Nouvelle collection Ligne Roset : entre éditions et rééditions
table de chevet en noyer Parabole, design Marie Christine Dorner / Fauteuil Oyster CM 137, design Pierre Paulin, Réédition, 1952 / Bahut Dita System, design Pagnon et Pelhaître © Ligne Roset

Nouvelle collection Ligne Roset : entre éditions et rééditions

Pour sa nouvelle collection 2023, l’éditeur français Ligne Roset présente des modèles originaux et des rééditions de plusieurs de ses pièces iconiques.

Réédition du Canapé Kashima de Michel Ducaroy

Le canapé 3 places Kashima de Michel Ducaroy offre à la clientèle classique un confort « à l’anglaise ». Édité dans les années 70 par Ligne Roset, il est de retour en 2023. Les formes généreuses de ce modèle permettent de donner une image rassurante à un siège tout mousse. Le revêtement entièrement matelassé, recouvrant le siège, forme aux angles des coutures « pincées », renforcées par des lacettes intérieures. De tous les sièges mousse de la collection, Kashima est de loin celui qui est le plus élaboré techniquement. Il possède quatre densités de mousse  parementée d’une couche de ouate pour son ossature. Le revêtement du siège est lui-même matelassé avec une couche de ouate, offrant ainsi un double confort de surface.

Canapé 3 places Kashima, design Michel Ducaroy © Ligne Roset

4 rééditions Pierre Paulin : Oyster CM 137, CM 145, CM 202 et Tanis

En hommage à Pierre Paulin, Ligne Roset réeédite quatre de ses modèles. D’abord, le fauteuil Oyster CM 137 dessiné en 1952, modèle au confort enveloppant qui se traduit visuellement. Le bridge CM 145, modèle dessiné en 1954 a pu être sublimé grâce aux nouvelles techniques et matériaux.

Fauteuil Oyster CM 137, design Pierre Paulin, Réédition, 1952 © Ligne Roset
Fauteuil Bridge CM 145, design Pierre Paulin, Réédition, 1954 © Ligne Roset

Le tabouret CM 202 dessiné par ce dernier en 1950 a également été réédité cette année. Enfin, Ligne Roset réédite deux modèles de Pierre Paulin créés en 1954 pour accompagner le bureau Tanis. Le premier est le bahut F061 et le second est le bout de canapé/chevet F181, deux pièces disposant des mêmes finitions que le bureau Tanis.

Tabouret CM 202, design Pierre Paulin, réédition, 1950 © Ligne Roset
Bahut F061 et chevet F181, design Pierre Paulin, réédition, 1954 © Ligne Roset

Le fauteuil Skiaccia de Claudio Dondoli et Marco Pocci

Le fauteuil bridge Skiaccia designé par Claudio Dondoli et Marco Pocci a un piètement en métal fin et évasé qui associe design, élégance et confort. Son confort d’assise est total grâce au soutien enveloppant du dos procuré par son dossier galbé et grâce à la qualité de son confort d’assise. Empilable, sa coque thermoformée fixée sous la structure d’assise permet de la protéger lorsque les fauteuils sont empilés. Skiaccia est proposé en cuir coloris Dako marron ou avec le tissu Canvas coloris acier de Kvadrat .

Fauteuil bridge Skaccia, design Claudio Dondoli et Marco Pocci © Ligne Roset

Trois nouveautés signées Marie Christine Dorner

Camma est une table en marbre de carrare composée de trois pieds placés au centre de la table, positionnés de façon décalée. Le dessin de la table, tirée du nom d’une femme de la mythologie, inspire sérénité et générosité. En 2023, la collection Parabole s’enrichit d’un chiffonnier et d’un chevet en noyer sombre, qui lui confère une belle intemporalité, avec au choix un top en grès cérame Marquinia ou Aspect Marbre blanc pour personnaliser son intérieur. La designer présente également le tapis très géométrique Quadrature, exclusivité Kvadrat pour Ligne Roset.

Table Camma, design : Marie C Dorner © Ligne Roset

Chiffonnier et table de chevet en noyer Parabole, design Marie Christine Dorner © Ligne Roset
Tapis Quadrature, design Marie Christine Dorner © Ligne Roset

L’ensemble de tables basses Bas-relief et le vestiaire Marechiaro par Philippe Nigro

Designé par Philippe Nigro, l’ensemble tables basses Bas-relief fait référence à un usage proche du sol par leurs formes, induisant une posture désinvolte propre aux intérieurs des années 70. Celles-ci sont juxtaposables et en parfaite harmonie avec des assises basses. Bas-relief se compose d’une table basse carrée et d’une version rectangulaire, que l’on peut associer ou non et adaptables aux espaces et aux usages changeants.

