Donatien Aubert : de la cybernétique à Blade Runner
Donatien Aubert, extrait d'un court-métrage

Donatien Aubert : de la cybernétique à Blade Runner

Artiste et théoricien, Donatien Aubert s’intéresse à la cybernétique et à la façon dont elle continue d’influer sur les transformations actuelles des savoirs, des techniques, mais aussi des imaginaires, politiques, sociaux et culturels. Pour cela, il conçoit des installations hybrides (courts-métrages générés par ordinateur, mais aussi dispositifs interactifs et sculptures) qui font appel au design pour donner forme à ses recherches plastiques. Un processus que l’on peut découvrir en ce moment au CentQuatre, avec son installation Les jardins cybernétiques dans le cadre de l’exposition « Au-delà du Réel » de la Biennale Némo, et dont Donatien Aubert viendra confronter les finalités esthétiques avec les univers croisés de Philip K. Dick et Ridley Scott au cours du week-end thématique Blade Runner les 27 et 28 novembre prochains.


Au cœur du travail de Donatien Aubert, trône la cybernétique. Né outre-Atlantique au cours de la Seconde Guerre mondiale et réunissant des scientifiques issus de disciplines variées (analyse et traitement du signal, robotique, neurologie, psychologie comportementale), ce mouvement a marqué un tournant dans l’histoire des sciences en imbriquant enjeux techniques, scientifiques et industriels, au service de la création d’inventions militaires stratégiques. Avec lui, le scientifique et l’ingénieur ont connu un nouveau rapport de dépendance mutuelle qui a structuré l’idée de technosciences. Plus encore, la cybernétique a contribué à façonner les champs de la robotique, de l’informatique et de ce qu’allait devenir l’intelligence artificielle en construisant une vision organique de la machine. Appelée à fonctionner comme un cerveau humain – via l’ordinateur – ou à adopter des modes de fonctionnement s’inspirant de la biologie animale, la machine a ainsi pu mieux s’intégrer dans notre environnement quotidien pour le transformer. Par ce biais, les trajectoires de recherche ouvertes par la cybernétique ont déferlé sur nos modèles culturels, influençant la philosophie, la littérature, le cinéma ou les arts. Depuis, et comme le dit Donatien Aubert, « l’imaginaire des sociétés technologiquement développées est hanté par les figures de l’automate, du cyborg et du transhumain ».

Donatien Aubert, extrait de court-métrage.

Rendre lisibles la transformation des imaginaires

C’est dans ce creuset que Donatien Aubert inscrit son travail d’artiste et de théoricien. Il cherche à rendre lisibles ces évolutions en mettant en relief les transformations actuelles des savoirs, des techniques, mais aussi des imaginaires politiques, sociaux et culturels. Il crée pour cela des œuvres hybrides où se côtoient court-métrages d’animation, dispositifs interactifs, programmes de réalité virtuelle ou sculptures conçues et fabriquées avec l’assistance d’un ordinateur.

Donatien Aubert, extrait de court-métrage

Une hybridité des supports à la conception et au design très élaborés, où les recherches plastiques s’appuient sur des ressorts perceptifs largement renforcés par les technologies numériques (design génératif, interactivité, immersion), mais qui sont aussi très respectueuses des formes.

Trilogie sur la cybernétique

En 2019, Donatien Aubert a ainsi réalisé l’installation Cybernetics: From 1942 Onwards. Mapping the Constitution of a New Empire, premier volet de sa trilogie sur la cybernétique, qui contextualisait le rôle joué par la cybernétique dans la réorientation des conflits (notamment pendant la guerre froide). Le public était invité à rentrer dans une pièce où étaient disposées six vitrines interactives, surmontée chacune d’une hélice holographique donnant l’illusion que des images solides et animées flottaient dans l’espace d’exposition. En s’approchant des hélices, les spectateurs activaient grâce à des tapis sensitifs la révélation du contenu des vitrines, normalement opaques en leur absence. S’y découvraient alors des images d’archives sérigraphiées sur métal (provenant d’archives militaires ou de représentations liées à l’imaginaire du cyborg), des écrans LCD diffusant des animations générées par ordinateur, et des impressions 3D. Des éléments qui entraient en résonance avec le film projeté dans la même salle, où pointaient quelques moments marquants de l’histoire des transferts entre la cybernétique et la prospective militaire américaine (du développement des arsenaux nucléaires au sein du projet Manhattan pendant la Seconde guerre mondiale à la plus récente circulation de l’imaginaire transhumaniste dans les institutions outre-Atlantique liées à la Défense). Si l’idée était de montrer qu’une part importante des imaginaires liés à la culture numérique a malheureusement des connotations militaristes, son rapport à la mise en scène du dispositif et à la fabrication de l’objet fascinait tout autant.

