Maison & Objet

Raphaël Navot semble être le « nouveau » designer que tout le monde s’arrache. Avant le monde, peut-être le Tout-Paris. Il livre début février l’Hôtel Dame des Arts, rue Danton dans le 6e arrondissement et sera le Designer de l’Année pour l’édition de janvier 2023 du salon Maison & Objet.
Il est né à Jérusalem en 1977. Diplômé de la Design Academy Eindhoven en design conceptuel, il s’installe à Paris dans le Marais et accorde architecture d’intérieur et design au moment où les matières premières nobles et les techniques de fabrication par l’homme sont au plus haut. Il travaille avec les meilleurs ateliers d’Europe et ses réalisations courent du night-club le Silencio, rue Montmartre à Paris, aux revêtements de sol End Grain pour Oscar Ono ou des tapis artisanaux pour la Galerie Diurne, rue Jacob, de l’Hôtel National des Arts et Métiers à Paris à la bibliothèque et la galerie d’Art du Domaine des Etangs à Massignac en Charentes.
Le Silencio
La première fois qu’Intramuros a écrit le nom de ce jeune quadra, Raphaël Navot, ce devait certainement être en 2011, lors de la rédaction du Paris Design Guide où une place non négligeable était accordée au Silencio, réalisé par David Lynch à la demande d’Arnaud Frisch et Antoine Caton, club culturel d’un nouveau genre, « une histoire de casting regroupant l’agence d’architecture Enia, le concepteur de lumière Thierry Dreyfus et le designer Raphaël Navot. »
Trois séries de mobilier originales étaient alors créées par David Lynch et réalisées sur mesure par la maison Domeau & Pérès. Le design, mais aussi le cinéma, l’art, les spectacles vivants, la littérature, la musique comme la gastronomie ont toujours leur place au sein de la programmation dédiée aux membres du Silencio de 18h à minuit. Au delà, le Silencio devient un night-club ouvert à tous et tous les trois mois, un artiste est invité à y réaliser un projet. Rue Montmartre, il faut descendre dans la cave, pour se retrouver chaleureusement enveloppé d’or, sur les murs, les plafonds, les meubles et les bars à cocktails derrière lesquels s’activent quelques barmen insensibles à la faune nocturne du lieu… de Pharell Williams à Jean-Charles de Castelbajac, Virgil Abloh ou Agnès Varda. Tous se retrouvent là, dans des salles privatisées ou devant la scène où se joue, quart de queue et guitares vintage à l’appui, l’avenir de la musique. Comme un hommage au cabaret de Mullohand Drive, la scène ressemble à un ancien cinéma, encadrée avec des rideaux qui coulissent. À ses pieds, une piste de danse accueille les pas les plus sages comme les plus débridés. Un lieu où vivre des expériences originales.
Jouer Paris
L’Hôtel Dame des Arts qui ouvre le 1er février 2023, propose ce même type d’expériences mais à une échelle plus large. Les 109 chambres de l’hôtel, écrin 4 étoiles, portent en elles, l’esprit de la rive gauche et de la Nouvelle Vague. Inspiré par les philosophes, les artistes et les intellectuels du quartier, il déploie tout l’esprit de Saint-Germain-des-Prés. Dans ce bâtiment des années 50, l’hôtel conjugue chambres avec vue, rooftop à ciel ouvert, charmantes terrasses, jardin verdoyant, studio de fitness avec sauna, salles de réunion pas comme les autres. Un point de départ parfait pour explorer la capitale et l’art de vivre parisien. Avec son décor Nouvelle Vague, ses œuvres d’art et sa signature olfactive signée Arthur Dupuy, l’hôtel joue les jeunes premiers.


Lignes simples, formes graphiques, matières minérales et naturelles, il a sollicité les meilleurs artisans pour atteindre un résultat cosy et chaleureux. Loro Piana Interiors, Veronese, Cappellini, Oscar Ono ou Roche Bobois fabriquent pour lui. Le restaurant 39V, avenue George V et l’Hôtel des Arts et Métiers à Paris, l’Hôtel Belle Plage à Cannes ou la Bibliothèque du Domaine des Etangs en Charente, lui ont déjà livré leurs espaces. Tout a été fait ici sur mesure (à l’exception de deux chaises Roche Bobois, DOT et Identities). Le demi-cylindre cannelé en chêne massif qui recouvre certains murs des espaces publics et des chambres fait écho au sol en chêne noir carbonisé à la flamme et recouvert d’une résine protectrice. Un design chaleureux et bienveillant dans des chambres de 15 m2 pour les plus petites, avec lit Queen Size et chaque soir, cinéma privé à tous les étages à 21h et 23h.

