Prix Ellipse 2022 : Assoukrou Aké primé
Assoukrou Aké, D'autres corps que les nôtres

Prix Ellipse 2022 : Assoukrou Aké primé

Le Prix Ellipse 2022 met à l’honneur l’Ivoirien Assoukrou Aké, dédiant ainsi sa deuxième édition à la Côté d’Ivoire.


Chaque année, ce projet du Fonds de dotation Ellipse art project choisit un pays d’Afrique subsaharienne ou d’Asie afin de mettre en avant la création artistique d’un artiste autour d’une thématique de réflexion environnementale. La Côte d’Ivoire ayant été retenue en 2022, tous les artistes africains des arts visuels de 18 à 40 ans, résidants en Côte d’Ivoire et dont le travail n’avait jamais été exposé dans une galerie étaient éligibles. Une initiative qui a donc mené au choix de Assoukrou Aké.

Assoukrou Aké et son « art de la traduction »

C’est ainsi qu’Assoukrou Aké présente son oeuvre, par les termes « l’oeuvre de la traduction ». Un objectif que s’est fixé cet artiste né à Bonoua en Côte d’Ivoire. Après une formation en histoire de l’art, il se concentre sur la thématique de la violence qu’il décrypte dans ses récits « de guérisons ». Nommer l’innommable. Représenter l’impossible. Tel est son défi, expliquant alors les silhouettes criblées de trous, aux mouvements saccadés et disloqués, parfois crues, puissantes.  Assoukrou Aké mélange les époques, joue entre le réel de l’actualité – passée ou présente – et le fantastique, avec ses références au contes africains, rites profanes et sacrés. Les techniques sont également variées, de l’acrylique au bois en passant par la gravure, mêlant photographie de presse et peinture académique.

Assoukrou Aké, Du tumulte du monde au silence de papier
Assoukrou Aké, Perle noire

Un travail qui s’avère de plus en plus remarqué puisque le jeune artiste reçoit en 2017 le Grand Prix International Jeune Talent Arbustes lors du Salon d’automne de Paris ainsi que le Prix du public au cours du Prix ICART Artistik Rezo en 2022. Sans compter sa nomination aux Prix JUVENARS-IESA et au Prix Paris 1 Panthéon Sorbonne en 2021.

Un prix célébrant la culture des pays en développement

Le rôle fondamental de la culture dans le développement durable est clairement énoncé par l’ONU, poussant la société française Ellipse Projects à en faire son pilier. Ainsi, le Prix va plus loin qu’un titre honorifique en proposant un accompagnement médiatique et professionnel pour l’artiste sélectionné. Assoukrou Aké verra donc son travail exposé durant AKAA, ALSO KNOWN AS AFRICA, du 20 au 23 octobre 2022.

Assoukrou Aké, Aynk†nDropsy

Le choix s’est fait à l’issu de la délibération d’un jury indépendant formé de six professionnels de l’art contemporain, dont des spécialistes de l’art ivoirien. Notons parmi eux la présence de Victoria Mann, la Directrice-Fondatrice de la foire AKAA, ALSO KNOWN AS AFRICA et de l’artiste sculpteur et perforer Jems Koko Bi. Le projet était par ailleurs soutenu par pas moins de six partenaires, d’Abidjan – pour l’Original Foundation – ou de Paris – pour la Cité Internationale des Arts -.


Rédigé par 
Olivia Demigneux

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26/4/2026
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À l’occasion de la Design Week de Milan, Modulnova dévoilait le projet manifeste Artistry, où la matière devient langage et l’architecture intérieure, une expérience sensorielle.

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©Modulnova

Une grammaire de la matière

Au cœur d’Artistry, la matière devient le principal vecteur d’expression, notamment grâce au Travertin Titanium, omniprésent, qui vient structurer les volumes. Autour de lui, bois, métal et verre dialoguent : les textures se répondent tandis que les différentes finitions mates, polies ou réfléchissantes enrichissent la perception et créent une continuité visuelle entre les espaces. Un principe confirmé par la cuisine Twenty Lab, avec ses blocs monolithiques en pierre prolongés par des éléments suspendus en chêne, qui jouent sur la tension entre masse et légèreté.

