Au programme de la 4e édition de France Design Week
Affiche de la 4e édition de France Design Week, graphisme : Diane Boivin

Au programme de la 4e édition de France Design Week

Le Festival France Design Week, rendez-vous incontournable de la rentrée, revient du 14 au 30 septembre avec un nouveau thème : « Simplicité ». Sélection de 7 événements à ne pas manquer durant la quinzaine. 

Après une édition 2023 plus que réussie avec plus de 300 000 visiteurs comptabilisés à travers les 543 événements organisés partout en France, le festival France Design Week revient pour sa 4e édition. Toujours coordonné par l’APCI (Agence de Promotion du design) depuis son lancement en 2019, le festival propose cette année, dans le prolongement de la Paris Design, plus de 540 événements dédiés à la promotion du design à travers les 15 régions participantes en métropole et outre-mer, mais également à l’international. Le thème «Simplicité ?» de l’édition 2024 convie les designers, artistes, innovateurs et le grand public à explorer la beauté et la puissance de la simplicité dans un monde souvent complexe et en constante évolution. 

Saint-Etienne et Grenoble - La nuit du design - 18 et 26 septembre

L’initiative lancée par Designers+ et GrenobLe Lab revient pour la 3e fois à Grenoble, mais avec cette année une expansion à Saint-Etienne. Deux journées organisées sur l’après-midi et la soirée, proposant une série d’expositions, d’ateliers, de conférences et d’animations. L’objectif principal de ces deux journées : exposer les différentes formes de design auprès des entreprises, associations, institutions et collectivités en présentant le design comme levier de transformation économique, environnemental et social. 

Dijon - Consortium Design Market - 27-29 septembre 

Au Consortium Museum de Dijon, le Consortium Design Market se dévoile dans une seconde édition. Ce salon d’objets et de mobilier dédié au design des années 1950 à aujourd’hui réunira des exposants professionnels venus de France et d’Europe. L’occasion pour les visiteurs amateurs ou passionnés de design d’acquérir des pièces uniques. Plus qu’un salon, le Consortium Design Market c’est aussi des ventes aux enchères, des conférences, des ateliers de design culinaire et une exposition sur les liens entre art contemporain et design. 

Roubaix - Exposition « Ondulations » - 20-29 septembre 

Le collectif de créateurs Le Grand Bassin invite une dizaine de designers produit et graphique à venir s’exposer au Vestiaire. L’exposition « Ondulations » présentera des meubles et produits artisanaux crées par des designers de la métropole Lilloise, à l’image de Kngb, Tectoluce, A tir d’Ailes et Bi-Bao. Les œuvres graphiques de Babel Brune, Flouk, Aequo, Atelier Bien-vu, les vases d’Aude Bray Deperne et les céramiques de Juliane Leray mettront quant à eux les courbes à l’honneur en évoquant le mouvement des vagues.

Le Vaudreuil - Design & Métiers d’Art, atelier grandeur nature - 11-29 septembre 

Le Carré Saint-Cyr présentera pour la 1ère fois les projets de l’atelier Design & Métiers d’art créés au cours des 7 dernières années. La méthodologie, portée par le designer Jean-Baptiste Libertin-Blanc, en lien avec la Fabrique des Métiers d’Art, offrira la possibilité à une dizaine d’artisans de mettre en œuvre les étapes essentielles de la création d’un nouveau projet au cours de 7 jours d’ateliers dédiés. Une création portée par cinq mots clés : matière, usage, client, savoir-faire et émotion. 

Saint-Pierre (Réunion) - Podcast « On refait le monde » - 14 septembre au 30 mai 

Afin de faire valoir le design réunionnais, le podcast « On refait le monde » sera lancé dès le 14 septembre jusqu’au mois de mai, en partenariat avec France Design Week. Chaque épisode mettra en lumière 2 ou 3 designers de disciplines variés qui seront invités à partager leurs expériences, inspirations et contributions à l’évolution du design local et international. Un podcast au format interactif, puisque le public aura la possibilité de poser des questions en direct. 

Nantes - Des Logos dans la Ville - 14-30 septembre 

Pour sa 2e édition, « les Logos dans la Ville » est de retour à Nantes avec « Créons », pour mettre à l’honneur le travail des designers graphiques. France Design Week valorisera ces designers à travers une direction graphique exclusive, soulignant l’importance de leurs compétences pour créer des espaces de qualité avec une identité forte. Un parcours ludique et accessible à tous, à découvrir partout dans la ville, avec des histoires et des identités graphiques qui n’attendent qu’à être découvertes. 