Des rencontres
Le POH (Patchwork Oval Hemisphere), édité par Cappellini en 2014, est une pièce composée, mariant le fait-main, le fait par ordinateur et le fait à la machine. L’assemblage d’un volume chaotique, sculpté par une machine selon un modèle généré par un ordinateur, pour à chaque fois obtenir un objet unique qui ne peut être répété, un peu à la Gaetano Pesce. Conçu pour l’exposition « Post Fossile » dans le musée Holon, par Lidewij Edelkoort au printemps 2011, il a intégré la collection permanente de Cappellini. Chaque pièce est unique et découle de l’inversion du principe de conception. « La forme suit la fonction » devient « la fonction suit la forme ». Une révélation au Holon Museum, le célèbre musée complété en 2004 par Ron Arad d’une extension tout en acier Corten, un musée fondé par Moti Masson, maire d’Holon, (à l’initiative de la médiathèque, du centre culturel, du centre multimédia, du musée du design et du musée israëlien de la bande dessinée) et Hana Hertsman, directrice générale de la municipalité qui depuis 1993 cherchent à positionner Holon comme « La ville des enfants ».

Pour Pas de Calais, jeune marque japonaise créée en 2015 par Ykari Suda en hommage à la dentelle de Calais, qui développe ses propres textiles avec coton, lin et soie et une combinaison de teintures traditionnelles ou techniques de pointe, il signe une boutique parisienne rue de Poitou. Habitée par l’Arte Povera ou arte povera pour faire plus modeste, la simplicité des matériaux – bois fissuré, métal corrodé ou calcaire poudreux – sont une véritable ode à la nature. En 2014, il signe la suspension TOH pour Véronese. En 2019, Roche Bobois lui demande de refaire la boutique du boulevard Saint-Germain où l’on trouve ses collections au détour des escaliers. Pour la galerie Friedman Benda, il signe des canapés voluptueux et soyeux.


Au fil du temps, Raphaël Navot a su se démarquer avec des projets d’architecture d’intérieur remarqués. Parmi ses derniers projets de rénovation, on note un hôtel 4 étoiles, le Belle Plage à Cannes, livré cet été, et qui vient de mettre en service un grand espace spa également aménagé par Raphaël Navot. On peut également citer la rénovation du restaurant 39 V, qui a par ailleurs été récompensé en octobre dernier par le prix Paris Shop Design dans la catégorie « Hôtels, Cafés, Restaurants ».

Un hall circulaire sur Maison & Objet
L’Apothem Lounge à l’entrée du hall 7 sur Maison & Objet à Paris Villepinte, doit offrir une émotion, un concentré d’hospitalité, ou « Le monde fantastique de Raphaël Navot ». Son grand hall circulaire sera comme une installation immersive de lumière et de textures procurant une émotion visuelle où les visiteurs seront invités à découvrir les intérieurs indépendamment de leur fonctionnalité ou contexte comme dans un théâtre où les visiteurs sont les comédiens.
Le design est pour lui une forme de scénographie qui vise à créer une ambiance, soutenue ici par les luminaires et l’expertise Flos. Sans client, sans contexte, sans fonctionnalité, l’espace lui permet de faire accéder le visiteur à un royaume plus imaginatif et de créer un intérieur… inattendu. Le hall circulaire, protégé par deux rangées de murs courbés et qui permet aux visiteurs d’entrer et de sortir par ses 12 portails, s’offre comme un labyrinthe simplifié avec liberté et simplicité. À tester obligatoirement.

