La Verrerie de Saint-Just à la rencontre de la Cité du design
"Être là" – Exposition du designer Guillaume Bloget, La Platine - Cycle Présent <> Futur - février 2024 - Objet tableau, 2024 © Hubert Genouilhac, PhotoUpDesign

La Verrerie de Saint-Just à la rencontre de la Cité du design

Jusqu’au 23 juin, la Cité du design de Saint-Etienne présente « Être là », seconde exposition du cycle Présent >< Futur. Consacrée à Guillaume Bloget, celle-ci dévoile différents travaux du designer, dont deux réalisés en collaboration avec La Verrerie de Saint-Just. 

Lancé par la directrice du pôle diffusion du design Laurence Salmon, le cycle d’expositions intitulé Présent >< Futur a pour objectif de mettre en avant le travail d’un designer. Guillaume Bloget succède ainsi à Laureline Galliot, qui avait été exposée entre septembre 2023 et janvier 2024. Dans ce cadre, le designer a mené une expérimentation avec La Verrerie de Saint-Just situé dans la Loire, dont le but était de trouver de nouvelles applications de son savoir-faire exceptionnel. De cette collaboration découlent ainsi deux projets inédits : Objet-tableau et Tavaillons, tous deux dévoilés en exclusivité lors de l’exposition. 

"Être là" – Exposition du designer Guillaume Bloget, La Platine - Cycle Présent <> Futur - février 2024 - Objet tableau, 2024 © Hubert Genouilhac, PhotoUpDesign

La Verrerie Saint-Just, un savoir-faire reconnu à l’international 

Située non loin de Saint-Etienne, La Verrerie de Saint-Just est connue à travers le monde pour son verre plat coloré. Créée en 1826, la Verrerie est aujourd’hui l’une des dernières manufactures à maîtriser le savoir-faire unique du verre architectural, blanc et coloré, soufflé à la bouche. Désireuse de faire valoir son savoir-faire, l’entreprise s’ouvre aux collaborations et s’associe ainsi avec des maîtres-verriers et des artistes, mais également des architectes et designers contemporains, tels que Guillaume Bloget. “C’est la première fois que je me confronte au verre : ce matériau m’a toujours fasciné par ses paradoxes : visqueux / dur, solide / cassant, transparent /réfléchissant… » confie notamment le designer. Une collaboration inspirante et pour le moins réussie, si l’on en croit les mots de Simon Ballagh, directeur de La Verrerie de Saint-Just : « Guillaume Bloget a créé à partir de nos verres des pièces magnifiques, qui expriment la richesse du savoir-faire de La Verrerie de Saint-Just. Cette collaboration a permis une rencontre entre notre savoir-faire ancien et la modernité incarnée par le design. »

Visite de presse des expositions Être là et Reels, La Platine – Guillaume Bloget, Simon Ballagh - février 2024 © Hubert Genouilhac, PhotoUpDesign

Présentation de deux œuvres inédites à la Cité du design 

À la suite de cette expérimentation entre Guillaume Bloget et La Verrerie de Saint-Just sont nées deux œuvres intitulées Objet-tableau et Tavaillons. Pour réaliser la première, le designer s’est inspiré de l’artiste américain Ellsworth Kelly et de ses « tableaux-objets », qui ne sont ni vraiment l’un ou l’autre mais qui sont connus pour aller au-delà du cadre formel. “Jai remarqué la profondeur des couleurs des plaques de verre qui sont entreposées sur les racks de stockage. En fonction du point de vue, des nuances apparaissent. Dun reflet entrecoupé par de vifs éclats de couleur, on passe à un noir profond. Jai souhaité reproduire cet effet de miroitement coloré pour en faire un objet à contempler. Comme un tableau ” raconte Guillaume Bloget. Tavaillons quant à elle est issue du savoir-faire des ancelles - des plaques de chêne ou d’épicéa de 60 cm à 1 m pour 2 cm d’épaisseur - utilisées comme des tuiles pour la couverture des toits au Moyen-Âge. Guillaume Bloget en a ainsi repris les principes, avec une fixation clouée et une pose bord à bord à recouvrement vertical. “Ces tavaillons reprennent le mode dassemblage des tuiles en bois qui couvrent les toitures et les façades des fermes ou des chalets du Jura. Le principe de superposition mélange les couleurs par touches successives, dinfinies possibilités de composition sont alors permises ” raconte-t-il. 

