Intramuros à la Paris Design Week 2022

Intramuros à la Paris Design Week 2022

Du 9 au 12 septembre, Intramuros prend ses quartiers au cœur de la Paris Factory, en investissant cette année deux lieux : l’Espace Commines et l’Espace Froissart.


À l’Espace Commines, Intramuros propose son traditionnel Café. Un lieu de rencontres où se détendre, tenir ses rendez-vous, se restaurer et assister aux talks Paris Design Week x Intramuros (lire le programme ci-après). En partenariat avec Aka Green et Vitra, cet espace végétalisé sera aussi l’occasion de découvrir les nouvelles rééditions colorées de la collection Jean Prouvé que la maison suisse vient tout juste de ressortir.

Adresse : 17, rue Commines 75003 Paris

À l’espace Froissart, Ia rédaction vous invite à découvrir une sélection de jeunes créateurs, avec notamment la participation de résidents des Ateliers de Paris ou de créateurs labellisés « Fabriqué à Paris », d’Axel Chay, de 13Desserts, de Ciluzio par AAMA Design, de la Maison Martin Morel, ainsi que les prototypes et recherches réalisés par Thomas Delagarde et Léna Micheli, en partenariat avec Adagio et Serge Ferrari, dans le cadre du concours Camondo. Dans un espace de lecture réalisé en partenariat avec le Mobilier national, les visiteurs pourront consulter les derniers numéros d’« Intramuros » et écouter les premiers épisodes de notre série de podcasts co-créée avec Bang & Olufsen.

Adresse : 7, rue Froissart 75003 Paris

Talks Intramuros x Paris Design Week

Pour les derniers ajustements du programme, veuillez consulter les sites Intramuros.fr et www.maison-objet.com/paris-design-week

Jeudi 8 septembre

17h-17h50

Au croisement des métiers d’art et du design, innover et valoriser le geste

À l’occasion des dix ans du mouvement Slow Made et de l’Année du verre, retour sur le rapport au geste, à la matière et à la démarche de design. Comment le design met-il au défi les savoir-faire, et vice versa ? Comment le retour au geste interroge-t-il la notion même de production, de commande ?

Avec Marc Bayard, responsable scientifique au Mobilier national et cofondateur du Slow Made, et Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, designer, Marva Griffin, directrice Salone Satellite (en vidéo)

Jean-Baptiste Sibertin Blanc © Frédéric Grimaud
Marc Bayard

18h-18h50

Quel avenir pour les jeunes designers ?

Quels sont les nouveaux parcours de designers ? Comment intégrer le marché ? Quelles possibilités pour faire se rencontrer l’offre et la demande ? Quelles sont les difficultés au sortir du diplôme et quels tremplins ou passerelles sont à disposition ?

Avec Silvia Dore, présidente de l’AFD, Pathum Bila Deroussy, fondateur de Design Link, et Emily Marant, fondatrice de French Cliché (en visioconférence)

Emily Marant
Pathum Bila Deroussy

Silvia Doré (à droite) © Tanguy Ginter

Vendredi 9 septembre

17-17h50

Le bois, tendance ou intemporel ?

Bois tourné, bois massif, conjugaison de matières… Les collections présentes sur le marché traduisent un intérêt des consommateurs pour cette matière noble, revalorisée aussi par les possibilités techniques de la travailler. Focus sur l’hinoki, un bois sacré japonais facile à travailler et très sensoriel.

Avec Gregory Lacoua, designer pour les Éditions Souchet, Taro Okabe, architecte et et Eñaut Jolimon de Haradener, PDG d’Alki.

Grégory Lacoua

18h-18h50

Lexpérience client dans le virtuel

Entre site, développement d’applis et, aujourd’hui, incursion dans le métaverse, l’expérience client virtuelle est une pratique à part entière prise en compte dans le retail. Comment analyser le comportement client pour mieux créer de l’émotion ? Comment rendre un univers méta-sensible et attractif ? Et quels sont les impacts écologiques du développement de ce marché parallèle ?