Pour l’édition de septembre de Maison & Objet, les Rising Talents Awards présentent le travail de sept talents travaillant aux Pays-Bas. Présentation.
Hanna Kooistra, nominée par Kiki Van Eijk
Diplômée de l’Université des Arts ArtEZ à Arnhem, Hanna Kooistra s’inspire d’objets néerlandais pour chacune de ses créations :« De nombreux produits aujourd’hui souffrent de l’effet de la globalisation. On ne sait plus vraiment d’où ils viennent. C’est pour cela que le point de départ pour chacune de mes créations est systématiquement un objet néerlandais » explique-t-elle. Ainsi, sa collection de cafetières Plakkenpot est inspirée d’un modèle en argent du Rijksmueum d’Amsterdam, redessiné avec un rouleau à peinture, ce qui prête à ses versions leurs formes bulbeuses. Parallèlement, elle a proposé une réinterprétation d’une chaise traditionnelle néerlandaise – le knopstoel -, dont sa version peut-être entièrement repliée et suspendue au mur. Actuellement, la designeuse travaille sur un nouveau tabouret pliable en bois et avec un carré de tissu, inspiré de vêtements flamands traditionnels.


Ruben Hoogvliet & Gijs Wouters, nominés par Kiki Van Eijk
Ruben Hoogvliet & Gijs Wouters forme l’atelier FIG. Ils se sont rencontrés lors de leurs études à l’Université des Arts ArtEZ à Arnhem dont ils sont tous les deux diplômés. Parmi leurs projets notables, on peut citer la collection de bols et de bougeoirs en porcelaine Gravity, née d’une envie de créer des céramiques sans moules. Cette technique développée à l’origine par Ruben Hoogvliet consiste à tremper des structures en mousse dans de l’argile liquide, qui sont ensuite suspendues avant la cuisson. « Je trouve que leur processus est très innovant. Il nécessite une recherche expérimentale approfondie » commentait par ailleurs Kiki Van Eijk. Aujourd’hui, le duo travaille sur le développement de sa collection Gravity sous de nouvelles formes et différents types d’objets, en remplaçant certains des matériaux utilisés afin qu’ils soient plus écologiques et durables.


Théophile Blandet, nominé par Hella Jongerius
Diplômé de la Design Academy Eindhoven, le travail de Théophile Blandet s’est d’ores et déjà distingué par sa présence à Frieze Londres, Art Basel et à la Fiac Paris. Il a également eu le droit à une exposition à la Galerie Fons Welters à Amsterdam en 2020. C’est sa série PS, qui signifie à la fois « post-scriptum » et « polystyrène » qui se distingue comme étant son projet marquant. « Nous devrions changer de regard par rapport au plastique. Comme l’ivoire, il sera interdit à l’avenir, ce qui fait de lui aujourd’hui un matériau de grande valeur ». Toutes ses créations sont façonnées à la main à partir de chutes de plastique pour offrir un résultat à mi-chemin entre des objets fonctionnels et des sculptures.

Visser & Meijwaard, nominés par Ineke Hans
Le duo Visser & Meijwaard est diplômé de l’Université des Arts ArtEZ à Arnhem. Leur projet phare : l’armoire Grey on Gray, qui fait référence aux caisses industrielles. Cette dernière utilise en effet le même matériau, Himacs, et réplique le même dessin de bandes sur ses côtés. Plusieurs de leurs produits ont par ailleurs été édités par plusieurs marques telles que Pulpo, Moooi Carpets et Linteloo. « Nous prétendons toujours que notre but est de créer des objets distincts et différents, mais avec un design minimaliste ». Plus largement, ils ont imaginé les vitrines de boutiques Hermès à Hong Kong, au Qatar ou au Japon.


Seok-Hyeon Yoon, nominé par Wieki Somers
Seok-Hyeon Yoon est né à Cheongju en Corée du Sud. Il a d’abord étudié le design industriel à l’Université de Kookmin à Seoul avant d’obtenir son diplôme à la Design Academy Eindhoven. « Seok-Hyeon a une écriture délicate. Son travail s’inscrit parfaitement dans la tradition du design néerlandais dans le sens où il est à la fois conceptuel et esthétique » confiait Wieki Somers. Ott/Une Autre Céramique Paradigmatique est l’un de ses projets majeurs, dont le point de départ fut sa découverte du fait que les vernis traditionnellement employés dans la poterie ne sont pas recyclables. Il a ainsi proposé comme alternative une résine d’arbre naturelle ott, qui sert depuis des millénaires comme laque pour le bois dans son pays natal.


