Galerie Kreo, « l’esprit du lieu »

Galerie Kreo, « l’esprit du lieu »

Les galeries sont un des maillons fort du design. Elles sont nombreuses sur le marché et la crise du Covid-19 les a forcées à réagir pour survivre, voire se développer de plus belle. Parmi les spécialistes du design, la Galerie Kreo est l’un des rendez-vous incontournables.

''The Silent Village Round Table'', 2020, Galerie Kreo.
The Silent Village Collection, designer : Sigurdarson Brynjar
Pièce unique. Matériaux : Bois de frêne, Krion, cordes, ficelles en nylon et divers matériaux tels que : plumes, fourrure, cuir, tissus imprimés, chaînes, crochets.

Rue Dauphine, la Galerie Kreo se déploie sur un vaste espace de 550 m2.. Comme ses paires, elle a reporté à une date ultérieure certaines expositions monographiques (Marc Newson, Barber Osgerby), mais elle est toujours là pleine d’énergie et pleine de désirs, grâce à ses fondateurs Didier Krzentowski et sa femme Clémence.

En 1999, ils ouvraient à Paris dans le 13e arrondissement, rue Louise Weiss, une galerie de 250 m2 avec une particularité unique : ne travailler qu’avec des designers déjà reconnu par l’industrie. Si l’art n’implique pas de contrainte et laisse l’artiste libre de s’exprimer, l’industrie contraint le designer dans son travail de création.
Le petit espace de la rue Louise Weiss était le cadre idéal pour mener à bien des projets qui n’auraient jamais vu le jour tels que les recherches sur les tables en béton de Martin Szekely ou les rochers en béton de Ronan et Erwan Bouroullec. Marc Newson y a finalisé sa table « Chop top » en aluminium.

« Quand je vois un jeune designer, raconte Didier Krzentowski, je lui demande de me construire un discours qui n’existe pas mais qui puisse me convaincre et convaincre les acheteurs qui me soutiennent. ». C’est ainsi que l’Islandais Brynjar Sigurdarson, a pu exposer sa table « The Silent Village Round » et la présenter en même temps que sa recherche d’identité disparue à une clientèle de qualité.
La galerie Kreo a 20 ans et 66% de ses propositions concernent le design contemporain, des petites éditions de 8 + 2 + 2 mises en place par Didier lui-même, pour mieux rémunérer les auteurs designers.

Les jeunes, Didier Krzentowski les côtoie à la galerie, en direct. Ses 12 employés sont tous trentenaires. Ils pratiquent les réseaux sociaux sans vergogne et les visiteurs entrent avec d’autant plus d’envie dans les galeries qu’ils trouvent l’espace « cool ». Son voisin Kamel Mennour, rue Saint-André-des-Arts, a fait l’objet d’une frénésie sur Instagram en exposant Philippe Parreno et Daniel Buren. Une vidéo sur TikTok lui a apporté de nouveaux followers qui ne savent pas forcément qui dessine les pièces de mobilier sur lesquelles ils s’assoient, mais qui apprécient « l’esprit du lieu ». En janvier 2020, en choisissant de faire travailler Virgil Abloh, la galerie Kreo a gagné 5 millions de followers sur Instagram. Virgil Abloh, architecte de formation, directeur artistique pour les collections homme chez Louis Vuitton a investi la galerie avec l’exposition « Efflorescence » jusqu’en mars, date du 1er confinement. Par un savant travail de la matière, le béton, tagué et graffité, un miroir ajouré à la street wear, il a gagné sa légitimité dans le design.

Collection Efflorescence, Virgil Abloh, Galerie Kreo.

