Intramuros à EquipHotel 2022
Le salon EquipHotel en 2018

Intramuros à EquipHotel 2022

Affirmation d’une meilleure hospitalité des clients, mais aussi engagement pour un mieux-être optimisé des salariés, le salon EquipHotel 2022, organisé du 6 au 10 novembre, fait de l’Hospitalité engagée le cœur d’un menu-programme désireux de répondre aux attentes des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. Intramuros sera d’ailleurs présent et animera des tables rondes du 6 au 9 novembre  en partenariat avec l’Ameublement français, à l’Interior Design Center (hall 7.2), et modèrera également une conférence dans le hall Architecture et design autour des nouveaux usages. Un espace de rencontres en partenariat avec Lafuma Mobilier (hall 7.2) est également prévu.


Du 6 au 10 novembre au Parc des expositions de la porte de Versailles, le salon EquipHotel, rendez-vous B2B de référence du secteur de l’hôtellerie-restauration, va plancher sur les meilleurs moyens de conseiller les professionnels. Outre l’occasion de rencontrer une multitude de fournisseurs, EquipHotel jouera plus que jamais son rôle de hub des nouvelles tendances et innovations du CHR (soit l’ensemble des entreprises intervenant dans le domaine de la gastronomie, et plus largement dans les cafés, hôtels et restaurants), en particulier dans le secteur de l’accueil des clients et des conditions de travail des salariés.

Faire des hôtels et des restaurants de véritables lieux de vie

Les 1 200 entreprises exposantes, à 40 % étrangères et recouvrant les quatre grands univers du food service, du design, du bien-être, des technologies et services, ainsi que les 113 000 décideurs du CHR présents (chefs, responsables d’établissements, mais aussi architectes, décorateurs, gestionnaires de collectivités, etc.) tenteront ainsi de penser le présent et l’avenir de leur secteur en réfléchissant à des questions aussi essentielles que l’engagement pour la planète, la sortie de crise – avec en filigrane les 300 000 postes à pourvoir du secteur – et la nécessité de faire des hôtels et des restaurants de véritables lieux de vie, sensibles comme leurs clients et leurs employés aux terroirs, aux territoires, aux spécificités locales et aux circuits courts.

Salon Equip' Hotel en 2018

Pour orienter cette approche convergente avec l’évolution sociétale, le salon s’appuiera sur une série de conférences et sur cinq thèmes forts : se projeter dans la durée et le durable ; rester attractif ; faire du beau avec du bien ; miser sur le soin de soi ; penser le digital à visage humain. Pour incarner cette dimension humaine, c’est le chef doublement étoilé Christophe Hay qui a été choisi comme parrain de la manifestation. Un choix très cohérent quand on connaît son engagement écoresponsable, mis en pratique avec l’ouverture de son hôtel Relais & Châteaux Fleur de Loire, à Blois.

Un programme de conférences pour penser l’avenir du secteur

Et si le salon sera l’occasion de rencontrer les professionnels du secteur, un cycle de conférences offrira des temps de débats sur les enjeux de la restauration et de l’hôtelleries. Dans ce cadre, Intramuros animera le lundi 7 novembre à 14h un talk autour de l’hôtellerie et de la modularité des usages, avec Eléna Apiou, responsable design chez Adagio, Tristan Lohner, designer et directeur de RBC Paris, Benjamin Clarens,  architecte agence Cut Architectures  et Ramy Fischler, designer, fondateur de RF Studio.

Tout le programme est disponible ici : https://www.equiphotel.com/fr-fr/programme/conferences.html#conferences.

Favoriser les rencontres autour de tables rondes

Tous les matins, sur le stand  de l’Interior Design Center (stand N44), think tank contract & agencement de l’Ameublement français, l’Ameublement français et Intramuros proposeront un programme d’échanges qu’ils ont coconçus réunissant architectes d’intérieur et fabricants pour mieux décrypter l’état du marché et les questionnements des différents acteurs. Comment adapter un projet à un budget et vice-versa ? Comment adopter une démarche RSE ? Quels sont les nouveaux standards de l’hôtellerie ? Que vient-on chercher à l’hôtel aujourd’hui ? Autour des thématiques proposées, ces rencontres se veulent avant tout un lieu d’échanges et de partages d’expériences et d’actualités pour mieux faire se rencontrer les attentes et propositions de chacun, face aux évolutions du secteur. Chaque soir, une synthèse des échanges sera publiée sur le site d’Intramuros.