Simone Post, nominée par Ineke Hans
Diplômée de la Design Academy Eindhoven, le travail de Simone Post se distingue notamment à travers ses nombreux imprimés wax dessinés pour l’éditeur de tissus néerlandais Vlisco. Elle a également collaboré avec des marques telles que Adidas et Kvadrat. Elle a également sortie une collection de bols et de contenants intitulée Wood Weavings qui font directement référence aux paniers tressés de Gambie, à travers une association astucieuse de textile et de bois. « J’aime son énergie, j’aime sa signature. Simone sera quelqu’un dont on entendra parler dans le monde du design pendant de très longues années » commentait Ineke Hans à son sujet.


Sanne Terweij, nominée par Les Ateliers d’Art de France et le Crafts Council Nederland, lauréate Rising Talent Awards Craft
Née à Amsterdam, Sanne Terweij a d’abord étudié la joaillerie et le conseil en couleurs, avant de travailler en tant qu’artisan d’art. On compte parmi ses projets marquants ses sculptures murales imaginées avec plusieurs centaines de petits rectangles de métal oxydés et corrodés dans des dégradés de couleurs. « La couleur a quelque chose de mystique. Son impact sur notre humeur et nos émotions me fascine » expliquait-elle concernant son rapport à la couleur.



De retour à Villepinte du 8 au 12 septembre, Maison & Objet a décidé de centrer sa seconde édition annuelle autour du thème du méta-sensible.
Avec 2 182 exposants attendus, Maison & Objet tend à créer un choc d’expériences qui oscilleront entre réalité et virtuel. « En 2020, nous avons tous été en mode résistance, en 2021, en mode résilience. 2022 marque une volonté de renaissance », témoignait à ce sujet Vincent Grégoire, directeur consumer trends & insights chez NellyRodi, et instigateur du thème.
Cristina Celestino, designeuse de l’année à M & O
Enfant, l’Italienne Cristina Celestino s’intéressait aux dessins de couleur et aux jeux créatifs mais sans plus. Aujourd’hui, elle juxtapose des matériaux remarquables pour des expériences tactiles exceptionnelles.


Future on Stage : un tremplin consacré aux jeunes entreprises du design
Grande nouveauté, le tremplin Future on Stage veut faire profiter de l’écosystème du salon aux jeunes entreprises qui font avancer le secteur du design, de la décoration et de l’art de vivre. Une occasion non négligeable de gagner en visibilité.
Les Rising Talents seront hollandais
Dans le cadre du programme Rising Talent Awards, six designers et un artisan d’art des Pays-Bas ont été sélectionnés, et leur travail sera présenté par l’Atelier néerlandais. Le mélange d’un héritage cosmopolite, moderne et poétique et d’une vision plus critique de notre système de consommation.

23 talks organisés en live
Cette année encore, le salon Maison & Objet sera l’occasion d’ouvrir les débats sur divers sujets. Pas moins de 23 talks sont attendus, abordant des thèmes liés au mobilier, aux matériaux, aux processus de création, aux NFT, aux espaces de travail, au design culinaire et bien plus encore…

Pour sa prochaine édition du 8 au 12 septembre 2022 au Parc des expositions à Villepinte, Maison et Objet met à l’honneur l’Italienne Cristina Celestino, nommée Designer de l’année.
Maison et Objet vient d’annoncer son choix de retenir l’architecte d’intérieur et designer italienne Cristina Celestino. Après l’avant-goût proposé à sa Milano Design Week où elle a participé à 7 installations (Radaelli Fioraio, Moooi,…) son futur « Palais Exotique » proposera une immersion dans une autre réalité, entre couleurs et nature.
Ce choix témoigne de la volonté du salon de souligner la géométrie, la précision des créations, avec leurs significations cachées, ainsi que la pluralité d’inspiration de la designer italienne, née en 1980. Après des études d’architecture à l’université IUAV de Venise, elle fonde la marque Attico Design en 2011 avant de créer son propre studio en 2013 : Cristina Celestino Studio. Tourné principalement vers le design et la direction créative, il s’adresse à une clientèle large, privée comme à des entreprises.
Cristina Celestino, « Designer of the year » à l’esprit de convivialité
Imprégnée par l’histoire, elle n’hésite pas à trouver dans celle-ci son sens du détail des lieux, des grandes figures d’Adolf Loos et Carlo Scarpa au baroque lombard en passant par Paris « J’aime Paris, explorer sa puissante monumentalité et ses immeubles haussmanniens. Ce sont des lieux débordants d’inspiration en matière de traitements des surfaces et de matériaux. » En mettant à l’honneur Cristina Celestino, Maison et Objet appuie donc les valeurs signatures de partage et de convivialité de la créatrice. Marquée par l’esthétique des petits cadeaux et des lieux de leur fabrication, l’esprit de convivialité guide ses créations. A titre d’exemple, le « sofa n’est pas un simple produit » pour elle, « C’est un lieu de rencontre et de bavardage pouvant offrir mille attitudes et typologies que j’ai beaucoup explorées dans mon travail. Pour moi, le sofa n’est pas seulement un produit. »


