Rétro 2021 : La montre, ce Garde-Temps
Tudor - Black Bay Ceramic / Chanel - J12 / Rado - True Thinline Les Couleurs

Rétro 2021 : La montre, ce Garde-Temps

Connectée, en céramique, en alliage… entre haute technologie et savoir-faire artisanal, la montre reste un objet personnel, fort… et symbolique par sa fonction de Garde-Temps. Sélection de propositions aussi diverses qu’intrigantes.*


*cette sélection vient en complément de l’article « La Montre, ce Garde-Temps » publié dans le numéro 210 d’Intramuros.

Rado - True Thinline Les Couleurs

Rado propose une collection de montres en céramique haute technologie, La True Thinline Les Couleurs TM Le Corbusier qui décline toutes les couleurs développées par le célèbre architecte en 1931 et en 1969. 63 couleurs, une édition limitée de 999 exemplaires par couleurs. Neuf nouvelles couleurs sont à découvrir cette année. Swiss Made.

Tudor - Black Bay Ceramic

Le nouveau modèle Black Bay Ceramic affiche l’heure exacte sur un boîtier en céramique noir de 41 mm, calibre Manufacture MT5602-1, certifié par le COSC et METAS, grâce à des chiffres et des aiguilles fluorescentes visibles de jour comme de nuit. Son bracelet hybride en cuir et caoutchouc lui confère une idée de confort inégalé. Elle est étanche jusqu’à 200 m.

Rolex- Datejust 36

La Datejust 36, une Oyster 36 mm en acier Oystersteel est dotée d’un cadran vert olive au décor de palmier qui fait toute l’identité de la marque. L’acier Oystersteel appartient à la famille des aciers 904L, un alliage utilisé dans les secteurs des hautes technologies où la résistance à la corrosion doit être maximale. Elle conserve sa beauté même dans les environnements les plus hostiles. Son prix : 6650€.

Dior- Montre D

Au bras d’Anya Taylor-Joy, l’actrice phare de la série Le Jeu de la Dame, ne doit plus que figurer la montre D de Dior, version satine ou rose, mouvement automatique ou mouvement quartz, remise au goût du jour par Maria Grazia Chiuri, à la tête des collections féminines depuis juillet 2016. De 2000 à 49 500 € pour la dernière version Rose, incrustée de diamants.

Chanel - Montre J12

J12, une montre iconique équipée du calibre 12.1, en céramique haute résistance, d’un noir éclatant ou d’un blanc intense. Dessinée à Paris et manufacturée à la Chaux-de-Fonds, Jacques Helleu révéla la première J12 en 2000, après 7 ans de réflexion. Inspirée des lignes élancées des voitures de course et des voiliers de l’America’s Cup, redessinée par Arnaud Chastaing, elle incarne l’allure Chanel. Retrouvez l’interview d’Arnaud Chastaingt dans le numéro 200 d’Intramuros.

Seiko - 44 Grand

La 44 Grand de Seiko fait partie des plus beaux cadrans que l’on peut voir Place Vendôme où les Japonais avec leur savoir-faire de Maîtres Takumi se sont installés en juin 2020. Dissociée de la marque Seiko, Grand Seiko a défini la grammaire du design Grand Seiko en 1967 sous l’impulsion du designer Taro Tanaka. C’est la troisième marque sur son segment.

Cartier – Montre mitaine Clash (Un)limited

Cartier, montre mitaine, pièce unique de la collection Clash [Un]limited, un bijou seconde peau réalisé en impression 3D qui a nécessité 277 heures de travail. Mitaine, or rose, diamants. Photo © Greg Gonzalez

Retrouvez l’interview de Marie Claude Cérède, Directrice Création Horlogerie chez Cartier, dans le numéro 209 d’Intramuros.

Rédigé par 
Bénédicte Duhalde

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15/9/2026
Garnier & Linker signe sa première collection outdoor

À l’occasion de la Paris Design Week, Garnier & Linker a dévoilé Aurora, sa première collection de luminaires outdoor. Une nouvelle étape pour le studio, qui transpose son travail autour de la matière et de la lumière à de nouveaux usages.