Avec Johanna Rowe Calvi, UX designeuse, Sandra Gasmi, fondatrice de Demain !, et Anne Asensio, vice-présidente de Design Expérience Dassault Systèmes

Anne Asensio
Sandra Gasmi

Johanna Rowe Calvi

Samedi 10 septembre

16h-16h50

Le Japon, terre dinspiration

La Villa Kujoyama vient d’avoir 30 ans. Une vingtaine de designers ont expérimenté des résidences entre ses murs lors d’un séjour qui a interrogé leurs pratiques tout autant que celles locales. Depuis, d’autres programmes de coopération ont été développés. Et si, dans sa relation à l’artisanat et à la matière, le Japon était une source d’inspiration pour une transition vers la contemporanéité ?

Avec Hedwige Gronier, responsable du mécénat culturel de la Fondation Bettencourt-Schueller, Lauriane Duriez, directrice des Ateliers de Paris, Elsa Pochat, designeuse,  et Sumiko Oé-Gottini, consultante.

Hedwige Gronier
Lauriane Duriez © Florent Mulot

Sumiko Oé-Gottini

17-17h50

Rééditer : faire revivre ou réinventer

Rééditer des collections nécessite des adaptations constantes que les clients ne perçoivent pas, attendant de l’icône ciblée qu’elle soit également fonctionnelle. Un pari pour l’équipe design intégrée. Comment choisit-on une réédition ? Entre patrimoine et lutte contre l’obsolescence programmée, un partage d’expériences et de points de vue.

Avec Karin Gintz, responsable Vitra France,  Jacques Barsac (rééditions Charlotte Perriand chez Cassina), Jason Brackenbury, directeur France FLOS, Marie-Line Salançon, MyDesign

18h-18h50

Art & design, les synergies possibles

Dans les programmes internationaux, les galeries récentes et les fondations, le design devient un secteur considéré à part entière et rejoint les autres disciplines artistiques dans des croisements croissants. Une voie montrée par d’autres pays ?

Avec Béatrice Masi, directrice de Spaceless Gallery, Olivier Ibanez, directeur de la communication de la Fondation Carmignac, Gaëtan Bruel, directeur de la Villa Albertine (en visio conférence), et Clélie Debehault, cofondatrice de Collectible à Bruxelles.

Clélie Debehault
Olivier Ibanez © Thibaut Chapotot

Gaëtan Bruel © Beowulf Sheehan
Béatrice Masi

Dimanche 11 septembre

15h

Carte blanche à Women in Design

Durant un an, Women in Design a mené une enquête minutieuse pour rechercher 52 designeuses au parcours emblématique, connues ou non. Avec leurs clients, intégrées en agence, en entreprise, dans l’industrie, elles font bouger les lignes internes en promouvant une démarche design inclusive. Dès septembre, le collectif dévoilera un profil par semaine. Retour sur cette enquête avec des membres de ce groupe.

16h-16h50

Villes invisibles, vers une poétique de la donnée ?

Un nouveau paysage urbain se dessine : avec l’apparition de caméras intelligentes, de dispositifs de reconnaissance sonore ou encore de détecteurs de particules… nous assistons à une massification de la collecte de données présentes dans notre environnement. Comment offrir plus de transparence autour de la collecte des données urbaines ? Et si de nouvelles interactions humains-données étaient possibles ? Et si ce matériau qu’est la donnée prenait forme pour servir la poétique des villes et l’intérêt des citoyens ? Il s’agit le temps d’une table ronde de s’interroger sur une expérience sensible de la ville : incarner la donnée pour la rendre visible, palpable, auditive, olfactive… accessible, et démocratique. Un talk organisé et modéré par Anne-Marie Sargueil, Présidente de l’Institut Français du Design.

Avec  Nouredine Azzouk, Président de Nation Numérique, conseiller numérique à l’Assemblée nationale, Johanna Rowe Calvi, UX designeuse, Chafik Gasmi, Architecte et designer, Chafik Studio, Claire Tréfoux, Head of design et Co-fondatrice du Design Lab Thales

Chafik Gasmi © Stéphane de Bourgies
Claire Tréfoux

Nouredine Azzouk
Johanna Rowe Calvi

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26/3/2026
Malmaison Riviera, l’éclat solaire de Christofle

Avec Malmaison Riviera, Christofle insuffle un vent d’été à sa collection emblématique Malmaison. Entre héritage et inspiration méditerranéenne, cette nouvelle ligne de porcelaine célèbre un art de vivre à la fois chic et décontracté, où la table devient le théâtre d’un éternel été.