©Modulnova

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Grâce au système Atelier, Modulnova va encore plus loin dans cette logique d’intégration puisque la boiserie se transforme ici en outil architectural capable de structurer l’espace, de dissimuler des passages ou d’orchestrer les circulations. Grâce à une grande liberté de composition, les surfaces deviennent actives, dessinant des perspectives et modulant les volumes. Une approche déployée dans l’ensemble de l’habitat, de la cuisine au salon, jusqu’à la salle de bains, où les matériaux et les formes se prolongent sans rupture.

©Modulnova

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29/4/2026
À Milan, Cassina dévoilait ses nombreuses nouveautés

Pour célébrer comme il se doit cette nouvelle Design Week, Cassina réinventait son showroom autour du concept d’« intelligence de la matière ». Une idée à l’origine d’un écrin contemporain, marqué par des couleurs fortes et un grand nombre de nouveautés.

Pour cette saison, Cassina transformait son flagship de la via Durini sous la direction de Mikal Harrsen. Rehaussé de couleurs chaudes et vibrantes — également déployées sur un large écran dès l’espace d’accueil — le lieu se voulait être immersif. C’est dans ce cadre que l’éditeur italien a mis en scène ses dernières créations. Qu’il s'agisse des nouveaux coloris comme sur la table Plana de Charlotte Perriand et les tables basses 780/783 de Gianfranco Frattini, ou de nouvelles créations contemporaines, l’ensemble se déployait au fil d’un même parcours scénographique ouvert. Portées par une palette chromatique audacieuse, les installations composaient une narration fluide prolongée jusqu’à la terrasse, transformée pour l’occasion en refuge outdoor. Un cadre idéal pour célébrer la collaboration entre l’éditeur et Persol, illustrant le dialogue entre héritage et innovation au cœur de « The Cassina Perspective ».

©Cassina

Des assises en tout genre

Dès l’entrée du showroom, Cassina souhaitait plonger le visiteur dans un univers radical en déployant le système Ardys imaginé par Patricia Urquiola. Recouvert d’un textile technique, ce canapé composable aux volumes généreux évoque une certaine idée de la douceur dans un style ultra-contemporain. Une sensation due au textile technique très visuel, à mi-chemin entre le velours et l’aspect matelassé d’une doudoune. En contrepoint, le fauteuil Plintea de Chiara Andreatti apporte une élégance plus sobre avec son enveloppe protectrice et son piètement asymétrique aussi bien adapté aux espaces domestiques qu’aux environnements contract. Dans un registre plus rigoureux, Cassina réédite la chaise CH66 de Nicos Zographos, développée avec Karakter, réaffirmant l’intemporalité du Bauhaus à travers une ligne continue en acier. Cette esthétique dialogue avec celle, plus expérimentale, de la Peacock Chair de Verner Panton, dont on célèbre le centenaire. Une pièce audacieuse, aux formes libres et à la structure métallique légère, animée par des coussins colorés modulables qui offrent à l’assise une allure ludique. Enfin, le fauteuil Hotte de Philippe Starck convoque quant à lui la mémoire des gestes ruraux et de l’artisanat à travers un tressage en osier minutieux.

©Cassina

Un corpus d’idées lumineuses

Côté luminaires, Cassina poursuit son exploration avec la designer Linde Freya Tangelder — également à la tête de « The Cassina Perspective » cette année — et sa lampe Fluid Joinery Light. Véritable sculpture lumineuse, elle met en œuvre un verre soufflé multicouche capable d’agir comme une lentille, diffusant une lueur douce. Héritière de recherches plastiques initiées avec une série de tables basses, cette pièce conjugue habilement densité et transparence. Dans une approche plus naturaliste, le duo Neri & Hu propose avec Samambu un paysage lumineux inspiré des bambouseraies, où des tiges métalliques élancées supportent des diffuseurs en verre opale. À l’inverse, Dot Pattern Light, signé Charles & Ray Eames, transpose verticalement le motif graphique des sphères lumineuses. Pour finir, la suspension Accelsa de Angelo Mangiarotti revisite une icône des années 1980 en sublimant le verre vénitien soufflé. Simplement retournée, la pièce initiale offre une autre lecture. Qu’il s’agisse de volumes sculptés, de lignes inspirées du vivant ou de compositions graphiques, ces créations assurent au Via Durini, 16, son statut de repère pour tout amoureux du design.

©Cassina
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