveauté qui permettra aux marques de pouvoir lancer de nouveaux produits, rencontrer et interagir avec près de 480 000 acheteurs et prescripteurs internationaux tout au long de l’année.

Rédigé par 
Maïa Pois

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Applique Aura, collection Aurora © Garnier & Linker

La matière comme fil conducteur

Employée seule sur les appliques Nezu et Kora, ou associée à l’albâtre pour les modèles Teree et Theo, la fonte d’aluminium enrichit les recherches menées par le duo autour des matières et de leurs interactions avec la lumière. En plus de ces modèles, la collection s’enrichit de six autres pièces inédites intitulées Aura, Cronos, Eos, Gaia, Retina et Thala. Développée au sein de l’atelier du studio situé près de la forêt de Fontainebleau, la collection s’inscrit dans la continuité d’une démarche où matière et texture façonnent l’objet. Et si l’aluminium répond naturellement aux exigences d’un usage pour extérieur, ces pièces sont également imaginées pour prendre place dans des espaces intérieurs. Présentée comme le premier chapitre d’une offre appelée à s’étoffer, Aurora entend ainsi repenser le luminaire outdoor en l’affranchissant de ses codes traditionnels pour l’intégrer pleinement au langage du studio.

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Alki
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À l’occasion de la Paris Design Week, Polimair, Tapicheri et Lucas Zito se sont réunis autour d’une exposition commune intitulée « Trois-Pièces ». Présentée au 52 rue Charlot du 10 au 13 septembre, l’exposition a été pensée comme un intérieur au sein duquel mobilier, lumière et textile explorent de nouvelles manières de produire et d’habiter.

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C’est une considération que certains trouveront peut-être galvaudée, mais le design, au-delà de ses dimensions marchande et plastique, se doit d’être utilitaire. Cette pensée, souvent remise en question sur fond de collectible et de nouvelles appréciations, est celle d’Athime de Crécy et Quentin Frichet. Respectivement formés auprès de Philippe Starck et Erwan Bouroullec, les deux jeunes designers diplômés de l’ECAL investissent, jusqu’au 19 septembre, l’Espace Brownstone, à Paris. Une boîte blanche où sont exposés 35 tabourets, non pas aux yeux des visiteurs, mais des utilisateurs. « Depuis longtemps, nous voulions créer une exposition en libre-service. On a donc eu l’idée de la faire dans un bar, et puis c’est finalement la typologie d’objet qui a pris le dessus sur le lieu » explique Athime de Crécy. Ici, le comportement n’est pas guidé par le décor - inexistant hormis une table centrale et des rangements pour les boissons à l’entrée -, mais par la typologie même des pièces. Présentées sans podium ni cartel, les assises invitent chacun à s’en saisir, à les bouger et à s’y asseoir, transformant ainsi la galerie en lieu de vie. « Nous pensons qu’une exposition de design qui sépare les objets du public perd invariablement un aspect de ce qui fait la force de la discipline. » La dimension sociale est ici un impératif porté par le tabouret et sa légèreté de ton, comme d'usage.

©Laura Koelman

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©Laura Koelman
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