Objets

Après le report en mars de Maison & Objet, c’est le Salon du Meuble de Milan qui repousse à juin son édition 2022 et bouscule les agendas. Le point sur les prochains évènements.

Maison & Objet : Reporté du 24 au 28 mars 2022
Initialement prévu du 20 au 24 janvier 2022, le salon Maison & Objet, qui se tient au Parc des Expositions à Villepinte, a annoncé fin décembre le report de son édition initialement prévue fin janvier : celle-ci devrait se tenir au mois de mars, du 24 au 28 mars 2022. Cette nouvelle édition devait s’accompagner d’un parcours Maison&Objet In The City, qui est de ce fait également décalé du 23 au 28 mars. Pour le moment l’édition d’automne du salon est annoncée du 8 au 12 septembre, en même temps que la Paris Design Week.

Journées européennes des métiers d'art : annoncées du 28 mars au 3 avril 2022
Les JEMA 2022 sont maintenues du 28 mars au 3 avril 2022. À destination des passionnés des métiers d’arts et du patrimoine, les JEMA proposent chaque année de retrouver les professionnel partout en France et du 1er au 3 avril dans toute l’Europe.

Art Paris Art Fair : annoncé du 7 au 10 avril 2022
Art Paris Art Fair, après son édition de septembre en 2021, revient du 7 au 10 avril au Grand Palais Ephémère, en annonçant déjà 130 galeries (dont une partie dédiées au design) d’une vingtaine de pays. Cette année, un accent particulier sera mis sur les nouvelles approches de l’art centrées sur les relations au monde du vivant, à travers deux thématiques complémentaires, Histoires naturelles et Art & environnement. Elles seront associées à une démarche d’écoconception de la foire, une première dans le monde des salons d’art.

Wanted Design : annoncé du 15 au 17 mai 2022
Pour le moment, le salon new-yorkais Wanted Design, organisé au Jacob K. Javits Convention Center dans le quartier de Manhattan, se tiendra comme annoncé du 15 au 17 mai 2022. À noter que pour cette édition, le salon ICFF (International Contemporary Furniture Fair) sera également présent aux mêmes dates.

Salon du meuble de Milan : reporté du 7 au 12 juin
Les rumeurs des dernières semaines viennent d’être confirmées : la 60e édition du Salon du meuble de Milan (Salone del Mobile) qui devait se tenir du 5 au 10 avril a finalement bel et bien été décalée du 7 au 12 juin 2022. Comme l’a précisé Maria Porro, présidente du Salon, cette 60e édition devrait être fortement axée sur le thème de la durabilité.

Révélations : annoncé du 9 au 12 juin 2022
Annulé l’an passé, le salon Révélations – ou Biennale Internationale Métiers d’art et Création – est prévu du 9 au 12 juin au Grand Palais Ephémère. Créée par Ateliers d’Art de France, cette biennale est devenue un rendez-vous important de la création française et internationale pour y découvrir des œuvres inédites, mettre en lumière les savoir-faire des pays invités, et une occasion de rencontres entre professionnels, collectionneurs et amateurs éclairés.

Stockholm Furniture & Light Fair : reporté du 6 au 9 septembre 2022
Initialement prévu du 8 au 12 février, le salon scandinave a été reporté en raison de la crise sanitaire du 6 au 9 septembre. Pour les plus impatients, il sera tout de même possible de découvrir les marques de design nordiques en visitant showrooms et boutiques à l’occasion de la Stockholm Design Week qui elle est maintenue 7 au 13 février.

IMM Cologne : Edition 2022 annulée
L’édition 2021 du salon de Cologne avait été annulée en raison de la crise pour un report en physique du 19 au 23 janvier 2022… qui a elle-même été annulée. Les prochaines dates annoncées sont du 16 au 21 janvier 2023.

Les inscriptions pour participer à la 9e édition du concours de design Gainerie 91 sont ouvertes jusqu’au 28 mars 2022. Le thème de cette année s’intitule « Les bibelots du luxe »et demande aux participants de créer un gift original.
Le concours Gainerie 91 revient pour une 9e édition sur le thème des « Bibelots du luxe » et plus particulièrement sur les gifts, ces petit objets ou attentions remis gratuitement dans un but marketing. Véritables témoins de l’univers d’une marque, ils sont aujourd’hui au cœur de toute stratégie de communication et sont le meilleur moyen pour retenir l’attention. Ainsi, les candidats doivent se glisser dans la peau d’une marque de luxe et imaginer un gift original. Les secteurs d’activités concernés pour le concours sont : la joaillerie, l’horlogerie, les vins & spiritueux, la parfumerie, les cosmétiques, la petite maroquinerie. Les maquettes et prototypes seront évidemment appréciés par le jury.
Conditions de participation
Pour participer au concours, les candidats doivent être majeurs avec un statut d’étudiant ou avoir été diplômé depuis moins d’un an et résider en France. Aussi, ils ne doivent pas avoir participé directement ou indirectement à l’organisation du concours ou avoir travaillé pour Gainerie 91 par quelque biais que ce soit (stages, alternance, apprentissage, salariés, partenaires directs).
1er prix : 2500 € ou au choix, un lot de valeur équivalente et la mise en production de sa proposition avec 1 an de suivi par Gainerie 91.
2nd prix : 1500 € ou un lot de valeur équivalente au choix.
3e prix : 1000€ ou un lot de valeur équivalente, au choix.
Prix du Public : 800€ ou un lot équivalent, au choix.
Concours Gainerie 91 : les dates à retenir
28 mars 2022 : limite de dépôt des candidatures
4 avril au 30 mai 2022 : votes en ligne et sur Instagram pour le prix du public
28 avril 2022 : Présélection des 10 meilleurs projets
19 mai 2022 : Présentation des projets devant un jury et sélection des 3 meilleurs projets à l’issue de cette journée.
16 juin 2022 : Remise des prix
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel du concours : https://concoursdesign.gainerie91.com

Robinetterie, WC, sol stratifié… découvrez de nouvelles collections dans une sélection spéciale « salle de bains ».

Robinetterie gamme Zephyr par Horus
Cette nouvelle gamme de robinetterie en laiton adopte des traits épurés, inspirés de l’élégance à la française et du mouvement américain « Streamline », un courant artistique des années 1930 également connu sous l’appellation « Style Paquebot ». Le fabricant s’est notamment inspiré de la silhouette des voitures de cette époque et a imaginé des robinetteries élancées où les angles s’arrondissent ; les manettes sont longilignes ou en forme de croisillons, semblables à des hélices et de fines stries, réalisées grâce au procédé de guillochage, apportent du relief et complètent cette illusion de mouvement. Si la gamme se présente dans des coloris classiques – chrome, nickel brillant ou mat -, elle arbore également des teintes plus contemporaines et décoratives : noir mat, canon de fusil et laiton satiné. Enfin, de nouvelles finitions exclusives tels le rose ou bleu pastel, le vert forêt ou le blanc « Ice », sont disponibles.

