Maison&Objet 2026 : les immanquables de la nouvelle édition
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Maison&Objet 2026 : les immanquables de la nouvelle édition

Pour sa trentième édition, la programmation de Maison&Objet s'annonce une nouvelle fois particulièrement riche. Pour y voir un petit peu plus clair, Intramuros a sélectionné pour vous, quelques propositions à ne pas rater !

La nouvelle année est là, et avec elle son lot d’événements. Parmi eux, le Salon Maison&Objet, figure prépondérante de l'univers du design, revient du 15 au 19 janvier 2026 pour une trentième édition hivernale, avec cette année la thématique Past reveals future. Réparti entre le parc des expositions de Villepinte et Paris intra-muros avec le parcours Maison&Objet In The City, la manifestation réaffirme Paris comme capitale de tous les designs. Conçu comme une plateforme de connexions et de rencontres, le Salon réunit pendant cinq jours les secteurs de l’ameublement et de la décoration, du design collectible aux objets du quotidien. Cette nouvelle édition et ses temps forts seront autant d'occasions, de voir et revoir les grandes marques et les designers qui ponctuent l'actualité du secteur. Pour s’orienter dans ce carrefour culturel, la rédaction d’Intramuros a sélectionné un corpus à ne pas manquer. Talks, évènements, expositions… un programme dense, placé sous le signe de l’Art de Vivre et de l'art de faire.

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Les espaces à ne pas manquer sur le Salon

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What's new? In decor by Elizabeth Leriche - Une archéologie du futur

Elizabeth Leriche dévoile la scénographie de « What’s New? In Decor » autour du thème annuel Past Reveals Future. Inspirée par les architectures et arts décoratifs du passé, elle compose un parcours immersif mêlant références néo-classiques, grecques, romaines et Art Déco. Une archéologie contemporaine où savoir-faire, objets et mobilier dialoguent pour imaginer des intérieurs porteurs de sens, entre héritage rassurant et projection néo-futuriste. Un univers dans lequel se retrouveront un banc en travertin signé Stéphane Parmentier pour Giobagnara, des céramiques peintes à la main d’Onofrio Acone ou encore des amphores de Silver Sentimenti et Lisa Maiofiss.

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What’s new? In hospitality by Rudy Guénaire - Décollage immédiat pour la suite 2046

Inspiré par le film In the Mood for Love du réalisateur chinois Wrong Kar-Wai, Rudy Guénaire présente Suite 2046. Implanté dans l’espace « What’s New? In Hospitality », ce lieu hors du temps, mêle références culturelles, esprit nomade et esthétique épurée des années 1920-1930. À travers le motif du hublot, son créateur a imaginé une hospitalité tournée vers l’horizon, essentielle et poétique, où le passé éclaire une vision libre et rêveuse du futur.

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What’s new? In retail - François Delclaux explore le retail de demain entre retail et innovation

François Delclaux décrypte les nouveaux codes du retail à travers l’espace « What’s New? In Retail ». Face aux mutations des usages, il propose une scénographie manifeste où passé et futur s’hybrident célébrant le minimalisme par le biais de 4 grands âges intitulés Stone Age, Wood Age (matière végétale, bois), Metal Age et Tech Age. Un jeu entre les époques servi par des jeux de couleurs et la réinterprétation de vitrines d’expositions entre lesquelles seront exposées des objets d’exposants visibles sur le Salon.

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Curatio : un design, un art de vivre en symbiose

Thomas Haarmann signe « CURATIO », une exposition au cœur du secteur Signature. Pensée comme une capsule minimaslite, elle réunit des créateurs internationaux parmi lesquels Lucas Zito, Senimo mais également les studios Zoé Wolker ou A.D.U. Des profils diversifiés mais dépositaires d’un artisanat contemporain sensible et exclusif. Dans une scénographie monochrome et intimiste, les oeuvres dialogueront librement entre fonction et expression artistique, le tout dans une symbiose composée par le designer allemand.

© Piet-Albert Goethals

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Design Award China

Les lauréats du Design Award China 2025-2026 seront dévoilés à Maison&Objet dans un panorama illustrant tout en contrastes, la créativité chinoise contemporaine...