Retrouvez le programme complet ici : https://www.ameublement.com/evenements/interior-design-center-le-programme-sur-le-salon-equiphotel-du-6-au-10-novembre

Favoriser les échanges informels

En partenariat avec Lafuma Mobilier, Intramuros proposera également un lieu de rendez-vous informel (hall 7.2). Au sein de cet espace, il sera possible de consulter les derniers numéros d’Intramuros et d’accéder à une offre d’abonnement préférentielle mise en place spécialement pendant la durée du salon. Un lieu investi par Lafuma qui mettra à disposition plusieurs pièces de la collection Horizon à savoir des tables, chaises, chaises longues et chaises hautes.

Collection Horizon © Lafuma Mobilier
Collection Horizon © Lafuma Mobilier

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5/3/2026
Vind, une collection qui se fond dans le paysage

Imaginée par Kasper Salto pour le Louisiana Museum of Modern Art de Humlebæk au Danemark, la collection Vind marque un nouveau chapitre dans la collaboration de longue date entre le designer danois et Fritz Hansen. Une collection outdoor discrète et exigeante, pensée pour durer et s’effacer dans le paysage.

Née du mot danois signifiant « vent », la série Vind puise son inspiration dans l’architecture maritime et les forces naturelles qui façonnent le littoral du Louisiana Museum of Modern Art, situé à Humlebæk au Danemark. Conçue spécifiquement pour les espaces extérieurs du musée, cette collection de mobilier signée par le designer Kasper Salto incarne une approche du design à la fois humble, fonctionnelle et profondément contextuelle. « La chaise Vind est un outil pour s’asseoir, ce n’est pas une oeuvre d’art. Elle est conçue pour bien servir les gens, comme un hôte discret », confie le designer. La collection privilégie ainsi une expression calme, presque silencieuse, où chaque détail sert l’usage.

Collection outdoor Vind, design Kasper Salto © Fritz Hansen

La précision du geste discret

Les structures en aluminium thermolaqué, légères, durables et recyclables, assurent solidité et longévité, tandis que les assises, tressées à la main à partir de près de 150 mètres de corde en polyester, apportent texture et confort. Un travail artisanal qui requiert jusqu’à quatre heures par pièce et confère à chaque assise de subtiles variations, révélant un équilibre maîtrisé entre précision industrielle et geste humain. La collection Vind prolonge ainsi l’héritage de la chaise ICE™, conçue par Salto pour le café du musée au début des années 2000, tout en répondant à un autre esprit du temps : celui de la durabilité, de la simplicité et du « moins mais mieux ». Composée d’un fauteuil, d’une chaise et d’une table, la série s’intègre prend naturellement sa place au cœur des jardins, terrasses et espaces d’accueil, sans jamais rivaliser avec son environnement. Une présence juste, pensée pour accompagner le paysage plutôt que le dominer.

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5/3/2026
Le design radical allemand exposé à la Pulp Galerie

Pour l’ouverture de son nouvel espace, rue de Seine, la Pulp Galerie présente une exposition dédiée au collectif radical allemand Pentagon Gruppe.

Cinq designers mais une seule perspective : la radicalité de l’objet. Pour l’ouverture de son nouveau showroom, Pulp Galerie, fondée par Paul Ménacer-Poussin et Paul-Louis Betto, met à l’honneur le collectif allemand Pentagon Gruppe jusqu’au 21 mars. Composé de Gerd Arens, Wolfgang Laubersheimer, Reinhard Müller, Ralph Sommer et Meyer Voggenreiter, le groupement met en avant l'esthétique du non-fini. Fondé en 1985 à Cologne, en pleine guerre froide, Pentagon Gruppe se constitue avec l’idée qu’une révolution est possible par le design. À l’heure où l'artiste n'est pas vraiment considéré, et où l'interconnexion entre industrie et design est bien loin de celle de l’Italie, les créateurs s’inscrivent à rebours de leur époque. Faisant alors fi du fonctionnalisme et de la sobriété formelle héritée du Bahaus, le studio fait prévaloir l’idée sur le confort. L’objet doit être manifeste, et manifeste est la radicalité. Pièces massives et extrêmement lourdes, rayures apparentes et soudures volontairement grossières, les notions véhiculées doivent être visibles et inhérentes aux objets. À l’image du buffet Seerose de Wolfgang Laubersheimer réalisé en acier et en pierre de lave brute, la structure s’impose.