Dans une vision d’ensemble, elle multiplie les passerelles entre le design, la mode et l’art comme en témoignent ses projets Fendi et sa réalisation de boutiques Sergio Ross. Elle puise également dans ces domaines son sens du détail avec en particulier l’étude des bagues, des boucles d’oreilles et des boutons de manchette. Ses conceptions s’illustrent alors par leur diversité, le jeu sur les textures et les échelles, de l’urbain avec sa rénovation d’un immeuble brutaliste à Udine au design des détails et du mobilier.


On devrait retrouver cette vision transversale dans son « Palais Exotique », mêlant mélange des époques, des couleurs, scénarii et nature au sein de ce qu’elle exprime comme un « moyen de transporter les sens. » L’exposition au Parc des Expositions de Villepinte en septembre sera pour elle l’occasion d’offrir une immersion dans d’autres mondes ainsi qu’une réflexion sur les thèmes de la conversation, du partage ou encore de l’observation.

Projections virtuelles et retour à la matière : notre époque, riche en paradoxes, dresse des ponts entre des univers autrefois étanches, voire antinomiques. Entre mondes réels et virtuels, Maison et Objet choisit d’orienter son édition de septembre sur des expériences sensibles et sensorielles, attentif à une société en quête d’émotion et d’évasion, entre défiance et renaissance. Décryptage par Vincent Grégoire, directeur Consumer Trends & Insights chez NellyRodi.
« En 2020, nous avons tous été en mode résistance, en 2021, en mode résilience. 2022 marque une volonté de renaissance. » Avec le Covid, la peur de perdre le goût, l’odorat, et la sensation de vase clos qui donne un sentiment de limiter l’espace où porte le regard, s’est développée une réaction de retour à la prise en compte des sens… voire un rapport au monde en mode « hypersensible ». Depuis la maison-refuge, à côté des digital native, les boomers se sont mis à apprivoiser le numérique, une appropriation du digital accélérée, qui n’appelle pas de marche arrière. Vincent Grégoire observe ainsi une fracture générationnelle avec des «quinquados » qui refusent un éventuel déclassement par l’âge, qui côtoient une jeune génération qui a enchaîné des périodes de crise et qui n’a pas connu la vie sans Internet et qui gère parallèlement au quotidien une vie numérique à travers les réseaux sociaux, en mode ludique comme en mode projet. Le digital devient un média comme un autre, il accompagne naturellement l’expérience physique, et l’augmente plus que s’y substitue.
Hybridation des univers
Un choc d’expériences, qui tend à rendre poreuses les frontières entre les mondes réels et virtuels. Un besoin de tangible parallèlement à une volonté de se projeter, et vite, de s’immerger, car les outils technologiques ont depuis bien longtemps modifié notre rapport au temps. Visite virtuelle en preview de la visite physique d’un showroom, création NFT en complément de l’objet édité… les nouveaux entrepreneurs brouillent les pistes et testent dans le métaverse des projets avant de les éditer, utilisent les réseaux sociaux comme des mondes inspirants.
C’est cette fusion des mondes que Maison et Objet a choisi de mettre en avant, à travers le thème « Méta-sensible » qui va porter son édition de septembre, et infuser la Paris Design Week.
En mode ludique
Une volonté de mettre en avant de nouvelles énergies, des esthétiques détonantes, d’observer des nouveaux usages après cette réappropriation du « chez-soi » qui a marqué ces années rythmées par différents confinements. Le « cocon » de l’habitat évolue doucement vers un cadre toujours protecteur mais plus joyeux, aux formes rebondies, dans le développement d’une esthétique fantasmatique… irriguée par les passages entre les mondes : à l’image des collections de Pink Stories, PolsPotten, Mojow ou l’Italien Saba (qui propose déjà ses canapés sous forme de NFT).
Maison et Objet : détecteur de talents
Si Maison et Objet cherche à traduire dans son choix de « tendances » le cœur vivant de la société, le salon aussi a décidé d’accentuer sa volonté de mettre en avant la jeune création. Parallèlement aux Rising Talents Awards (en septembre consacrés à la scène néerlandaise), le label Future on Stage mettra l’éclairage sur de jeunes maisons d’édition.
Parallèlement, la Paris Design Week – notamment dans la section Factory – se fera l’écho de cette époque résolument « phygital », en présentant des projets dédiés à la matière, que ce soit dans sa valorisation par le geste ou sous l’angle de l’innovation écologique, dans une promesse de mises en scène faisant appel au design numérique.
Une édition qui s’annonce généreuse, enthousiaste, éclectique, dans un « besoin de sens et d’émotion » : l’attente est créée, aux exposants de répondre à cette envie du public d’être surpris.
Du 8 au 12 septembre
Maison et Objet (Parc des Expositions – Villepinte)
Paris Design Week