Washlet RG de TOTO
Remplaçant deux modèles d’entrées de gamme emblématiques de la marque (GL et EK), ce WC lavant, plus aplati, moins haut et plus compact, affiche un design simple composé de lignes douces et lisses, lui permettant de s’adapter et de se coordonner facilement à n’importe quel espace. Il est par ailleurs doté de la technologie inédite EWATER+ : une eau du robinet traitée par électrolyse qui possède des propriétés nettoyantes et résistantes à la saleté ; disponible jusqu’alors dans l’offre haut-de-gamme de la marque, cette innovation est désormais accessible dès l’entrée de gamme. À noter enfin que ce WC lavant intègre un système actif anti-calcaire ainsi que la lunette chauffante.

Trone en arc-en-ciel
Le concept de ce fabricant de WC ? Casser les codes et révolutionner cet espace intime en proposant des projets et des idées innovants, empreints de liberté et d’imagination. Selon lui, l’heure est ainsi aux néons et à la lumière, qui apportent une vibrance exceptionnelle à la pièce, avec un effet hallucinant et lumineux, résolument futuriste, qui se réverbère sur la céramique lisse du produit. En se reflétant sur la céramique des toilettes et sur les différents matériaux de la pièce, le néon se déforme, joue et ondule. « Le contraste des couleurs et des lumières modifie indéniablement la perception que l’on se fait de l’espace mais surtout des toilettes », déclare Romain Freychet, directeur artistique chez Trone.

Egger Design Green Tech
Avec ce produit, le fabricant démocratise l’usage du sol stratifié bois dans toutes les pièces de la maison, du salon à la cuisine en passant par la salle de bains : grâce à une surface adaptée et antidérapante associée à un système d’installation « CLIC it ! », l’eau perle sur sa surface sans imprégner ou pénétrer le sol, ce qui le rend parfaitement adapté pour une pose dans les pièces les plus humides, mais également dans les zones commerciales ou de grand passage. Du reste, cette technologie inédite permet à ce sol stratifié d’être certifié par le NALFA test et de repousser les limites conventionnelles, avec une résistance à l’eau garantie jusqu’à 72 heures. Et, présentant une épaisseur de 7,5 mm, il est adapté à la rénovation, notamment pour une pose facilitée sur carrelage.

Robinetterie gamme Baulines par GROHE
La marque allemande GROHE propose la nouvelle gamme de robinetterie Baulines : des produits d’entrée de gamme mêlant à la fois un bon rapport qualité prix et un confort d’utilisation. Le design des robinets à l’angle élargi et bec plus affiné assure une meilleure maîtrise du débit d’eau, réduit les éclaboussures, et permet des économies d’eau, notamment grâce à la technologie GROHE EcoJoy, dont tous les robinets de la gamme sont équipés. Une technologie qui se traduit par l’installation d’un limiteur de débit d’eau, réduisant la consommation d’eau de 10 litres à 5 litres par minute.

Connectée, en céramique, en alliage… entre haute technologie et savoir-faire artisanal, la montre reste un objet personnel, fort… et symbolique par sa fonction de Garde-Temps. Sélection de propositions aussi diverses qu’intrigantes.*
*cette sélection vient en complément de l’article « La Montre, ce Garde-Temps » publié dans le numéro 210 d’Intramuros.

Rado - True Thinline Les Couleurs
Rado propose une collection de montres en céramique haute technologie, La True Thinline Les Couleurs TM Le Corbusier qui décline toutes les couleurs développées par le célèbre architecte en 1931 et en 1969. 63 couleurs, une édition limitée de 999 exemplaires par couleurs. Neuf nouvelles couleurs sont à découvrir cette année. Swiss Made.

Tudor - Black Bay Ceramic
Le nouveau modèle Black Bay Ceramic affiche l’heure exacte sur un boîtier en céramique noir de 41 mm, calibre Manufacture MT5602-1, certifié par le COSC et METAS, grâce à des chiffres et des aiguilles fluorescentes visibles de jour comme de nuit. Son bracelet hybride en cuir et caoutchouc lui confère une idée de confort inégalé. Elle est étanche jusqu’à 200 m.

Rolex- Datejust 36
La Datejust 36, une Oyster 36 mm en acier Oystersteel est dotée d’un cadran vert olive au décor de palmier qui fait toute l’identité de la marque. L’acier Oystersteel appartient à la famille des aciers 904L, un alliage utilisé dans les secteurs des hautes technologies où la résistance à la corrosion doit être maximale. Elle conserve sa beauté même dans les environnements les plus hostiles. Son prix : 6650€.

Dior- Montre D
Au bras d’Anya Taylor-Joy, l’actrice phare de la série Le Jeu de la Dame, ne doit plus que figurer la montre D de Dior, version satine ou rose, mouvement automatique ou mouvement quartz, remise au goût du jour par Maria Grazia Chiuri, à la tête des collections féminines depuis juillet 2016. De 2000 à 49 500 € pour la dernière version Rose, incrustée de diamants.

Chanel - Montre J12
J12, une montre iconique équipée du calibre 12.1, en céramique haute résistance, d’un noir éclatant ou d’un blanc intense. Dessinée à Paris et manufacturée à la Chaux-de-Fonds, Jacques Helleu révéla la première J12 en 2000, après 7 ans de réflexion. Inspirée des lignes élancées des voitures de course et des voiliers de l’America’s Cup, redessinée par Arnaud Chastaing, elle incarne l’allure Chanel. Retrouvez l’interview d’Arnaud Chastaingt dans le numéro 200 d’Intramuros.

Seiko - 44 Grand
La 44 Grand de Seiko fait partie des plus beaux cadrans que l’on peut voir Place Vendôme où les Japonais avec leur savoir-faire de Maîtres Takumi se sont installés en juin 2020. Dissociée de la marque Seiko, Grand Seiko a défini la grammaire du design Grand Seiko en 1967 sous l’impulsion du designer Taro Tanaka. C’est la troisième marque sur son segment.

Cartier – Montre mitaine Clash (Un)limited
Cartier, montre mitaine, pièce unique de la collection Clash [Un]limited, un bijou seconde peau réalisé en impression 3D qui a nécessité 277 heures de travail. Mitaine, or rose, diamants. Photo © Greg Gonzalez
Retrouvez l’interview de Marie Claude Cérède, Directrice Création Horlogerie chez Cartier, dans le numéro 209 d’Intramuros.