Tables basses Bas-relief, design Philippe Nigro © Ligne Roset
Vestiaire Marechiaro, design Philippe Nigro © Ligne Roset

Quant au vestiaire, il vient compléter la collection Marechiaro, composée de trois modules – droit, concave et convexe – qui offrent des compositions infinies. Ce nouveau meuble-vestiaire sera disponible en version «vestiaire seul » et « vestiaire + miroir » et pourra être complété en option par une tablette et/ou des patères.

Des évolutions pour Dita System et Dita

Après le succès rencontré par Dita sorti en 2017 qui se pare d’ailleurs d’une nouvelle couleur noyer sombre pour cette collection 2023, les designers Pagnon et Pelhaître ont enrichi la collection avec Dita System, un modèle qui permet de créer à la fois des bibliothèques ou des meubles composables, avec la possibilité de les utiliser en double face. Elle est disponible en 16 coloris pour les faces extérieures : blanc satiné, argile, perle, chocolat, noir, brique, éléphant, moutarde, plomb, bleu nuit, brun acajou, cuivre et gris platine, vert sauge, bleu guède, corail. En 2023, deux nouvelles hauteurs s’ajoutent au programme Dita System, 78 cm et 115 cm, pour enrichir davantage les possibilités de composition.

Dita System, design Pagnon et Pelhaître © Ligne Roset
Bahut Dita, finition noyer, design Pagnon et Pelhaître, 2017 © Ligne Roset

L’hybride Indiscret de Constance Frappoli

À la fois secrétaire et coiffeuse, le bureau Indiscret est un meuble hybride qui tient en partie son nom du plateau de verre extra clair permettant de voir le contenu de chaque tiroir. Le bureau Indiscret est aussi parfait comme coiffeuse lorsqu’il est accompagné d’un miroir.

Bureau Indiscret, design Constance Frappoli © Ligne Roset

Le chevet Tambour d’Oleg Pugachev

Déjà composée d’un banc et d’une chaise, la collection Tambour s’enrichit d’un chevet qui peut aussi être utilisé en bout de canapé. Une pièce de mobilier d’appoint réalisée en cannage naturel et en frêne teinté noir.

Chevet Tambour, design Oleg Pugachev © Ligne Roset

Les tables Apuso et Randone de Dozsa & Van Dalfsen

Les tables Apuso et Rondone se caractérisent par leurs formes sculpturales et organiques. En fonction de l’angle sous lequel elles sont observées, leurs contours et leurs formes offrent différentes perspectives. Le noyer confère un aspect chaleureux à la table Rondone tandis que le travertin fait ressortir les caractéristiques sculpturales de la table Apuso. Le piétement composé de 2 parties courbes est particulièrement complexe et contribue à l’aspect esthétique de ces tables d’appoint.

Tables Apuso et Randone, design Dozsa et Van Dalfsen © Ligne Roset

Les étagères Intervalle de Guillaume Delvigne

Intervalle se constitue de trois modèles d’étagères, chacune disponible en deux finitions et avec une multiple possibilité de décoration murale. Ces magnifiques pièces d’ébénisterie viennent compléter la gamme Intervalle déjà présente dans les collections Ligne Roset et qui se compose d’un banc, d’une table de repas et d’une table basse.

Etagères collection Intervalle, design Guillaume Delvigne © Ligne Roset
Etagères collection Intervalle, design Guillaume Delvigne © Ligne Roset

La lampe Tangent de Martin Dreschel et Mojave de Maryna Dague et Nathan Baraness

Tangent est luminaire inspiré des lampes des années 60 à l’époque Pierre Cardin, et offre une lumière d’ambiance indirecte.  

Lampe Tangent, design : Martin Dreschel © Ligne Roset
Lampe Mojave, design : Marina Dague et Nathan Baraness © Ligne Roset

Mojave est un modèle issu d’une réflexion sur une lampe « tapissée » valorisant le savoir-faire historique de Ligne Roset, et inscrite dans une démarche durable. Cette lampe à poser est constituée d’un pied en céramique (faïence) recouvert d’un tissu élastique et ondulé de Kvadrat « Husk » et d’un abat-jour conique en forme de chapeau chinois qui crée une belle lumière d’ambiance.