À l’occasion de la prochaine édition de Maison&Objet du 8 au 12 septembre, l’organisation lance un nouveau tremplin intitulé « Future on stage », dédié aux jeunes entreprises du design, de l’art et de la création. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 mai.
Dans l’optique de faire profiter de l’écosystème qui stimule les échanges et de provoque des rencontres tout au long de l’année, Maison&Objet souhaite aller plus loin en valorisant également la force d’innovation et participer à la croissance de jeunes entreprises qui changent la société et font avancer le secteur du design, de la décoration et de l’art de vivre. Ils lancent ainsi pour sa prochaine édition de Maison&Objet « Future on stage ».
Les conditions de participation
- Être une jeune marque de moins de 3 ans
- Proposer un ou plusieurs produits qui entrent dans l’univers de la décoration, du design et de l’art de vivre
- Être une entreprise avec une identité de marque déjà existante (charte graphique, univers visuel, storytelling)
- Avoir déjà testé et/ou vendu ses produits et être prêt à accélerer la production avec une ouverture sur le marché international
- Ne pas avoir été exposé sur le salon Maison&Objet auparavant
Les dossiers sont à envoyer en ligne avant le 31 mai. Les résultats de pré-sélection seront communiqués par mail le 13 juin prochain.
Une visibilité durant toute la durée du salon
Pour le lancement du tremplin, 3 lauréats seront sélectionnés et mis en avant pendant le salon de septembre. Ils seront sélectionnés par un jury d’experts du secteur et bénéficieront d’un programme d’accompagnement sur-mesure dans l’optique de leur offrir une expérience la plus optimisée possible, à savoir :
- Une exposition scénographiée au cœur du salon Maison&Objet, permettant une visibilité sur les médias et canaux de communication du salon ainsi que sur la presse française et internationale
- Des rencontres organisées avec les visiteurs du salon, les partenaires, des retailers, prescripteurs et distributeurs internationaux
- L’accès à un marché international avec la possibilité de vendre à de grands acheteurs
- Une valorisation de leur marque à travers des contenus publiés sur les réseaux sociaux et le magazine de Maison&Objet
- Une présence sur la plateforme digitale Maison&Objet & More (MOM)
Informations et inscriptions sur : https://www.maison-objet.com/paris/future-on-stage-appel-a-candidature

Du 24 au 28 mars, venez rencontrer la rédaction et les designers de passage à l’Intramuros Café, hall 7 stand F20. Une scénographie conçue par Frédéric Sofia, en partenariat avec Fermob, Diptyque et Cosentino.
L’Intramuros Café se veut un point de rendez-vous convivial, où faire des rencontres professionnelles comme se détendre le temps d’un café. Du 24 au 28 mars, c’est avant tout la possibilité de rencontrer la rédaction pour échanger sur vos nouveautés ou vos coups de cœur. C’est aussi l’occasion de retrouver les designers qui viennent y partager leurs actualités, leurs attentes et leurs découvertes… qui seront aussi diffusées sous forme de capsules vidéo sur nos réseaux sociaux pendant la durée du salon.
Réalisée par Frédéric Sofia, la scénographie du Café met en avant la collection Luxembourg : une occasion pour le designer de revenir sur l’histoire de cette chaise qu’il a conçue pour Fermob, en proposant une adaptation originale de la chaise Sénat.