Fondée il y a presque un siècle, la maison Bang & Olufsen a su faire preuve d’innovations technologiques et design au fil des années pour assembler enjeux du futur et besoins actuels… et a reçu cet automne pour l’une de ses enceintes grand public une certification Craddle to Craddle.
Depuis quelques années, musiques et supports d’écoute semblaient être devenus indissociables : aujourd’hui la qualité de l’émetteur importe tout autant que la musique elle-même. Fondée en 1925, Bang & Olufsen l’a bien compris. La société danoise qui a débuté par des transistors radio pour arriver à de prestigieux modules sonores, s’est adaptée aux exigences des époques en passant par les téléviseurs et le rasoirs électriques. Mais pour Alexis Le Prado, Directeur général France chez B&O : « L’ADN même de la marque, c’est le son.» Désormais diversifiée pour être plus adaptable aux différentes activités (musique, télévision, gaming, sport), la maison bientôt centenaire, n’a cessé de se réinventer.
Un design engagé
Si l’entreprise se caractérise avant tout par sa spécialisation dans la musique, elle accorde aussi une grande place au design, pour conjuguer technique et esthétique. Une équipe de design intégrée collabore le plus souvent avec une agence de design externe afin de maintenir un équilibre entre préservation de l’ADN design de la marque et renouvellement de ses créations. Par ailleurs, B & O n’hésite pas à développer des projets avec des grandes maisons, à l’image d’ Yves Saint Laurent ou encore Berluti, pour des séries limitées. Mais quelle que soit la collaboration, le groupe conserve une identité visuelle qui lui est propre alliant le design contemporain et les lignes scandinaves le tout dans des matériaux nobles mettant le bois à l’honneur. Cultivé au nord du Danemark, le chêne – dont la constitution n’altère pas le rendu acoustique – se retrouve (quasiment) sur l’ensemble des modèles. Brut, teinté, peint, il peut aussi se colorer en fonction des intérieurs de chaque client pour s’adapter à l’existant.


Si le choix du bois est dans l’air du temps, la société utilise ce matériau pour sa pérennité depuis longtemps, contrairement au plastique qui se désagrège et colle au fil des années explique Alexis Le Prado. Et la maison est aujourd’hui plus que jamais engagée dans une démarche de durabilité se posant la question de la déprogrammation de l’obsolescence et de la réparabilité de ses conceptions.
Des technologies de pointes pour un rendu haut de gamme
En effet, sous les enveloppes design et séductrices, se trouve le cœur névralgique d’une réflexion durable. La Beosound Level, est la première enceinte compartimentée pouvant s’ouvrir afin de remplacer les composants technologiques dépassés. Cette nouveauté permettra de conserver l’enceinte des décennies durant tout en se situant à la pointe de la technologie. Cette enceinte portative a été cet automne d’ailleurs la première au monde à recevoir la certification Cradle to Cradle. Mais outre ces systèmes permettant la confection d’un produit durable, B&O ne cesse d’explorer les dernières technologies permettant une écoute tant optimale qu’immersive. Ailettes directrices permettant d’orienter certaines notes vers telle ou telle personne, finesse du module permettant l’intégration de l’enceinte dans une bibliothèque sont autant de nouveautés répondant aux exigences d’un auditorat à l’affût de sensations toujours plus pointues. Quant aux modèles les plus iconiques comme le Beoplay A9 sorti en 2012, l’entreprise continue sa commercialisation tout en adaptant la technologie interne tous les deux ans. Bang & Olufsen est ainsi une société pionnière, design et technologiquement avancée, au service de l’écoute et du ressenti de la musique.


Luminaires, vases, coffret de fusains… Entre alliance de matières et multiplicité des savoir-faire, le design d’objets a été riche en cette année 2021. Sélection non exhaustive d’accessoires pour clôturer l’année.

Luminaire ATHENA, Atelier Alain Ellouz
Faire de chaque luminaire une poésie… Les créations en albâtre d’Alain Ellouz allient design et légéreté pour chacune des pièces réalisées pour sublimer chaque intérieur.

Collection Noire de Lave, Maison Blanc Carrare
Labellisée entreprise du patrimoine vivant (EPV), la maison de marbrerie Blanc Carrare travaille sur la pierre naturelle pour le bonheur des architectes d’intérieur. Au-delà de ses collections dédiées à l’aménagement, la maison développe une activité d’édition de mobilier et d’accessoires. Cette nouvelle collection, en pierre de lave, comprend notamment des vases et vides-poches, réalisés par Alessandra Apos & Andrea Persano. Photo : © Daniele Notari.

Le Moulin, gamme « Michel Bras » pour KAI
Lauréat du Red Dot Award, « le Moulin » de la gamme Michel Bras développé pour la marque japonaise KAI, il révolutionne le concept du moulin traditionnel. Conçu pour pouvoir moudre aussi des ingrédients aussi bien durs que mous, il permet de créer un mélange unique de saveurs et d’épices.

Vase narcisse, Najma Temsoury pour la Maison Dada
Fascinée par la perception de la lumière sur laquelle elle met l’accent dans ses créations, la designeuse Najma Temsoury présente Narcisse, conçu pour la Maison Dada. Le vase met l’accent sur les couleurs et les formes qui se dévoilent au fur et à mesure de l’observation, en créant un effet visuel tout aussi intéressant grâce à un effet loupe.

Coffret fusains « The Garden of Shadows », Fabrice Cazenave pour Sinople
Un hommage au bois : les coffrets de fusains « The Garden of Shadows » de l’artiste Fabrice Cazenave et édités par Sinople, disponibles en 12 exemplaires uniquement, allient divers matériaux tels que le houx, l’acacia ou encore le sapin, pour un rendu autant fascinant qu’intrigant. Photo : © Anthony Girardi

Entre cuisine et arts de la table, retrouvez notre sélection de produits innovants et séduisants. L’occasion de finir l’année 2021 en mettant les petits plats dans les grands… en beauté !

Moulin à sel poivre et épice MP0215, réédition, Centre Pompidou x Alessi
À l’occasion de l’exposition rétrospective sur Ettore Sottsass à Beaubourg, le Centre Pompidou et Alessi se sont associés pour rééditer un modèle de moulin à sel datant de 1989 : le MP0215. Le moyen de rendre hommage à son design unique et de continuer à le faire vivre dans le temps.
110.00€

Benoit Ardureau pour Habitat Design Lab, pièces en céramique
Benoît Ardureau, artisan designer-céramiste et créateur de vaisselle, a présenté cet automne sa collection de produits réalisés dans le cadre de Habitat Design Lab, uniques et fabriqués à la main.

Coffret de 6 crayons aromatiques et 2 tailles crayons
Faire à manger n’a jamais été aussi ludique. L’entreprise culinaire OCNI, spécialisée en innovation alimentaire, a mis au point des crayons aromatiques, à tailler. Ail noir, basilic, yuzu, paprika… Une dizaine d’aromates sont déjà disponibles, de quoi ravir les papilles gustatives.
53.90€ © OCNI

Assiette de cuisson OMEGA
L’assiette de cuisson OMEGA a été pensée par Oh Cinq Sens pour permettre de réaliser les préparations sans effort, sans fumée et sans odeur. Une fabrication française pour une cuisson parfaite, à aromatiser selon les envies.
À partir de 30.00€ © Oh Cinq Sens

Friteuse à air sans huile de 5,5L « Fryer air smart »
Friteuse dernière génération, la « Fryer Air Smart » est dotée d’une technologie à air chaud sans huile. Tactile, aérienne et équipée d’une connectivité Wi-Fi offrant la possibilité de gérer la cuisson à distance via l’application correspondante, la Fryer air smart, va faire des ravis, et des gourmands.
129.95€ © CREATE

Plat à four « Roaster »
La Maison Cristel, forte de son savoir-faire et de sa fabrication française qui se ressentent dans la qualité et l’esthétique de ses outils de cuisine, présente le plat à four « Roaster ». Idéal pour les grandes occasions, le plat est équipé de anses non-débordantes pour éviter les brûlures ainsi que d’une grille rabattable pour faciliter son rangement. Sa composition en Inox et aluminium lui permet de pouvoir être mis au four mais également d’être utilisé sur une plaque à induction.
209.90€ © CRISTEL

Carafe Filtrante « Making Water », Brook Sigal
Conçue par la designeuse Brook Sigal, le coffret Making Water vous propose de bénéficier d’une eau filtrée et pure, grâce aux bio-filtres intégrés. Biodégradables, ces filtres ont pour fonction de personnaliser la teneur en minéraux, le goût et la qualité de l’eau filtrée.