Mais aussi des accessoires…

Et sur cette nouvelle collection 2023, Ligne Roset a également misé sur différents accessoires. Ainsi, on découvrira le vase Hanbun d’Itamar Burstein, qui signifie « moitié » en japonais. Belle forme organique pour ce vase qui laisse imaginer le ventre arrondi d’une femme enceinte.

Vase Hanbun, design Itamar Burstein © Ligne Roset
Repose Plat Faces, design studio Shulab © Ligne Roset

De son côté, le studio Shulab présente les repose plat Faces, composé de 3 différents marbres réputés du Rajasthan (marbre blanc, marbre noir, marbre marron clair appelé Forest Gold) évoquant ainsi les visages d’Aristote, Dante et Descartes. Enfin, le designer Erwan Bouroullec, qui a dessiné le plaid Cilos pour Kvadrat en 2022 est de retour sur la collection 2023 avec trois nouveaux coloris bicolore terracotta, camel et vert mousse.

Plaid Cilos en tissu Kvadrat, design Erwan Bouroullec © Ligne Roset
Rédigé par 
Maïa Pois

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30/4/2026
Salone del Mobile 2026 : la sélection d’Intramuros

Avec plus de 1 900 exposants cette année, le Salone del Mobile.Milano 2026 a, une fois encore, livré son lot de nouveautés. La rédaction d’Intramuros vous propose celles qui ont retenu son attention.

Pour cette nouvelle édition, le Salone del Mobile.Milano 2026 a réuni plus de 316 000 visiteurs venus découvrir nouveautés et rééditions. Rassemblant aussi bien de grandes firmes internationales que de jeunes marques, ce rendez-vous milanais, légèrement moins dense que les années précédentes, n’en demeure pas moins riche en propositions. Nouvelles matérialités, attention accrue aux usages réels, hybridation des fonctions… Dans un écosystème fragile mais en pleine mutation - à l’image du salon, qui inaugurait cette année de nouveaux espaces -, la rédaction d’Intramuros a repéré de belles pistes. Un panorama intuitif et diversifié, que nous vous invitons à découvrir.

Kettal 

Entre toutes les nouveautés présentées par la marque espagnole, qui ne cesse d’affirmer sa position dans le secteur du design, deux se sont démarquées. D’abord Grosso, de Patricia Urquiola : un canapé aux formes sculpturales qui invite à penser le confort comme une forme d’art. Il se dévoile comme une pièce aux courbes affirmées mais spontanées, semblant presque en mouvement. Un modèle conçu aussi bien pour l’indoor que pour l’outdoor, pouvant accueillir jusqu’à trois personnes. Dans un tout autre registre, la collection Atlantic de Jasper Morrison allie structure, rythme et continuité. Cette gamme en aluminium aux lignes épurées se compose d’un fauteuil lounge, d’une chaise avec accoudoirs et d’une chaise empilable. Pensée pour le confort et l’usage quotidien, elle s’adapte aussi bien à une terrasse privée qu’à un hôtel ou un espace urbain.

Canapé Grosso de Patricia Urquiola et chaise et ottoman Atlantic de Jasper Morrison ©Kettal

Bitossi Ceramiche

La marque italienne de céramique Bitossi Ceramiche présentait sur son stand plusieurs pièces, dont la collection de vases Dittico de Martino Gamper. Un projet qui confronte la recherche formelle du designer à l’identité d’une manufacture forte de plus de 150 ans d’histoire. Réalisée en coulage de barbotine en argile blanche, la collection révèle des pièces aux courbes organiques, presque architecturales, à appréhender sous tous les angles. Le duo belge Muller Van Severen - qui célébrait ses 15 ans lors de cette Design Week - a quant à lui présenté une extension de sa collection Onda, sortie en 2024, intitulée Onda II. Cette nouvelle version revisite les formes imaginées dans la première itération en les retravaillant à partir du principe d’inversion. Les pièces offrent ainsi une perception renouvelée des objets sans pour en altérer l’identité première. Les vases sont tous disponibles en trois coloris : rouge vermillon, bleu foncé et gris pastel.

