16e Biennale de Lyon : la fragilité comme outil de résilience
Virgo par Pedro Gomez-Egaña

16e Biennale de Lyon : la fragilité comme outil de résilience

Reportée en 2022 pour cause de pandémie, la 16ème édition de la Biennale de Lyon intitulée « Manifesto of Fragility » analyse l’état de fragilité face aux soubresauts du monde. Comment ? En faisant dialoguer l’histoire avec le présent, dans un axe local et international, à travers une kyrielle d’expositions dans des lieux emblématiques lyonnais, pour certains inédits.


Répartis sur quatre parcours et douze sites – dont les Usines Fagor, le macLYON, le musée Guimet ou encore le musée d’Histoire de Lyon-Gadagne -, 202 artistes de 40 pays proposent de nombreuses pièces, dont 66 ont été spécialement été réalisées pour l’occasion. « Nous souhaitions ancrer le projet dans la ville, expliquent les commissaires Sam Bardaouil et Till Fellrath, directeurs de la Hamburger Bahnhof de Berlin, à travers des histoires reliant les artistes sur le thème de la fragilité. » Deux ans et demi de recherches, effectuées avant et durant la pandémie, leur ont permis de souligner cette thématique dans ce qu’elle a de plus universel, en ces temps incertains. Avec l’exposition générale « Un monde d’une promesse infinie », ce duo primé à la dernière Biennale de Venise souhaitait revendiquer la vulnérabilité comme outil de résistance contre les exclusions, les précarités, induisant les notions de migration, de résilience et d’écologie. Parmi toutes les œuvres couvrant une multitude de supports – tapisseries, peintures, installations, vidéos, sculptures, architectures, céramiques – en voici quelques-unes marquantes.

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À Fagor, la fragilité dans tous ses états

Pedro Gómez-Egaña revisite l’espace de notre quotidien

Virgo, œuvre du Colombien Pedro Gómez-Egaña intrigue. Animé par plusieurs performers, cet habitat qui semble découpé en tranches par un dispositif mobile de structures métalliques blanches, crée d’étonnantes illusions d’optique. Une œuvre, entre architecture et design, interrogeant la typologie des espaces domestiques et leur évolution, tout en en soulignant l’état de fragilité permanente.

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Virgo par Pedro Gomez-Egaña

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Avec Erin M. Riley, la tapisserie casse les codes

En scénographiant sa condition de jeune femme, qu’elle conjugue à des coupures de presse, des selfies ou images glanées sur internet, la créatrice américaine trentenaire réalise des tapisseries contemporaines, respectant à la lettre cet art traditionnel. Abordant les contraintes de la condition féminine, Cramson Lanslide présente un gros plan sur une culotte rougie par les menstruations, tandis que Why Now ? montre la créatrice brûlant sa propre photographie. Des pièces textiles qui questionnent par leur radicalité, leur message et leur esthétique photographique.

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Crimson Landslide par Erin M. Riley, 2018

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Nicolas Daubanes appelle à résister

En reproduisant l’intérieur d’une salle d’audience du tribunal des forces armées de Lyon, où des portraits de condamnés réalisés à la limaille de fer sont exposés, le plasticien français évoque la fragilité dans son aspect le plus pugnace. Je ne reconnais pas la compétence de votre tribunal ! monumentale installation spécialement créée pour l’occasion, invite le public à réfléchir sur la réelle compétence de cette juridiction, sous le prisme d’une enquête policière.

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Je ne reconnais pas la compétence de votre tribunal ! par Nicolas Daubanes

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Jose Dàvila, le meuble borderline

Le Mexicain déjoue les notions habituelles de stabilité en mettant des meubles chinés à Lyon, en situation d’équilibre précaire. La science comme réalité reste platonicienne est une commande en béton, bois, rocher et sangle à cliquet. Arrimé à une pierre par une sangle, le meuble tenant en équilibre sur une pièce en béton, peut vaciller à tout moment et se fracasser sur le sol. Une œuvre très visuelle, sondant la faiblesse d’un état, métaphore de la vulnérabilité de notre existence.