Collection Efflorescence, Virgil Abloh, Galerie Kreo : « Le nom de cette collection semble paradoxal pour ce qui apparaît tout d’abord comme de solides morceaux de réel pour s’asseoir, se rassembler et se regarder. Au-delà du fait certain qu’il est toujours fructueux de se frotter aux paradoxes, ce terme botanique rend compte du mode de production des pièces proposées. À l’image de ces fleurs sauvages qui s’insèrent dans les interstices et les recoins de l’espace urbain, les trous, les aléas formels et les graffitis qui recouvrent et personnalisent – de manière chaque fois différente – la surface bétonnée offrent une texture visuelle et émotionnelle qui recharge notre environnement immédiat – un paysage où la rigidité des structures et des visées planificatrices rencontre l’aléatoire de la croissance organique et de l’appropriation humaine. »

Chop Table, Marc Newson © Alexandra de Cossette Courtesy Galerie Kreo

Rédigé par 
Bénédicte Duhalde

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21/9/2026
Paris Design Week : l’œil d’Intramuros

Pour cette nouvelle édition de la Paris Design Week, l’équipe d’Intramuros s'est faufilée dans les artères de la capitale pour y découvrir les expositions et nouveautés de la rentrée. Retour sur celles qu’il ne fallait pas manquer.

Du 10 au 19 septembre dernier, le design s'est de nouveau imposé dans les rues de Paris, et ce, pour notre grand bonheur ! Qu'il soit industriel ou plus collectible, le secteur de la création à de nouveau fait parler de lui, tant par le biais de nouvelles collections que de nouveaux rassemblements. L'opportunité de redécouvrir certains profils et de faire la connaissance d'esprits nouveaux portés par des concepts innovants. Parmi toutes les installations que nous avons découvert, voici celles qui ont particulièrement retenu notre attention.

Picnic de Cluzel / Pluchon : invitation à déjeuner

Après Marianna Ladreyt l’année dernière, ce sont les designers Cluzel / Pluchon qui ont investit la cour de l’Hôtel d’Albret pour y présenter l’installation Picnic, réalisée en collaboration avec le fabricant Guyon Mobilier Urbain. Pensée comme une invitation au partage et à la flânerie, Picnic s’est dévoilée en une table de pique-nique grandeur nature, de plus de sept mètres de long. Dans la continuité de la collection connue du duo Gier, elle associait des lattes de robinier à une structure en acier thermolaqué et dessine une courbe généreuse, pour faire dialoguer mobilier urbain et convivialité.

Installation Picnic par Cluzel / Pluchon à l'Hôtel D'Albret © Charlotte Bommelaer


GOOD SELECTION par Lucas Zito et Marika Caputo : nouvelles scènes

Organisée par Lucas Zito et Marika Caputo, la seconde édition de GOOD SELECTION s’implantait cette année au cœur de la Fondation Fiminco à Romainville. Aujourd’hui désaffectée, l’ancienne usine pharmaceutique – rappelant certains des lieux milanais les plus surprenants choisis par Alcova – a été pour l’occasion investie par 47 designers internationaux. Favorisant le dialogue entre les créations plutôt que le classement formel, l’exposition proposait divers espaces de vie. Une conjugaison de styles et d’atmosphères livrant aux visiteurs une nouvelle grille de lecture, plus incarnée, de ce design dit « de collection ».

© Good Selection

Volt Face par Studio 5.5 et Schneider Electric : collection haute tension

Le Studio 5.5 s’est associé à Schneider Electric pour imaginer la collection de luminaires et de mobilier Volt Face, conçue à partir de la gamme Odace et qui était présentée à la Galerie Joseph, rue des Minimes. Fidèles à leur goût pour le détournement des objets du quotidien, Vincent Baranger et Anthony Lebossé ont choisit de faire de la prise et de l’interrupteur l’élément principal de leur création, plutôt qu’un élément ajouté en fin de projet. Développé en applique, suspension, lampes, table ou encore table de nuit, chaque pièce joue avec la répétition et l’assemblage des modules. Pensée comme une véritable palette créative, la gamme Odace devient ainsi une matière à composer, mais aussi à toucher et à actionner, rendant ces pièces ludique et porter un nouveau regard sur ces objets familiers mais souvent peu valorisés.

