Talenti donne la parole aux créateurs
La collection Ever dessinée par Christophe Pillet ©Talenti

Talenti donne la parole aux créateurs

La marque de mobilier Outdoor Talenti pose ses valises à Clairfontaine les 15 et 16 mars. Deux journées au cours desquelles les designers Jean Philippe Nuel et Christophe Pillet viendront parler esthétisme et production.

Après avoir conquis son pays d'origine, l'italien Talenti fait une escale de deux jours à l'espace Noorden Design de Clairfontaine dans les Yvelines. Ce séjour, qui s'inscrit dans la série de masterclass itinérantes l'International Outdoor Lab Tour 24, n'a pas choisi la France au hasard. Spécialisée dans la conception et la réalisation de mobilier dining et living extérieur haut de gamme, la marque a noué une relation particulière avec la France, devenue à la suite du Brexit une place toujours plus forte du design en Europe mais aussi et surtout  son premier marché international. À ce titre, Talenti a récemment inauguré un showroom place des Vosges, pensé comme un lieu d'échanges entre l'entreprise et les concepteurs.

Pensée par Jean-Philippe Nuel, la collection Riviera doit son allure contemporaine à ses lignes tendues et fines ©Talenti

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Le design expliqué par ceux qui le font

Riche de nombreuses collections réalisées avec des designers internationaux parmi lesquels Ramón Esteve, Marco Acerbis ou plus récemment Teresa Sapey, la marque italienne s'appuie sur les connaissances et la créativité de ces concepteurs. Ce sont ainsi Christophe Pillet et Jean-Philippe Nuel qui animeront cette seconde session d'échanges de l'International Tour. Convaincue que la formation et la création sont indissociables de la conception d'un produit, la marque a choisi d'axer les échanges autour de deux thématiques. La première concernera l'évolution tant esthétique que confort du mobilier et l'effacement de la frontière entre indoor et outdoor. La seconde portera quant à elle sur l'évolution du modèle de production que ce soit en rapport avec l'origine des matériaux, mais aussi avec leur durabilité.

Les bains de soleil Riviera invitent à la détente en toute simplicité ©Talenti

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Des collections Talenti aux origines françaises

Aussi bien adaptée aux projets contract qu'aux projets résidentiels, Talenti s'est néanmoins diversifiée ces dernières années dans le but de s'adapter à la fois aux goûts les plus classiques, mais également aux espaces plus contemporains. C'est dans cette période d'évolution que sont nées les collections Riviera et Allure que l'on doit respectivement aux créateurs Jean-Philippe Nuel et Christophe Pillet. Si la première, réputée pour ses matériaux raffinés et son allure sophistiqués, continue sa route telle que lors de sa conception, la seconde fait quant à elle peau neuve.

La gamme Ever conçue par Christophe Pillet fait la part belle aux courbes ©Talenti

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Avec ses nouvelles nuances plus froides qui viennent parer ses coussins et sa teinte Silver donnant un nouvel élan aux structures, la collection s'offre une deuxième jeunesse. L'occasion pour les designers de parler de leurs réflexions, mais aussi de faire valoir leurs collections. Aux yeux d'Edoardo Cameli, directeur commercial, « les personnes présentes pourront non seulement assister à un moment didactique avec les esprits les plus créatifs du design français, mais aussi toucher du doigt les nouveautés du catalogue 2024 ». Une escale intéressante entre évolutions sociétales et questionnements environnementaux.

Également réalisée avec un traitement du bois naturel, Ever fait corps avec les environnements extérieurs ©Talenti
Rédigé par 
Tom Dufreix

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6/10/2026
La Résidence, une semaine dédiée à l’éco-conception

Éco Impact lance la Résidence, une semaine intensive d'éco-conception mobilier réservée à 12 designers, au Domaine des Escaunes (Gard), du 4 au 11 avril 2027. Un programme 100% financé pour les artistes-auteurs (AFDAS) et les dirigeants de TPE/PME (subvention ADEME).

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Au programme : une immersion complète dans les outils d'analyse de cycle de vie et d'éco-conception, avec des experts pointus — Christophe Lemaire (Consiliom, pitch et argumentaire projet), David Legouix (FCBA, matériaux et innovation), Grégoire Gérard et Camille Cousté (Eco Impact) — et un grand témoin d'exception : Anthony Lebossé, cofondateur de Studio 5.5, lors d'un dîner-conférence.

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Pour plus d'informations et s'inscrire c'est ici : https://www.release-aec.com/fr/participer#register

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À Montpellier, Pierre Paulin siège en majesté

Au musée Fabre de Montpellier, l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ouverte jusqu’au 1er novembre, revient sur plus de cinquante ans de création d’un designer qui a fait de la matière le terrain d’une perpétuelle expérimentation.