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La science comme réalité reste platonicienne de José Dàvila

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Le camping fantôme d’Hans Op de Beeck

Dans le Hall 4 des usines Fagor, We were the last to stay de l’artiste belge Hans Op de Beeck expose un espace public, comme après une déflagration nucléaire. Un espace urbain recouvert de cendres, silencieux et sans vie, qui alarme sur les conséquences environnementales.

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We were the last to stay de Hans Op de Beeck
Who we are out of the Dark par Sara Brahim

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Au musée d’Histoire de Lyon-Gadagne, la poésie sensible du thème dans les mains de Sara Brahim

Le cyanotype sur coton Who we are out of the Dark de la jeune Saoudienne Sara Brahim présente une élégante chorégraphie de ses propres mains sur un tissu d’un bleu profond. Délicate évocation de la vie éphémère…

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Au macLYON, Louise Brunet, figure multiple de la rébellion  

À travers la narration de la vie de Louise Brunet, jeune tisserande lyonnaise ayant participé à la révolte des canuts, le troisième étage du macLyon analyse la notion d’insoumission, de résilience et de lutte contre les discriminations. La bouleversante vidéo Prélude d’une mort annoncée, de Rafael França évoque les ravages du sida, dans un ballet résistant de corps s’entrelaçant, où apparaissent les noms de personnes décédées de ce fléau. Plus loin, une installation vidéo du fantastique duo libanais Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, composée de douze films vidéo issus de caméras de surveillance du Musée Sursock à Beyrouth, transporte avec effroi le spectateur au cœur de l’explosion libanaise du 4 août 2020.  

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Les nombreuses vies de Louise Brunet

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À Guimet, la nature reprend ses droits avec Ugo Schiavi

Dans la plus grande salle de cet ancien musée d’histoire naturelle, créé au XIXème siècle et tombé en désuétude depuis 2007, Grafted memory System du plasticien français Ugo Schiavi souligne la vulnérabilité de nos vies, face à la supériorité de la nature. Cet étonnant écosystème de fossiles, ossements, déchets, imbriqué d’images 3D, de fragments d’architecture du musée, constitue une vanité d’un monde nouveau, renaissant après une catastrophe.

Virginie Chuimer-Layen

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Grafted Memory System par Ugo Schiavi © Blandine Soulage

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16ème Biennale d’art contemporain de Lyon, « Manifesto of Fragility », Usines Fagor, macLYON, musée Guimet, musée d’histoire de Lyon-Gadagne, autres lieux à voir sur : www.biennaledelyon.com. Jusqu’au 31 décembre 2022.

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16/10/2026
Les lauréats du Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®

Pour sa 27e édition, le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main® a distingué quatre profils qui pérennisent et renouvellent les métiers d’art à travers un design innovant et exigeant.

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Si le beau passe par l’objet et son design, il passe avant tout par le geste. C’est cette alliance entre maîtrise technique et créativité que célèbre depuis 27 ans le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main. Depuis 1999, 139 artisans d’art ont été mis à l’honneur, témoignant de la diversité des disciplines et de la vitalité des savoir-faire portés par des créatrices et créateurs contemporains. Pour cette édition, la Fondation Bettencourt Schueller, sous la présidence de Françoise Bettencourt Meyers, a récompensé trois lauréats, chacun recevant une dotation de 50 000 euros. Sélectionnés par le jury présidé par Laurence des Cars, ces acteurs incarnent, à travers des projets et des approches du design variés, un même esprit de recherche où transparaissent le souci de l'environnement et la diversité de nos territoires.

Un prix, trois catégories

La catégorie Talents d’exception, qui distingue la maîtrise technique d’un artisan d’art et sa capacité à faire évoluer son savoir-faire, a été décernée à Sébastien Desplat pour son ouvrage Dans les bois. Le graveur et imprimeur en taille-douce y réinterprète le moku-hanga, une technique japonaise traditionnelle d’impression sur bois.

© Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

La catégorie Dialogue, consacrée à la rencontre entre artisan et designer, a récompensé le menuisier en sièges Louis Monier et le designer Edgar Jayet. Leur chaise réinvente un savoir-faire historique en lui apportant une interprétation contemporaine. Elle témoigne d’une démarche créative fondée sur l’innovation constructive et l’adaptation aux nouveaux usages.

