Rising Talents 2023 : la France à l'honneur !
Rising Talents 2023, de gauche à droite : Athime de Crécy © Quentin Frichet / Nicolas Verschaeve © Victor Cornec / Hugo Drubay © Eve Campestrini / Morgane Pluchon & Sébastien Cluzel (SCMP Design Office) ©Jonathan Chambon / Arthur Fosse et Samuel Perhirin (Passage) © Igor Pjörrt / Jeanne Andrieu © DR / Tim Leclabart © Alex Socks

Rising Talents 2023 : la France à l'honneur !

Après l’Espagne en Janvier, les Rising Talents mettent à l’honneur la France avec sept jeunes talents à découvrir lors du salon Maison & Objet, du 7 au 11 septembre.


Pour cette nouvelle salve de talents exposés sur Maison & Objet à la rentrée, un jury de professionnels présidé par Philippe Starck s’est réuni pour sélectionner ces sept jeunes créateurs. Parmi eux : Stéphane Galerneau – Président d’Ateliers d’Art de France, Isabelle Dubern – Co-Fondatrice de The Invisible Collection, Lauriane Duriez – Cheffe du Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art et Directrice des Ateliers de  Paris, Alexis Georgacopoulos – Directeur de l’ECAL, Hervé Lemoine – le Président du Mobilier national, Constance Rubini – Directrice du madd-Bordeaux et curatrice design et Emmanuel Tibloux – Directeur de l’EnsAD.

Athime de Crécy – ADM

Athime de Crécy sort diplômé de l’ECAL en 2017 et débute sa carrière aux côtés de Philippe Starck, qui l’a d’ailleurs sélectionné comme Rising Talents avec Alexis Georgacopoulos. Pendnat cinq ans, il collabore sur des projets industriels pour de grandes marques de mobilier, luminaires et high-tech, tout en continuant à produire de manière indépendante. Il fonde finalement son studio ADC en 2022 afin de se consacrer pleinement à la recherche et au développement de ses propres pièces. Son travail se tourne vers un design industriel prospectif et explore toutes les possibilités fonctionnelles en se jouant des formes, autant qu’il interroge la chaine de production traditionnelle.

Canapé S.C.M., 2023 © Athime de Crécy
Chaise Amalia, 2022 © Athime de Crécy

Hugo Drubay

Sélectionné par Isabelle Dubern, Hugo Drubay est à la fois designer, architecte d’intérieur et sculpteur. Il est diplômé de l’Ecole Bleue en 2015 en architecture d’intérieur, design produit et communication visuelle. Inspiré de la nature et captivé par la morphogenèse, son travail utilise une combinaison de techniques allant de l’artisanat traditionnel aux nouvelles technologies telles que l’impression 3D ou la sculpture numérique. Il observe les formes de la nature pour les intégrer dans son processus de création et composer des pièces aux formes organiques. En juin, il avait par ailleurs participé à la Biennale Emergence à Pantin.

Mobilier Bois, design : Hugo Drubay © Eve Campestrini
Collection vase en porcelaine © Eve Campestrini

Tim Leclabart

Après un parcours auprès de galeries et d’antiquaires qui lui permet de cotoyer le design historique et la scène contemporaine, le designer Tim Leclabart fonde son studio à Paris en 2019. Marqué par une aventure au Brésil, il présente au PAD London et à l’Atelier Jespers à Bruxelles ses deux premières tables basses, justement inspirées des lignes modernistes de l’architecture brésilienne. Il collabore notamment avec les galeries Mouvements Modernes et Ketabi Bourdet qui lui permettent de développer des pièces s’inscrivant dans la mouvance des Arts Décoratifs Français ou de nouvelles explorations sculpturales insolites. Tim Leclabart a développé une signature où, entre raffinement intemporel et références postmodernistes, les lignes simples et dépouillées exacerbent les matériaux et les couleurs, qui a su marqué Hervé Lemoine, qui l’a sélectionné pour être Rising Talent.