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Les talks à ne pas louper

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‍Past reveals future : l’héritage comme souffle créatif

Jeudi 15 janvier 11:00 - 11:45 The Talks — Hall 3

  • Marianna Ladreyt - Artiste designer
  • Tim Leclabart - Designer & Rising Talent Awards France Maison&Objet
  • Desire Moheb-Zandi - Artiste Textile
  • Roman Szymczak - Co-fondateur Atelier Craft
  • Minh Ta - Co-fondateur Atelier Craft
  • Marie Farman - Journaliste

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Comment le design mexicain contemporain puise dans son passé pour façonner un avenir meilleur

Jeudi 15 janvier 14:00 - 14:45 The Talks — Hall 3

  • Alessio Nardi - Fondateur et Directeur général A-nrd
  • Paulina Reséndiz - Fondatrice & Directrice artistique Basalto Collective    
  • Sébastien Réant - Cofondateur Luteca
  • Clara Le Fort - Journaliste

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Quand le slow luxury redéfinit l’hôtellerie de luxe

Vendredi 16 janvier 16:00 - 16:45 The Talks — Hall 3

  • Joana Astolfi - Architecte, Artiste, Designer et Fondatrice - Studio Astolfi
  • Enrique Motilla - Architecte et directeur de projet, EDM - Vestige Estudio
  • Virginia Webb - Consultante en marketing et communication - Vestige Collection
  • Clara Le Fort - Journaliste

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‍Innover avec les cycles organiques : dialogue entre vivant et artefact

Samedi 17 janvier  12:00 - 12:45 The Talks — Hall 3

  • Marcin Rusak - Artiste et designer pluridisciplinaire
  • Lay Koon Tan - Fondatrice Nature Squared    
  • Roddy Clarke - Journaliste

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Façonner l'extraordinaire : l’Art du collectible design aujourd’hui

Samedi 17 janvier 16:00 - 16:45 The Talks — Hall 3

  • Ini Archibong - Designer
  • Marco Campardo - Designer  
  • Sophie Pearce - Fondatrice & Directrice Béton Brut
  • Romain Casella - Fondateur et Directeur de l’Agence Créative MAY Concepts Ltd
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In the city : les 9 galeries à (re)découvrir

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Victoria Magniant

À la croisée du design, de la sculpture et des arts décoratifs, Victoria Magniant développe une œuvre à l’esthétique épurée. Formée à Central Saint Martins, la créatrice sensible à la beauté intrinsèque des matériaux naturels, collabore aussi avec des artisans d’exception pour mêler au bois, le bronze et le verre soufflé. Une rencontre dont est issue sa première chauffeuse tapissée Ma. Révélée par AD100 en 2021, Victoria Magniant fait partie du Mobilier National depuis 2024.

39 Galerie Vivienne 75002 Paris

© Rodrigo Rize

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VW FACTORY Market

À travers VW FACTORY, Victoria Wilmotte conçoit et fabrique à Paris l’ensemble de ses pièces auto-produites, du petit objet aux œuvres monumentales. Son travail développe un langage sculptural fondé sur des volumes précis, des textures affirmées et des couleurs audacieuses. Présenté à l’occasion de Maison&Objet In The City, le VW FACTORY Market proposera des vases, bougeoirs, suspensions, petit mobilier et éléments lumineux accessibles, ainsi que plusieurs créations inédites réalisées dans son atelier parisien.

38 rue Madame 75006 Paris

©Victoria Wilmotte

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HAYDN

Designer américain basé à Milan, Haydn Von Werp développe une pratique à la croisée de l’architecture, de la sculpture et de l’artisanat italien. Avec sa dernière collection, il explore l’essence des formes architecturales à travers le bois et la pierre, inspiré par les ruines antiques et une esthétique contemporaine aux lignes simples. Banc, daybed et bar cart composent un langage durable, fondé sur l’équilibre, la proportion et la géométrie. Un sens de la construction et de la composition, hérité de sa formation initiale en photographie.