Vase Dittico de Martino Gamper et collection Onda II de Muller Van Severen © Bitossi Ceramiche

Campeggi

Connue pour la conception intelligente de ses objets transformables, Campeggi dévoilait cette année Bienvenue. Imaginé par la designer Thélonious Goupil, ce matelas gonflable prend place dans un coffre compact et portable en bois. Avec son ouverture simple, ce dernier offre un lit portatif et une tête de lit pliable et autoportante, pouvant également servir de paravent. Un ensemble compact et coloré pour s’endormir ou bon vous semble.

Bienvenue par Thélonious Goupil ©Giovanni Emilio Galanello

Glas Italia

Sorte d’hommage aux grands noms du design, la collection 2026 regroupait Piero Lissoni, Philippe Starck et Patricia Urquiola à qui l’on doit, entre autres choses, Glacier. Entièrement réalisée en verre, cette gamme de tables joue sur la superposition de différentes feuilles colorées. Une réflexion sur les strates rappelant celles des glaciers, et filtrant la lumière à travers les couches de matières irrégulières. Mais la présence de la marque sur le Salone était aussi l’occasion d’introduire Hlynur Atlason qui présentait Akur. Derrière la volonté de remettre en question la rigidité et la linéarité du médium, le designer s’est intéressé à la rencontre des courbes et des trames rectilignes. Légèrement satinées, les surfaces des plateaux ainsi texturés proposent une lecture inhabituelle de la matière.

Table basse Glacier par Patricia Urquiola et bout de canapé Akur par Hylunr Atlason ©Glas Italia

Blå Station

Fruit d’un esprit scandinave et de la volonté de créer des meubles agréables à vivre, Blå Station présentait la chaise Frankfurter du designer Johan Ansander. Simple et d’allure classique, l’assise a été réfléchie dans des proportions nouvelles pour offrir un ressenti inédit. Plus proche du corps et plus profonde, la chaise est inspirée par la forme d'un avant-bras. Une forme matérialisée par la suite en hêtre courbé. Outre cette nouveauté, la marque s’est également diversifiée en ouvrant sa gamme Able, signée Bernstrand & Borselius, avec des tables hautes et un bureau. Deux nouvelles typologies immédiatement identifiables grâce aux nœuds en zinc moulés sous pression, et associés aux tubes en acier. Une construction qui rappelle également l’esthétique filaire de la gamme Villhem - dessinée par Lindau et Bernstrand & Borselius - lancée l’an dernier et agrandie en 2026 avec une chaise au dossier plus bas, un ottoman et une table basse.

Table Able par Bernstrand & Borselius, chaise Frankfurter par Johan Ansander et fauteuil plus ottoman Villhem par Lindau et Bernstrand & Borselius ©

B&B Italia

Après vingt-cinq ans d’absence (hormis une apparition en 2019), B&B Italia signe un retour remarqué avec un stand conçu par Formafantasma. Parmi les nouveautés, la chaise longue Moore imaginée par Vincent Van Duysen se distingue par son rotin tressé soutenu par un profilé aux courbes continues. Évoquant un anneau légèrement déformé, ce dessin fluide renforce la lisibilité de la pièce et en souligne la structure. Dans cette même recherche de clarté formelle, Michael Anastassiades présente Metric, une chaise réalisée à partir de fines sections de chêne massif. Sa construction rectiligne, renforcée par une traverse, contraste avec la douceur du dossier légèrement incurvé. Disponible avec ou sans accoudoirs, elle peut également être proposée en version rembourrée et habillée de cuir sellier. Enfin, Ronan Bouroullec complète cette sélection avec la table Abaco, où l’architecture de l’objet repose sur une construction entièrement apparente. La précision des assemblages et le dialogue entre les matériaux — laque, ciment ou cuir — confèrent à chaque configuration une identité singulière, laissant à l’utilisateur une liberté de composition.