Donatien Aubert, extrait de court-métrage.

Des jardins cybernétiques à Blade Runner

Car quoi de plus normal, quand on s’intéresse comme lui à la fonctionnalisation du monde, que d’être attentif au design de l’objet et du dispositif ? C’est bien entendu encore le cas dans sa nouvelle installation et deuxième volet de sa trilogie, Les jardins cybernétiques, présentée au Centquatre dans le cadre de l’exposition Au-delà du Réel de la Biennale Némo, et qui traduit plutôt bien l’ambivalence toute cybernétique du rapport entre le vivant et la machine. On peut notamment y découvrir Disparues, un bouquet de fleurs réunissant cinq espèces végétales éteintes entre l’avènement de la révolution industrielle et le XXIe siècle, imprimées en 3D par frittage de poudre. Modélisé à partir d’estampes botaniques ou de photographies, ce bouquet donne selon Donatien Aubert, « une forme concrète, un peu morbide, aux phénomènes d’anxiété impliqués par l’érosion de la biodiversité – la solastalgie – par la crainte que l’environnement que nous connaîtrons sera plus dégradé qu’il ne l’est déjà ». Plus impressionnantes encore sont ses Chrysalides, des dispositifs électroniques abritant des végétaux et diffusant des sons de nature (pépiements d’oiseaux, chants d’insecte, bruit de l’eau ou du vent) en l’absence de visiteurs. Lorsque quelqu’un s’approche, ces bruits rassurants sont progressivement grignotés par une trame sonore électronique anxiogène. Mais paradoxalement, cette trame s’interrompt quand le visiteur se rapproche au plus près. Les Chrysalides diffusent alors de la musique. « L’industrie a contribué à détruire les milieux de nombreuses espèces vivantes », explique Donatien Aubert. « Mais, réciproquement des techniques relativement récentes telles que l’hydroponie, l’aéroponie et l’éventail complet des instruments de l’agroécologie nous autorisent aujourd’hui à faire croître des végétaux à des rendements jusqu’ici inégalés et de façon harmonieuse. Les caractéristiques formelles des Chrysalides renvoient à cette ambiguïté essentielle dans notre rapport toujours plus instrumental au monde et à l’environnement. »

Ce rapport ambigu se prolonge évidemment dans le court-métrage éponyme de l’installation, où l’ambivalence des rapports entre cybernétique et écologie transparaît aussi, par exemple lorsqu’on remonte à l’origine des données météorologiques, première source d‘information du changement climatique. « Les premières simulations climatiques ont été réalisées à partir d’un ordinateur de Stanford conçu par John von Neumann, l’une des figures principales de la cybernétique », explique Donatien Aubert. « Or, cet ordinateur n’avait pas été fabriqué au départ à des fins pacifiques, mais pour prévoir la répartition des ondes de chocs produites par l’explosion des premières bombes nucléaires. La connaissance des mécanismes de régulation climatique nous est donc venue primitivement des travaux réalisés sur la maîtrise militaire de l’atome. » Le film d’animation expose également la façon dont les architectes et urbanistes se sont emparés de l’imaginaire cybernéticien pour imaginer des villes en relation osmotique avec le vivant. Dans les années 60/70, dans le sillage des projets de ville-continent de Yona Friedman ou des projets de villes mobiles de Ron Herron (membre du groupe Archigram), les ambitions semblent encore radicales et démesurées. Mais on s’aperçoit aujourd’hui que ces projets un peu fous ont inspiré des démarches contemporaines d’écoconception ou des mouvements architecturaux – comme l’architecture morphogénétique, avec ses bâtiments d’apparence biologique, pensés par des architectes comme Achim Menges – qui se réalisent concrètement.

''Les Jardins cybernétiques'' de Donatien Aubert, à voir dans l'exposition ''Au-delà du réel'' dans le cadre de la Biennale internationale d'arts numériques au CentQuatre. Jusqu'au 2 janvier.

