La boutique Dior de Genève habillée par Christian de Portzamparc
L'architecture en verre baigne l'intérieur du magasin de lumière ©Jonathan Taylor

La boutique Dior de Genève habillée par Christian de Portzamparc

À Genève, Dior ouvre une nouvelle boutique signée par l'architecte Christian de Portzamparc.

Aux yeux de Christian Dior, la mode est avant tout une histoire d'exploration. Ce terrain de jeu exprimé au travers de formes et des couleurs, mais aussi sur les transparences et les jeux d'ombres, a depuis longtemps franchi les frontières de la mode. Questionnées et réinterprétées, ces notions résonnent avec celles de l'architecte français, Christian de Portzamparc. Une concordance qui a valu à l'architecte de réaliser la nouvelle boutique de la marque. Situé en plein cœur de la rue du Rhône, épicentre du luxe helvétique, ce nouvel écrin a ouvert ses portes le 27 février.

Avec ce savant jeu de courbes, Christian de Portzamparc propose une architecture tout aussi haut de gamme que la boutique qu'elle héberge ©Jonathan Taylor

‍

Une architecture singulière

Pour sa seconde collaboration avec Dior, l'architecte a fait la part belle à la sobriété. Avec un jeu délicat de courbe et l'utilisation du blanc, Christian de Portzamparc signe un édifice de six étages où s'entremêlent complexité et raffinement. Faite d'un bloc central en verre habillé de six pétales en résine élancés vers le ciel, la construction joue avec la lumière et la transparence. Dans une alliance de courbe et de linéarité, ce nouvel établissement s'illustre – à la manière du flagship de la marque Dior construit à Séoul il y a une dizaine d'années - comme un hommage à l'art de l'habillement.

L'alliance de la résine et du verre permet à la construction de se dévoiler la nuit grâce à la lumière ©Jonathan Taylor

‍

Un espace où se côtoient les Arts

Au-delà de cette esthétique contemporaine, sculpture le jour, lanterne la nuit, le bâtiment est une curiosité qui se mut en véritable musée passé la porte. Véritable amateur d'art, l'empreinte du couturier se retrouve sur chaque mur. Outre ses croquis laissés en guise d'héritage, la boutique de la rue du Rhône revêt de nombreuses œuvres. Parmi les artistes, se trouvent Pamela Rosenkranz, Ugo Rondinone, William Coggin ou encore la photographe Brigitte Niedermair. Des œuvres en deux dimensions auxquelles font écho les diverses collections de la maison, qualifiées de « royaume des rêves » selon les mots de son fondateur.

Au dernier étage, le salon et sa terrasse dominent Genève ©Jonathan Taylor

‍

Une relation privilégiée avec la Suisse

Pour Christian Dior, la nation transalpine avait une saveur particulière. Voyageur fréquent, il y trouvait une certaine inspiration pour ses collections dont il adapta les formes et les matières aux températures plus fraîches du pays. Ainsi en 1954, huit ans après avoir fondé sa marque, il proposait un premier modèle baptisé Genève. S'en suivront d'autres créations aux noms évocateurs comme Montreux, Suisse, ou encore Week-end à Genève par Marc Bohan en 1962. C'est d'ailleurs un an plus tard que Dior ouvrait sa première boutique de souliers à Bâle, bientôt renforcée par d'autres adresses à Genève, Lausanne et Gstaad.

Pour cette petite sœur de l'édifice de Séoul, l'architecte réitère le procédé des voiles extérieures et offre un bâtiment qui se distingue des autres ©Jonathan Taylor
Rédigé par 
Tom Dufreix

Vous aimerez aussi

Temps de lecture
13/10/2026
Orange et Bang & Olufsen réinventent le home cinéma

Avec son nouveau Décodeur Home Cinema, Orange entend repenser l’expérience audiovisuelle à domicile. Un équipement compact, développé avec Bang & Olufsen, qui associe qualité sonore, technologies immersives et simplicité d’utilisation.

Transformer son salon en salle de cinéma, sans multiplier les équipements, c’est toute l’ambition d’Orange avec son nouveau Décodeur Home Cinema. Développé avec l’expertise acoustique de Bang & Olufsen et le savoir-faire industriel de Sagemcom, ce nouvel appareil tout-en-un intègre quatre haut-parleurs : un woofer pour les basses, deux haut-parleurs latéraux pour spatialiser le son et une voie centrale dédiée aux dialogues. Une configuration qui permet de profiter d’une expérience sonore immersive, renforcée par la technologie Dolby Atmos, sans nécessiter d’installation supplémentaire. Côté image, le décodeur prend également en charge la 4K, le HDR10+ et le Dolby Vision, avec les équipements et contenus compatibles.

Un équipement compact pensé pour tous les intérieurs

Au-delà de ses performances techniques, Orange a souhaité concevoir un appareil facile à intégrer dans tous les espaces de vie. Son format compact lui permet de trouver sa place devant un téléviseur, tandis que son installation ne nécessite qu’un seul câble HDMI et une connexion wifi. Pour renforcer l’immersion, deux enceintes sans fil peuvent être ajoutées en option. Elles se calibrent automatiquement selon la configuration de la pièce, sans contrainte particulière de placement. Également pensé dans une démarche d’écoconception, le décodeur et ses enceintes sont fabriqués à partir de plastiques et de tissus 100 % recyclés et recyclables.