©narophoto

Une envie de faire bouger les lignes

Si le collectif demeure inclassable - bien qu'il soit objectivement tourné vers une radicalité ou le style domine le reste -, les pièces exposées laissent entrevoir l’idée de mouvement. Une omniprésence que l’on retrouve notamment sur le lit Folding bed reprenant la structure en compas de Jean Prouvé, la bibliothèque Shelf Unit for Cheap Glasses dotée de roulettes ou encore les porte-magazines Mai 68, évidentes transpositions matérielles de l’instabilité qui règne alors en France. Autant de références au secteur industriel. Mais c’est aussi dans une forme plus poétique que cette notion s’incarne. Du cours d’eau miniature abreuvant les plantes de l’imposante table Amazonia en pierre de ruhr, à la suspension mobile Voyage à Milan sur laquelle un train tourne, le mouvement traduit la liberté de création totale du studio seulement incarné par la froideur des matériaux et la rigidité des volumes. Une approche qui prendra fin après une dizaine d’années d’activité seulement, lorsqu'un ambitieux projet de café d’artiste itinérant et robotisé mènera Pentagon Gruppe à la faillite. Une aventure totale et radicale en tout point que la Pulp Galerie propose de découvrir par le biais d’une vingtaine d’objets.

L'exposition Pentagon Gruppe, Silent Brutality est à découvrir jusqu'au 21 mars 2026 à la Pulp Galerie, 30 rue de Seine, dans le 6e arrondissement de Paris.

©narophoto
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4/3/2026
Unwanted guest : une chirurgie plastique signée Pierre Castignola

Pierre Castignola expose Unwanted guest, une collection de mobilier fabriqué à partir de chaises Pierre Paulin découpées.

C’est sous le plafond argenté de la galerie ITEM IDEM, sorte de factory warholienne où se côtoient, sur des étagères Starck, des créations de Castiglioni ou Sottsass, que Pierre Castignola présente son deuxième solo-show. Une évidence pour le designer influencé par le design radical italien et intéressé par la sémiotique. Fidèle à son approche pour le moins déconstructiviste, ce dernier présente Unwanted guest, une exposition évoquant par son nom « l’idée d’un détournement respectueux de l'œuvre initiale ». Et pour l’occasion, c’est la chaise Tango dessinée par Pierre Paulin qui a été découpée et réassemblée. Inscrite dans la veine du Fauteuil 300, première chaise monobloc sortie en 1972, Tango s’est rapidement imposée dans le paysage quotidien de nos étés. « J'ai récupéré 39 modèles de cette assise à l’occasion de la rénovation de la piscine de Geldrop, en banlieue d'Eindhoven où j’ai fait mes études. Leur couleur rouge m’a beaucoup plu, mais elles sont restées longtemps entreposées dans mon atelier sans que je ne sache comment les utiliser. Et un jour, j’ai décidé d’en prendre quatre, de les découper un peu au hasard et d’observer » explique Pierre Castignola. Une approche radicale qui a alors donné naissance aux premières des 21 pièces qui composent la collection. « Mon premier solo-show portait sur le salon. Pour le second, j’avais envie d’autre chose, et comme je me considère d’une certaine manière invité involontairement dans l’univers de Pierre Paulin, la chambre d'amis m’est venu assez naturellement et elle a induit plusieurs objets allant du lustre au baby-foot. »