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Des courbes, de la couleur et des formes, toujours. Mais cette fois-ci, c’est au design que le musée Fabre de Montpellier consacre son espace d’exposition temporaire. Avec « Le design selon Pierre Paulin », l’institution revient, jusqu’au 1er novembre, sur plus de 50 ans de création d’un designer obsédé par la forme. Un créateur qui n’a cessé de repousser les limites de l’assise pour donner corps à certaines des silhouettes les plus iconiques du XXe siècle. Influencé par son grand-oncle maternel, Frédy Balthazar Stoll, sculpteur formé dans l’atelier de Rodin, et son oncle paternel, Georges Paulin, designer automobile à qui l’on doit notamment l’invention du système Éclipse – permettant au toit des véhicules de se rabattre dans le coffre –, Paulin tire deux grandes lignes : la forme et le fonctionnalisme. Une pensée moderniste que l’étudiant en architecture intérieure au Centre d’art et des techniques (aujourd’hui Camondo) retrouve dans les travaux de l’entre-deux-guerres signés Charlotte Perriand ou Jean Prouvé, qu’il admire. De cette influence naît le fauteuil Première réalisation. Une assise imaginée comme un prototype, mais qui révèle déjà des facultés certaines pour la conception et le pousse à réaliser ses premières pièces inspirées par la Scandinavie, où il séjourne en 1951. Rapidement édité par Thonet Frères et Meubles TV, puis exposé au Salon des arts ménagers en 1953, le designer s’engage dans une voie moderniste, troquant la géométrie nordique pour les formes organiques.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

Loin des ensembliers qui avaient révolutionné la première moitié du XXe siècle, Paulin appartient à la seconde moitié du siècle, celle de l’industrie. L’arrivée de nouvelles fibres, dont le jersey, textile souple et élastique symbole de la révolution industrielle des années 1960, lui ouvre de nouvelles possibilités. Il imagine alors de nouvelles formes. Parmi elles, le Groovy et le Mushroom marquent cette décennie et lui confèrent l’image d’une époque colorée, notamment grâce à des figures comme Kho Kiang Ie, directeur artistique d’Artifort, ou le designer textile américain Jack Lenor Larsen, avec qui Paulin développe un nouveau langage. Un dialecte à part sur la scène du design qui lui vaut d’entrer au MoMA en 1969 – trois ans après avoir contribué au lancement de l’ARC initié par Jean Coural – grâce au F300 et à la Tongue Chair. Une assise si basse dont on lui avait dit qu’elle ne pourrait être commercialisée. Elle deviendra pourtant l’un des grands succès du designer, pour qui la hauteur de l’assise influe sur les échanges humains au sein d’un même lieu.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Un design marqué par les innovations

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In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

De ses premières assises aux pièces devenues iconiques, l’exposition raconte la carrière d’un homme qui avait fait du design une matière à penser. L’occasion de redécouvrir – et d’essayer – certaines des silhouettes les plus célèbres du XXe siècle, façonnées par un esprit qui n’a cessé de réinterpréter ses dessins pour qu’à travers eux se lise une histoire moderne.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
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8/10/2026
Edgar Jayet retapisse le design industriel pour la Villa Médicis

Pour la Villa Médicis, le designer Edgar Jayet livre trois fauteuils Tapestry. Une réinterprétation du Swivel de la maison d’édition danoise Vipp, retapissé d’un jacquard paysagé.

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S’il existe une place qui, parmi plus que nulle autre, a traversé les époques pour garantir à la création un lieu d’expression, c’est la Villa Médicis. Fondée en 1666 par Louis XIV, l’institution française bâtie sur les hauteurs de Rome accueille depuis 2022 le programme « Réenchanter la Villa ». Entamée par India Madhavi, cette nouvelle campagne de rénovation se poursuit aujourd’hui avec les appartements des pensionnaires. Et c’est au numéro 10 que l’architecte et directeur artistique Edgar Jayet présente « Tapestry ». Derrière ce nom, une typologie que le designer considère « comme ce qui est un peu le nouveau chevalet de l’artiste » : la chaise de bureau. « Nous nous sommes intéressés à elle car c’est une pièce essentielle mais, à mon sens, souvent décevante en termes de design, de conception. Je suis donc rentré en contact avec l’éditeur danois Vipp pour y chercher la Swivel chair que j’adore. » Une assise pivotante au design industriel mais surtout à la hauteur du lieu, selon le prescripteur.

Fauteuil Tespetry, design Edgar Jayet © VIPP

Un style néo-éclectique

Fidèle à une certaine vision très « dix-neuviémiste » de l’ameublement, Edgar Jayet a souhaité introduire dans ce projet un pont entre les époques et les styles. « Je me suis interrogé sur ce qu’était l’opposé d’un design industriel et je suis tombé sur la tapisserie. Un élément qui ramène à la naissance des Arts décoratifs, au Moyen Âge, à la Renaissance, à la manufacture des Gobelins… » Une réflexion qui amène alors le designer à sélectionner un jacquard au style forestier de chez Schumacher. « La ligne d’horizon, le feuillage… Pour moi, la notion de paysage intérieur est essentielle dans un atelier d’artiste. C’est une ouverture vers l’extérieur qui fait écho, dans notre cas, au jardin de la Villa Médicis », détaille le designer, marqué par l’ambiance néo-médiévale émanant des chaises tapissées de sa grand-mère. Grâce au métrage relativement long, les trois assises de la Villa se complètent sans que le motif ne se répète et offrent ainsi à l’espace une complémentarité stylistique.

Fauteuil Tespestry, design Edgar Jayet © VIPP

Un projet à acquérir

Imaginé à l’origine pour l’institution romaine, le fauteuil Tapestry sera également disponible à la vente à partir du mois de janvier. Avec ses 50 pièces, cette collection capsule s’inscrit dans la volonté plus globale de la maison d’édition danoise de développer des collaborations bespoke autour de leur best-seller : la Swivel. L’occasion de s’offrir un petit morceau de la Villa et de connecter, comme elle, les époques par le prisme du design.

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