Rives : tailleur de silhouettes
La boutique RIVES à Paris ©RIVES

Rives : tailleur de silhouettes

La maison de couture RIVES à l’origine de pièces élégantes et minimalistes a sorti en septembre sa quatrième collection. L’occasion de revenir avec Sylvain Fischmann, sur sa vision du tailoring.

La maison fondée à Paris mais également présente à Bordeaux, manie avec habileté l'art d'un tailoring contemporain et haut de gamme depuis maintenant 8 ans. « C’est la rencontre avec Antoine Salmon-Peugnet qui m’a donné l’idée de créer RIVES » explique le cocréateur, Sylvain Fischmann. Souhaitant s'affranchir de l'image traditionnelle du costume et de ses codes, le styliste qui n'a « pas mis les pieds dans un magasin de mode, si ce n'est pour des sneakers, depuis la création de la marque », présente un vestiaire chic se voulant multi-occasionnel. Une vision qui a germé dans l'esprit du couturier ayant « grandi avec l’idée que pour être musicien, il fallait être Bowie et Jean-Paul Gaultier pour devenir créateur de mode. Ce postulat d’exigence m’a fait prendre des détours malgré ma passion absolue pour cette dernière. » Désormais riche de 4 collections auxquelles viennent s'ajouter quelques capsules, Sylvain Fischmann et Antoine Salmon-Peugnet ont aujourd'hui réussi à inscrire Rives, tailleur parisien, dans le paysage mode de la capitale.

Veste peignoir noire ©RIVES

Tout part de la silhouette

« Je me souviens encore de ce que j’ai ressenti quand j’ai découvert la silhouette de Luke Skywalker, d’Albator, de Clint Eastwood. » L'essence même de Rives c'est justement cela : casser les codes pour mettre à l'honneur la silhouette par une simplification du vêtement lui-même. Selon Sylvain Fischmann « les personnes n'ont plus envie d'être engoncées et serrées. L'évolution vers plus d'aisance, en marche depuis une quinzaine d’années, s'est accélérée avec le confinement. Celles qui portaient déjà ce type de vêtements avant désirent continuer mais de manière différente. » Une vision qui justifie également pour le créateur l'intérêt de jouer sur la déstructuration de ses pièces. Un vecteur d'inattendu également moteur pour la marque qui accorde une attention toute particulière aux détails des coupes mais également des matières.

Un point particulièrement important dans la mesure où la marque se positionne en marge de la saisonnalité habituelle pour proposer des collections thématiques : Business and casual pour le vestiaire du quotidien, plus ou moins formel ; et Mariage, pour accompagner les futurs mariés dans la création de tenues uniques. « Le costume de mariage, trop longtemps, a été perçu comme l’enfant honteux de la mode. J’y vois au contraire une occasion de s’exprimer plus librement et d’explorer des pièces, des couleurs, des styles difficiles à porter au quotidien. Le smoking et ses dérivés en sont un bon exemple », nous raconte Sylvain Fischmann.

© RIVES

Faire fi du superflu

Sortie en septembre, la collection 04 joue avec assurance la carte du « preppy ». Des touches de rouge et de vert viennent rehausser les coupes les plus épurées, et un subtil camaïeu de beiges vient se proposer comme une alternative aux plus traditionnels pantalons gris. Le tout sur fond d'une bibliothèque dont la composition très cinématographique évoque avec style l'esprit huppé et raffiné des années 50. Pour autant, si la marque pioche dans le siècle passé, elle conserve très nettement son ADN en faisant fi du superflu. « Être minimaliste ne veut pas dire être chiant et brutaliste » souligne Sylvain Fischmann, précisant « enlever ce qui n'est pas fonctionnel ou nécessaire comme les boutonnières ou encore les passants de ceintures. » Une vision qui permet à la marque de ne pas sombrer dans une esthétique « BCBG » au profit d'une identité plus intemporelle et d'une liberté créative ou déstructuration et dépareillement sont maîtres mots.


« Le preppy a fait son apparition dans le vestiaire masculin il y a très longtemps, mais il n'en est jamais ressorti » analyse le styliste. « Cependant, notre garde-robe est également remplie d'éléments plus “sports”. Nous avions donc le souhait de grossir ce trait. » Un pari osé, mais réussi avec, entre autres, la création d'un modèle type bomber aux manches tailleurs offrant une touche sportwear dans un univers raffiné. Une collection à l'ADN résolument RIVES dont le pas en arrière offre un bel hommage à l'univers sartorial.

© RIVES

RIVES

23 rue Pasquier Paris 8ème

www.rives-paris.com

Rédigé par 
Tom Dufreix

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Temps de lecture
7/1/2026
Andrée Putman, en clair-obscur

Il y a cent ans naissait Andrée Putman. À l’occasion de cet anniversaire, son fils Cyrille Putman publie un livre singulier, composé en tableaux, consacré à l’architecte du noir et blanc.

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Temps de lecture
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À noter que les USM Haller Soft Panels sont disponibles en trois tailles : 750 × 350 mm, 500 × 350 mm, 350 × 350 mm.

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Shoppe Object bouscule Paris

Du 17 au 19 janvier, le salon Who’s Next reprend ses quartiers à la porte de Versailles, au sein du hall 7.2. Une édition qui proposera de nouveau un espace consacré au design et au lifestyle avec l’arrivée de Shoppe Object Paris, déclinaison française de l’emblématique salon new-yorkais.

Afin de poursuivre la création de passerelles entre mode et design, le groupe WSN a signé une collaboration exclusive avec AndMore – organisateur du salon Shoppe Object à New York – pour la mise en place de l’édition parisienne. Ainsi, la curation amorcée en septembre avec Who’s Next Home tend à se dévoiler dans un format plus large et plus international, porté par une vision commune de l’objet et du design contemporain. Une édition qui s’articulera autour du thème « Room 0126 », en lien direct avec l’hospitality. « Notre objectif est de soutenir les marques et de favoriser les rencontres dans une atmosphère d’émotion », explique notamment Matthieu Pinet.

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© Zequenz

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Situé au cœur du hall 7.2, Shoppe Object Paris occupera une place stratégique au sein du salon et présentera une grande diversité de typologies de produits : arts de la table, mobilier, accessoires… Si des marques déjà présentes en septembre, comme Sabre, Bàng ou encore Papier Tigre, ont répondu une nouvelle fois à l’appel pour cette édition de début d’année, de nouvelles enseignes rejoindront également l’aventure. Parmi elles : Serax, Kerzon, Polimair ou encore Transparent, pour ne citer qu’elles. Une sélection minutieuse qui tisse des histoires autant de savoir-faire que de postures créatives, où les objets présentés ne se contentent pas d’être beaux mais ont aussi du sens.

A gauche : Serax x Marni / A droite : Merge

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