14 rue Visconti 75006 Paris

©Haydn

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Galerie SCENE OUVERTE

Fondée par Laurence Bonnel, la galerie Scène Ouverte présentera l’exposition « Les Formes Enchaînées », qui réunira dix designers et artistes contemporains. L’exposition proposera un parcours reliant des œuvres de mobilier, céramique, textile et sculpture, réalisées avec des savoir-faire artisanaux et des démarches expérimentales. Les pièces exposées interrogeront les liens entre forme, matière et fonction, sur fond de pratiques traditionnelles et d’approches contemporaines. « Les Formes Enchaînées » proposera ainsi une mise en perspective collective de la diversité du design contemporain.

13 rue Bonaparte 75006 Paris

©Galerie SCENE OUVERTE

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Galerie MCDE - édition Pierre Chareau

La galerie MCDE préserve et réinvente l’héritage de Pierre Chareau en éditant et fabriquant artisanalement ses meubles et luminaires. À l’occasion du parcours In The City 2026, elle présentera une sélection de pièces emblématiques, telles que des luminaires, un bureau ou encore une étagère du designer. En complément, la galerie dévoilera également une édition exclusive de l'applique La Corbeille en albâtre, fruit de son partenariat avec Hauvette & Madani, poursuivant une approche contemporaine de la lumière sur fond de patrimoine et d'innovation créative.

6 rue de Verneuil 75007 Paris

©Frédéric Lucano

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Theoreme Editions

Theoreme Editions est une maison d’édition française spécialisée dans le mobilier et les objets de design contemporain. Elle collabore avec des designers dont Wendy Andreu, Adrien Messié ou encore Emmanuelle Simon, et des artisans européens afin de produire des pièces à partir de matériaux nobles. Les collections se caractérisent par des formes sculpturales, une approche minimaliste et une attention portée à la matière et à la couleur. Implantée au Palais Royal, la galerie présentera également des œuvres de peinture, de photographie et de sculpture, inscrivant son activité dans un dialogue entre design et art contemporain.

170 Galerie de Valois 75001 Paris

©Brice Chatenoud

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Clémence Mars et Thomas Lelouch

Réalisée en plâtre - parfois ciré - la collection « White Noise » semble sortie d’un monde souterrain. Évoquant une forme de vivant minéralisé, les pièces de Clémence Mars et Thomas Lelouch - respectivement issus de la scénographie et du cinéma d’animation - questionnent. Très sculpturales, leurs créations brouillent les codes habituels du mobilier par leurs formes douces et irrégulières ouvrant ainsi de nouvelles sensations.

11 quai Voltaire 75007 Paris

© Alexandra Mocanu

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Galerie Promitto

Avec pour designer attitré Marc Held, la galerie Promitto présentera une édition exclusive en bois de l’Ottoman Culbuto en frêne brûlé créé en 1970. Fabriquée en France par des ateliers labellisés EPV, cette œuvre a été imaginée pour accompagner le corps dans ses mouvement. Une sensibilité naturelle que l’on retrouvera également dans la collaboration avec le chef Alain Passard, présentée temporairement dans la galerie. Une complémentarité étonnante proposant un nouvel écho au modernisme des pièces habituellement présentées.

32 rue de Bourgogne 75007 Paris

©Valérie Guérin et Marc Held

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Garnier & Linker

Les designers Guillaume Garnier et Florent Linker présentent l’exposition « A Contre-Jour ». Au programme, une collection de lampes à poser, d’appliques et de suspensions en séries limitées. Réalisées dans un atelier de Kyoto, les pièces sont les druits du savoir-faire ancestral de l’étain martelé. Une technique qui capte la lumière et semble offrir une double source lumineuse. En complément, le studio dévoilera ses dernières créations, dont une collaboration avec le studio KO, et une sélection d’objets et mobilier.