Fauteuil Canne © studio heraut
Table basse curved

Arthur Fosse et Samuel Perhirin – Passage

Passage est une jeune marque créée par Arthur Fosse et Samuel Perhirin qui fait le pont entre mode et design et ambitionne de réunir des pièces textiles et de mobilier sous une même collection. L’objectif étant que ces pièces puissent résister à l’épreuve du temps par un design ingénieux et des matériaux de qualité. La conception d’une lampe et d’une veste emprunte un processus identique, où les questionnements liés au design d’objet se retrouvent dans ceux de la mode.  À contrario, le mobilier retient la fantaisie issue du secteur de la mode et une émancipation de la fonction pour élaborer des pièces uniques. Passage explore l’équilibre de cette transversalité où la division entre les deux  n’a plus lieu d’être. Le duo a été sélectionné par Constance Rubini.

Exposition Clavé Fine Art x Passage, 2022

Sébastien Cluzel et Morgane Pluchon – SCMP Design Office

Sélectionné par Lauriane Duriez, SCMP DESIGN OFFICE est fondé par Sébastien Cluzel et Morgane Pluchon. Tous les deux formés à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, Morgane a notamment travaillé  pour Luca Nichetto ou IKEA tandis que Sébastien complète sa formation par un Master HES-SO à l’ÉCAL, où il restera ensuite trois ans en tant qu’assistant-professeur.  La démarche du duo consiste à remettre l’humain au centre de la pratique du design en questionnant l’usage des objets du quotidien, leur perception dans l’espace ainsi que leur mode de production. SCMP collabore avec des éditeurs pour concevoir des produits fonctionnels, pérennes et élégants.

Collection GALTA, éditée par Kann design © Robin Barnes & Charlotte Taylor

Nicolas Verschaeve

À bord de son atelier mobile, Nicolas Verschaeve ouvre des espaces de recherche situés qui l’engagent à composer avec les données sociales, culturelles, historiques et techniques de chaque contexte pour en révéler la singularité. Il nourrit sa pratique d’une attention sensible à nos manières d’habiter le monde et porte un regard critique quant à la production d’objets, d’espaces, d’images et de pensées. Il est sélectionné comme Rising Talent par Emmanuel Tibloux.

Sillages, Exposition CIAV ©Nicolas Verschaeve

Jeanne Andrieu

Lauréate Rising Talent Craft sélectionnée par Stépagne Galerneau, Jeanne Andrieu sort diplômée de l’ESAM de Caen en 2019 avant d’intègre l’ENSAD de Limoges où elle obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2022. Artiste céramiste, elle poursuit ensuite sa formation à la Maison de la céramique de Dieulefit dasn la Drôme. Ses pièces célèbrent la nature, le végétal et la beauté complexe de la faune et de la flore sous-marine. Sensible à la sculpturalité des coraux, elle se fascine pour les motifs, textures et couleurs des squelettes calcaires de ces polypes des mers chaudes et transmute ainsi dans l’argile ses observations botanistes.

Zangarmash © Jeanne Andrieu
Rédigé par 
Maïa Pois

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Temps de lecture
17/9/2026
Frgmnt : pour un design désirable

Après un premier événement en juin, Frgmnt a souhaité réitéré l’expérience en présentant, à l’occasion de la Paris Design Week, sa première exposition intitulée « Edition 01 ». Visible jusqu’au 19 septembre, celle-ci met sur le devant de la scène « les matières que personne ne regarde ».

Pour sa première participation à la Paris Design Week, Frgmnt a sélectionné pas moins de 43 designers et 11 fabricants de matériaux, réunis pour présenter une démarche et des pièces imaginées à partir de matières, de chutes et de rebuts industriels souvent oubliés ou délaissés. Initié par Meryl Benitah, l’initiave Frgmnt a d’abord celle d’un défi créatif de 48 heures, lancé en juin dernier, durant lequel des designers se sont associés pour créer une pièce à partir de matières et de matériaux souvent considérés comme « non désirables ». Du bois au métal, le projet intégrait également de nouveaux matériaux, à l’image, du Tissium, développé par Maximum, ou encore de celui conçu par Etnisi à partir de pare-brise, pour ne citer qu’eux. « On était un peu sur le format d'un hackathon, mais dédié au design. On est parti de matériaux qui étaient soit récupérés, soit revalorisés pour montrer que le réemploi ou même la seconde vie peut être quelque chose de désirable. On a donc travaillé avec des designers et des architectes qui ne se connaissaient pas, mais qui, au travers d’une certaine émulation créative, ont très vite formé des groupes pour réussir à sortir des pièces en 48h », confie Meryl Benitah.