Avec Aurora, Garnier & Linker brouille les frontières entre intérieur et extérieur. Pour cette première incursion vers l’outdoor, le studio ne rompt pas avec son vocabulaire formel mais choisit au contraire de le prolonger. Plusieurs pièces existantes sont ainsi ré-interprétées en introduisant notamment un nouveau matériau : la fonte d’aluminium. Jusqu’alors déclinés en bronze ou en plâtre, les luminaires gagnent ici une expression plus architecturale, adaptée aux contraintes de l’extérieur sans perdre l’identité propre au studio.

Applique Aura, collection Aurora © Garnier & Linker

La matière comme fil conducteur

Employée seule sur les appliques Nezu et Kora, ou associée à l’albâtre pour les modèles Teree et Theo, la fonte d’aluminium enrichit les recherches menées par le duo autour des matières et de leurs interactions avec la lumière. En plus de ces modèles, la collection s’enrichit de six autres pièces inédites intitulées Aura, Cronos, Eos, Gaia, Retina et Thala. Développée au sein de l’atelier du studio situé près de la forêt de Fontainebleau, la collection s’inscrit dans la continuité d’une démarche où matière et texture façonnent l’objet. Et si l’aluminium répond naturellement aux exigences d’un usage pour extérieur, ces pièces sont également imaginées pour prendre place dans des espaces intérieurs. Présentée comme le premier chapitre d’une offre appelée à s’étoffer, Aurora entend ainsi repenser le luminaire outdoor en l’affranchissant de ses codes traditionnels pour l’intégrer pleinement au langage du studio.

Applique Eos, collection Aurora © Garnier & Linker
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17/9/2026
Alki revisite Kuskoa avec Kuskoa M

Quinze ans après le lancement de Kuskoa, Alki et Iratzoki Studio font évoluer cette collection emblématique avec Kuskoa M.

Créée par Iratzoki Studio en 2011, Kuskoa s’est imposée comme l’un des best-sellers d’Alki avec son principe de coque en chêne posée sur un chevalet en bois massif. La marque dévoilait, à l’occasion de la Paris Design Week, Kuskoa M. Composée d’une chaise, de deux tabourets de hauteurs différentes et d’un banc, la collection a été imaginée pour les restaurants, les bars, les cantines comme les cuisines. Avec ses diverses hauteurs et typologies, cet ensemble peut ainsi offrir plusieurs configurations au sein d’un même espace.
Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

Alki
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14/9/2026
L'exposition « Trois-Pièces » fait dialoguer Polimair, Lucas Zito et Tapichéri

À l’occasion de la Paris Design Week, Polimair, Tapicheri et Lucas Zito se sont réunis autour d’une exposition commune intitulée « Trois-Pièces ». Présentée au 52 rue Charlot du 10 au 13 septembre, l’exposition a été pensée comme un intérieur au sein duquel mobilier, lumière et textile explorent de nouvelles manières de produire et d’habiter.

Autour d’un parcours imaginé comme un appartement, entre couloir, salle à manger et salon, Polimair, Lucas Zito et Tapicheri présentaient l’exposition « Trois-Pièces » au nom plus qu’explicite. Plus qu’une succession d’objets, l’exposition joue sur leur mise en dialogue et la complémentarité des pratiques qui accordent une attention particulière aux matériaux et procédés de fabrication. « Le point de départ de Trois-Pièces, a été de se dire qu’on allait réunir trois designers parisiens, avec des pratiques très différentes mais pour autant toutes complémentaires avec cette logique d’ensemblier, où l’on présente un banc, un tapis et un luminaire qui sont finalement la base d’un lieu d’acceuil » raconte Arthur Gaudenz, co-fondateur de Polimair.

