Première Vision, pour un été 2023 tout en oppositions
Première Vision, du 8 au 10 février 2022 © François Durand

Première Vision, pour un été 2023 tout en oppositions

Première Vision, salon aux mille tisseurs et fabricants de matières premières pour la mode et le design, a fermé les portes de sa dernière édition sur des résultats en nette amélioration. Rude et doux, technique mais naturel, léger et dense à la fois, le printemps-été 2023 vu par le leader des salons de matières premières pour le textile-habillement et la maison a joué sur les contradictions nées pendant la crise.


Tiré par des innovations éco-responsables, la recherche de produits répondant aux besoins nouveaux des consommateurs mais surtout par le besoin des acteurs de la filière de se retrouver, le salon leader de l’amont de la filière s’est tenu les 8, 9 et 10 février 2022. Ces derniers pourront poursuivre leurs recherches, achats et sourcing en ligne… après avoir savouré, caressé, essayé sur la peau, jugé le tombé de quelque 65.000 étoffes et qualités « en vrai ».

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Première Vision, du 8 au 10 février 2022 © François Durand

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Car sensuelle, sensorielle et tactile, la mode ne pourra jamais se digitaliser complètement et « cela a fait un bien fou », comme il a été entendu souvent dans les allées des halls 4. 5 et 6 du Parc des Expositions de Villepinte, de pouvoir toucher à nouveau des tissus. En « apprécier le relief », les accidents, « les petits effets de surfaces sous la pulpe des doigts » ont été des plaisirs retrouvés pour des créateurs. « Voir comment ils prennent la lumière », « mesurer les différentes hauteurs de teintes, tester les harmonies» a même été salvateur pour des chefs de produits, bien en peine devant leurs écrans pour sélectionner les couleurs justes. Mais surtout, les designers ont pu renouer avec l’une des essences de leur métier : « voir comment les tissus se comportent quand on les froisse, quand on les prend à pleine main ou qu’on les drape sur soi ».

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Première Vision, du 8 au 10 février 2022 © Alex Gallosi

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Première Vision, un salon de la contradiction ?

D’autant que la tendance majeure est la contradiction. Desolina Suter, la directrice de la mode de Première Vision, parle de la non binarité des tissus. « Les étoffes aiment à troubler les sens, à dire le contraire de ce qu’elles montrent ». Réel et tangible ou virtuel ? Frivole ou rationnel ? Sport ou couture ? Il y a en effet de l’ambiguïté dans les lins tissés dans une armure satin, lisse et glissante d’un côté, sèche et un peu âpre de l’autre. Que dire de jerseys sportifs, dont l’élasticité naturelle a toujours été très plébiscité, dans lesquels on aurait envie de tailler des robes du soir ? Des laines et des lins contrecollés d’une membrane imperméable et respirante hyper technique (Lineaessa Group) qui permettraient de rendre les manteaux chics aussi efficaces que des parkas de ski ?

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Desolina Suter, directrice de la mode de Première Vision
Première Vision, du 8 au 10 février 2022 © François Durand

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Ecoresponsable

La durabilité est un prérequis pour toute sélection et les exposants en ont eu la confirmation. Les ouatines des doudounes, dont l’image très tech accentue le côté synthétique et la dépendance à la pétrochimie, ne s’envisagent que dans des versions bio. En pétales de fleurs, dans des déchets agricoles ou des tissus recyclés, la révolution verte gagne toutes les couches du vêtement et infiltre les oreillers, coussins et édredons. Le non teint, avec des nuances qui proviennent exclusivement de la nature, est une tendance montante. Mais les colorations naturelles ont également le vent en poupe et le bleu sera la couleur du prochain été.

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Premiere vision, du 8 au 10 février 2022 © François Durand

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« Là où on avait l’habitude d’utiliser des produits chimiques, des enductions ou des conditionnements pré-tissages, aujourd’hui, les tisseurs mettent au point des techniques mécaniques pour obtenir les effets souhaités », remarque Desolina Suter. « Cela est clairement un effet de la crise ». Cela avait commencé avant la pandémie. « Nos tisseurs avaient déjà pris le tournant écoresponsable mais c’est encore plus vrai aujourd’hui que tout ce que nous faisons -acheter des vêtements de la mode, de la déco y compris- doit être porteur de sens ». Les chanvres (Libeco) et les orties du Népal (Filasa) qui imitent des draperies « so british » ou des taffetas couturissisme en sont la preuve. « On a le biomimétisme que les consommateurs réclament mais la très haute technicité permet de répondre à leur besoin de confort, de fluidité, de souplesse mais aussi d’élégance ». Car il ne faut pas oublier que « la mode est désir », conclut Desolina Suter.

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Rédigé par 
Isabelle Manzoni

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15/10/2026
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Dans le IXe arrondissement parisien, eba a imaginé une cuisine sur mesure au sein d’un appartement haussmannien entièrement rénové. Un projet de 9 m² où matériaux, lignes contemporaines, et fonctionnalité dialoguent avec le charme de l’ancien.

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Comment réussir à intégrer une cuisine contemporaine dans un appartement haussmannien sans pour autant dénaturer son caractère ? C’est tout l’enjeu de ce projet réalisé par eba au cœur de la capitale. Pensé pour un jeune couple, cet appartement a fait l’objet d’une rénovation complète avec l’ambition de créer un espace de vie ouvert, lumineux et fonctionnel, tout en préservant au maximum l’architecture d’origine. Moulures, parquet en point de Hongrie, cheminée en marbre et belle hauteur sous plafond composent ainsi le décor dans lequel vient s'inscrire une cuisine aux lignes épurées.

© Florien Wattier

‍Un dialogue entre matières et architecture

Avec une surface de seulement 9 m², la cuisine s’organise autour d’une implantation en L, complétée par un îlot central. Une configuration qui permet d’optimiser l’espace tout en conservant l’ouverture sur le salon et la salle à manger. Pour permettre une continuité visuelle avec l’architecture existante, une palette de matériaux et de tonalités sobres et chaleureuses a été privilégié. Les façades de la collection FINE de Santos en Noyer Terre Vertical et Blanc Perle Soie, permettant de créer un contraste entre le bois et les surfaces claires tandis que le plan de travail et la crédence, réalisés en céramique Xtone Taj Mahal Silk, apportent une touche minérale à l’ensemble. Véritable point d’articulation de la cuisine, l’îlot central devient ici un espace de partage et de convivialité. Doté d’un coin repas pouvant accueillir trois personnes, il assure une transition entre les différents espaces de vie, tout en préservant les perspectives de l’appartement.

© Florien Wattier

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© Florien Wattier

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Retrouvez plus d'informations sur eba ICI. Et pour démarrer un projet, c'est via ce lien.

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© Matteo Girola

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© Matteo Girola
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