Collection Volt Face, Studio 5.5 x Schneider Electric © Vincent Baranger

Tout est Chaos par PLI Office : ordonner le désirable

Après avoir initié « Pour que tu m’aimes encore » en 2024, et « Design Disco Club » l’année suivante, Christopher Dessus revenait cette année avec « Tout est chaos ». Présentée à la Gaîté Lyrique, l’exposition regroupait un corpus de créations vecteur de surprise. Un sentiment transporté par la matière ou la forme, mais aussi et surtout par une considération plus libre de l’usage. Un contre-pied au design moderniste généralement sériel et fondamentalement utilitaire, ici délaissé au profit de la narration. L’occasion de voir se confronter des recherches très personnelles comme le travail non-linéaire voire aléatoire de la série, la reprise d’archétypes industriels retravaillés à la main ou encore de nouvelles explorations mêlant industrie et artisanat. Portés par une participation quasi-gratuite, les 66 designers sélectionnés livraient une certaine idée du design revendiquée, pour 10 d’entre eux, au travers d’installations et jusque dans une projection imaginée en guise de manifeste.

Exposition "Tout est Chaos" par Pli Office à la Gaîté Lyrique

Victoria Wilmotte : collection inoxydable

À l’occasion de cette Paris Design Week, Victoria Wilmotte révélait une petite dizaine de pièces. Qu’il s’agisse de nouveautés ou de typologies existantes revues, cette collection s’inscrit dans la continuité d’un univers marqué par la géométrie et un certain esprit industriel. Conçus en inox et parfois texturés évoquant la technique du martelage, les différents objets diffusaient la lumière et, avec elle, la couleur bleue mise à l’honneur par la designer.

Collection Blue Chrome, Victoria Wilmotte © Jean-Pierre Vaillancourt

Opus par Studio CHHO : nouvelle trajectoire

Lancée il y a une dizaine d’années, l’agence d’architecture intérieure Hoch dévoilait le studio CHHO à l’origine d’Opus. Cette première collection de mobilier, dont le nom évoque un premier chapitre, mais également le nom technique d’une technique de calepinage, se compose de cinq pièces. Développée pendant un an et demi, elle fait la part belle aux lignes tendues et aux angles à 90° et 45° livrant un langage esthétique fort aux formes généreuses. Renforcées par l’utilisation restreinte de trois matérialités que sont le placage de bouleau teinté, le verre martelé et l’inox vibré, les pièces ont été imaginées comme des « objets de présence ». Une appellation propre au studio dont les créations fabriquées dans le sud de la France reflètent avant tout l’ADN sobre mais incarné du studio.


« The Light Library » par le Studio Meaninfull : colorer la lumière

Dans la continuité de leurs recherches sur la couleur, engagées dans le cadre de la bourse Agora du Design remportée en 2021, le Studio Meaningfull - composé de Marine Rouit-Leduc, Galilée Al Rifaï et Nicolas Rouit-Leduc - présentait « The Light Library » à la Galerie Ideal Place. Une exposition qui restituait près de quatre années d’expérimentations autour de la couleur de la lumière, pensée non plus comme une matière, mais comme un moyen d’interaction. Chaque nuance a été développée en référence à des phénomènes naturels, tels que les aurores boréales, l’aube ou encore le crépuscule, afin d’obtenir un rendu réaliste et naturel. Le trio exposait ainsi plusieurs objets et sculptures lumineuses, parmi lesquels la lampe Milan, récemment entrée dans les collections du Mobilier national. Une exposition pensée pour activer les sens et les émotions, mais aussi poser de nouvelles références chromatiques appliquées à la lumière, dans une approche à la fois sculpturale et architecturale.

Exposition "The Light Library", Studio Meaningful
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17/9/2026
Frgmnt : pour un design désirable

Après un premier événement en juin, Frgmnt a souhaité réitéré l’expérience en présentant, à l’occasion de la Paris Design Week, sa première exposition intitulée « Edition 01 ». Visible jusqu’au 19 septembre, celle-ci met sur le devant de la scène « les matières que personne ne regarde ».