15 rue Guénégaud 75006 Paris

©FlorentNemeta_CharlottedeLaGrandiere

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Et Intramuros vous donne rendez-vous chez Silvera

À l’occasion de la sortie de Latitude, son designer Frédéric Sofia et KETTLER convient les professionnels du secteur de venir découvrir cette chaise et rencontrer les acteurs de sa conception. L'événement, qui se tiendra le mercredi 14 janvier de 18h30 à 21h30 au showroom Silvera Université, marquera l’entrée officielle de cette pièce sur le marché européen.
De plus, pour les 100 premiers architectes et architectes d’intérieur présents au cocktail, un an d’abonnement à Intramuros leur sera offert sur présentation de leur carte professionnelle.

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Merci de confirmer votre présence et votre profession sur ce lien.

Rédigé par 
La rédaction

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Temps de lecture
20/10/2026
Design Miami Paris 2026 : courants alternatifs

Pour sa cinquième édition, Design Miami Paris a invité trente galeries à prendre possession de l’hôtel de Maisons. L’occasion de regrouper, en cette semaine de l’art, les arts décoratifs français, le design moderniste et collectible. Une rencontre entre plusieurs univers dont nous a parlé Jen Roberts, directrice générale de l’événement.

Le mois d’octobre est devenu, depuis quelques années, le rendez-vous annuel des collectionneurs et des amateurs d’art. En parallèle d’Art Basel, Design Miami Paris s’ouvre ce mardi 20 octobre pour cinq jours. Implantée au sein de l’hôtel de Maisons, derrière les hauts murs du 51 rue de l’Université, cette cinquième édition s’articule autour de la thématique « Design for presence ». Une présence incarnée par différents courants artistiques. Ici, les lignes modernistes des bijoux dessinés par Pierre Charreau et le mobilier de Jean Prouvé se confrontent aux formes généreuses et aux techniques ornementales présentées par un corpus de galeries internationales. Une approche contrastée de la création sur laquelle nous éclaire Jen Roberts, directrice générale de Design Miami depuis 2015.

©Galerie Rossella Colombari

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Cette année, le design historique français et les arts décoratifs seront à l'honneur. Pourquoi ce choix ?

C’est à Paris qu’une grande partie de l’histoire du design et des arts décoratifs français s’est écrite, et c’est là qu’elle reste aujourd’hui encore très vivante. La ville abrite une concentration exceptionnelle de galeries spécialisées, d’ateliers et de collectionneurs qui connaissent parfaitement ces périodes. Ici, les œuvres historiques sont comprises et activement collectionnées. Il est donc logique que notre édition parisienne leur accorde plus de place que celle de Miami.

Cette dynamique se ressent tout au long du salon. La Galerie Maxime Flatry rassemble un ensemble rare d’œuvres modernistes françaises des années 1930, articulé autour d’un ensemble majeur de Robert Mallet-Stevens et présenté aux côtés d’œuvres de Pierre Chareau, Eileen Gray et Pierre Legrain. Laffanour | Galerie Downtown présente des œuvres de Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand. Mitterrand expose des œuvres de Claude et François-Xavier Lalanne, notamment une paire exceptionnelle de « Singes Attentifs » et une « Pomme de Londres » datant de 2007. Et dans les jardins, dans le cadre de « Design at Large », les visiteurs pourront découvrir « Le Très Grand Ours » de François-Xavier Lalanne, un ours en bronze de trois mètres de haut.

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Comment la sélection de Design Miami Paris — qui se concentre principalement sur les pièces de collection — s’inscrira-t-elle dans ce thème historique ?

Il existe un lien naturel entre le thème historique et l’orientation du salon vers le design de collection. Le salon réunit des œuvres historiques et contemporaines, permettant ainsi aux visiteurs de suivre l’évolution des idées de design au fil du temps. Chaque pièce est examinée par des experts indépendants. Les œuvres historiques capturent un moment précis, qu’il soit marqué par une avancée technique, un mouvement artistique ou un bouleversement social ou politique. Elles offrent aux designers d’aujourd’hui une histoire sur laquelle s’appuyer, et permettent aux collectionneurs de replacer les œuvres contemporaines dans leur contexte. Souvent, les moments les plus intéressants se produisent là où les deux se rencontrent. La Galerie kreo associe des luminaires français et italiens du XXe siècle à des éditions limitées signées par des designers tels que Jasper Morrison et Virgil Abloh. Cette juxtaposition rend visible la relation entre les époques. Le Salon 94 Design de New York et la SIDE Gallery de Barcelone apportent également au salon des perspectives venues d’au-delà de la France.