Louis Monier et Edgar Jayet © Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

Enfin, la catégorie Parcours, qui salue l’engagement d’un acteur en faveur du développement et du rayonnement des métiers d’art, a été attribuée au Réseau Excellence EPV (Entreprises du Patrimoine Vivant). Portée par Tristan de Witte, cette initiative fédère des entreprises françaises détentrices de savoir-faire d’exception et développe les réseaux régionaux, renforçant ainsi les échanges économiques et la visibilité de ces acteurs.

© Yohanne Lamoulère/ Tendance Floue

Les candidatures pour l’édition 2027 sont d’ores et déjà ouvertes dans les catégories Talents d’exception et Dialogue. Les inscriptions, à effectuer sur le site de la Fondation Bettencourt Schueller, seront clôturées le 10 mars. Le jury sera, quant à lui, dévoilé au printemps. Alors, pas de temps à perdre !

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16/10/2026
EspritContract 2026 : une édition entre savoir-faire et rencontres

Du 21 au 24 novembre, EspritContract revient à Paris, Porte de Versailles, en parallèle du salon EspritMeuble. Pour cette quatrième édition, le rendez-vous dédié aux professionnels de l'aménagement et du contract fait évoluer son format, avec une programmation mêlant rencontres, expositions et conférences, pour mettre en lumière les savoir-faire et les enjeux du secteur.

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Pensé comme un lieu d'échanges et de rencontres entre les différents acteurs du marché, le salon EspritContract poursuit son développement avec une édition qui entend renforcer les synergies entre marques, architectes, prescripteurs et porteurs de projets. Installé au cœur du salon EspritMeuble, l'espace réunira une sélection de marques françaises et internationales aux expertises complémentaires, allant du mobilier aux luminaires, en passant par les revêtements, les surfaces et, en nouveauté cette année, l'agencement. L'occasion de valoriser des savoir-faire industriels, semi-industriels et artisanaux, tout en favorisant les collaborations autour de projets d'aménagement.

© EspritContract

Des rencontres pour favoriser les collaborations

Parmi les principales nouveautés cette année, EspritContract inaugure un format de rendez-vous d'affaires qualifiés, organisés les matinées du 23 et 24 novembre. Pensées pour faciliter les échanges entre fournisseurs, acheteurs, prescripteurs et porteurs de projets, ces rencontres permettront aux marques de présenter leurs expertises et de se positionner sur des projets en cours ou à venir. Une initiative qui traduit la volonté du salon de renforcer sa dimension professionnelle, tout en favorisant des échanges ciblés et de nouvelles opportunités de collaboration.

© EspritContract

En parallèle, un cycle de conférences organisé en partenariat avec Intramuros, donnera la parole aux professionnels du secteur pour décrypter les évolutions du marché, questionner les pratiques et partager leurs expériences.

Une programmation entre créativité et expérimentation

En plus des rencontres professionnelles, EspritContract proposera également des expériences et expositions inédites. Parmi elles, « La chambre qui déraille », projet imaginé par Figurz, le studio CHHO et Malvaux Interior. À travers la mise en scène volontairement décalée d'une chambre d'hôtel ponctuée d'erreurs de conception, les trois acteurs chercheront à mettre en évidence, avec une pointe d’humour, les problématiques auxquelles peuvent être confrontés les clients comme les équipes hôtelières. Une sélection de pièces de mobilier imaginées par des architectes d'intérieur et designers sera également présentée tout au long du parcours, témoignant de la diversité des approches et de la richesse créative du secteur.

© EspritContract

Autour de cette nouvelle édition, EspritContract confirme son ambition de réunir les différents métiers de l'aménagement autour d'un objectif commun : faire dialoguer les expertises, encourager les collaborations et mettre les savoir-faire au service des projets de demain.

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15/10/2026
eba : la cuisine en dialogue avec l’architecture parisienne

Dans le IXe arrondissement parisien, eba a imaginé une cuisine sur mesure au sein d’un appartement haussmannien entièrement rénové. Un projet de 9 m² où matériaux, lignes contemporaines, et fonctionnalité dialoguent avec le charme de l’ancien.