"Être là" – Exposition du designer Guillaume Bloget, La Platine - Cycle Présent <> Futur - février 2024 - Objet tableau, 2024 © Hubert Genouilhac, PhotoUpDesign

Une expérience enrichissante pour le designer, mais également pour la Verrerie qui grâce à cette collaboration peut continuer de transmettre son savoir-faire tout en en explorant de nouvelles applications possibles à travers le design. Ces œuvres ainsi qu’une quarantaine d’autres réalisations de Guillaume Bloget sont à retrouver à la Cité du Design, dans le cadre de l’exposition « Être là », jusqu’au 23 juin ! 

Rédigé par 
La rédaction

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17/9/2026
Frgmnt : pour un design désirable

Après un premier événement en juin, Frgmnt a souhaité réitéré l’expérience en présentant, à l’occasion de la Paris Design Week, sa première exposition intitulée « Edition 01 ». Visible jusqu’au 19 septembre, celle-ci entend mettre sur le devant de la scène « les matières que personne ne regarde ».

Pour sa première participation à la Paris Design Week, Frgmnt a sélectionné pas moins de 43 designers et 11 fabricants de matériaux, réunis pour présenter une démarche et des pièces imaginées à partir de matières, de chutes et de rebuts industriels oubliés ou délaissés. Initiée par Meryl Benitah, l’initiative Frgmnt est d’abord celle d’un défi créatif lancé en juin dernier. Pendant 48 heures, des groupes de designers, associés pour l’occasion, ont imaginé des pièces à partir de médiums souvent considérés comme « non désirables ». Du bois au métal, le projet intégrait également de nouveaux matériaux, à l’image de celui conçu par Etnisi à partir de pare-brise, ou encore le Tissium développé par la société Maximum. « On était un peu sur le format d'un hackathon, mais dédié au design. On est partis de matériaux qui étaient soit récupérés, soit revalorisés pour montrer que le réemploi ou même la seconde vie peuvent être des choses désirables. Même si les participants ne se connaissaient pas, il y a rapidement eu une certaine émulation créative, et très vite des groupes se sont formés et ont réussi à sortir des pièces en deux jours seulement », confie Meryl Benitah.

Table basse LNKD par Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini et Tancrède De Beaumont / Table d'appoint Dør par Céline Proust © Etienne Boulanger

Cette initiative a retenu l’attention de Sabrina Piperno, gérante de l’espace Heureux les Curieux, qui a souhaité soutenir le projet en proposant à Frgmnt de s’exposer en septembre pour la Paris Design Week. « Pour cette édition, l’idée était d'inviter d'autres partenaires fabricants de matériaux pour créer, d’une part, cette matériauthèque et, d’autre part, de faire venir des designers ayant la même démarche. Que ce soit à travers la matière ou la démarche de fabrication design », poursuit Meryl Benitah.

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Déployée sur deux étages, l’exposition présente des univers singuliers, réunis par une même ambition : créer à partir de l’existant ou explorer le potentiel de nouvelles matières. « Il y a plein de manières de faire un objet bien conçu et qui répond aux besoins du marché. Certains font du réemploi, d'autres répondent par la matière, quand certains le font par la fonction. Mais tous racontent une histoire à travers une pièce, et toujours en se demandant comment créer des objets qui soient désirables sur le long terme. » Une interrogation qui a amené des designers à s’associer avec des fabricants à l’image de hors-studio dont la lampe Caretta Caretta a été réalisée en Celullio, un matériau développé en collaboration avec Matériaux Urbains. Ce dernier est également à l’origine de Paperio, un nouveau médium sur lequel Atelier Alcova s’est appuyé pour donner vie à Tecto. De leur côté, d'autres créatrices et créateurs présentent des pièces originales issues de leur propre démarche. On retiendra notamment Atelier Perret, à l’origine de la suspension Séléné réalisée à partir de marc de café, mais aussi le vase T65 conçu à partir de pain par le studio Copain, et enfin le concept d'Emma Batsheva Cohen autour de l’optimisation du cuir végétal.

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Autant de profils et de pistes explorées qui entendent démontrer que des matières, a priori délaissées, peuvent devenir désirables dès lors que le design s’en empare. « Mon objectif personnel est de favoriser ce lien entre les fabricants, les designers, mais aussi les prescripteurs, en créant un joli écosystème qui va les faire collaborer et permettre à ces pièces de se retrouver dans des hôtels, des restaurants, et favoriser leur développement à grande échelle. » Avec cette exposition, c’est donc de nouvelles passerelles entre les secteurs clés du design que Meryl Benitah entend construire.

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Triode a récemment inauguré le 28, un nouvel espace parisien pensé comme un terrain d’expression libre pour les designers. Pour ouvrir le bal, Jean et Oliver Pelle, fondateurs du studio américain Pelle, présentent l’exposition « Metallic Reverie » composée de dix pièces inédites autour du métal et de la lumière.

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Alki revisite Kuskoa avec Kuskoa M

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Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

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