Chaise longue Moore par Vincent Van Duysen, chaise Metric par Michael Anastassiades et table Abaco par Ronan Bouroullec ©B&B Italia

Kartell

Cette année, Kartell a frappé fort, tant en termes de propositions que de collaborations. Pour la première fois depuis plusieurs années, l’éditeur italien a élargi son champ d’expérimentation en invitant le duo britannique Barber & Osgerby à collaborer. Ils présentaient ainsi en exclusivité la chaise Savoia. Une pièce en aluminium, tout en finesse et personnalisable, proposée avec une assise en plastique recyclé, en bois ou en cuir, et déclinée en plusieurs coloris. Cette dernière est disponible avec ou sans accoudoirs et s’adapte aussi bien à un usage intérieur qu’extérieur. Le designer Erwan Bouroullec exposait, huit ans après Papyrus, la chaise Snik. Un modèle compact et minimaliste en technopolymère recyclé, doté d’une structure en acier, avec ou sans accoudoirs. Petit plus : elle se personnalise selon les envies grâce à des housses interchangeables qui la protègent et la transforment, pour ne jamais s’en lasser. Piero Lissoni de se côté révélait Yve’s, un fauteuil minimaliste dont la structure tubulaire est dessinée par une seule ligne courbe. Adapté à un usage indoor comme outdoor grâce à des revêtements et des coussins indépendants, Yve’s est disponible en plusieurs couleurs et textiles, pour un produit qui se veut généreux et à l’esthétique épurée.

Chaise Savoia par Barber & Osgerby, chaise Snyk par Erwan Bouroullec et fauteuil Yve's de Piero Lissoni ©Kartell

Vergés

Le fabricant de chaises espagnol Vergés était lui aussi présent lors de cette édition milanaise pour y exposer ses dernières nouveautés. Parmi elles, le fauteuil Trek, conçu par le duo norvégien Andersen & Voll. Pour cette assise méticuleuse, les designers ont associé deux matériaux nobles - le bois massif et le cuir - pour un résultat mêlant souplesse et robustesse. Côté technique, le dossier et l’assise sont habillés d’une seule et même pièce de cuir, tandis que la traverse arrière en forme de fer à cheval confère à Trek un caractère unique. Le studio londonien Mentsen - fondé par les Japonais Risa Sano et Yasuyuki Sakurai - présentait quant à lui le banc Ensemble, inspiré des bancs d’église. Une pièce à la structure simple, fidèle à l’artisanat japonais, mais néanmoins robuste et polyvalente. Elle sera disponible avec ou sans dossier et, pour plus de modularité, pourra être accompagnée d’une table d’appoint pivotante.

Fauteuil Trek par Andersen & Voll et Banc Ensemble de Mentsen ©Vergés
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26/4/2026
MDW : Artistry de Modulnova, entre matières et architecture

À l’occasion de la Design Week de Milan, Modulnova dévoilait le projet manifeste Artistry, où la matière devient langage et l’architecture intérieure, une expérience sensorielle.

Avec son nouveau projet Artistry, Modulnova dépasse le cadre du design mobilier pour proposer une vision globale de l’habitat. Loin d’être une simple collection, le projet s’affirme comme une réflexion architecturale complète, où chaque élément participe à une composition cohérente. Nourrie par la recherche technologique et une sensibilité artistique forte, cette approche traduit une volonté de créer des espaces continus et profondément ancrés dans leur environnement.

©Modulnova

Une grammaire de la matière

Au cœur d’Artistry, la matière devient le principal vecteur d’expression, notamment grâce au Travertin Titanium, omniprésent, qui vient structurer les volumes. Autour de lui, bois, métal et verre dialoguent : les textures se répondent tandis que les différentes finitions mates, polies ou réfléchissantes enrichissent la perception et créent une continuité visuelle entre les espaces. Un principe confirmé par la cuisine Twenty Lab, avec ses blocs monolithiques en pierre prolongés par des éléments suspendus en chêne, qui jouent sur la tension entre masse et légèreté.

©Modulnova

L’espace comme système continu

Grâce au système Atelier, Modulnova va encore plus loin dans cette logique d’intégration puisque la boiserie se transforme ici en outil architectural capable de structurer l’espace, de dissimuler des passages ou d’orchestrer les circulations. Grâce à une grande liberté de composition, les surfaces deviennent actives, dessinant des perspectives et modulant les volumes. Une approche déployée dans l’ensemble de l’habitat, de la cuisine au salon, jusqu’à la salle de bains, où les matériaux et les formes se prolongent sans rupture.

©Modulnova

A travers Artistry, Modulnova propos une vision du design comme un langage global, où la précision technique et la recherche esthétique convergent vers une même ambition, celle de faire de l’habitat un territoire d’expérimentation qui soit sensible tout en restant cohérent.

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27/4/2026
Un chantier milanais pour Seletti

Au cours de la Design Week de Milan, Seletti s’est associée à Eternoo pour transformer sa boutique en chantier conceptuel grâce à la collection Tools.

