EspritContract : la personnalisation au cœur de l’ADN d’HomeSpirit
Ville Marie à Saint Barth © Laurent Benoit

EspritContract : la personnalisation au cœur de l’ADN d’HomeSpirit

HomeSpirit est spécialisé dans la fabrication de canapés. Basée à Neuville-en-Ferrain, dans le Nord, l’entreprise qui vient de fêter ses 30 ans travaille sur des projets contract pour l’hôtellerie, en misant sur son savoir-faire en matière de personnalisation, mais également sur sa capacité industrielle. Explications avec Éric Delpierre, directeur général de la marque.

Pour sa troisième édition, EspritContract se tiendra du 15 au 18 novembre au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Plus d’informations sur : https://www.espritmeuble.com/le-salon/secteurs/secteur-contract.htm

Comment s’est développé le secteur contract chez HomeSpirit ?

Le contract est présent depuis lontemps chez HomeSpirit, mais cela n’a pas toujours été mis en avant. Jusqu’à il y a quelques années, le secteut était très organisé, structuré, où tout passait par de grands comptes pour de grands groupes hôteliers, avec des modèles fabriqués en série la plupart du temps. Nous avons réellement pu commencer à nous développer lorsque les hôtels se sont rendu compte qu’ils avaient tout intérêt à se tourner vers du sur-mesure pour se démarquer de leurs concurrents. Cette nouvelle approche nous a permis de mettre en avant notre savoir-faire en matière de personnalisation, mais aussi de valoriser notre capacité industrielle importante. Nous pouvons en effet répondre aussi bien aux besoins d’un hôtel de 200 chambres qu’à ceux d’un hôtel de charme qui n’en compte que 15, tout en respectant les exigences du contract. Depuis que le marché s’est orienté vers la personnalisation, d’un hôtel à l’autre, nous sommes en plein cœur de notre savoir-faire. C’est désormais à nous de continuer à nous développer pour répondre au mieux à ces demandes spécifiques.

Comment s’organisent les projets contract chez HomeSpirit ? Avez-vous un bureau dédié au développement ?

Nous avons deux façons de travailler pour concevoir les modèles d’assises de nos projets. D’une part, le client peut s’inspirer de nos collections de canapés, puisque nous sommes à la fois fabricants et éditeurs. D’autre part, nous collaborons directement avec des designers ou des agenceurs pour répondre à des demandes plus spécifiques, avec l’aide de notre bureau d’études, qui peut repenser, corriger, voire créer entièrement un produit si nécessaire. Au sein de nos projets, nous veillons à apporter un charme supplémentaire « à la française » au secteur de l’hôtellerie, longtemps resté assez classique et redondant. Cette signature française est d’ailleurs inscrite dans l’ADN de l’entreprise depuis sa création il y a 30 ans puisque tous nos produits sont Origine France Garantie, et 80 % de nos fournisseurs sont situés à moins de 100 km de l’entreprise.

Château de Roumare © Agathe Périer

Un projet significatif auquel vous pensez ?

Nous venons tout juste de finaliser un projet en Espagne avec la chaîne d’hôtels OKU Hotels, qui compte plusieurs établissements en Europe. L’idée était d’offrir une notion de confort absolu à travers des matières nobles comme le lin ou les plumes qui des matériaux qui demandent certes de l’entretien, mais qui offrent une réelle valeur ajoutée et un confort « comme à la maison », tout en restant dans un univers d’hôtellerie de luxe. Le résultat était là et nous devrions probablement collaborer sur d'autres hôtels du groupe à l'avenir.

Il s'agit de votre seconde participation au salon EspritContract. Qu’espérez-vous de cette nouvelle édition ?

Nous sommes impatients de découvrir les évolutions du salon, les nouveautés et la présentation des espaces d'exposition. Nous attendons évidemment beaucoup de rencontres avec différentes personnalités, qu'il s'agisse d'acheteurs, d'agenceurs ou d' architectes et leur faire découvrir notre travail, nos projets et tout le savoir-faire industriel que nous proposons.

Hotel Creolia à la Réunion © HomeSpirit


Des temps forts à venir en 2026 ?