Compositeur noir « Lacque Palais Royal »
Et pour bien se détendre après un repas, pourquoi ne pas jongler avec une « playlist olfactive » personnalisée? La société française Compoz propose de découvrir son compositeur de parfums, naturel et sur mesure, intéressant pour personnaliser les expériences olfactives : un jeu de compositions comme un jeu d’aromates à assortir, même si ce n’est pas
990€ © Compoz Parfum

Les deux marques iconiques du design populaire fêtent leur anniversaire. Prisunic, c’est fini, mais pas tout à fait ! En fusionnant depuis 1997 avec Monoprix et les Galeries Lafayette, les deux marques ont réinventé le design au quotidien, et accessible.
Cet événement ponctuel et ciblé pour les nostalgiques ou collectionneurs est l’occasion d’acquérir et (re)découvrir des pièces cultes des années 1970, qui n’ont pas pris une ride. Au sein d’une boutique éphémère et en ligne, les créations pour Prisunic de 5 designers emblématiques de cette époque ont été rééditées, en série très limitée, et proposées à la vente. Une façon de remettre au goût du jour le talent de créateurs, parfois oubliés.

Réédition de 5 designers emblématiques des années 70
Pour les 90 ans des deux marques Prisunic et Monoprix, Cécile Coquelet, directrice de création de Monoprix, souligne l’ampleur du projet : « Nous avons choisi de scinder l’évènement en trois phases : la réédition de meubles et d’accessoires de 5 designers emblématiques de Prisunic des années 70 que nous avons réunis, celle de 150 objets de créateurs, et enfin la participation à l’exposition au MAD à Paris retraçant l’histoire des enseignes. » Avec Prisunic, pionnière du design populaire français fondée en 1931, les designers de l’époque se sont replongés dans les années phare du design industriel, en portant un regard actuel. L’un des fils de Terence Conran (décédé en 2020) Marc Held, Danielle Quarante, Jean Paul Garrault, Claude Courtecuisse… Tous, ont répondu à l’appel. Les modèles sélectionnés ont été fabriqués à l’identique à partir des dessins originaux des designers, et se rapprochent le plus possible des matériaux d’origine, sans être vintage.

Terence Conran, la simplicité au quotidien
D’après les photos de mobilier et d’objets de Terence Conran, pour le premier catalogue Prisunic, les pièces du créateur de l’enseigne Habitat, sont d’une modernité intemporelle évidente. Les assiettes ultra simples de la collection capsule Mono Design, créées en 2000, affichent leur style shaker tandis que le fauteuil le coffre et la desserte, leur singularité tout en restant des produits de design grand public.


Marc Held, une lampe d’exception et un fauteuil relax
Architecte, designer et photographe, Marc Held avait conçu cette lampe exclusivement pour le bureau du président François Mitterrand à l’Elysée en1983, accompagnée d’un ensemble de mobilier en bois. À partir de ses archives personnelles, il propose pour cette rétrospective, le modèle d’origine en trois finitions, doré, inox, noir mat. Un fauteuil en cuir, toile et métal, à la fois décontracté et raffiné, montre une autre facette de son talent.


Danielle Quarante, l’élégance intemporelle
Lauréate du concours Shell en 1970, initiée par Prisunic, la designeuse Danielle Quarante propose une petite table en métal réalisée d’après un dessin original jamais exploité par Prisunic à l’époque et une lampe seventies. Toutes deux sont mises à l’honneur pour l’évènement. Elle avait créé aussi pour Prisunic, le fauteuil empilable Balthazar, vendu à sur catalogue. A l’étude pour sa réédition, ce siège sera fabriqué en composite recyclé, plus écologique que l’ABS d’origine.


Jean-Pierre Garrault, un festival de couleurs
De ses archives personnelles des années 70, l’artiste designer Jean-Pierre Garrault a extrait 5 dessins, parmi les 1500 imprimés colorés. Les formes géométriques très graphiques et hautes en couleurs témoignent de sa vive créativité. Les tapis et la vaisselle qui dynamisaient hier le quotidien sont encore d’actualité. A utiliser donc, sans modération…




Claude Courte-Suisse, l’innovation avant tout
Ce designer industriel, dessinateur, sculpteur et photographe, prolifique a toujours eu un regard curieux et une réflexion large sur les matériaux industriels. Entré au musée, dans plusieurs institutions, avec ses fauteuils en skaï, ces créations sont rééditées en version textile, plus confortable et plus écologique aussi.


Pop-up store Prisunic, du 3 au 11 décembre de 11h30 à 19h30, 5 rue Saint-Merri, 75004 Paris.
Monoprix.fr à partir du 3 décembre, www.monoprix.fr

Du 26 novembre au 5 décembre, les œuvres du duo Antoine Lecharny et Henri Frachon, de Marie-Sarah Adenis et de Charlie Aubry, lauréats du concours Audi talents 2021, sont exposées au Palais de Tokyo. Organisée par le commissaire Gaël Charbau, l’exposition « Mind Map » allie quête du vivant, réalité virtuelle, intelligence artificielle et design abstrait.
Depuis 2007, le prix Audi Talents accompagne des jeunes créateurs (artistes et designers) dans la réalisation d’un projet. Inspiré du concept du Mindmaping (« carte mentale » en français), qui désigne une représentation graphique des différents chemins de la pensée, le nom de l’exposition « Mind Map » fait justement référence aux différents chemins et visions que peuvent prendre une réflexion, un concept ou un principe.
Henri Frachon et Antoine Lecharny : l’abstraction réfléchie
Seul duo parmi les lauréats, Henri Frachon et Antoine Lecharny sont les instigateurs de Abstract Design Manifesto. Un travail de recherche sur le design abstrait exposé à travers une sélection de 56 objets. Leur répartition en 4 rangées symbolise les 4 axes de recherche sur lesquels ils ont basé cette démarche créative : le trou, le triangle, la dissonance et le jonc doucine (seule technique d’assemblage par le repoussage). Dans leur démarche, ils ont cherché à définir ce qui permettait d’obtenir un trou ou un triangle par exemple, ce qui n’en faisait pas un, quels procédés permettaient d’en créer… L’axe de la dissonance a également créé des questionnements car le concept reste très large, et il a souvent été question de définir ce qui est dissonant et ce qui ne l’est pas, selon eux. Concernant la jonc doucine, le procédé très technique a offert des possibilités de travail intéressants.