Pour sa première participation à la Paris Design Week, Frgmnt a sélectionné pas moins de 43 designers et 11 fabricants de matériaux, réunis pour présenter une démarche et des pièces imaginées à partir de matières, de chutes et de rebuts industriels souvent oubliés ou délaissés. Initié par Meryl Benitah, l’initiave Frgmnt a d’abord celle d’un défi créatif de 48 heures, lancé en juin dernier, durant lequel des designers se sont associés pour créer une pièce à partir de matières et de matériaux souvent considérés comme « non désirables ». Du bois au métal, le projet intégrait également de nouveaux matériaux, à l’image, du Tissium, développé par Maximum, ou encore de celui conçu par Etnisi à partir de pare-brise, pour ne citer qu’eux. « On était un peu sur le format d'un hackathon, mais dédié au design. On est parti de matériaux qui étaient soit récupérés, soit revalorisés pour montrer que le réemploi ou même la seconde vie peut être quelque chose de désirable. On a donc travaillé avec des designers et des architectes qui ne se connaissaient pas, mais qui, au travers d’une certaine émulation créative, ont très vite formé des groupes pour réussir à sortir des pièces en 48h », confie Meryl Benitah.

Table basse LNKD par Emma Batsheva Cohen, Clémence Lucchini et Tancrède De Beaumont / Table d'appoint Dør par Céline Proust © Etienne Boulanger

Cette première expérience a retenu l’attention de Sabrina Piperno, gérante de l’espace Heureux les Curieux, qui a souhaité soutenir l’initiative en proposant à Frgmnt de s’exposer en septembre pour  la Paris Design Week. « Pour cette Design Week, l’idée était d'inviter d'autres partenaires fabricants de matériaux pour créer d’une part cette matériauthèque et d’autre part d'inviter des designers qui ont la même démarche, soit à travers la matière, soit à travers la démarche de fabrication design », poursuit Meryl Benitah.

Ecran ambiant et chaises chimères Sunset Chamber par Théo Laverne et Nicolas Guillamot © Intramuros

Une nouvelle manière de penser la matière

Déployée sur deux étages, l’exposition présente ainsi le travail de designers aux univers singuliers, réunis par une même ambition : créer à partir de l’existant ou explorer le potentiel de nouvelles matières. « Il y a plein de manières de faire un objet bien conçu et qui répond aux besoins du marché. Certains font du réemploi, d'autres répondent par la matière, d'autres par la fonction qu'ils vont donner aux objets et chacun raconte une histoire à travers son objet, mais toujours en se demandant comment créer des objets différemment dans le futur qui soient désirables et qu'on a envie d'avoir chez soi. » L’occasion également pour designers et fabricants de s’associer autour de nouvelles pièces, à l’image de hors-studio avec sa lampe Carreta Carreta en Celullio, matériau développé en collaboration avec Matériaux Urbains, ou encore d’Atelier Anova avec la pièce Tecto, réalisée en Paperio, également développé avec Matériaux Urbains. D’autres designers présentent des pièces originales issues de leur propre démarche : Atelier Perret expose ainsi la suspension Séléné, réalisée à partir de marc de café, tandis que le studio Copain dévoile son vase T65 conçu à partir de pain. Emma Batsheva Cohen développe, quant à elle, un concept où la matière - du cuir végétal - est optimisée au maximum.

Miroir Soulmates par Clement Thevenot, fauteuil, lampe et petite table Tash'rit par Emma Batsheva Cohen © Intramuros

Favoriser les rencontres

Autant de profils et d’initiatives qui entendent démontrer que des matières a priori délaissées peuvent devenir désirables dès lors que le design s’en empare. Plus largement, Frgmnt vise à créer une passerelle entre designers, fabricants et prescripteurs afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets. « Mon objectif personnel est de favoriser ce lien entre les fabricants, les designers, mais aussi les prescripteurs en créant un joli écosystème qui va les faire collaborer ensemble et permettre à ces pièces de se retrouver dans des hôtels, des restaurants et favoriser leur développement à grande échelle. »

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17/9/2026
Triode inaugure le 28, son nouvel espace d’exposition

Triode a récemment inauguré le 28, un nouvel espace parisien pensé comme un terrain d’expression libre pour les designers. Pour ouvrir le bal, Jean et Oliver Pelle, fondateurs du studio américain Pelle, présentent l’exposition « Metallic Reverie » composée de dix pièces inédites autour du métal et de la lumière.