©Galerie Rossella Colombari

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Faut-il s’attendre à des liens visuels entre ces univers, ou à un anachronisme délibéré ?

Les liens visuels comme les contrastes délibérés font partie du plaisir de ce salon. En quelques pas, on peut passer d’un meuble des années 1930 à une pièce achevée ce printemps. Parfois, le lien est explicite. À la Galerie SCÈNE OUVERTE, l’exposition « Around a Desk : A Contemporary Vision of Decorative Arts » rassemble le bureau et le totem en argent allemand du Studio Lugo, ainsi que le canapé du Studio KRJST, conçu autour d’une tapisserie unique en son genre. Ces deux œuvres dialoguent clairement avec la tradition française des arts décoratifs. Ailleurs, c’est le contraste qui fait toute la force de l’exposition. Dans les jardins, la maison préfabriquée de Jean Prouvé, datant de 1944, se dresse près de la balançoire en bronze d’Irene Cattaneo, réalisée cette année.

Les nouveaux exposants élargissent également le débat sur le plan géographique. La galerie A/P Room, originaire de Dubaï, présente des œuvres brésiliennes du milieu du siècle dernier signées Joaquim Tenreiro, Abraham Palatnik et Branco e Preto, aux côtés d’Originform, une nouvelle série de luminaires sculpturaux de Rogan Gregory, ainsi que des objets de l’architecte et céramiste libanais Zein Daouk. Les liens s’établissent davantage par la forme et la matière que par la date, et les pièces historiques et contemporaines occupent une place équivalente.

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Que l’accent soit mis sur le design moderne ou contemporain, le cadre architectural de l’hôtel de Maisons influence-t-il, d’une manière ou d’une autre, votre sélection artistique ?

Tout à fait. C’est notre quatrième édition à l’hôtel de Maisons, et le cadre a son importance. Le lieu est une demeure, pas un hall d’exposition. Les meubles et les objets s’y découvrent donc à une échelle domestique, dans des pièces baignées de lumière naturelle et chargées d’histoire. De nombreuses galeries adaptent leurs présentations en fonction de la maison. La Galleria Rossella Colombari, par exemple, évoque l’atmosphère d’une maison italienne typique.

À l’extérieur, la cour et les jardins nous offrent l’espace nécessaire pour « Design at Large », notre programme d’œuvres à grande échelle qui ne pourraient pas être exposées à l’intérieur. Cyryl Zakrzewski a conçu son banc en contreplaqué de bouleau pour la Craftica Gallery spécialement pour cet environnement extérieur, et Abel Macias, ancien étudiant de la SCAD, a créé un revêtement de sol capitonné pour l’escalier d’origine du XVIIIe siècle de la maison.

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Parmi les nouveaux talents présentés dans ce numéro, pourriez-vous en citer un ou deux qui, selon vous, pourraient se démarquer dans les années à venir ?

En tant qu’organisateurs, ce n’est pas à nous de désigner des favoris, mais j’invite les visiteurs à découvrir la Galerie SCÈNE OUVERTE, où Adélie Ducasse expose sa première lampe en verre de Murano, ainsi que le Studio Lugo, qui présente un bureau et une bibliothèque en argent allemand en série limitée à huit exemplaires, fruit d’une première collaboration avec la galerie. Tous deux appartiennent à une génération de designers très attachés aux matériaux et à la tradition des arts décoratifs.

Je recommanderais également aux visiteurs de découvrir les quatre designers sélectionnés pour « Designers of Tomorrow », notre programme en partenariat avec Apple. Le thème de cette année, « Design for Presence », s’interroge sur la manière dont le design peut nous aider à ralentir le rythme et à créer des liens. Leurs créations seront dévoilées lors du salon.

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Ci-dessous, visuels de la galerie A/P Room : bibliothèque Arte Viva et lampadaire Upholstered

Temps de lecture
16/10/2026
Les lauréats du Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®

Pour sa 27e édition, le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main® a distingué quatre profils qui pérennisent et renouvellent les métiers d’art à travers un design innovant et exigeant.

