Le nouveau campus de Strate à Lyon

Le nouveau campus de Strate à Lyon

Depuis septembre, l’école de design Strate accueille à Lyon 450 étudiants. L’année 2019 est synonyme d’expansion pour Strate. Après l’ouverture d’un site à Singapour en janvier puis à Bangalore (Inde) en septembre, l’école de design inaugure un troisième site à Lyon. Un bâtiment de 2200 m2 en lieu et place des anciennes halles du marché lyonnais, au cœur du projet urbain du quartier Confluence.


C’est donc Lyon qui a été choisie pour le tout nouveau campus de l’école Strate. La ville française a été sélectionnée pour son emplacement crucial, au carrefour entre l’Europe du Nord et la Méditerranée.
La ville rhodanienne offre un environnement d’innovation de choix pour l’école. Tandis que le campus indien favorise les design automobiles et le campus parisien traite du thème des mobilités, l’école lyonnaise innovera autour de la lumière. Un axe majeur de développement rendu possible par le partenariat avec Lumen, cité de la Lumière, construit à deux pas du nouveau campus.

Près de 450 étudiants étaient attendus pour la rentrée de septembre. Répartis par promotion de 90, ils entament une formation estampillée Programme Grande École – Bac+5, avec l’opportunité de se spécialiser dans l’un des six domaines enseignés par Strate Lyon : interaction et immersion, mobilité, identité, produits et enfin espace.
Au cours de la formation, les futurs designers seront amenés à mettre en œuvre les concepts étudiés. Pas moins de 25 projets sont prévus sur les 5 années d’études, dont 5 en relation avec l’industrie et 1 projet interdisciplinaire avec des ingénieurs.

Le design vu par Strate

L’école Strate considère le design comme un élément clé dans l’expérience de vie de chacun.  D’une part, il est fait de pragmatisme. Un designer ne peut avoir un impact sur le monde que s’il évolue dans celui-ci. C’est pour cela que les étudiants sont plongés dans le monde du travail tout au long de leur cursus, dans le cadre de stage à intervalles réguliers. D’autre part, il est fait d’interdisciplinarité. Le design de qualité croise les regards et les expertises de différents champs de connaissances. C’est pourquoi Strate propose des doubles-diplômes en partenariat avec Sciences Po Paris et Grenoble École de Management (GEM).
L’institut d’études politiques apporte une dimension sociologique à l’innovation. L’environnement dans lequel le produit prendra place est étudié et compris à travers le prisme des sciences politiques. La démarche sociologique permet au futur designer de répondre à de réelles problématiques et de produire un travail plus simple et plus consommable. Ce double-diplôme apparait comme une évidence pour Guillaume Lom Puech, directeur de l’école Strate de Lyon, qui considère l’approche de Sciences Po Paris « à l’image de ce qui est fait à Strate ».
Le parcours avec Grenoble École de Management touche plus à la stratégie mise en place autour du produit. Avec ce diplôme, les étudiants-designers prendront part à la totalité du processus de création, de la réflexion stratégique en entreprise à la réalisation en atelier.
La polyvalence de Strate est portée par Guillaume Lom Puech, ancien directeur pédagogique à l’EEGP-École supérieure d’Arts Appliqués et Design, qui souhaite « faire évoluer les écoles et les métiers avec le monde ». Lui-même entrepreneur, designer et architecte, il ambitionne de faire de son école une véritable entreprise, dédiée à l’accompagnement de ses étudiants dans la réalisation de leurs projets scolaires et professionnels.

Une ouverture au monde essentielle pour Strate

L’école Strate est membre du Groupe Galileo Global Education. Le réseau, premier opérateur d’enseignement supérieur privé en Europe, regroupe notamment l’école française d’architecture Penninghen ou encore l’institut italien de mode et de design Istituto Marangoni.
Fort de cette appartenance, Strate mise dans sa pédagogie sur l’international. La 4e année du cursus est ponctuée d’un séjour à l’étranger. Pendant 6 mois, les étudiants-designers effectuent un stage ou un échange académique dans l’une des 55 écoles partenaires comme Politecnico di Milano, une école d’ingénieurs italienne. La confrontation à d’autres cultures, d’autres pédagogies ou milieux de travail, ou encore la formation linguistique favorisent une ouverture d’esprit et un élargissement des compétences et des expériences qui seront appréciées lors de l’entrée sur le marché du travail.
90% des diplômés de Strate trouvent un emploi dans l’année qui suit la fin de leurs études, dont 8% à l’étranger. Un gage de l’effectivité de cette pédagogie internationale, renforcée par des parcours professionnels solides pour plusieurs diplômés, à l’image du Français Julien Montoussé, de la promo 2004, qui dirige l’équipe nord-américaine de design de Mazda, ou de Michael Harboun, Luxembourgeois de la promo 2011, actuellement directeur de projet au sein de l’entreprise américaine IDEO.