Ni galerie, ni showroom. Installé au 28 rue Jacob, dans le 6e arrondissement, le 28 entend proposer un nouveau format d’exposition. Imaginé par Jacques Barret, fondateur de Triode, ce nouvel espace invite des designers représentés par la maison à dépasser la seule présentation de leurs collections. À chaque exposition, ces derniers ont carte blanche pour dévoiler une facette plus personnelle de leur univers. Pour cette première invitation, Triode retrouve ainsi Jean & Oliver Pelle, quatre ans après leur première exposition commune à Paris.

Collection Light Objects

Deux regards sur la matière et la lumière

Architectes de formation et installés à Brooklyn, Jean et Oliver Pelle développent une pratique à la frontière de l’architecture, de l’artisanat et de l’expérimentation. Pour l’exposition « Metallic Reverie », le duo a imaginé dix œuvres spécialement conçues pour le 28, réunies autour d’un même matériau : le métal. Jean Pelle y présente notamment sa série de luminaires Fountain, nourrie de souvenirs et de paysages observés en Corée et sur les côtes américaines tandis qu’Oliver Pelle explore à travers Light Objects la rencontre entre lumière, matière et espace. Deux écritures bien distinctes mais réunies par une même attention portée à la matérialité. Une manière d’inaugurer le 28 en donnant à voir ce que ce nouveau lieu entend précisément révéler : l’intime personnalité des designers.

Luminaire Cityscape, collection Fountain par Jean Pelle
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15/9/2026
Garnier & Linker signe sa première collection outdoor

À l’occasion de la Paris Design Week, Garnier & Linker a dévoilé Aurora, sa première collection de luminaires outdoor. Une nouvelle étape pour le studio, qui transpose son travail autour de la matière et de la lumière à de nouveaux usages.

Avec Aurora, Garnier & Linker brouille les frontières entre intérieur et extérieur. Pour cette première incursion vers l’outdoor, le studio ne rompt pas avec son vocabulaire formel mais choisit au contraire de le prolonger. Plusieurs pièces existantes sont ainsi ré-interprétées en introduisant notamment un nouveau matériau : la fonte d’aluminium. Jusqu’alors déclinés en bronze ou en plâtre, les luminaires gagnent ici une expression plus architecturale, adaptée aux contraintes de l’extérieur sans perdre l’identité propre au studio.

Applique Aura, collection Aurora © Garnier & Linker

La matière comme fil conducteur

Employée seule sur les appliques Nezu et Kora, ou associée à l’albâtre pour les modèles Teree et Theo, la fonte d’aluminium enrichit les recherches menées par le duo autour des matières et de leurs interactions avec la lumière. En plus de ces modèles, la collection s’enrichit de six autres pièces inédites intitulées Aura, Cronos, Eos, Gaia, Retina et Thala. Développée au sein de l’atelier du studio situé près de la forêt de Fontainebleau, la collection s’inscrit dans la continuité d’une démarche où matière et texture façonnent l’objet. Et si l’aluminium répond naturellement aux exigences d’un usage pour extérieur, ces pièces sont également imaginées pour prendre place dans des espaces intérieurs. Présentée comme le premier chapitre d’une offre appelée à s’étoffer, Aurora entend ainsi repenser le luminaire outdoor en l’affranchissant de ses codes traditionnels pour l’intégrer pleinement au langage du studio.

Applique Eos, collection Aurora © Garnier & Linker
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