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Si le beau passe par l’objet et son design, il passe avant tout par le geste. C’est cette alliance entre maîtrise technique et créativité que célèbre depuis 27 ans le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main. Depuis 1999, 139 artisans d’art ont été mis à l’honneur, témoignant de la diversité des disciplines et de la vitalité des savoir-faire portés par des créatrices et créateurs contemporains. Pour cette édition, la Fondation Bettencourt Schueller, sous la présidence de Françoise Bettencourt Meyers, a récompensé trois lauréats, chacun recevant une dotation de 50 000 euros. Sélectionnés par le jury présidé par Laurence des Cars, ces acteurs incarnent, à travers des projets et des approches du design variés, un même esprit de recherche où transparaissent le souci de l'environnement et la diversité de nos territoires.

Un prix, trois catégories

La catégorie Talents d’exception, qui distingue la maîtrise technique d’un artisan d’art et sa capacité à faire évoluer son savoir-faire, a été décernée à Sébastien Desplat pour son ouvrage Dans les bois. Le graveur et imprimeur en taille-douce y réinterprète le moku-hanga, une technique japonaise traditionnelle d’impression sur bois.

© Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

La catégorie Dialogue, consacrée à la rencontre entre artisan et designer, a récompensé le menuisier en sièges Louis Monier et le designer Edgar Jayet. Leur chaise réinvente un savoir-faire historique en lui apportant une interprétation contemporaine. Elle témoigne d’une démarche créative fondée sur l’innovation constructive et l’adaptation aux nouveaux usages.

Louis Monier et Edgar Jayet © Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

Enfin, la catégorie Parcours, qui salue l’engagement d’un acteur en faveur du développement et du rayonnement des métiers d’art, a été attribuée au Réseau Excellence EPV (Entreprises du Patrimoine Vivant). Portée par Tristan de Witte, cette initiative fédère des entreprises françaises détentrices de savoir-faire d’exception et développe les réseaux régionaux, renforçant ainsi les échanges économiques et la visibilité de ces acteurs.

© Yohanne Lamoulère/ Tendance Floue

Les candidatures pour l’édition 2027 sont d’ores et déjà ouvertes dans les catégories Talents d’exception et Dialogue. Les inscriptions, à effectuer sur le site de la Fondation Bettencourt Schueller, seront clôturées le 10 mars. Le jury sera, quant à lui, dévoilé au printemps. Alors, pas de temps à perdre !

Temps de lecture
16/10/2026
EspritContract 2026 : une édition entre savoir-faire et rencontres

Du 21 au 24 novembre, EspritContract revient à Paris, Porte de Versailles, en parallèle du salon EspritMeuble. Pour cette quatrième édition, le rendez-vous dédié aux professionnels de l'aménagement et du contract fait évoluer son format, avec une programmation mêlant rencontres, expositions et conférences, pour mettre en lumière les savoir-faire et les enjeux du secteur.

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Pensé comme un lieu d'échanges et de rencontres entre les différents acteurs du marché, le salon EspritContract poursuit son développement avec une édition qui entend renforcer les synergies entre marques, architectes, prescripteurs et porteurs de projets. Installé au cœur du salon EspritMeuble, l'espace réunira une sélection de marques françaises et internationales aux expertises complémentaires, allant du mobilier aux luminaires, en passant par les revêtements, les surfaces et, en nouveauté cette année, l'agencement. L'occasion de valoriser des savoir-faire industriels, semi-industriels et artisanaux, tout en favorisant les collaborations autour de projets d'aménagement.

© EspritContract

Des rencontres pour favoriser les collaborations

Parmi les principales nouveautés cette année, EspritContract inaugure un format de rendez-vous d'affaires qualifiés, organisés les matinées du 23 et 24 novembre. Pensées pour faciliter les échanges entre fournisseurs, acheteurs, prescripteurs et porteurs de projets, ces rencontres permettront aux marques de présenter leurs expertises et de se positionner sur des projets en cours ou à venir. Une initiative qui traduit la volonté du salon de renforcer sa dimension professionnelle, tout en favorisant des échanges ciblés et de nouvelles opportunités de collaboration.