Alors utopie ? Ou dystopie ? Même si Donatien Aubert a beau dire que « le futur des sociétés humaines n’est pas écrit », son regard critique sur les imaginaires d’inspiration science-fictionnelle des figures de la haute technologie actuelle de la Silicon Valley que sont Jeff Bezos, Elon Musk ou Mark Zuckerberg nous appâtent évidemment à l’annonce de sa participation au week-end thématique Blade Runner, les 27 et 28 novembre, toujours au Centquatre. Il y interviendra sur deux tables rondes : « Hybridité : étude des dispositifs narratifs et visuels des films Blade Runner », où il discutera de l’apport esthétique de Douglas Trumbull, le designer des effets spéciaux du film de 1982, et sur comment ses choix ont orienté plus généralement les codes visuels du « tech-noir » ; et « La transformation des corps, des conduites et de l’environnement, au prisme de la cybernétique et de la géoingénierie », où il parlera êtres artificiels, automatisation des conduites et colonisation spatiale. « Notre réalité n’est peut-être pas aussi ductile que celle de l’univers de Philip K. Dick ou du film de Ridley Scott, mais Blade Runner a cependant admirablement anticipé certaines réalités contemporaines », reconnaît Donatien Aubert. « Les vues de Los Angeles dissoutes dans d’épaisses fumerolles ne sont pas sans rappeler l’apparence apocalyptique de certaines mégalopoles aujourd’hui, lors de pics de pollution. Et puis, en mettant en doute la réalité du libre arbitre, en jugeant sa compréhension inutile pour permettre la description de la conscience, le cadre d’interprétation mécaniste fourni par les cybernéticiens ne nous a-t-il déjà pas rendus assimilables à des machines ? Saurons-nous déjouer ces dangereuses simplifications ? »

Dans le cadre de la Biennale internationale des arts numériques Nemo de la région d’Ile-de-France

Week-end « Blade  Runner » les samedi 27 et dimanche 28 novembre au CentQuatre : Conférences et tables rondes, documentaires,  VR et nouveau concert audiovisuel de Franck Vigroux et Antoine Schmitten avant-première. Parmi les sujets abordés : l’esthétique de l’artificiel, les descendants de Blade Runner, son influence sur le théâtre, la bande dessinée, le cyberpunk, le jeu vidéo, la cybernétique, l’urbanisme, le transhumanisme… Et bien sûr, l’empathie, cette émotion invisible de plus en plus difficile à discerner, alors qu’elle est censée différencier l’humain de l’androïde.

Exposition « Au-delà du réel » jusqu’au 2 janvier au CentQuatre ( cf « Vers une perception au-delà du réel? », Intramuros 209)

Rédigé par 
Laurent Catala

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5/3/2026
Vind, une collection qui se fond dans le paysage

Imaginée par Kasper Salto pour le Louisiana Museum of Modern Art de Humlebæk au Danemark, la collection Vind marque un nouveau chapitre dans la collaboration de longue date entre le designer danois et Fritz Hansen. Une collection outdoor discrète et exigeante, pensée pour durer et s’effacer dans le paysage.

Née du mot danois signifiant « vent », la série Vind puise son inspiration dans l’architecture maritime et les forces naturelles qui façonnent le littoral du Louisiana Museum of Modern Art, situé à Humlebæk au Danemark. Conçue spécifiquement pour les espaces extérieurs du musée, cette collection de mobilier signée par le designer Kasper Salto incarne une approche du design à la fois humble, fonctionnelle et profondément contextuelle. « La chaise Vind est un outil pour s’asseoir, ce n’est pas une oeuvre d’art. Elle est conçue pour bien servir les gens, comme un hôte discret », confie le designer. La collection privilégie ainsi une expression calme, presque silencieuse, où chaque détail sert l’usage.

Collection outdoor Vind, design : © Fritz Hansen

La précision du geste discret

Les structures en aluminium thermolaqué, légères, durables et recyclables, assurent solidité et longévité, tandis que les assises, tressées à la main à partir de près de 150 mètres de corde en polyester, apportent texture et confort. Un travail artisanal qui requiert jusqu’à quatre heures par pièce et confère à chaque assise de subtiles variations, révélant un équilibre maîtrisé entre précision industrielle et geste humain. La collection Vind prolonge ainsi l’héritage de la chaise ICE™, conçue par Salto pour le café du musée au début des années 2000, tout en répondant à un autre esprit du temps : celui de la durabilité, de la simplicité et du « moins mais mieux ». Composée d’un fauteuil, d’une chaise et d’une table, la série s’intègre prend naturellement sa place au cœur des jardins, terrasses et espaces d’accueil, sans jamais rivaliser avec son environnement. Une présence juste, pensée pour accompagner le paysage plutôt que le dominer.

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En collaboration avec Monde Singulier, BD Barcelona réédite la collection de mobilier conçue par Antoni Gaudí pour la Casa Calvet et la Casa Batlló entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Entre rigueur structurelle et élans organiques, ces pièces historiques, reproduites à l’identique en chêne massif, réaffirment la modernité radicale d’un créateur pour qui architecture et design ne faisaient qu’un.