© Thomas Lannes
Ils décrivent leur travail comme une expérimentation du design consistant à sortir de l’usage propre de l’objet. Tous les objets exposés n’ont effectivement pas vocation à avoir une utilité, ils sont simplement esthétiques et sont la réponse à des questions bien précises. « Nous partons d’un de ces 4 principes, nous nous posons des questions, élaborons des propositions de réponses et essayons ensuite de définir ses limites. Ce qu’on souhaite c’est faire ressortir l’essence même de l’objet. » Pour autant, ils insistent sur le fait que tous les objets sont des produits finis et n’ont plus vocation à être modifiés.

© Fabien Breuil

Un rendu qui a fait appel à différents savoirs-faire : taille de pierre, broderie, charpenterie, repoussage sur métal… De fait, la moitié des réalisations exposées ont été réalisées par les artistes eux-même, tandis que l’autre partie a été co-réalisée avec des artisans qualifiés, notamment pour le principe de jonc de doucine, qui est un savoir-faire très technique et peu répandu en France.
Marie-Sarah Adenis : quand biologie et formes ne tiennent qu’à un fil
Passionnée par la quête du vivant et le monde des sciences, Marie-Sarah Adenis présente Ce qui tient à un fil, une installation aux visions croisées entre biologie, technologies, philosophie et sociologie. « J’essaye de trouver et créer des formes qui portent le récit de ce que j’ai envie de raconter ». Passionnée par les liens de parenté entre les êtres vivants et l’ADN, elle tente de faire valoir une réflexion collective à travers les installations suspendues, celles présentent au sol et à travers les casques de réalité virtuelle mis à disposition.


© Thomas Lannes
Charlie Aubry : montre-moi ce que tu portes, Internet trouvera ta prochaine tenue
Le projet P3.450 de Charlie Aubry est le résultat d’une réflexion sur l’impact de l’intelligence artificielle, du partage des données et du questionnement autour de celles-ci. À l’ère des réseaux sociaux, des cookies et des tendances Internet, Charlie Aubry interroge les comportements sur internet. Une installation imposante, interactive : elle dissimule des capteurs vidéo programmés pour reconnaître et analyser les vêtements portés par les visiteurs. Les données retenues sont ensuite envoyées vers YouTube qui propose instantanément sur les nombreux écrans composant l’installation, des vidéos en lien avec le vestimentaire. L’artiste souhaite ainsi ouvrir une réflexion sur nos modes de consommation et la sollicitation permanente d’internet de proposer des contenus en lien avec nos habitudes et intérêts.

© Thomas Lannes

Depuis 2015, l’association Matières Libres organise un concours récompensant de jeunes diplômés ou autodidactes en arts appliqués ou métiers d’art. Les lauréats de l’édition 2021 viennent d’être dévoilés.
Lancée en décembre 2015 par le créateur Mathias, l’Association Matières Libres a pour objectif d’aider des jeunes sortant d’écoles des métiers d’art, des arts appliqués ou autodidactes, dans ce passage si difficile d’entrée dans la vie professionnelle. Chaque année, un concours est ouvert à tous les moins de 30 ans sortant d’écoles d’Arts appliqués (Boulle, Duperré, Estienne, Olivier de Serres … ) ou autodidactes. Il récompense des jeunes pour leur originalité, leur savoir- faire et leur liberté créative.
Les lauréats 2021
Pour cette 4e édition, deux lauréates ont été récompensées du Prix Mathias 2021 et ont reçu une dotation financière de 5000 euros.

– Eve George , co-fondatrice de l’Atelier George pour sa création intitulée Vagues
C’est une composition de 63 carreaux de verre coloré fusionné. Chaque élément est façonné manuellement et donc différent du suivant. Eve George a développé cette technique lors de sa formation au CERFAV. Cette création a nécessité 40 heures de travail.


– Nina Fradet, ébéniste, pour son œuvre Awaseru
Fascinée par l’art japonais du tressage de bambou (takezaiku), la créatrice a cherché à transposer cette technique sur du bois massif pour la conception d’une assise stylisée. Ce projet a nécessité 200 heures de travail.

Les lauréates ont été récompensées le 15 novembre dernier à l’Hôtel de l’Industrie à Paris. Au-delà de la remise des prix, Matières Libres assure un certain suivi des lauréats, que ce soit par leur promotion lors d’expositions dans des salons professionnels, une communication sur les réseaux sociaux… ou le conseil dans leurs premières commandes.

Après avoir lancé avec succès l’Atelier Jespers, le galeriste Jean-François Declercq propose un lieu inédit la Bocca della Verità entre design et architecture.

Bruxelles offre sans cesse des découvertes à qui sait flâner, révélant ainsi l’histoire de son architecture singulière, de l’art nouveau et du modernisme. La capitale belge est le territoire de prédilection de Jean-François Declercq, à l’affut de nouveaux bâtiments empreints d’histoire à réhabiliter. Sa récente galerie La Bocca della Verità présente les œuvres de jeunes pousses du design dans le contexte particulier de bâtis historiques préservés. Derrière la Maison van Dijck classée, de Gustave Strauven, construite en 1900, se cache un bâtiment postmoderne, de 1989, édifiée par le jeune architecte Michel Poulain. Avec sa géométrie aux faux airs d’Ettore Sottsass, la façade de la Bocca della Verità s’inscrit dans une cour coiffée d’une lumineuse verrière. Dans une dynamique et une mouvance propres au travail de Jean-François Declercq, la galerie a pour ambition de soutenir les talents de la jeune création du design, avec trois expositions par an.
Le rez-de-chaussée et l’étage sont consacrés aux expositions collectives et individuelles. Le premier étage accueille la salle de projet du collectif Stand Van Zaken, qui invite un commissaire différent à chaque exposition et trois designers, artistes ou architectes. Le principe repose sur un concept de travail collectif visant à explorer des formes d’expressions émergentes, une référence au procédé initié par le « Cadavre exquis » des Surréalistes. Pour sa première édition, le collectif a choisi le jeune couple d’artiste et designer, Chloé Arrouy et Arnaud Eubelen, qui ont cogité ensemble autour de leurs univers personnels, composés d’assemblage de matériaux pour l’un et de reproduction d’objets pour l’autre.
L’exposition inaugurale montre également le travail de deux créateurs, plus confirmés. Le français, Thibault Huguet designer industriel de formation, explore les connexions entre les divers matériaux, et applique ses recherches à du mobilier épuré entre artisanat et technologie, comme la console en aluminium Plane, d’une simplicité déconcertante. Hélène del Marmol, quant à elle, est belge, expérimente la cire végétale, sous forme de grosses bougies totémiques, conçues dans une rigueur géométrique évoquant l’aspect subversif d’Ettore Sottsass et la poétique Constantin Brancusi. Pour un dialogue émotionnel avec les objets.
La Bocca della Verità, Boulevard Clovis 85 Clovislaan 1000 Brussels
Visite des expositions du 17.09.2021 au 17.12.2021

Table de l’architecte Theo de Meyer, du collectif Stand Van Zaken


L’histoire de l’art retient d’Ettore Sottsass son anticonformisme et sa contribution majeur au mouvement Memphis. Artiste designer protéiforme, il était aussi poète, voire gourou. Depuis le 13 octobre le Centre Pompidou dévoile une autre facette de cet humaniste génial à travers « Ettore Sottsass, l’objet magique ».