Quimper - KOMZ/ Parlons design - 25 et 26 septembre 

Le lycée le Paraclet de Quimper, qui entre pour la première fois au sein du programme de France Design Week, organise la biennale KOMZ Design / Parlons Design en partenariat avec Quimper Bretagne Occidentale (QBO). Le programme proposera une série de conférences publiques animées par des designers de Cornouaille, ainsi que des conférences internes, visites, expositions, ateliers et workshop en tout genre. L’objectif de cet événement est de sensibiliser aux différentes approches du design, en mettant notamment l’accent sur l’innovation, la durabilité et l’interdisciplinarité. 

Retrouvez l’ensemble du programme sur : https://francedesignweek.fr

Rédigé par 
La rédaction

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31/3/2026
Les perspectives tissées de Gaspard Fleury-Dugy à la galerie Chevalier Parsua

Le designer Gaspard Fleury-Dugy présente Continuum, une collection de tapis dont l’un d’eux est visible à la galerie Chevalier Parsua jusqu’au 18 avril. Un nouveau terrain d'exploration stylistique et colorimétrique pour le créateur connu initialement par ses objets en volume.

Pour changer de dimension, mieux vaut ne pas perdre le fil. Repéré pour ses vases tricotés en 2024 et sa série tournée vers l’univers du totem et de la colonne l’année suivante, Gaspard Fleury-Dugy a exposé à Milan comme à Eindhoven et Stockholm. Mais c’est à Paris, ville de résidence et d’expérimentation, qu’il dévoile Continuum, une première collection de tapis. Après des études à l’Ecole Dupperé puis à la Swedish School of textiles, cette nouvelle typologie aurait pu être un commencement, mais c’est finalement comme une déclinaison de ses précédents travaux qu’elle apparaît. Un choix surprenant qui n’a pourtant rien de décousu. « Il y a tout un cheminement logique entre mes dessins, mes maquettes, les différents objets présents dans l’exposition et les tapis. Effectivement, je viens d’un univers ou le motif à toujours eu une forme attirante. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les sauts entre la 2D et la 3D ; entre les plats et les volumes » précise le créateur. C’est d’ailleurs cette idée qui l’a amené à nommer l’exposition, présentée à la galerie Chevalier Parsua jusqu’au 18 avril, Arrondir les angles.

Habiller l’espace

Spécialisée dans le textile mural pour la partie Chevalier, et les tapis avec l’éditeur Parsua, la galerie se dote de tentures au mur et au sol. Deux environnements entre lesquels un espace vide demeure. « Lorsque la collaboration avec la galerie a commencé, je tenais à dessiner les maquettes des tapis. Je suis arrivé avec plein de propositions que nous avons étalé partout par terre. Dans le même temps, je me suis rendu compte que les angles de cet espace blanc et rectiligne n’étaient pas habillés. Je me suis demandé comment y remédier. La réponse a été de retranscrire les perspectives du lieu sur les tapis. » Une approche très géométrique et abstraite de l’architecture qui a amené le designer à travailler de manière moins conventionnelle qu’à l'accoutumé. « Pour un designer textile, son fond de commerce, c’est plutôt de faire des motifs au raccord, c'est-à-dire qui se répètent à l’infini. Ici, la nouveauté pour moi était de créer une composition placée qui puisse se regarder de tous les côtés. C’est ce que l’on appelle un motif placé, unique » explicite le designer également curateur de l’exposition et à qui l’on doit la sélection d’art africain et les photographies de Georges Rousse, dont les anamorphoses dialoguent naturellement avec les tapis.

