Uchronia, ondulations chromatiques pop
Set up collection Wave, Uchronia © Félix Dol

Uchronia, ondulations chromatiques pop

Haut en couleur et furieusement audacieux, Uchronia est un jeune studio de création pluridisciplinaire qui se démarque par sa prise de risques expérimentale et stylistique. Tête chercheuse et bourreau de travail, Julien Sebban fonde son agence dans la foulée de ses études d’architecture et enchaîne les projets depuis. Après avoir décoré restaurants, boîte de nuit et autre librairie, l’équipe de sept personnes lance enfin sa première collection de mobilier et d’accessoires.


C’est à Londres, où Julien intègre l’Architectural Association après des études parisiennes, que le créatif déploie ses ailes en développant son projet Uchronia en 2016. Ses recherches portent sur la temporalité, l’espace et l’éphémère. L’étude des couleurs et de leur influence sur l’homme fait évidemment partie intégrante de son programme. A cette période, le jeune homme vit essentiellement durant la nuit et teste l’effet de la luminothérapie sur lui-même. Et qui dit thérapie par la lumière évoque les nuances de couleurs. Julien changeait les couleurs de son appartement londonien tous les deux mois dans le même but. « Au XXIème siècle, on a peur de la couleur ! Je vomis les beiges et j’ai envie de faire aimer les couleurs, même à ceux qui les évitent à tout prix. »

Set up collection Wave, Uchronia © Félix Dol
Set up collection Wave, Uchronia © Félix Dol

Une fois son diplôme en poche, Julien s’attèle à des chantiers privés, créée des décors éphémères pour l’évènementiel, et remporte des appels d’offre de restaurants et boîte de nuit parisiens notamment. Le groupe Moma le repère et lui confie la réalisation de Créatures et Tortuga sur le rooftop des Galeries Lafayette et du Forest au Musée d’Art Moderne. Il s’entoure de fabricants très réactifs, comme la Fibule, auxquels il reste toujours fidèle.

Travailler de manière ludique

Julien et son équipe aiment travailler en s’amusant. Uchronia passe d’un projet de restaurant à une collection de vases en toute liberté. « Je déteste être catalogué. Les codes de l’agence sont décomplexés, mais nous attachons une grande importance à la fabrication de nos pièces. » Durant la dernière Paris Design Week, l’agence lance sa toute première collection de meubles aux formes organiques en auto édition, Wave. Son compagnon à la ville, Jonathan Wray, directeur artistique de la maison Jean Royère, rejoint l’équipe pour élaborer le mobilier. Wave est un hommage à la vague : des tables Cacahuète, Cookie ou Fleur au siège Toi et Moi en passant par l’étagère Polly, les formes ondulent et les couleurs éclatent.

Set up collection Wave, Uchronia © Félix Dol

Uchronia a sourcé des artisans français qui travaillent les matériaux de manière traditionnelle pour cette gamme, entre autres. C’est à Bruno Hugounenq qu’il fait appel pour revisiter le stuc-marbre. Le raku et la lave sont confiés à Fabienne l’Hostis, la sculpture à Victor de Rossi et la résine à David Roma. La collection compte bien s’étoffer avec d’autres créations, mais en attendant, le collectif se prépare à ouvrir son premier café Uchronia au sein du prochain salon Maison et Objet de mars 2022, avec le chef Julien Sebbag qui officie déjà au Forest, aux Créatures et au Tortuga. Le décor sera vendu en fin de salon sur le site Catawiki.

Set up collection Wave, Uchronia © Félix Dol
Set up collection Wave, Uchronia © Félix Dol

Rédigé par 
Cécile Papapietro-Matsuda

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Temps de lecture
14/1/2026
« Women’s Perspectives » : Philippe Hurel met quatre designeuses à l’honneur

A l'occasion de Maison&Objet in the City, la maison Philippe Hurel met en lumière le travail de Constance Guisset, Sophie Dries, Pauline Leprince et Victoria-Maria Geyer à travers l’exposition « Women’s Perspectives », présentée du 14 au 17 janvier.