Nous sommes en plein développement de notre département export, qui nous tire véritablement vers l’avant. Nous avons déjà une présence relativement importante en Europe, mais nous souhaitons nous étendre davantage. Il existe de réels leviers de développement, et cette présence à l’export nous permet d’avoir une meilleure visibilité sur les besoins, afin de proposer des réponses plus précises et encore plus personnalisées aux projets.

Rédigé par 
Maïa Pois

Vous aimerez aussi

Temps de lecture
14/1/2026
« Women’s Perspectives » : Philippe Hurel met quatre designeuses à l’honneur

A l'occasion de Maison&Objet in the City, la maison Philippe Hurel met en lumière le travail de Constance Guisset, Sophie Dries, Pauline Leprince et Victoria-Maria Geyer à travers l’exposition « Women’s Perspectives », présentée du 14 au 17 janvier.

C’est au sein du showroom parisien de la marque, situé rue du Bouloi, à quelques pas du musée du Louvre et du jardin du Palais-Royal, que Philippe Hurel a choisi de dévoiler cette installation dans le cadre de Maison&Objet in the City. Une exposition inédite pour laquelle la maison, dirigée par Philippe Courtois, a fait le choix de donner carte blanche à ces quatre designeuses. Le brief était simple : sélectionner une pièce issue des collections de la marque et en proposer une ré-interprétation en accord avec la vision de la designeuse.

Une exposition, quatre univers

Déployée au sein de quatre espaces réalisés en collaboration avec l’éditeur d’étoffes Misia, l’installation plonge le visiteur dans quatre d’univers singuliers, reflet de la sensibilité et de la vision de chacune des créatrices.

Fondatrice de son studio éponyme en 2009, Constance Guisset s’est emparée de la bibliothèque Arabel, qu’elle revisite dans une version plus contemporaine mêlant laque et bois naturel.

Bibliothèque Arabel, Constance Guisset pour Philippe Hurel © Alexandra De Cossette

L’architecte et designeuse Sophie Dries, qui a créé son studio en 2014, s’est quant à elle attaquée au fauteuil Inwood, dessiné il y a plus de trente ans par Jean-Michel Frank. Pour cette ré-interprétation, elle délaisse le cuir au profit d’un revêtement plus doux et enveloppant.

Fauteuil Inwood, Sophie Dries pour Philippe Hurel © Alexandra De Cossette

Fascinée par les bureaux, qu’elle considère comme des pièces majeures dans un espace, Pauline Leprince s’est de son côté tournée vers le bureau Ray, auquel elle apporte un contraste subtil entre bois et métal argenté.

Bureau Ray, Pauline Leprince pour Philippe Hurel © Alexandra De Cossette

Enfin, la designeuse allemande installée à Bruxelles, Victoria-Maria Geyer, a choisi de retravailler la chaise Peggy Sue, qu’elle fait évoluer en y intégrant notamment des accoudoirs.

Chaise Peggy Sue, Maria-Victoria Geyer © Alexandra De Cossette

Si l’ensemble de ces pièces a vocation à être édité et à intégrer les collections Philippe Hurel, les quatre modèles présentés lors de l’exposition seront également mis en vente. Les fonds récoltés seront ensuite reversés à l’association La Maison des Femmes.

Temps de lecture
7/1/2026
Andrée Putman, en clair-obscur

Il y a cent ans naissait Andrée Putman. À l’occasion de cet anniversaire, son fils Cyrille Putman publie un livre singulier, composé en tableaux, consacré à l’architecte du noir et blanc.

Les ouvrages consacrés à Andrée Putman, designer et architecte, ne manquent pas. Plus rares sont ceux qui s’attachent à Andrée Putman, mère. C’est par ce prisme intime que Cyrille Putman choisit de raconter une vie dans laquelle les espaces tiennent autant de places que les personnages.

Tout commence loin de Paris, sur une piste de cailloux de l’arrière-pays varois. Une maison posée sur un rocher, point fixe dans l’existence d’une famille qui ne l’est pas. Une enfance loin de la capitale, avant que celle-ci ne finisse par s’imposer. Rive gauche, Andrée Putman construit son monde : un appartement, une école, une accumulation d’objets. Un décor au sein duquel elle forge sa renommée, signe des intérieurs devenus emblématiques, impose son monochrome comme une écriture. Une dualité, à l’image de sa vie. Dans la dernière partie du livre, le récit se resserre. Le diagnostic de démence à corps de Lewy tombe. Le téléphone sonne moins. Les amis de toujours s’éloignent. Cyrille Putman tient le fil, jusqu’à une lettre finale adressée à celle qu’il a toujours appelée par son prénom.