53,3 x 17 x 18,5 cm
© Adagp, Paris 2021
Si l’exposition retrace les quarante premières années de la carrière d’Ettore Sottsass, elle a surtout vocation à présenter son œuvre sous un nouveau jour. De Memphis on ne retiendra ainsi que la dernière salle, comme une ode aux possibilités novatrices et déconcertantes offertes par la collaboration avec Abet Laminati.

Meuble avec éclairage, placage en laminé Print d’Abet Laminati. Structure en multiplis.
© Adagp, Paris 2021 © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. RMN-GP
Au gré du parcours, on retrouve un Sottsass enchanteur explorant tous les champs de la création avec une infinie liberté. Depuis ses débuts, on perçoit sa force créatrice qui s’assouvit dans autant de médiums – qu’il s’agisse du dessin, de la peinture, de la sculpture. Affranchit, il conçoit rapidement l’objet dans sa dimension symbolique faisant fi de sa fonctionnalité. Il dote ses créations d’énergies, composant une cosmogonie de formes, matières et couleurs comme autant d’éléments mystiques qui trouveront à s’incarner dans sa pratique de la céramique. Totémiques, les pièces monumentales présentées par Pontus Hulten en 1969 au Nationalmuseum de Stockholm sont une expérience spatiale à part entière comme autant de « montagnes impossibles à faire, à monter ou à déplacer » raconte Marie-Ange Brayer, empruntant les mots de Sottsass.

La culture anthropologique du designer transalpin est aussi largement mise à l’honneur. On le découvre à travers ses images filmées en Inde ou grâce à sa pratique compulsive de la photographie. Architectures vernaculaires, rites, sociétés de consommation, de l’Inde aux États Unis en passant par l’Égypte, rien n’échappe à son œil. En tout, ce sont près de 100 000 clichés, donnés à la Bibliothèque Kandinsky par Barbara Radice en 2013, qui composent ce paysage intime et délicieux offert à la vue du visiteur. Que dire de la nomenclature composée par Sottsass lui-même, si ce n’est qu’elle raisonne comme un doux poème et laisse entrevoir sa pratique quasi-ritualisée de l’archivage.
De l’exposition « Ettore Sottsass, l’objet magique », on ressort donc nécessairement envoûté par sa vision quasi-métaphysique des êtres et du monde, autant que des objets et des formes.
« Ettore Sottsass, l’objet magique », Paris, Centre Georges Pompidou, 13 octobre 2021-3 janvier 2022, Commissaire : Marie-Ange Brayer.

Etagère de rangement avec casiers et tiroirs encastrés.
Bois laqué et laiton, 250 x 200 x 50 cm.
Don de la Société des Amis du Musée national d'art moderne, 2010 .
© Adagp, Paris 2021 © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP

Armoire Bois, plastique peint, maquette d’armoire conçue pour Poltronova (Italie).
Don du designer, 1999.
© Adagp, Paris 2021
© Centre Pompidou, MNAM-CCI/Jean-Claude Planchet/Dist. RMN-GP

Strutture tremano, 1979 .
Haut guéridon à plateau en verre carré supporté par 4 colonnettes torses en métal laqué rose, bleu, vert et jaune, reposant sur une base parallélépipédique plaqué de mélaminé blanc Verre, acier laqué, stratifié
119 x 60,2 x 60,2 cm / Plateau : 60,2 x 60,2 x 0.5 cm

Fabricant : Bitossi & Figli, Italie, commande d'Irving Richards
Assiette plate Céramique, hauteur : 0,5 cm diamètre : 31 cm
© Adagp, Paris 2021 © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Jacques Faujour/Dist. RMN-GP

Photographie n°13, épreuve gélatino-argentique, 42 x 32 cm © Adagp, Paris 2021.

© Adagp, Paris 2021
Photography Erik and Petra Hesmerg/Courtesy The Gallery Mourmans

À chaque édition de « Genius Loci », c’est une expérience unique du lieu et du design que propose Marion Vignal, la curatrice de l’exposition à l’Ange Volant, à Garches. L’occasion de découvrir une vingtaine d’œuvres singulières dans l’unique maison en France imaginée par le génial architecte Gio Ponti.

Parmi les pavillons de cette banlieue paisible à l’ouest de Paris se niche un joyau de l’architecture, une maison signée de l’architecte italien de Gio Ponti. Construite en 1927, pour Tony Bouilhet, le propriétaire de la maison d’orfèvrerie et d’arts de la table Christofle, la villa l’Ange Volant, nous livre une lecture tout à fait personnelle de l’architecture. À première vue, une maison à échelle humaine, aux proportions justes et équilibrées de la façade, inspirée de l’architecture italienne palladienne et de ses jardins. Puis l’intérieur révèle le séjour à double hauteur d’une modernité stupéfiante qui est aussi un décor magistral, où le regard se perd un peu, tant il y a de beautés à voir. Si l’on s’arrête sur les courbes élégantes des fauteuils, les détails du plafond, le raffinement des teintes ou bien les poignées de porte, on constate que l’œuvre architecturale est totale ! Gio Ponti savait tout dessiner avec légèreté et théâtralité ! L’Ange Volant révèle aussi une ode à l’amour, puisque la villa a donné naissance au couple formé par Tony Bouilhet, le commanditaire du lieu, et par Carla Borletti, nièce de Gio Ponti, et ils s’y marièrent en 1928 un an après l’inauguration…


Genius Loci, l’esprit du lieu
Chaque édition de « Genius Loci « propose un programme dans un lieu privé, et offre à voir des œuvres d’artistes, de designers, d’architectes, dans une expérience immersive. « J’ai sélectionné les artistes intuitivement, afin qu’ils résonnent avec l’œuvre de Gio Ponti et, particulièrement, avec cette maison pour laquelle j’ai eu un coup de coeur », explique Marion Vignal, commissaire de l’exposition. On peut ainsi retrouver les sculptures de Nao Matsunaga dans le vestibule, le lampadaire de Michael Anastassiades, les tableaux miroirs de Maurizio Donzelli, ou encore la grande table en verre de la salle à manger de Studio KO, le banc en résine transparent de Studio Nucleo. On note ce choix judicieux du banc en pierre bleue de Hainaut, présenté sur la terrasse, des architectes belges Bas Smets et Éliane Le Roux, renvoyant à la passion de Ponti pour les ponts. La paire de fauteuils de trains de première classe en velours bleu du designer italien de1950 converse avec la table basse du salon en miroirs soudés et taillé comme un bloc de cristal, de l’artiste anglais Julian Mayor. L’une des commandes spéciales réalisées pour cet évènement.
À découvrir jusqu’au 24 octobre 2021, entrée libre sur réservation, toutes les informations sur www.geniusloci-experience.com