Exposition "Trois-Pièces" de Polimair, Lucas Zito et Tapicheri

Trois pièces, trois univers, trois interprétations de la matière

Pour cette exposition, les designers proposaient des pièces inédites, issues de leur univers respectifs. D’abord Polimair, qui présentait pour l’occasion son banc Baiji, dans la continuité de son tabouret du même nom présenté quelques mois plus tôt. Le banc, développé en collaboration avec Gabriel Fabrics, se présente en un système modulable, sans aucune limite de configurations et d’assemblages. Lucas Zito de son côté, poursuit ses expérimentations autour de l’impression 3D avec sa collection Patch, et dévoilait notamment une grande table de 240cm de long dans l’espace salle à manger, présentée aux côtés des lampes Buoy. Enfin, la maison française de création de tapis Tapicheri fondée par Camille de Villartay révélait la collection de tapis en laine La Cité Perdue, conçue spécialement pour l’exposition, avec comme pièce maîtresse un modèle de 350 × 210 cm. « Le gros travail de l’exposition a été de réunir ces trois parties d’idées qui sont compliquées à associer. D’un côté, il y a nous, qui faisons vraiment de l'édition en série alors que Camille de Tapichéri fait du sur-mesure, tandis que Lucas est dans le collectible et la pièce unique, donc, normalement, ce sont des projets qui n’ont pas l’habitude de cohabiter ensemble » continue Arthur Gaudenz.

Exposition "Trois-Pièces" de Polimair, Lucas Zito et Tapicheri

Des pièces aux univers bien distincts donc, mais qui, une fois assemblées, s’assemblent avec une parfaite cohérence. L’exposition « Trois-Pièces » a réussit à faire cohabiter industrie, technologie et savoir-faire pour proposer une vision commune de l’habitat contemporain tout en défendant un design où l’innovation se joue autant dans la forme que dans la manière de produire.

Exposition "Trois-Pièces" de Polimair, Lucas Zito et Tapicheri
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16/9/2026
Bar stool ou le design utile

Pour leur première exposition commune, Athime de Crécy et Quentin Frichet ont invité 35 designers à concevoir autant de tabourets. Une initiative libre et conviviale portée par un design utilitaire à découvrir à l'Espace Brownstone, à Paris, jusqu'au 19 septembre.

C’est une considération que certains trouveront peut-être galvaudée, mais le design, au-delà de ses dimensions marchande et plastique, se doit d’être utilitaire. Cette pensée, souvent remise en question sur fond de collectible et de nouvelles appréciations, est celle d’Athime de Crécy et Quentin Frichet. Respectivement formés auprès de Philippe Starck et Erwan Bouroullec, les deux jeunes designers diplômés de l’ECAL investissent, jusqu’au 19 septembre, l’Espace Brownstone, à Paris. Une boîte blanche où sont exposés 35 tabourets, non pas aux yeux des visiteurs, mais des utilisateurs. « Depuis longtemps, nous voulions créer une exposition en libre-service. On a donc eu l’idée de la faire dans un bar, et puis c’est finalement la typologie d’objet qui a pris le dessus sur le lieu » explique Athime de Crécy. Ici, le comportement n’est pas guidé par le décor - inexistant hormis une table centrale et des rangements pour les boissons à l’entrée -, mais par la typologie même des pièces. Présentées sans podium ni cartel, les assises invitent chacun à s’en saisir, à les bouger et à s’y asseoir, transformant ainsi la galerie en lieu de vie. « Nous pensons qu’une exposition de design qui sépare les objets du public perd invariablement un aspect de ce qui fait la force de la discipline. » La dimension sociale est ici un impératif porté par le tabouret et sa légèreté de ton, comme d'usage.

©Laura Koelman

Une idée commune exprimée sous toutes ses formes

Si un même objet génère des images différentes d’un esprit à l’autre, Bar stool en est la parfaite illustration. Véritable condensé de formes et de matériaux, l’exposition est une ode à la créativité. De la maîtrise technique du bois moulé exercée par Arthur Desmet, à la technicité du studio allemand Wint spécialisé dans l’impression 3D en inox, l’exposition donne pourtant à voir une paradoxale cohérence portée par l’équilibre d’ambitions différentes. « Nous ne sommes pas allés très loin pour trouver les designers. Ce sont des amis avec qui l’on partage une sensibilité commune autour d’un design utilitariste et expressif. Nous leur avons seulement laissé une liberté de création totale sans même imaginer que les projets auraient pu se ressembler. » Une curation qui confère à cette buvette éphémère toute sa singularité et connecte l’expérience esthétique avec le quotidien. « C’est une approche qui, selon nous, tire du minimum de ressources, le maximum de sens. »

©Laura Koelman
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