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Comment réussir à intégrer une cuisine contemporaine dans un appartement haussmannien sans pour autant dénaturer son caractère ? C’est tout l’enjeu de ce projet réalisé par eba au cœur de la capitale. Pensé pour un jeune couple, cet appartement a fait l’objet d’une rénovation complète avec l’ambition de créer un espace de vie ouvert, lumineux et fonctionnel, tout en préservant au maximum l’architecture d’origine. Moulures, parquet en point de Hongrie, cheminée en marbre et belle hauteur sous plafond composent ainsi le décor dans lequel vient s'inscrire une cuisine aux lignes épurées.

© Florien Wattier

‍Un dialogue entre matières et architecture

Avec une surface de seulement 9 m², la cuisine s’organise autour d’une implantation en L, complétée par un îlot central. Une configuration qui permet d’optimiser l’espace tout en conservant l’ouverture sur le salon et la salle à manger. Pour permettre une continuité visuelle avec l’architecture existante, une palette de matériaux et de tonalités sobres et chaleureuses a été privilégié. Les façades de la collection FINE de Santos en Noyer Terre Vertical et Blanc Perle Soie, permettant de créer un contraste entre le bois et les surfaces claires tandis que le plan de travail et la crédence, réalisés en céramique Xtone Taj Mahal Silk, apportent une touche minérale à l’ensemble. Véritable point d’articulation de la cuisine, l’îlot central devient ici un espace de partage et de convivialité. Doté d’un coin repas pouvant accueillir trois personnes, il assure une transition entre les différents espaces de vie, tout en préservant les perspectives de l’appartement.

© Florien Wattier

‍Optimiser l’espace au maximum

La fonctionnalité est ici d’autant plus important puisqu’elle occupe également une place centrale dans l’aménagement. En effet, les nombreux rangements, l’intégration discrète des appareils électroménagers et les étagères murales permettent de libérer visuellement l’espace, tout en facilitant les usages quotidiens.

© Florien Wattier

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À travers ce projet, eba arrive à démontrer simplement comment la cuisine peut s’intégrer à une architecture forte sans en effacer l’identité. Une approche où l’optimisation des volumes, le choix des matériaux et la fonctionnalité des équipements font de la cuisine un véritable prolongement de la pièce de vie.

Retrouvez plus d'informations sur eba ICI. Et pour démarrer un projet, c'est via ce lien.

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13/10/2026
Orange et Bang & Olufsen réinventent le home cinéma

Avec son nouveau Décodeur Home Cinema, Orange entend repenser l’expérience audiovisuelle à domicile. Un équipement compact, développé avec Bang & Olufsen, qui associe qualité sonore, technologies immersives et simplicité d’utilisation.

Transformer son salon en salle de cinéma, sans multiplier les équipements, c’est toute l’ambition d’Orange avec son nouveau Décodeur Home Cinema. Développé avec l’expertise acoustique de Bang & Olufsen et le savoir-faire industriel de Sagemcom, ce nouvel appareil tout-en-un intègre quatre haut-parleurs : un woofer pour les basses, deux haut-parleurs latéraux pour spatialiser le son et une voie centrale dédiée aux dialogues. Une configuration qui permet de profiter d’une expérience sonore immersive, renforcée par la technologie Dolby Atmos, sans nécessiter d’installation supplémentaire. Côté image, le décodeur prend également en charge la 4K, le HDR10+ et le Dolby Vision, avec les équipements et contenus compatibles.

Un équipement compact pensé pour tous les intérieurs

Au-delà de ses performances techniques, Orange a souhaité concevoir un appareil facile à intégrer dans tous les espaces de vie. Son format compact lui permet de trouver sa place devant un téléviseur, tandis que son installation ne nécessite qu’un seul câble HDMI et une connexion wifi. Pour renforcer l’immersion, deux enceintes sans fil peuvent être ajoutées en option. Elles se calibrent automatiquement selon la configuration de la pièce, sans contrainte particulière de placement. Également pensé dans une démarche d’écoconception, le décodeur et ses enceintes sont fabriqués à partir de plastiques et de tissus 100 % recyclés et recyclables.

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