Dès son ouverture, en 1999, la Galerie kreo présentait Marc Newson. Trois expositions personnelles ont suivi en 2000, 2002 et 2004, offrant au public français le meilleur de ses créations, jusqu’à l’iconique Carbon Ladder, datée de 2008. Depuis 13 ans donc, Marc Newson n’avait plus produit de nouvelles pièces pour kreo. C’est dire si il était attendu et combien l’exercice pouvait se révéler périlleux.
Avec « Quobus », Newson interroge la typologie de l’étagère offrant à l’usager de composer sa propre variation. 1, 3, 6 et 2, 4, 6 permettant autant de déclinaisons en fonction du nombre et de la taille des modules concernés.
On retrouve la franchise habituelle de Newson : tout est visible, du système constructif aux matériaux employés. Le rythme vient de la récurrence des rails composant la structure des modules en acier émaillé maintenus par des vis rondes en laiton. Les lignes courbes adoucissant les coins de chaque module viennent en écho aux coloris créés par Newson, qu’ils soient graphiques ou pastels. Renouvelant son exigence de technicité, il a fait apposer un émaillage traditionnel vitrifié et coloré sur des feuilles d’acier courbé.
Disponibles en éditions limitées (8 + 2 E.A. + 2 Prototypes) on envisage volontiers qu’aucune commande ne ressemblera à la précédente, sans même parler des deux pièces uniques proposées par kreo.
Si la révolution formelle que l’on attendait n’a pas lieu, la collection « Quobus » est empreinte d’une poésie propre à Newson. Elle fait l’effet d’un bonbon à la fois satisfaisant et réconfortant, notamment pour son public de collectionneurs qui patientait religieusement de longue date.
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« Quobus » by Marc Newson est présenté simultanément à la galerie kreo Paris (11 septembre – 20 novembre 2021) et à la galerie kreo London (15 septembre – 20 novembre 2021).





Galerie kreo Paris, Marc Newson © Cléa Daridan

Pour cette 8e édition du concours Gainerie 91, les étudiants ont planché autour du storytelling des marques de luxe. Ils ont été invités à créer : « un moment unique et surprenant permettant à une marque de se dévoiler plus intimement à son client mais aussi d’intensifier le lien émotionnel entre l’utilisateur et son objet ». Plus de 300 candidats ont ainsi déposés des projets autour du packaging ou d’une PLV offrant une expérience client nouvelle.
Le concours Gainerie 91 est destiné aux étudiants en design, jeunes diplômés depuis moins d’1 an et résidant en France, il a pour objectif de stimuler la créativité des étudiants dans le domaine du packaging du luxe. À savoir, les propositions les plus innovantes et créatives sont bien sûr récompensées, mais aussi prototypées dans les ateliers du Groupe Gainerie 91. Comme ont pu en témoigner d’anciens lauréats lors de la remise de prix, c’est un atout important pour leur parcours professionnel ultérieur.
Les lauréats ont reçu cette année un trophée nouvellement désigné par le studio Noir Vif , à la croisée du stylo d’un designer et du plioir en os, outil à tout faire de l’artisan gainier. Il est réalisé en inox et décliné en 4 versions : or, argent, bronze et or rose mat.

1er prix « Galets de papier » GUILLAUME BRISSOT - École Condé Lyon
« Une boîte blanche qui lors de son ouverture révèle un motif protecteur. Une surprise que réserve la marque à sa cliente, une petite attention qui témoigne de l’importance qu’a la marque pour elle. Cette attention se manifeste au moment où le parfum devient véritablement celui de la cliente et rentre dans sa vie. »
RÉCOMPENSE : 1 PC ASUS Pro Art ou un chèque de 2500 €


2e prix « Kabuki » ROMANE GAULTIER & CATHELLE DENOUE- École de design Nantes Atlantique
« Ce packaging renferme un paysage japonais typique des décors Kabuki. Cette scénographie monochrome, invite l’usager à créer sa propre narration théâtrale. Ce packaging se présentant aussi comme une PLV, nous invite à vaporiser et sentir l’odeur du parfum directement sur les parois du packaging. »
RÉCOMPENSE : 1 chaise Eames Plywood group DCW o u un chèque de 1500€


3e prix « Message in a Bottle » BENOÎT CHARRIÈRE –École de design Nantes Atlantique
« En ces temps de doute et où la solitude a pris une nouvelle dimension à cause des confinements, j’en suis venu à imaginer la joie des gens pouvant recevoir un message d’une manière originale dans une bouteille. »
RÉCOMPENSE : une imprimante 3D Résine + recharge ou un chèque de 1000€


Prix du Public : « ParcheVin » RAPHAËL COUSTRE-MIANNE- Ecole d'architecture de la ville & des territoires Paris-Est
« Le parcheVin se matérialise par l’assemblage de bandes de liège rigide, liées par le cuir extérieur et ce de façon à donner au liège toute sa noblesse, tout en convoquant l’univers de l’oenologie. »
RÉCOMPENSE: un abonnement annuel Adobe Creative ou un chèque de 800 €

La sélection
Après un premier examen et accompagnement par les équipes de Gainerie 91, les finalistes ont exposé oralement leur projet devant un jury de professionnels, attentifs aux critères suivants : qualité du dossier (forme, contenu), respect du marché du luxe, faisabilité technique (notamment par Gainerie 91), innovation, design et pour cette édition : originalité de l’expérience proposée.
Cette année, le jury était composé de :
– Guillaume Lehoux, et André Fontes, Designers et co-fondateurs du Studio Noir Vif
– Alexandra Lefebvre, Chef de groupe achats développement PLV uniformes – Cartier
– Aurélien Szpunar, Responsable des études Mobilier sur Mesure – Hermès
–Stéphane Lefondeur, Responsable Pôle Développement – Pernod Ricard
– Nathalie Degardin, Rédactrice en chef, Intramuros
– Leonard Pallardy, Designer technique – Gainerie 91
– Delphine Eschasseriaux, Directrice Commerciale – Gainerie 91
– Coraly Caponi, Designer Création et innovation – Gainerie 91