Christofle poursuit l’exploration de son patrimoine en proposant une variation inédite de sa ligne iconique Malmaison. Pensée comme une parenthèse ensoleillée, cette nouvelle collection traduit l’envie de faire dialoguer les codes historiques de la maison avec une esthétique plus libre, inspirée par les paysages et les usages de la Méditerranée. Avec Malmaison Riviera, la table devient ainsi un espace d’expression, entre tradition, modernité, formalisme et spontanéité.

Lumière méditerranéenne

Dévoilée comme une déclinaison estivale des collections Malmaison et Malmaison Impériale, la ligne s’inscrit dans une continuité stylistique tout en opérant un déplacement sensible. Fidèle aux codes du style Empire - palmettes, symétries, motifs ornementaux - elle introduit pour la première fois la couleur, avec un jaune profond qui vient capter et diffuser la lumière. Depuis plus d’un siècle, Malmaison incarne un raffinement classique inspiré du château lié à Napoléon Bonaparte et l’Impératrice Joséphine. Avec Riviera, cet héritage se réinterprète dans un registre plus quotidien, à travers lequel les décors, tracés à main levée, déploient rosaces et rayons dans une composition vivante, où chaque pièce devient une variation autour d’un même motif solaire.

Collection Malmaison Riviera © Christofle

La table comme expérience estivale

Pensée comme une invitation au partage, la collection convoque un imaginaire sensoriel composé  de longues tablées, d’une lumière dorée et de la douceur du temps qui s’étire. Assiettes, bols, tasses ou plats de présentation composent ainsi un ensemble d’une quinzaine de pièces permettant de rythmer les usages, du petit-déjeuner au dîner. À cette porcelaine répond l’éclat de l’orfèvrerie, avec des accessoires en métal argenté pour dessiner un ensemble qui crée un dialogue entre matière et lumière, incarnant un art de vivre à la fois décontracté et résolument chic.

Collection Malmaison Riviera © Christofle
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24/3/2026
À TEFAF Maastricht, Formafantasma planchait sur un ensemble moderne

Avec Formation, le studio Formafantasma présentait à TEFAF Maastricht une collection contemporaine imaginée autour de la planche. Une approche en lien avec un certain goût pour le moderniste et la sobriété.

Qualifiant eux-mêmes leur esthétique de « restreinte », Andrea Trimarchi et Simone Farresin, fondateurs de Formafantasma, présentaient Formation à TEFAF Maastricht. Conçue pour la galerie Friedman Benda, la collection s’inscrit dans la continuité de leurs recherches sur les archétypes du mobilier et l’évolution de notre rapport aux objets domestiques. Cette fois-ci, le studio s’est attaché à la planche comme forme primaire, presque indissociable du mobilier lui-même. Plutôt que de la transformer, les designers ont choisi de l’utiliser telle quelle pour devenir table, assise ou rangement, sans jamais perdre son identité initiale. Ce parti pris donne lieu à un jeu géométrique rigoureux, enrichi par l’introduction d’aluminium brossé et de panneaux LED. Ces derniers, par leurs proportions, évoquent les écrans contemporains, inscrivant le projet dans son époque malgré une logique d’assemblage très classique. Tout l’enjeu réside alors dans cet équilibre temporel. Une démarche nourrie par des figures comme Frank Lloyd Wright, pour sa capacité à conjuguer artisanat et technologie, ou George Nakashima, pour sa vision du bois comme matière vivante.

Avec Formation, Formafantasma revendique ainsi une sobriété expressive. La collection, réduite à une sophistication assez minimale (bien que rehaussée de touches plus contemporaines), propose un salon hors du temps, mais à cheval sur les époques.