C’est au sein du showroom parisien de la marque, situé rue du Bouloi, à quelques pas du musée du Louvre et du jardin du Palais-Royal, que Philippe Hurel a choisi de dévoiler cette installation dans le cadre de Maison&Objet in the City. Une exposition inédite pour laquelle la maison, dirigée par Philippe Courtois, a fait le choix de donner carte blanche à ces quatre designeuses. Le brief était simple : sélectionner une pièce issue des collections de la marque et en proposer une ré-interprétation en accord avec la vision de la designeuse.

Une exposition, quatre univers

Déployée au sein de quatre espaces réalisés en collaboration avec l’éditeur d’étoffes Misia, l’installation plonge le visiteur dans quatre d’univers singuliers, reflet de la sensibilité et de la vision de chacune des créatrices.

Fondatrice de son studio éponyme en 2009, Constance Guisset s’est emparée de la bibliothèque Arabel, qu’elle revisite dans une version plus contemporaine mêlant laque et bois naturel.

Bibliothèque Arabel, Constance Guisset pour Philippe Hurel © Alexandra De Cossette

L’architecte et designeuse Sophie Dries, qui a créé son studio en 2014, s’est quant à elle attaquée au fauteuil Inwood, dessiné il y a plus de trente ans par Jean-Michel Frank. Pour cette ré-interprétation, elle délaisse le cuir au profit d’un revêtement plus doux et enveloppant.

Fauteuil Inwood, Sophie Dries pour Philippe Hurel © Alexandra De Cossette

Fascinée par les bureaux, qu’elle considère comme des pièces majeures dans un espace, Pauline Leprince s’est de son côté tournée vers le bureau Ray, auquel elle apporte un contraste subtil entre bois et métal argenté.

Bureau Ray, Pauline Leprince pour Philippe Hurel © Alexandra De Cossette

Enfin, la designeuse allemande installée à Bruxelles, Victoria-Maria Geyer, a choisi de retravailler la chaise Peggy Sue, qu’elle fait évoluer en y intégrant notamment des accoudoirs.

Chaise Peggy Sue, Maria-Victoria Geyer © Alexandra De Cossette

Si l’ensemble de ces pièces a vocation à être édité et à intégrer les collections Philippe Hurel, les quatre modèles présentés lors de l’exposition seront également mis en vente. Les fonds récoltés seront ensuite reversés à l’association La Maison des Femmes.

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7/1/2026
Andrée Putman, en clair-obscur

Il y a cent ans naissait Andrée Putman. À l’occasion de cet anniversaire, son fils Cyrille Putman publie un livre singulier, composé en tableaux, consacré à l’architecte du noir et blanc.

Les ouvrages consacrés à Andrée Putman, designer et architecte, ne manquent pas. Plus rares sont ceux qui s’attachent à Andrée Putman, mère. C’est par ce prisme intime que Cyrille Putman choisit de raconter une vie dans laquelle les espaces tiennent autant de places que les personnages.

Tout commence loin de Paris, sur une piste de cailloux de l’arrière-pays varois. Une maison posée sur un rocher, point fixe dans l’existence d’une famille qui ne l’est pas. Une enfance loin de la capitale, avant que celle-ci ne finisse par s’imposer. Rive gauche, Andrée Putman construit son monde : un appartement, une école, une accumulation d’objets. Un décor au sein duquel elle forge sa renommée, signe des intérieurs devenus emblématiques, impose son monochrome comme une écriture. Une dualité, à l’image de sa vie. Dans la dernière partie du livre, le récit se resserre. Le diagnostic de démence à corps de Lewy tombe. Le téléphone sonne moins. Les amis de toujours s’éloignent. Cyrille Putman tient le fil, jusqu’à une lettre finale adressée à celle qu’il a toujours appelée par son prénom.

Ce rassemblement de textes, écrits à cœur ouvert, mêle questionnements personnels et résonances universelles. Une vie faite d’architecture, de rencontres, de regards. Un récit doux-amer, livré par touches successives, qui avance avec pudeur et précision.