©Galerie Chevalier Parsua X Gaspard Fleury-Dugy exhibition_soft object

Une identité visuelle assez différente

Habituellement reconnaissable à ses fils polymères aux couleurs vives, parfois fluo, rappelant l’univers du sportswear, Gaspard Fleury-Dugy à cette fois-ci adopté des couleurs plus profondes et calmes. Une contrainte plus qu’un choix, imposée par la gamme Parsua. « Les tapis sont tissés en Iran avec des laines teintées par des colorants naturels. Il a donc fallu réfléchir autrement, et comme je n’étais pas très familier avec ces couleurs, j’ai joué sur les contrastes. » Un parti-pris dont se dégage une certaine vibration, également soutenue par la technique. « Si l’on prend l’exemple des vases, lorsque je les travaille sur ordinateur, un pixel correspond à une maille. Ici, la technique n’est pas la même. Un nœud correspond à une pointe de couleur et la méthode artisanale créée un léger crantage. On peut y voir une sorte de dialogue avec les projets précédents présentés jusqu’au 9 mai au Pavillon Vendôme de Clichy. » Plus qu’un nouvel objet, c’est surtout une déclinaison de son travail habituel, confié pour la première fois à d’autres mains, que le designer propose de découvrir. Un lien entre idée et geste solidement noué tout au long de l’année de travail pendant laquelle Continuum s’est tissée.

Exposition Arrondir les angles, à la galerie Chevalier Parsua, 41 rue de Seine, 75006 Paris, jusqu’au 18 avril.

Exposition Salto, au Pavillon Vendôme, 2 rue du Guichet, 92110 Clichy, jusqu’au 9 mai.

Le portrait de Gaspard Dugy-Fleury est à retrouver dans le numéro 224 d’Intramuros, en vente sur notre boutique.

©Galerie Chevalier Parsua X Gaspard Fleury-Dugy exhibition_soft object
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26/3/2026
Malmaison Riviera, l’éclat solaire de Christofle

Avec Malmaison Riviera, Christofle insuffle un vent d’été à sa collection emblématique Malmaison. Entre héritage impérial et inspiration méditerranéenne, cette nouvelle ligne de porcelaine célèbre un art de vivre à la fois chic et décontracté, où la table devient le théâtre d’un éternel été.

Christofle poursuit l’exploration de son patrimoine en proposant une variation inédite de sa ligne iconique Malmaison. Pensée comme une parenthèse ensoleillée, cette nouvelle collection traduit l’envie de faire dialoguer les codes historiques de la maison avec une esthétique plus libre, inspirée par les paysages et les usages de la Méditerranée. Avec Malmaison Riviera, la table devient ainsi un espace d’expression, entre tradition, modernité, formalisme et spontanéité.

Lumière méditerranéenne

Dévoilée comme une déclinaison estivale des collections Malmaison et Malmaison Impériale, la ligne s’inscrit dans une continuité stylistique tout en opérant un déplacement sensible. Fidèle aux codes du style Empire - palmettes, symétries, motifs ornementaux - elle introduit pour la première fois la couleur, avec un jaune profond qui vient capter et diffuser la lumière. Depuis plus d’un siècle, Malmaison incarne un raffinement classique inspiré du château lié à Napoléon Bonaparte et l’Impératrice Joséphine. Avec Riviera, cet héritage se réinterprète dans un registre plus quotidien, à travers lequel les décors, tracés à main levée, déploient rosaces et rayons dans une composition vivante, où chaque pièce devient une variation autour d’un même motif solaire.

Collection Malmaison Riviera © Christofle

La table comme expérience estivale

Pensée comme une invitation au partage, la collection convoque un imaginaire sensoriel composé  de longues tablées, d’une lumière dorée et de la douceur du temps qui s’étire. Assiettes, bols, tasses ou plats de présentation composent ainsi un ensemble d’une quinzaine de pièces permettant de rythmer les usages, du petit-déjeuner au dîner. À cette porcelaine répond l’éclat de l’orfèvrerie, avec des accessoires en métal argenté pour dessiner un ensemble qui crée un dialogue entre matière et lumière, incarnant un art de vivre à la fois décontracté et résolument chic.

Collection Malmaison Riviera © Christofle
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27/3/2026
Maap d’Erwan Bouroullec : destination poétique au bout des doigts

Présentée l’an dernier à Milan, Maap, la dernière création d’Erwan Bouroullec, arrive sur le marché. Une création à fleur de peau imaginée pour Flos.

« Maap est la concrétisation d'un désir qui m'habite depuis longtemps : créer des luminaires imposants dont la lumière se diffuserait au travers d'une grande surface. Et pour imaginer ce modèle, j'ai puisé mon inspiration dans deux obsessions de longue date que sont la géométrie et les structures naturelles » explique Erwan Bouroullec. S’il s’agit certainement de l’un des plus grands luminaires de Flos, Maap compte peut-être aussi parmi les plus légers. Une notion, centrale dans la démarche du designer,  à laquelle cette grande applique murale doit sans doute un peu de sa poésie.