Table basse LNKD par Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini et Tancrède De Beaumont / Table d'appoint Dør par Céline Proust © Etienne Boulanger

Cette première expérience a retenu l’attention de Sabrina Piperno, gérante de l’espace Heureux les Curieux, qui a souhaité soutenir l’initiative en proposant à Frgmnt de s’exposer en septembre pour  la Paris Design Week. « Pour cette Design Week, l’idée était d'inviter d'autres partenaires fabricants de matériaux pour créer d’une part cette matériauthèque et d’autre part d'inviter des designers qui ont la même démarche, soit à travers la matière, soit à travers la démarche de fabrication design », poursuit Meryl Benitah.

Ecran ambiant et chaises chimères Sunset Chamber par Théo Laverne et Nicolas Guillamot © Intramuros

Une nouvelle manière de penser la matière

Déployée sur deux étages, l’exposition présente ainsi le travail de designers aux univers singuliers, réunis par une même ambition : créer à partir de l’existant ou explorer le potentiel de nouvelles matières. « Il y a plein de manières de faire un objet bien conçu et qui répond aux besoins du marché. Certains font du réemploi, d'autres répondent par la matière, d'autres par la fonction qu'ils vont donner aux objets et chacun raconte une histoire à travers son objet, mais toujours en se demandant comment créer des objets différemment dans le futur qui soient désirables et qu'on a envie d'avoir chez soi. » L’occasion également pour designers et fabricants de s’associer autour de nouvelles pièces, à l’image de hors-studio avec sa lampe Caretta Caretta en Celullio, matériau développé en collaboration avec Matériaux Urbains, ou encore d’Atelier Anova avec la pièce Tecto, réalisée en Paperio, également développé avec Matériaux Urbains. D’autres designers présentent des pièces originales issues de leur propre démarche : Atelier Perret expose ainsi la suspension Séléné, réalisée à partir de marc de café, tandis que le studio Copain dévoile son vase T65 conçu à partir de pain. Emma Batsheva Cohen développe, quant à elle, un concept où la matière - du cuir végétal - est optimisée au maximum.

Miroir Soulmates par Clement Thevenot, fauteuil, lampe et petite table Tash'rit par Emma Batsheva Cohen © Intramuros

Favoriser les rencontres

Autant de profils et d’initiatives qui entendent démontrer que des matières a priori délaissées peuvent devenir désirables dès lors que le design s’en empare. Plus largement, Frgmnt vise à créer une passerelle entre designers, fabricants et prescripteurs afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets. « Mon objectif personnel est de favoriser ce lien entre les fabricants, les designers, mais aussi les prescripteurs en créant un joli écosystème qui va les faire collaborer ensemble et permettre à ces pièces de se retrouver dans des hôtels, des restaurants et favoriser leur développement à grande échelle. »

Temps de lecture
17/9/2026
Triode inaugure le 28, son nouvel espace d’exposition

Triode a récemment inauguré le 28, un nouvel espace parisien pensé comme un terrain d’expression libre pour les designers. Pour ouvrir le bal, Jean et Oliver Pelle, fondateurs du studio américain Pelle, présentent l’exposition « Metallic Reverie » composée de dix pièces inédites autour du métal et de la lumière.