Fauteuil Unwanted guest

Un héritage redécoupé

Ni réel hommage, ni rupture totale avec l'œuvre de Pierre Paulin, Pierre Castignola propose une relecture du mobilier initial sous forme « d'innombrables variations. » Comme un passage assumé du sériel à l’unicité des pièces, le designer en profite également pour repenser son approche. « D’habitude, je travaille plutôt du plastique souple. Or celui-ci fait 3 à 4 millimètres d’épaisseur et son inflexibilité a imposé de repenser la démarche. » Outre l’aspect caractéristique de ses objets, le designer livre donc une collection ou les angles deviennent plus saillants, et les courbes davantage imposées par les limites plastiques. « Pour faire le fauteuil, je n’ai utilisé que des zones d’assises découpées, alors que le tabouret est constitué uniquement d’accoudoirs. » Des regroupements par similitudes qui font du designer non plus tant « un façonneur qu’un sélectionneur » orienté tout autant par son imaginaire que par la contrainte. Une particularité structurelle qui a aussi amené le designer à se pencher sur l’héritage de Pierre Paulin. « Quelqu’un m’a expliqué un jour que Pierre Paulin utilisait beaucoup le tube dans ses armatures. C’est quelque chose que j’ai repris ici pour y greffer mon approche et fabriquer quelque chose de nouveau, mais en écho. » Une confrontation entre deux univers, autant qu’entre deux époques radicalement opposées.

L’exposition Unwanted Guest de Pierre Castignola, à retrouver chez ITEM IDEM, 12 rue Bleue Paris dans le 9e arrondissement de Paris, du 4 mars au 12 avril 2026.

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26/2/2026
Gaudí réédité par BD Barcelona

En collaboration avec Monde Singulier, BD Barcelona réédite la collection de mobilier conçue par Antoni Gaudí pour la Casa Calvet et la Casa Batlló entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Entre rigueur structurelle et élans organiques, ces pièces historiques, reproduites à l’identique en chêne massif, réaffirment la modernité radicale d’un créateur pour qui architecture et design ne faisaient qu’un.

En relançant la Gaudí Collection, BD Barcelona remet en lumière un pan essentiel de l’œuvre d’Antoni Gaudí : son mobilier. Souvent éclipsées par la puissance iconique de ses bâtiments, ces pièces conçues entre 1898 et 1906 témoignent pourtant d’une vision totale, où chaque détail participe d’un même souffle créatif. Chaises, bancs, tabourets, portemanteau, miroir ou poignées de porte prolongent l’architecture dans l’espace domestique avec une cohérence rare.

Chaise Battló

Dès la Casa Calvet (1898-1899), première grande commande résidentielle de l’architecte à Barcelone, Gaudí dessine un ensemble de meubles en chêne pour les bureaux du rez-de-chaussée. Deux ans plus tard, il transforme la Casa Batlló (1904-1906) en manifeste organique et conçoit pour la salle à manger un mobilier sculptural devenu emblématique. Ces créations, aujourd’hui conservées au musée Gaudí du Park Güell, trouvent avec BD une nouvelle vie à travers des reproductions fidèles, réalisées selon les méthodes artisanales d’origine en chêne massif verni.

L’organique comme structure

Chez Gaudí, la ligne n’est jamais décorative : elle est constructive. Les dossiers se déploient comme des vertèbres, les pieds s’élancent tels des membres, les accoudoirs s’enroulent avec la tension d’un muscle. La célèbre Calvet armchair, assemblée à partir de cinq pièces formant un “cou” épais, des poignées arquées et un dossier en cœur, incarne cette synthèse entre expressivité et stabilité.

Fauteuil Calvet

Le Calvet stool, tripode et compact, joue d’une présence presque zoomorphe, tandis que le banc Calvet développe une structure fluide ponctuée de motifs floraux sculptés. À la Casa Batlló, la chaise et le banc adoptent des courbes plus osseuses encore, en écho aux balcons ondulants et à la toiture évoquant l’échine d’un dragon. L’assise, creusée avec précision, offre un confort surprenant, preuve que l’ergonomie occupait déjà une place centrale dans la réflexion du maître catalan.

Tabouret Calvet

L’exactitude comme hommage

BD est la première marque à rééditer ces pièces historiques, en respectant scrupuleusement matériaux et techniques traditionnelles. Chaque meuble est réalisé en chêne massif verni, numéroté et accompagné d’un certificat signé par le directeur de la Cátedra Gaudí garantissant son authenticité. Mais cette fidélité n’a rien de nostalgique. Elle rappelle au contraire combien ces formes demeurent actuelles. À l’heure où le design contemporain revendique organicité, expressivité et hybridation des disciplines, le mobilier de Gaudí apparaît d’une modernité intacte. Plus d’un siècle après leur conception, ces meubles ne relèvent ni du pastiche historique ni de la simple réédition patrimoniale : ils s’imposent comme des objets manifestes, où artisanat, sculpture et fonctionnalité s’équilibrent avec une audace toujours contemporaine.

Banc Battló
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