© EspritContract

En parallèle, un cycle de conférences organisé en partenariat avec Intramuros, donnera la parole aux professionnels du secteur pour décrypter les évolutions du marché, questionner les pratiques et partager leurs expériences.

Une programmation entre créativité et expérimentation

En plus des rencontres professionnelles, EspritContract proposera également des expériences et expositions inédites. Parmi elles, « La chambre qui déraille », projet imaginé par Figurz, le studio CHHO et Malvaux Interior. À travers la mise en scène volontairement décalée d'une chambre d'hôtel ponctuée d'erreurs de conception, les trois acteurs chercheront à mettre en évidence, avec une pointe d’humour, les problématiques auxquelles peuvent être confrontés les clients comme les équipes hôtelières. Une sélection de pièces de mobilier imaginées par des architectes d'intérieur et designers sera également présentée tout au long du parcours, témoignant de la diversité des approches et de la richesse créative du secteur.

© EspritContract

Autour de cette nouvelle édition, EspritContract confirme son ambition de réunir les différents métiers de l'aménagement autour d'un objectif commun : faire dialoguer les expertises, encourager les collaborations et mettre les savoir-faire au service des projets de demain.

Temps de lecture
15/10/2026
eba : la cuisine en dialogue avec l’architecture parisienne

Dans le IXe arrondissement parisien, eba a imaginé une cuisine sur mesure au sein d’un appartement haussmannien entièrement rénové. Un projet de 9 m² où matériaux, lignes contemporaines, et fonctionnalité dialoguent avec le charme de l’ancien.

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Comment réussir à intégrer une cuisine contemporaine dans un appartement haussmannien sans pour autant dénaturer son caractère ? C’est tout l’enjeu de ce projet réalisé par eba au cœur de la capitale. Pensé pour un jeune couple, cet appartement a fait l’objet d’une rénovation complète avec l’ambition de créer un espace de vie ouvert, lumineux et fonctionnel, tout en préservant au maximum l’architecture d’origine. Moulures, parquet en point de Hongrie, cheminée en marbre et belle hauteur sous plafond composent ainsi le décor dans lequel vient s'inscrire une cuisine aux lignes épurées.

© Florien Wattier

‍Un dialogue entre matières et architecture

Avec une surface de seulement 9 m², la cuisine s’organise autour d’une implantation en L, complétée par un îlot central. Une configuration qui permet d’optimiser l’espace tout en conservant l’ouverture sur le salon et la salle à manger. Pour permettre une continuité visuelle avec l’architecture existante, une palette de matériaux et de tonalités sobres et chaleureuses a été privilégié. Les façades de la collection FINE de Santos en Noyer Terre Vertical et Blanc Perle Soie, permettant de créer un contraste entre le bois et les surfaces claires tandis que le plan de travail et la crédence, réalisés en céramique Xtone Taj Mahal Silk, apportent une touche minérale à l’ensemble. Véritable point d’articulation de la cuisine, l’îlot central devient ici un espace de partage et de convivialité. Doté d’un coin repas pouvant accueillir trois personnes, il assure une transition entre les différents espaces de vie, tout en préservant les perspectives de l’appartement.

© Florien Wattier

‍Optimiser l’espace au maximum

La fonctionnalité est ici d’autant plus important puisqu’elle occupe également une place centrale dans l’aménagement. En effet, les nombreux rangements, l’intégration discrète des appareils électroménagers et les étagères murales permettent de libérer visuellement l’espace, tout en facilitant les usages quotidiens.

© Florien Wattier

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À travers ce projet, eba arrive à démontrer simplement comment la cuisine peut s’intégrer à une architecture forte sans en effacer l’identité. Une approche où l’optimisation des volumes, le choix des matériaux et la fonctionnalité des équipements font de la cuisine un véritable prolongement de la pièce de vie.

Retrouvez plus d'informations sur eba ICI. Et pour démarrer un projet, c'est via ce lien.

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