Ni galerie, ni showroom. Installé au 28 rue Jacob, dans le 6e arrondissement, le 28 entend proposer un nouveau format d’exposition. Imaginé par Jacques Barret, fondateur de Triode, ce nouvel espace invite des designers représentés par la maison à dépasser la seule présentation de leurs collections. À chaque exposition, ces derniers ont carte blanche pour dévoiler une facette plus personnelle de leur univers. Pour cette première invitation, Triode retrouve ainsi Jean & Oliver Pelle, quatre ans après leur première exposition commune à Paris.

Collection Light Objects par Oliver Pelle

Deux regards sur la matière et la lumière

Architectes de formation et installés à Brooklyn, Jean et Oliver Pelle développent une pratique à la frontière de l’architecture, de l’artisanat et de l’expérimentation. Pour l’exposition « Metallic Reverie », le duo a imaginé dix œuvres spécialement conçues pour le 28, réunies autour d’un même matériau : le métal. Jean Pelle y présente notamment sa série de luminaires Fountain, nourrie de souvenirs et de paysages observés en Corée et sur les côtes américaines tandis qu’Oliver Pelle explore à travers Light Objects la rencontre entre lumière, matière et espace. Deux écritures bien distinctes mais réunies par une même attention portée à la matérialité. Une manière d’inaugurer le 28 en donnant à voir ce que ce nouveau lieu entend précisément révéler : l’intime personnalité des designers.

Luminaire Cityscape, collection Fountain par Jean Pelle
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15/9/2026
Garnier & Linker signe sa première collection outdoor

À l’occasion de la Paris Design Week, Garnier & Linker a dévoilé Aurora, sa première collection de luminaires outdoor. Une nouvelle étape pour le studio, qui transpose son travail autour de la matière et de la lumière à de nouveaux usages.

Avec Aurora, Garnier & Linker brouille les frontières entre intérieur et extérieur. Pour cette première incursion vers l’outdoor, le studio ne rompt pas avec son vocabulaire formel mais choisit au contraire de le prolonger. Plusieurs pièces existantes sont ainsi ré-interprétées en introduisant notamment un nouveau matériau : la fonte d’aluminium. Jusqu’alors déclinés en bronze ou en plâtre, les luminaires gagnent ici une expression plus architecturale, adaptée aux contraintes de l’extérieur sans perdre l’identité propre au studio.

Applique Aura, collection Aurora © Garnier & Linker

La matière comme fil conducteur

Employée seule sur les appliques Nezu et Kora, ou associée à l’albâtre pour les modèles Teree et Theo, la fonte d’aluminium enrichit les recherches menées par le duo autour des matières et de leurs interactions avec la lumière. En plus de ces modèles, la collection s’enrichit de six autres pièces inédites intitulées Aura, Cronos, Eos, Gaia, Retina et Thala. Développée au sein de l’atelier du studio situé près de la forêt de Fontainebleau, la collection s’inscrit dans la continuité d’une démarche où matière et texture façonnent l’objet. Et si l’aluminium répond naturellement aux exigences d’un usage pour extérieur, ces pièces sont également imaginées pour prendre place dans des espaces intérieurs. Présentée comme le premier chapitre d’une offre appelée à s’étoffer, Aurora entend ainsi repenser le luminaire outdoor en l’affranchissant de ses codes traditionnels pour l’intégrer pleinement au langage du studio.

Applique Eos, collection Aurora © Garnier & Linker
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17/9/2026
Alki revisite Kuskoa avec Kuskoa M

Quinze ans après le lancement de Kuskoa, Alki et Iratzoki Studio font évoluer cette collection emblématique avec Kuskoa M.

Créée par Iratzoki Studio en 2011, Kuskoa s’est imposée comme l’un des best-sellers d’Alki avec son principe de coque en chêne posée sur un chevalet en bois massif. La marque dévoilait, à l’occasion de la Paris Design Week, Kuskoa M. Composée d’une chaise, de deux tabourets de hauteurs différentes et d’un banc, la collection a été imaginée pour les restaurants, les bars, les cantines comme les cuisines. Avec ses diverses hauteurs et typologies, cet ensemble peut ainsi offrir plusieurs configurations au sein d’un même espace.
Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

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