Courtesy of Friedman Benda and Formafantasma ©JeroenvandeGruiter
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25/3/2026
Bêta, la collection intelligente de Vitra dédiée au bureau

Pour Workspace, Vitra dévoilait une collection de trois meubles dédiés au bureau et signés Konstantin Grcic et Stephan Hürlemann. Une vision adaptable et adaptée à la flexibilité des utilisateurs et aux différents types d’échanges.

Après avoir repris la distribution européenne de l’« Action Office », conçu par Robert Probst et George Nelson dans les années 1960, Vitra n’a cessé d’explorer l’univers du bureau. Du concept « Citizen Office », développé en 1990 par Andrea Branzi, Michele De Lucchi et Ettore Sottsass, au « Club Office », pensé pour encourager le retour des employés après la pandémie de COVID-19, la marque s’inscrit en phase avec les mutations sociétales. Scout, Reset et Dancing Wall 2 prolongent cette réflexion. Présenté lors de l’édition 2026 de Workspace, l’ensemble Bêta a été imaginé pour répondre aux besoins de flexibilité des utilisateurs. Avec en toile de fond un contexte incertain, tant sur le plan géopolitique que créatif avec l’essor de l’IA, « le monde actuel nous invite à adopter un état d’esprit bêta, fait d’itération et d’inventivité pour continuer d’avancer », explique Karin Gintz, directrice générale France de la marque. C’est dans cette optique que Konstantin Grcic et Stephan Hürlemann ont été invités à repenser les fondamentaux de notre espace de travail.

Dancing Wall 2 par Stephan Hürlemann, 2018/2026 ©Vitra

Un maximum de liberté et de flexibilité

Ici, les projets évoquent des univers de création, de travail et d’apprentissage continu. Aucun élément technique n’a donc était camouflé. Une logique constructive qui fait écho à la vocation des objets. Conçue par Konstantin Grcic, la gamme Scout - déclinée en trois versions de tailles différentes - se présente comme un système de travail mobile. Porté par une structure en tubes d’acier, le module se distingue par sa forme trapézoïdale lui permettant une multitude de configurations. Assortie d’une crémaillère non-électrique pour plus de légèreté et de liberté, la pièce offre à l’utilisateur la possibilité de régler le plateau en hauteur, mais également de l’incliner de sept degrés grâce à une poignée centrale et colorée marquant l’importance de l’approche manuelle. Une gamme de patères et de petits rangement tout comme des panneaux en PET recyclé ou en chanvre viennent enrichir Scout, et permettent à l’utilisateur de composer son espace de travail de manière intimiste ou au contraire plus ouvert. Une grande liberté que Vitra a souhaité porter au-delà du poste de travail et notamment dans les espaces intermédiaires grâce à Reset.

Scout par Konstantin Grcic, 2026 ©Vitra

Imaginé par Stephan Hürlemann, ce système investit les « zones mortes » que peuvent être les couloirs, les atriums et parfois les dessous d’escaliers. Autant de recoins généralement utilisés en lieux d’échanges informels. Conçu comme un jeu de construction, Reset se compose de modules carrés entièrement démontables, de 75 × 75 cm pour 23 cm de hauteur. Une dimension de dalle plus importante que celle présente ailleurs sur le marché, car imaginée pour permettre à l’utilisateur de s’asseoir tout en laissant un espace de circulation derrière lui. Une réflexion sur l’accessibilité et le confort (illustrée par la conception d’un coussin pliable) qui tient notamment à la pluralité des usages. Avec une configuration autoportante jusqu’à trois niveaux, ou cinq contre un mur, Reset se mue aussi bien en amphithéâtre qu’en lieu d’interaction aux multiples recoins. Réalisée en polypropylène expansé, la structure ultra-légère en forme de croix maintient de la structure en OSB (naturel, gris, noir ou en plaqué bouleau) grâce à des tiges filetées. Dotés d’angles arrondis, les modules ménagent des espaces libres entre les blocs pour permettre le passage des câbles, multipliant les usages. C’est dans cette même logique d’adaptabilité, que le Dancing Wall 2, également conçu par Stephan Hürlemann, prolonge le système de cloison mobile lancé en 2018 en en proposant une version allégée et plus durable. Enrichie de nouveaux usages - du support TV au mur d’affichage - elle est complétée par une « Dancing Station » polyvalente pouvant faire office de table basse, de console ou de point de service.