Auteur : Cyrille Putman

Photographies de couverture et intérieures  © Jean Larivière

Editeur : JM Laffont

180 pages au format 12 x 19

Broché

Prix : 20€

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8/1/2026
La Collection Pinault mise en pages

La Collection Pinault sort Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault. Un ouvrage qui regroupe quelques-unes des plus belles acquisitions de la fondation, ponctué d'explications de la part d'experts du secteur culturel.


Depuis plus de vingt ans, la Collection Pinault s’est imposée comme l’une des plus importantes collections privées d’art contemporain au monde. Rassemblant aujourd’hui plus de 10 000 œuvres, elle s’est construite au fil d’acquisitions signées par des artistes ayant pour certains marqués l’histoire de l’art des XXe et XXIe siècles. C’est ce que l’ouvrage Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault propose de saisir dans ce livre pensé davantage comme un panorama qu’un catalogue. Comme un symbole, le volume de 352 pages s’ouvre sur une toile perforée de Lucio Fontana datant de 1958. Un geste marquant qui propose au lecteur de fendre la surface pour se plonger dans un parcours éditorial fait de peintures, de sculptures, d'installations, de vidéos ou encore de néons. Autant de médiums que l’on retrouve d’ailleurs en ce moment à la Bourse du Commerce de Paris dans l’exposition Minimal, visible jusqu’au 19 janvier.


Un inventaire éclairé

De Georg Baselitz à Maurizio Cattelan, d’Urs Fischer à Félix Gonzalez-Torres, de Lucian Freud à Dan Flavin ou David Hammons, les œuvres sont également accompagnées de textes écrits par quelques grands noms de la culture. Parmi eux, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture et proche conseiller de François Pinault, Emma Lavigne, directrice de la Collection Pinault, et Max Hollein, directeur du Metropolitan Museum of Art de New York, apportent un éclairage institutionnel, historique et critique. Ils replacent la collection dans une histoire plus large : celle des musées, du marché de l’art et des grandes mutations esthétiques contemporaines. Édité en coédition par Dilecta et Pinault Collection, Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault propose une petite rétrospective de cette collection en phase avec son époque.

Chefs-d’œuvre de la Collection Pinault

Livre relié, dos carré collé, cousu

Coédition Dilecta / Pinault Collection

352 pages – 24,5 × 30,5 cm

Édition française

ISBN : 978-2-37372-209-3

Prix : 59 €

Temps de lecture
9/1/2026
Soft Panels : une touche de douceur chez USM

La marque Suisse USM présente Soft Panels, une gamme de panneaux textiles.

Reconnue pour ses astucieux rangements métalliques modulables, USM vient de dévoiler Soft Panels, une nouvelle alternative textile aux célèbres portes en acier thermolaqué. Une proposition par laquelle le Suisse, né il y a 140 ans, entend intégrer un système innovant et ludique à son mobilier USM Haller.

Réalisés en fibres synthétiques composées à 40% de plastique marin recyclé, les panneaux sont munis de quatre aimants permettant aux portes de se clipser facilement à la structure tubulaire. Ainsi fixées, les portes s’ouvrent vers le haut ou le bas, et peuvent être déplacées facilement pour permettre au meuble d’évoluer au gré des besoins et des envies. Imaginés comme une alternative visuelle autant que pratique - le revêtement textile absorbe légèrement le bruit - les panneaux sont disponibles dans une dizaine de coloris et trois finitions différentes. L’utilisateur peut ainsi composer son USM Haller à la manière d’un puzzle dont les revêtements texturés varient entre des rainures verticales, diagonales ou courbes. De quoi ramener un nouveau rythme aux lignes de la marque, et une certaine douceur aux bureaux, buffets et autres rangements connus pour la radicalité de leur conception.

À noter que les USM Haller Soft Panels sont disponibles en trois tailles : 750 × 350 mm, 500 × 350 mm, 350 × 350 mm.

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