Rédigé par 
Rémi de Marassé

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26/1/2026
« Weight of Light » : la seconde exposition du Modulnova Art Project

Jusqu’au 15 février 2026, le showroom parisien de Modulnova accueille l’exposition photographique « Weight of Light » dédiée au travail de Renato D’Agostin. À travers dix-sept clichés argentiques, l’artiste vénitien dialogue avec l’univers de la marque italienne autour de la lumière.

C’est dans le cadre de la seconde édition du Modulnova Art Project, à la croisée de l’art, de l’architecture et du design que la marque de cuisine italienne présentait début janvier son nouveau projet intitulé Weight of Light. Après Photopastel de Patrizia Mussa, célébration de la mémoire et des lieux suspendus, la marque s’est tourné vers Renato D’Agostin, figure majeure de la photographie contemporaine et qui propose ici un projet entreobscurité et révélation, geste et contemplation.

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Chez Modulnova comme chez D’Agostin, la lumière n’est jamais un simple outil : elle devient matière première. Les dix-sept photographies qui exposées à Paris rendent sensibles l’attention portée aux détails comme c’est le cas dans les collections de la marque italienne. Conçu comme un récit initiatique en trois actes intitulés L’origine dans l’obscurité, Devenir lumière et Le poids de la lumière, le parcours nous plonge dans une expérience de transformation. La chambre noire - dans laquelle les photographies prennent vie - occupe une place centrale. Un travail de patience et de minutie qui prend vie dans l’obscurité sous la lumière rouge, à travers un processus artisanal qui résonne avec la philosophie de Modulnova, pour qui le temps, la précision et l’écoute sont au cœur de toute création. « Pour toutes les photographies, il faut beaucoup de patience pour permettre à chaque détail d’apparaitre au fur et à mesure. Pour cette exposition, j’ai aimé l’idée de faire dialoguer les photographies avec les collections de Modulnova, notamment avec les matériaux » expliquait Renato D’Agostin.

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Une exposition à retrouver au flagship parisien de Modulnova boulevard Raspail, première étape d’une tournée internationale qui sera organisée au sein des showrooms les plus emblématiques de la marque. Une manière pour Modulnova d’affirmer, une fois encore, que le design peut être un territoire de dialogue où la lumière devient expérience et la matière, émotion.

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22/1/2026
Sand Stone de Technogym : allier design et performance

À l’occasion de Maison & Objet, Technogym présentait Sand Stone, une collection inédite qui renouvelle les codes du design des espaces bien-être haut de gamme. Dévoilée au cœur du salon parisien, cette nouvelle ligne incarne une approche où esthétique, innovation et reconnexion à la nature dessinent une nouvelle ère du Wellness Luxury Living.

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Des matériaux sensoriels, qui conjuguent design et technologie

Et cette cohérence de langage se prolonge jusque dans le choix des matériaux. Les coques Speckled Stone, enrichies de mica naturel et de composants recyclés, évoquent la pierre authentique. Les structures Warm Titanium apportent une dimension technologique et contemporaine, tandis que les surfaces tactiles en finition Clay et les éléments en bois de hêtre et de frêne renforcent la dimension sensorielle et organique de l’ensemble.

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22/1/2026
Au BDMMA, le design français made in Japan

Pour la cinquième année consécutive, le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art présente les travaux de designers français et d’artisans japonais réunis dans le cadre du programme Edo Tokyo Kirari.