Ce rassemblement de textes, écrits à cœur ouvert, mêle questionnements personnels et résonances universelles. Une vie faite d’architecture, de rencontres, de regards. Un récit doux-amer, livré par touches successives, qui avance avec pudeur et précision.

Auteur : Cyrille Putman

Photographies de couverture et intérieures  © Jean Larivière

Editeur : JM Laffont

180 pages au format 12 x 19

Broché

Prix : 20€

Temps de lecture
8/1/2026
La Collection Pinault mise en pages

La Collection Pinault sort Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault. Un ouvrage qui regroupe quelques-unes des plus belles acquisitions de la fondation, ponctué d'explications de la part d'experts du secteur culturel.


Depuis plus de vingt ans, la Collection Pinault s’est imposée comme l’une des plus importantes collections privées d’art contemporain au monde. Rassemblant aujourd’hui plus de 10 000 œuvres, elle s’est construite au fil d’acquisitions signées par des artistes ayant pour certains marqués l’histoire de l’art des XXe et XXIe siècles. C’est ce que l’ouvrage Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault propose de saisir dans ce livre pensé davantage comme un panorama qu’un catalogue. Comme un symbole, le volume de 352 pages s’ouvre sur une toile perforée de Lucio Fontana datant de 1958. Un geste marquant qui propose au lecteur de fendre la surface pour se plonger dans un parcours éditorial fait de peintures, de sculptures, d'installations, de vidéos ou encore de néons. Autant de médiums que l’on retrouve d’ailleurs en ce moment à la Bourse du Commerce de Paris dans l’exposition Minimal, visible jusqu’au 19 janvier.


Un inventaire éclairé

De Georg Baselitz à Maurizio Cattelan, d’Urs Fischer à Félix Gonzalez-Torres, de Lucian Freud à Dan Flavin ou David Hammons, les œuvres sont également accompagnées de textes écrits par quelques grands noms de la culture. Parmi eux, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture et proche conseiller de François Pinault, Emma Lavigne, directrice de la Collection Pinault, et Max Hollein, directeur du Metropolitan Museum of Art de New York, apportent un éclairage institutionnel, historique et critique. Ils replacent la collection dans une histoire plus large : celle des musées, du marché de l’art et des grandes mutations esthétiques contemporaines. Édité en coédition par Dilecta et Pinault Collection, Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault propose une petite rétrospective de cette collection en phase avec son époque.

Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault

Livre relié, dos carré collé, cousu

Coédition Dilecta / Pinault Collection

352 pages – 24,5 × 30,5 cm

Édition française

ISBN : 978-2-37372-209-3

Prix : 59 €

Temps de lecture
9/1/2026
Soft Panels : une touche de douceur chez USM

La marque Suisse USM présente Soft Panels, une gamme de panneaux textiles.

Reconnue pour ses astucieux rangements métalliques modulables, USM vient de dévoiler Soft Panels, une nouvelle alternative textile aux célèbres portes en acier thermolaqué. Une proposition par laquelle le Suisse, né il y a 140 ans, entend intégrer un système innovant et ludique à son mobilier USM Haller.

Réalisés en fibres synthétiques composées à 40% de plastique marin recyclé, les panneaux sont munis de quatre aimants permettant aux portes de se clipser facilement à la structure tubulaire. Ainsi fixées, les portes s’ouvrent vers le haut ou le bas, et peuvent être déplacées facilement pour permettre au meuble d’évoluer au gré des besoins et des envies. Imaginés comme une alternative visuelle autant que pratique - le revêtement textile absorbe légèrement le bruit - les panneaux sont disponibles dans une dizaine de coloris et trois finitions différentes. L’utilisateur peut ainsi composer son USM Haller à la manière d’un puzzle dont les revêtements texturés varient entre des rainures verticales, diagonales ou courbes. De quoi ramener un nouveau rythme aux lignes de la marque, et une certaine douceur aux bureaux, buffets et autres rangements connus pour la radicalité de leur conception.

À noter que les USM Haller Soft Panels sont disponibles en trois tailles : 750 × 350 mm, 500 × 350 mm, 350 × 350 mm.

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.