A St-Germain-des-Prés, l’hôtel la Louisiane a laissé place à Bienvenue Design, un évènement imaginé par Olivier Robert et Jean-François Declercq, dénicheur de talents belges et internationaux.
Un dédale de chambres au style vintage
La Louisiane, hôtel historique, un peu confidentiel, n’a pas été choisi par hasard. Souvent comparé au Chelsea Hotel de New York par ses résidents et fidèles voyageurs, les murs de La Louisiane sont chargés d’histoire. Ce bâtiment labyrinthique, à peine retouché, dans son jus, a été le lieu de rencontres et de pauses privilégiées des écrivains, peintres, plasticiens, musiciens, cinéastes, photographes. Depuis Verlaine et Rimbaud, de célèbres personnalités y ont séjourné, Juliette Gréco, Miles Davis, Nan Goldin, Lucien Freud, les Pink-Floyd, Quentin Tarantino. En 1943, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en firent le QG des Existentialistes, un véritable refuge… De tous temps, l’établissement est un chez-soi à part, participant aux libertés artistiques, festives et amicales. C’est aussi l’hôtel, des fidèles clients et artistes tels que Picasso, César, le couple Dali, Amanda Lear, Giacometti, Takis, Cy Twombly ou encore le critique d’art Michel Leiris, Keith Haring qui dessinait sur les serviettes.
JEAN-FRANÇOIS DECLERCQ, DENICHEUR DE TALENTS, chambre 19
Pour le galeriste belge fondateur de l’Atelier Jespers à Bruxelles, ce lieu mythique de La Louisiane, où il séjourne régulièrement, résonnait comme une évidence. C’est un hôtel resté authentique, mystérieux, son histoire se mêle aux évènements éphémères, proche de mon travail de design historique et création contemporaine. Dans sa scénographie, il présente le collectif français Ker-Xavier et le designer belge Arnaud Eubeleun, les Chaises du Soir dessinée par Benoit Maire, rééditées en 100 exemplaires par WE DO NOT WORK ALONE, produites par Fermob. En1988 j’ai acheté ma première pièce vintage. Aujourd’hui j’ai absorbé le design historique, pour révéler les talents d’aujourd’hui. Ma sélection de de pièces de designers est une proposition personnelle hybride entre art et design. Ainsi, au sein du parcours sinueux des couloirs de l’hôtel, les créateurs invités ont investi quelques chambres, pour y installer des univers à la fois contemporains et poétiques étroitement liés à la nostalgie des lieux. Particularité de La Louisiane, on y refait la déco, on repeint les murs, on change la moquette le temps d’une exposition, en témoignent le travail de ces quatre artistes et designers.


LOU VAN’T RIET, DES TRIPTYQUES TACTILES, chambre 20
Cette jeune artiste bruxelloise est partie du constat suivant : dans les musées ouverts à tous, on pourrait transgresser le regard habituel du spectateur face aux œuvres. J’ai toujours été attirée par la perception des œuvres d’art, briser la règle du « ne pas toucher », rapprocher le spectateur, introduire une action. J’en ai même fait une thèse en observant tout simplement les gens, leurs attitudes, leurs comportements face à un tableau, une sculpture…. Son œil s’exerce dès ses études d’architecture et de design à Bruxelles, puis dans la mégapole de New-York où elle débute à la Chamber Gallery et en collaboration avec l’artiste pluridisciplinaire Katie Stout. Devant les œuvres de Lou van’t Riet, on est conquis par la plénitude des couleurs, l’évocation des grands espaces inspirés de ses voyages, l’acier laqué découpé à la perfection que l’on manipule aisément. Ces Triptyques, ultra résistants en acier émaillé, changent de formes, de couleurs, selon l’ouverture ou la fermeture des panneaux articulés sur des charnières. Avec du recul, on a une autre perception… A travers ses créations, l’artiste fait un pas de côté ; le spectateur est appelé à s’engager lui-même à interférer, avec l’œuvre et de changer son regard et son appréhension.

MARC BAROUD, CONFLUENCE DES FORMES, chambre 36
On ne présente plus ce designer inclassable, transdisciplinaire, aussi bien architecte d’intérieur que designer de produits ou de marque, oscillant entre deux cultures, libanaise et française. Bien qu’il soit plus habitué aux murs neutres des galeries qu’au décor vintage, Marc Baroud investit les lieux de la Louisiane en remodelant l’espace dans son intégralité. On a pu y découvrir ou re-admiré la collection Dot to Dots conçue entre 2021 et 2020. Les pièces, bibliothèque et étagères Intersections, tables ou bancs Segments, lampes Articulations, confirment l’étendu et l’éclectisme de ses recherches sur des structures souples ou des principes constructifs d’inspiration moderniste. Sa méthode de conception suit le passage de l’état d’idée à l’état d’objet et ouvre le champ des possibles vers des créations plus libres, évoluant vers des typologies de formes et de matériaux singulières. On plonge dans son univers organique et voluptueux. On est absorbé par la matière sophistiquée savamment polie, d’une bibliothèque en aluminium dont les modules non standardisés s’adaptent aux livres que l’on y place, ou d’un groupe de tables modulables et informelles, qui invite au toucher.


TIM LECLABART, INFLUENCE BRESILIENNE, chambre 38
Ce jeune créateur dessine depuis peu, après une première vie professionnelle à la galerie James, qui fut spécialisée dans le design brésilien. Si Tim Leclabart assume pleinement ses références à l’architecture et au design historique, c’est aussi pour mieux les comprendre les admirer et un jour, s’en éloigner. Représenté à Paris par la galerie Mouvements Modernes dirigée par Sophie Mainier-Jullerot qui installe ses collections dans des lieux invités, il créé de petites séries en autoédition, telles que les lampes Totems Axis, en bois brut de récupération, résine et verre soufflée. Se passionne pour l’histoire du design brésilien des années 70, dont il assure la continuité avec une sensibilité contemporaine. En témoigne le prototype d’assise, subtil mélange de noyer américain, de cannage à maille carré, fait main. J’ai conçu ce fauteuil avec la contrainte technique du triplis, pour la rigidité, du bois massif tourné et du cannage, pour rappeler l’esthétique des assises de Pierre Jeanneret. De même, s’inspire-t-il de la maison des Canoas, conçue par l’architecte Oscar Niemeyre en 1951 pour sa famille, en reprenant les plans de la forme du toit.


PALOMA GONZALEZ-ESPEJO : NAISSANCE D’UNE COLLECTION, chambre 40
Ce que l’on aime chez Paloma Gonzalez-Espejo, c’est sa volonté farouche d’aller à l’essentiel, sans détour. Sa voix douce et volubile, son léger accent espagnol, on est sous le charme ! Pourtant, sa vocation de designer est tardive. Après une carrière d’avocate, il y a dix ans, elle choisit la voie de la reconversion, suit son rêve et entreprend de créer des pièces de mobilier. S’en suivent ses études au CAD (College of Art and design) de Bruxelles, et à la clef, une table de chevet en guise de projet de fin d’études. Avec beaucoup d’humilité, d’enthousiasme, elle sait se montrer reconnaissante envers Jean-François Declercq, qui l’a soutenue sans réserve. Ainsi a débuté la collection Yume. Je voulais que ce chevet épouse la forme du lit, à droite ou à gauche, avec des tiroirs secrets pour certains modèles. Découvrant les beaux savoir-faire du bois et de la pierre des artisans, je sors de ma zone de confort, cela me fait grandir. Le mobilier en bois a été réalisé par Casimir Ateliers en Belgique, entreprise qui soutient les designers dans la fabrication de leurs prototypes ou petites séries. Le concept évolue sur le principe de l’élastique : le meuble s’étire d’un côté et de l’autre, se transforme ainsi en console. J’ai en tête déjà un banc et un bureau, qui vont compléter la famille Yume. Bientôt aboutie, cette collection déclinant le chêne européen, le noyer américain, le travertin, le marbre de Carrare, Calacatta Viola, Nero Marquina, est en quête d’éditeur…