Trois nouveautés aux typologies bien différentes mais favorisant conjointement l’émergence d’espaces de travail plus libres et propices aux interactions spontanées.

Reset par Stephan Hürlemann, 2026 ©Vitra
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18/3/2026
La Redoute, histoire d’une icône populaire

Jusqu’au 5 juillet, le musée La Piscine, à Roubaix, consacre une grande rétrospective à l’histoire de La Redoute. Une exposition qui retrace près de deux siècles d’histoire d’une marque devenue emblématique de la culture domestique française.

C’est à Roubaix, là où tout a commencé, que l’exposition « La Redoute, un temps d’avance. Mode, design, publicité » a choisi de revenir sur l’ascension de la maison fondée en 1837 par Joseph Pollet. Sous le commissariat de Karine Lacquemant, conservatrice des Collections d’art appliqués à La Piscine, Sylvette Lepers, Directrice des Partenariats Créatifs de La Redoute et Sandrine Teinturier, responsable des Archives à la Fondation Azzedine Alaïa, cette retrospective inédite retrace l’histoire de la marque, allant de la première filature de laine peignée dans les années 1830 jusqu’aux dernières créations de modes et mobilier. Pensée comme un récit chronologique, l’exposition rassemble à la fois objets de design, pièces de mode, catalogues, photographies et archives publicitaires, qui témoignent tous de l’évolution de l’enseigne au fil des décennies.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Roubaix, symbole de l’industrie textile

La première partie de l’exposition est consacrée à l’histoire de la création de l’entreprise et ses débuts. Installée à Roubaix, rue de la Redoute - qui donnera finalement son nom à l’entreprise -, la famille Pollet, alors propriétaire d’une filature de laine peignée, en fait rapidement sa spécialité. Très vite, la qualité de la laine roubaisienne se démarque et est vite mise en avant et reconnue au niveau européen, avant d’être finalement baptisée « capitale de la laine peignée » au début des années 1910. Quelques années plus tard, Penelope, le premier catalogue par correspondance dédié à la laine et au tricot à destination de la clientèle féminine, sera vendu. Le magazine, ancêtre du célèbre catalogue La Redoute, avait été pensé à l’époque afin de démocratiser l’accès à la mode par l’intermédiaire de la laine. Au sein de l’exposition, on trouve ainsi plusieurs archives de ces catalogues connus pour leurs motifs colorés, accompagnées de tricots, mailles et tricotions de l’époque, à l’effigie de la marque.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Une culture du quotidien

Dans la seconde partie de l’exposition, on aborde d’abord les années 1960-1970, à l’ère des Trente Glorieuses où la consommation est mise en avant. On y retrouve différentes pièces de mobilier notamment, de la table et chaise en Formica en passant par le tabouret d’Henri Massonet. Cet espace s’étend également jusque dans les années 1980, période de l’âge de la publicité, pour y présenter de nombreuses campagnes publicitaires iconiques.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Des collaborations d’exception

Au delà de sa connaissance en matière de textile, mobilier et campagnes de pubc, La Redoute s’est également distinguée par sa capacité à anticiper les évolutions de la création en faisant appel à des designers et à des créateurs de renom à de nombreuses reprises. Parmi eux, Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Jean-Paul Gaultier, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte ou plus récemment Jacquemus ou Margaux Keller, qui ont tous pris part à l’histoire de la marque en imaginant des collections exclusives, qui sont toutes à (re)découvrir au sein de la dernière partie de l’exposition.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

L’exposition met ainsi en lumière une marque qui n’a cessé de réinventer les codes du commerce et de la création pour une plongée dans la mémoire collective, où design, mode et culture populaire s’entrelacent. Plus largement, cette rétrospective dessine une histoire sociale : celle de l’émancipation des femmes, de la transformation des intérieurs et de l’accès démocratisé à la consommation, qui ne demande qu’à écrire son prochain chapitre.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince
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