Après avoir présenté son luminaire BIC par Mario Paroli en janvier, Seletti a investi un nouvel univers à l’occasion de la Design Week de Milan. En collaboration avec Eternoo, acteur majeur de la distribution de matériaux en Italie, la marque a transformé son espace de vente italien en quincaillerie. Revêtu pour l’occasion d’une fausse façade en brique bleue détournant l’esthétique classique, l’espace a été renommé Building Design LTD. Un parti-pris imaginé pour servir de décor à la collection Tools. Marteaux, pelles, truelles ou brouettes y ont été présentés reconfigurés comme des objets de design décoratifs mais toujours fonctionnels. Une transformation pop conférée par des finitions inattendues, dorées ou fluorescentes. En “hackant” l’univers d’Eternoo, Seletti a souhaité questionner la valeur symbolique de l’outil et son potentiel narratif. Plus qu’un exercice formel, cette collaboration expérimentale à introduit, avec une touche d’humour, un dialogue inédit entre industrie et design. Une manière pour Seletti de déplacer le regard vers des typologies souvent exclues du champ décoratif, tout en conservant l’identité décalée qui lui est propre.

Temps de lecture
29/4/2026
MDW : Davide Groppi enrichit l’espace par la lumière

À la Milan Design Week, Davide Groppi présentait des nouveautés dans la continuité d’une recherche entamée depuis plusieurs années : celle de faire de la lumière une présence sensible capable de transformer l’espace sans jamais s’imposer. Au sein de son showroom milanais via Manzoni, la marque de luminaires présentaient six nouveautés notables entre mouvement, illusion et structure.

Umasi : la lumière en déplacement

Pour sa suspension tout en finesse Umasi, Davide Groppi explore une nouvelle dimension du luminaire domestique : la mobilité. Avec son abat-jour coulissant le long d’un câble, celui-ci peut se déplacer du plafond au sol en un mouvement. La lumière, filtrée à travers plusieurs couches, se diffuse sans jamais apparaître directement, créant une atmosphère enveloppante. 

Suspension Umasi © Davide Groppi

Vera : l’art de disparaître 

Dans un volume de verre borosilicaté, la lampe se dévoile en une source semble flotter dans le vide lorsqu’elle est allumée, avant de finalement disparaître totalement une fois éteinte. Le dispositif optique, fondé sur la réfraction, produit une lumière à la fois directe, indirecte et diffuse, sans pour autant révéler sa mécanique.

Lampe Vera © Davide Groppi

Calma S & Calma T : la forme essentielle

Avec la gamme Calma dessinée par Alberto Zattin, la collection se complète avec une figure universelle : la sphère lumineuse. Déclinée en une version suspension - Calma S - et en lampe de table - Calma T -, elle repose sur un verre opalin soufflé en triple couche, diffusant une lumière douce et homogène. Dans la version suspendue, la sphère donne l’impression de flotter avec légèreté tandis que, posée, elle devient un point d’ancrage lumineux, presque domestique.

Lampe de table Calma T, design Alberto Zattin © Davide Groppi

Carroponte : structurer la lumière

Le système Carroponte propose une lecture plus architecturale de l’éclairage. En effet, cette composition modulaire transforme le rail électrique en un tracé spatial. Positionné librement, il traverse l'espace là où la lumière est organisée selon les usages. ll se transforme en un outil de composition puisque la plupart des suspensions et petits éclairages Davide Groppi sont adaptables, pour des compositions au gré des envies.

Système Carroponte © Davide Groppi

IPE et OcchiOlinO : deux nouveautés outdoor 

Pour ses luminaires d’extérieur, Davide Groppi étend sa réflexion avec des produits à la fois techniques et sensibles. D’abord avec OcchiOlinO, à travers lequel la lumière prend la forme d’un insecte posé sur une tige presque invisible, diffusant une présence délicate dans le paysage. À l’inverse, la collection IPE, designée par Alberto Zattin déclinée en une version borne Bollard et en applique P, affirme une écriture plus architecturée, combinant robustesse et précision grâce à ses projecteurs orientables et ses finitions en aluminium anodisé. Deux approches complémentaires qui traduisent ainsi la volonté d’inscrire la lumière dans l’environnement sans le dominer.

Légendes : luminaire outdoor IPE Bollard, design Alberto Zattin et OcchiOlinO © Davide Groppi

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