Fasciné depuis longtemps par les matériaux ultra-fins dont le papier, le designer s’est intéressé au tyvek, notamment connu sous forme d’enveloppes indéchirables. Une robustesse structurelle qui a amené ce médium dans le monde de l’éclairage ou il n’avait que très peu été utilisé. Mise en forme comme un sac, la matière prend place sur une base murale lumineuse cruciforme dotée de quatre ampoules. Fixée magnétiquement grâce aux Dots (dont le nombre évolue selon la taille du luminaire), la membrane peut être facilement manipulée. Disponible en trois formats (Wall 1, Wall 2, Wall 3 selon le nombre de Dots au mur), Maap peut mesurer jusqu’à 3,2 mètres de largeur par 1,5 mètre de hauteur.

Le modèle W3 de Maap ©Flos

Une matière sensible à travailler

L’une des particularités de Maap, c’est peut-être sa capacité à se magnifier au fur et à mesure des manipulations. Si l’idée d'utiliser des cartes a été un point de départ rapidement abandonné en raison de leurs fragilités, le rendu, lui, n’en est pas si éloigné, rappelant ces papiers usés par les voyages et sur lesquels semblent retranscrites les dénivelées. Mais ici, ce n’est pas tant l’œuvre involontaire du temps que celle consciente des utilisateurs qui est à l’origine des froissements. « Maap aurait tout aussi bien pu s'appeler Maak, clin d'œil à "make", puisque son principe repose sur un geste élémentaire, le "faire" de la main. Sa forme malléable est une invitation à laisser libre cours à notre instinct de création » développe son designer. Lorsque le tyvek est froissé, il adopte des formes organiques et singulières, offrant la possibilité de donner plus ou moins de caractère au luminaire. Au-delà de l’aspect esthétique, cette action relève surtout d’un besoin structurel. Sans ces pliures, le papier perdrait de son volume, et Maap de son effet. Ainsi enveloppée, la création d'Erwan Brouroullec propose également une nouvelle approche de la durabilité. Protégée mais facilement accessible, la source lumineuse dure dans le temps, là ou son design, lui, change d’une simple pression de la main. Comme un nuage égaré, ce produit nouvellement lancé par Flos, évolue au gré du temps.

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24/3/2026
À TEFAF Maastricht, Formafantasma planchait sur un ensemble moderne

Avec Formation, le studio Formafantasma présentait à TEFAF Maastricht une collection contemporaine imaginée autour de la planche. Une approche en lien avec un certain goût pour le moderniste et la sobriété.

Qualifiant eux-mêmes leur esthétique de « restreinte », Andrea Trimarchi et Simone Farresin, fondateurs de Formafantasma, présentaient Formation à TEFAF Maastricht. Conçue pour la galerie Friedman Benda, la collection s’inscrit dans la continuité de leurs recherches sur les archétypes du mobilier et l’évolution de notre rapport aux objets domestiques. Cette fois-ci, le studio s’est attaché à la planche comme forme primaire, presque indissociable du mobilier lui-même. Plutôt que de la transformer, les designers ont choisi de l’utiliser telle quelle pour devenir table, assise ou rangement, sans jamais perdre son identité initiale. Ce parti pris donne lieu à un jeu géométrique rigoureux, enrichi par l’introduction d’aluminium brossé et de panneaux LED. Ces derniers, par leurs proportions, évoquent les écrans contemporains, inscrivant le projet dans son époque malgré une logique d’assemblage très classique. Tout l’enjeu réside alors dans cet équilibre temporel. Une démarche nourrie par des figures comme Frank Lloyd Wright, pour sa capacité à conjuguer artisanat et technologie, ou George Nakashima, pour sa vision du bois comme matière vivante.

Avec Formation, Formafantasma revendique ainsi une sobriété expressive. La collection, réduite à une sophistication assez minimale (bien que rehaussée de touches plus contemporaines), propose un salon hors du temps, mais à cheval sur les époques.

Courtesy of Friedman Benda and Formafantasma ©JeroenvandeGruiter
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