En relançant la Gaudí Collection, BD Barcelona remet en lumière un pan essentiel de l’œuvre d’Antoni Gaudí : son mobilier. Souvent éclipsées par la puissance iconique de ses bâtiments, ces pièces conçues entre 1898 et 1906 témoignent pourtant d’une vision totale, où chaque détail participe d’un même souffle créatif. Chaises, bancs, tabourets, portemanteau, miroir ou poignées de porte prolongent l’architecture dans l’espace domestique avec une cohérence rare.

Chaise Battló

Dès la Casa Calvet (1898-1899), première grande commande résidentielle de l’architecte à Barcelone, Gaudí dessine un ensemble de meubles en chêne pour les bureaux du rez-de-chaussée. Deux ans plus tard, il transforme la Casa Batlló (1904-1906) en manifeste organique et conçoit pour la salle à manger un mobilier sculptural devenu emblématique. Ces créations, aujourd’hui conservées au musée Gaudí du Park Güell, trouvent avec BD une nouvelle vie à travers des reproductions fidèles, réalisées selon les méthodes artisanales d’origine en chêne massif verni.

L’organique comme structure

Chez Gaudí, la ligne n’est jamais décorative : elle est constructive. Les dossiers se déploient comme des vertèbres, les pieds s’élancent tels des membres, les accoudoirs s’enroulent avec la tension d’un muscle. La célèbre Calvet armchair, assemblée à partir de cinq pièces formant un “cou” épais, des poignées arquées et un dossier en cœur, incarne cette synthèse entre expressivité et stabilité.

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Le Calvet stool, tripode et compact, joue d’une présence presque zoomorphe, tandis que le banc Calvet développe une structure fluide ponctuée de motifs floraux sculptés. À la Casa Batlló, la chaise et le banc adoptent des courbes plus osseuses encore, en écho aux balcons ondulants et à la toiture évoquant l’échine d’un dragon. L’assise, creusée avec précision, offre un confort surprenant, preuve que l’ergonomie occupait déjà une place centrale dans la réflexion du maître catalan.

Tabouret Calvet

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BD est la première marque à rééditer ces pièces historiques, en respectant scrupuleusement matériaux et techniques traditionnelles. Chaque meuble est réalisé en chêne massif verni, numéroté et accompagné d’un certificat signé par le directeur de la Cátedra Gaudí garantissant son authenticité. Mais cette fidélité n’a rien de nostalgique. Elle rappelle au contraire combien ces formes demeurent actuelles. À l’heure où le design contemporain revendique organicité, expressivité et hybridation des disciplines, le mobilier de Gaudí apparaît d’une modernité intacte. Plus d’un siècle après leur conception, ces meubles ne relèvent ni du pastiche historique ni de la simple réédition patrimoniale : ils s’imposent comme des objets manifestes, où artisanat, sculpture et fonctionnalité s’équilibrent avec une audace toujours contemporaine.

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24/2/2026
Project 03 par Modulnova : l'inox au service de l'outdoor

Avec Project 03, Modulnova prolonge son vocabulaire architectural à l’extérieur. Grâce à la collection Blade Outdoor, la marque transpose la rigueur formelle et l’exigence matérielle de la cuisine contemporaine dans un paysage ouvert, où acier inoxydable, lignes nettes et proportions maîtrisées redéfinissent l’art de vivre au grand air.

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Un système mono-matériau à l’épreuve du plein air

Au cœur du projet, la porte Blade en acier inoxydable AISI 316, associée à un panneau en nid d’abeille en aluminium, conjugue légèreté structurelle, robustesse et stabilité, idéales pour les terrasses, vérandas ou abords de piscine. La structure interne, les éléments bas, le plan de travail en inox avec évier intégré composent ainsi un système cohérent, où la précision des finitions et la qualité des matériaux traduisent l’exigence technologique de la marque. Les plaques de cuisson autoportantes Mate - en induction, teppanyaki et barbecue - sont installées directement sur le plan et permettent d’élargir les usages et transforment la préparation des repas en une expérience conviviale.

Collection Blade Outdoor pour Project 03 © Modulnova

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Christophe Pillet signent trois nouveautés pour Ethimo

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Pour ses nouveautés outdoor 2026, la marque italienne Ethimo a de nouveau fait appel à Christophe Pillet pour imaginer les collections Lodge, Vista et Betsy. Des pièces maitrisées aux lignes justes et aux proportions équilibrées qui offre une vision cohérente de l’extérieur comme prolongement naturel de l’architecture et de l’art de vivre.

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Collection Lodge, design : Christophe Pillet © Ethimo

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Chaise Vista, design : Christophe Pillet © Ethimo

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Chaise Betsy, design : Christophe Pillet © Ethimo
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