Temps de lecture
12/10/2026
Areo, la polyvalence selon Alessandro Stabile

Le designer italien Alessandro Stabile dévoile, Areo en collaboration avec Kristalia. Une collection d'assises en métal pensée pour s'adapter aussi bien aux espaces intérieurs qu'extérieurs.

‍

Pour sa première collaboration avec l’éditeur italien Kristalia, Alessandro Stabile a imaginé Areo, une collection de sièges dont la conception repose sur l'utilisation de la tôle perforée. Un choix technique et esthétique qui dévoile des assises aux lignes fluides et élégantes, où le métal semble épouser les formes à la manière d'un tissu. Constituée d'une structure en tubes d'acier et d'une enveloppe en tôle perforée, la collection se décline en plusieurs versions, avec ou sans accoudoirs, toutes empilables grâce à un travail minutieux sur la forme des dossiers et la disposition des pieds.

© Matteo Girola

Une collection, plusieurs usages

Au-delà de son esthétique, Areo se distingue par une conception pensée pour simplifier les processus de fabrication. Les courbures bi-dimensionnelles de la tôle permettent notamment de supprimer l'étape d'emboutissage, réduisant ainsi les investissements, le temps et l'énergie nécessaires à la production. Autre particularité : sa capacité à passer de l'extérieur à l'intérieur grâce à un système de housses rembourrées, qui peuvent recouvrir partiellement ou entièrement la structure métallique. Une modularité pensée dès les premières étapes du projet, permettant à chaque version de conserver son identité propre. À travers la collection Areo, Alessandro Stabile propose ainsi une collection polyvalente, où recherche technique, confort et esthétique se répondent.

© Matteo Girola
Temps de lecture
6/10/2026
La Résidence, une semaine dédiée à l’éco-conception

Éco Impact lance la Résidence, une semaine intensive d'éco-conception mobilier réservée à 12 designers, au Domaine des Escaunes (Gard), du 4 au 11 avril 2027. Un programme 100% financé pour les artistes-auteurs (AFDAS) et les dirigeants de TPE/PME (subvention ADEME).

‍

Au programme : une immersion complète dans les outils d'analyse de cycle de vie et d'éco-conception, avec des experts pointus — Christophe Lemaire (Consiliom, pitch et argumentaire projet), David Legouix (FCBA, matériaux et innovation), Grégoire Gérard et Camille Cousté (Eco Impact) — et un grand témoin d'exception : Anthony Lebossé, cofondateur de Studio 5.5, lors d'un dîner-conférence.

À l'issue de la résidence, les participants présenteront leur projet devant un jury de professionnels reconnus : Carine Faure (Petite Friture), Alice Viault (Groupe Roset), Marie Carcassonne (Dynamo) et Martin Hallegouët (Bluedigo).

Temps de lecture
6/10/2026
RELEASE [AEC] change de dimension pour sa 2e édition

Pour sa 2e édition organisée le 20 octobre prochain, RELEASE [AEC] change de dimension : 25 agences d'architecture internationales viennent partager leurs retours d'expérience concrets sur l'IA et les nouvelles technologies et plus de 40 éditeurs de solutions dédiées.

Le rendez-vous est donné le 20 octobre à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Parmi les intervenants de cette 2e édition figurent notamment Anna Mytcul (KPF), Nitsan Bartov (Henning Larsen), Marco D'Ambrogio (Sweco Architects), Ami Nigam (Benoy), German Otto Bodenbender (BIG – Bjarke Ingels Group), Francis Baucher (Arte Charpentier), Philippe Chiambaretta et Adrien Pointeau (PCA-STREAM), François Muzard (enia architectes), Graham Ryder et Farouk Taoulilit (Viguier), Carlos Bañón (FORMAS.AI), George Guida (xFigura), Ismail Seleit (Gendo), Délhio Gaudé (Arquiz), Jean-Baptiste Nicolas (Unibail Rodamco Westfield), Amir Hossein Noori (Narva), Axel Wohlin (Arkyv) et Jens Majdal Kaarsholm (Motif), ainsi que Heatherwick St

Fidèle à son parti pris depuis la première édition, RELEASE [AEC] privilégie toujours les démonstrations concrètes, loin des simples présentations : chacun repart avec une vision claire de ce que ces solutions permettent de faire, dès aujourd'hui.

Les technologies, les solutions digitales et, bien entendu, l'intelligence artificielle transforment en profondeur la manière de travailler des professionnels de l'architecture et de la construction. C'est précisément ce mouvement que RELEASE [AEC] entend accompagner, en donnant à voir très concrètement ce qui est déjà à l'œuvre dans les agences les plus en pointe.

Pour plus d'informations et s'inscrire c'est ici : https://www.release-aec.com/fr/participer#register

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.