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©14Septembre Mobilier national


Des objets aux références culturelles multiples

« Lorsque je suis allé au Japon, j’ai remarqué que les Japonais utilisent souvent les caisses de bouteilles pour s’asseoir dans la rue ou comme tables. L’idée des rangements KOFFR, mi-table,mi-tabouret, réalisés avec Lllast, vient de là, de ce mode de vie », explique Florent Coirier. Car au-delà des questions d’artisanat et de technique, les créations traduisent surtout un lien discret mais profond avec la culture japonaise. La manufacture Mori Seimenjo et le Studio BehaghelFoiny à l'origine d'une veste d'intérieur,d'un lit transformable en pouf et d'un plaid, ont ainsi choisi les couleurs des pièces selon les espèces de fleurs endémiques de l’île d'Izu. Un clin d’œil à la fois culturel et environnemental. Cette attention se retrouve aussi dans les travaux d’Hanako Stubbe menés avec la manufacture Domyo, dont les panneaux décoratifs muraux s’inspirent de symboles japonais tels que Taiyō, le soleil, source de vitalité ; Moss, la mousse, évoquant douceur et sérénité ; ou encore Sakura, le cerisier. Un parti-pris visuel fort, et différent de sa collaboration avec la maison familiale Maekawa Inden, où le cuir laqué est traité de manière plus sobre,invitant à l’introspection.
En complément, l'exposition invite aussi les visiteurs à aborder une autre facette tout aussi connue du Japon : ses boissons. Réalisés par les manufactures Glass-Labet Kimoto Glass Tokyo, deux styles de verres rendent, chacun à leur manière, hommage au saké et au thé par le biais de nouvelles textures et des nouvelles formes.


À noter qu'une sélection de produits issus des précédentes éditions est en vente au sein du concept store HIS, 2 rue du Renard, dans le quatrième arrondissement de Paris, jusqu'au 4 février.

©14Septembre Mobilier national
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21/1/2026
Une collaboration inédite entre Swatch et Guggenheim

Avec sa nouvelle collection Swatch × Guggenheim, l’horloger suisse poursuit son Art Journey en traduisant quatre icônes de l’art moderne en objets du quotidien, à la croisée de l’art, du design et de la pédagogie.

Depuis plus de quarante ans, Swatch explore les frontières entre art et objet usuel. En ce début d’année 2026, la marque suisse ouvre un nouveau chapitre avec une collection réalisée en collaboration avec le musée Guggenheim de New York et la collection Peggy Guggenheim de Venise composée de quatre montres, inspirées d’œuvres majeures de Degas, Monet, Klee et Pollock.

Collection Swatch x Guggenheim

Un dialogue transatlantique entre art et design

Cette collaboration s’inscrit dans une relation ancienne entre Swatch et l’institution Guggenheim, amorcée dès les années 1990. La collection revendique un dialogue culturel entre deux continents et deux champs créatifs que sont l’art muséal et le design industriel. Les œuvres sélectionnées, dont trois sont conservées à New York et une à Venise, sont réinterprétées non comme des reproductions, mais comme des compositions graphiques adaptées à la montre. Un parti pris fidèle à l’ADN de Swatch, qui considère le temps comme un médium créatif autant qu’une mesure.

Collection Swatch x Guggenheim, modèle Klee’s Bavarian Don Giovanni

Quatre œuvres, quatre écritures visuelles

Swatch × Guggenheim se décline ainsi en quatre univers artistiques distincts. Degas’s Dancers transpose la grâce fragmentée des Danseuses vertes et jaunes (1903) d’Edgar Degas, dans une composition centrée sur le mouvement, jouant sur les cadrages et les aplats colorés. Monet’s Palazzo Ducale s’inspire des vibrations lumineuses du Palais Ducal vu de Saint-Georges Majeur (1908) de Claude Monet avec un cadran qui se révèle sous UV, évoquant les variations chromatiques chères à l’impressionnisme.

Collection Swatch x Guggenheim, modèle Monet’s Palazzo Ducale

Plus conceptuelle, Klee’s Bavarian Don Giovanni exploite la géométrie narrative de Paul Klee dans son œuvre The Bavarian Don Giovanni (1919) et introduit une roue de calendrier multicolore, dont la variation quotidienne fait écho à l’instabilité poétique de l’œuvre originale. Enfin, Pollock’s Alchemy restitue l’énergie gestuelle de l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock avec Alchemy (1947), à travers une composition libre, presque explosive, où le cadran et le bracelet deviennent surface picturale continue.

Collection Swatch x Guggenheim, modèle Pollock’s Alchemy

Une collection qui au-delà de l’objet, affirme une vision : celle d’un art qui ne se contemple pas uniquement au musée, mais qui peut s’inviter dans le quotidien. En traduisant des œuvres patrimoniales en pièces accessibles, Swatch revendique un rôle de passeur culturel, tout en soutenant la conservation des collections Guggenheim.

Collection Swatch x Guggenheim, modèle Degas’s Dancers
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