L’aménagement met aussi à l’honneur le revêtement de sol Fossil de Dekton by Cosentino, inspiré d’une roche grise, veinée, à la texture modelée par le temps. Le stand accueille aussi deux références, Excentrique et Mosaïque, qui font partie des 10 nouveaux décors muraux de Diptyque, la toute première collection d’une série inspirée par les archives de la maison, et imprimée numériquement sur du papier « intissé ».
Au cœur du hall 7 de Maison & Objet, l’Intramuros Café est une halte incontournable à inscrire dans votre parcours !



Un design de haute facture, qui marie tradition, modernité et intemporalité, voilà ce à quoi tend Haymann Editions. En 2012, la maison se fait remarquer sur Maison et Objet avec une toute première collection conçue en collaboration avec un unique designer, Toni Grilo. Et il fallait oser ! Depuis, les signatures se multiplient, toutes orchestrées par le fondateur de la marque, David Haymann.
Si David Haymann fait ses premiers pas dans le monde du design sur le tard, il a cependant toujours été attiré par la créativité des autres. Fils d’une mère ayant travaillé dans l’univers du textile d’ameublement, avec des marques comme Souleiado ou Pierre Frey, David baigne alors déjà dans les prémices du décorum. Mais il prend la tangente en évoluant durant de nombreuses années dans l’informatique puis dans la grande distribution, histoire de ne pas être dans le sillon familial. « Je visitais tout de même Maison et Objet à chaque édition, avec cette envie inavouable d’exposer à mon tour en tant qu’éditeur ».


Au cours d’un séjour à Rio de Janeiro, David découvre le travail de Sergio Rodriguez et c’est le déclic. En rentrant en France, il prend la décision de changer de vie, cherche des designers brésiliens pour monter un projet de maison d’édition et rencontre alors Toni Grilo, installé au Portugal. En juin 2011, c’est avec aplomb que David et Toni se lancent dans l’aventure pour pouvoir exposer sur l’ancien Now de l’édition suivante de Maison et objet. David donne carte blanche au designer qui livre une dizaine de pièces pour ce premier lancement. L’incroyable pari est respecté !
Pas de collection mais de la cohérence…
…est le leitmotiv de Haymann Editions. L’éditeur travaille à la manière d’un décorateur, mais sans en avoir la casquette. Il imagine ses propositions de manière globale. Après le lancement de 2012 avec des pièces comme la lampe Marie ou la chaise Dartagnan qui fonctionnent très bien entre elles, il part à la recherche de designers qui travaillent le verre et la couleur et propose une collaboration à Lucie Koldova et Dan Yeffet. Le Wave stool est alors décliné en verre dans diverses finitions.

David approche par la suite le binôme David & Nicolas qui dessine des bureaux pour la maison. Vient le tour de Charles Kalpakian qui imagine des assises aux lignes épurées et très fonctionnelles. Les matériaux sont toujours au cœur du processus de développement de la marque. L’éditeur passe du marbre au liège, de l’inox au bois sans complexe et les marie avec harmonie.
Deux entités
Haymann Editions propose aussi une offre contract baptisée Hospitality en prime des pièces de la gamme Residential. La collection Cocorico, dessinée par le studio de design éponyme Cocorico Paris, présente une quizaine de produits. Traités en couleurs soulignées de noir, assises, table et autres accessoires font désormais partie d’une entité spécifique aux besoins de la collectivité.
Encore néophyte en termes de culture du design il y a quelques années, David a aujourd’hui gagné ses galons en tant qu’éditeur émérite et designer improvisé avec le fauteuil Victor aux accents seventies.



Pour cette session de septembre plus réduite à l’international, Intramuros a choisi des produits astucieux. Parmi les tendances repérées sur le salon, le design hongrois s’impose, la continuité d’une collection scandinave se poursuit, tandis que l’éditeur finlandais joue l’innovation au bureau.

Inspirées par un voyage en Inde, ces suspensions sont conçues pour être groupées, à différentes hauteurs. Collection Pran, design Ati Kertész et Bence Simonfalvi, Positive collective.

Modulaire
Elle privilégie le local et le travail artisanal tout en épurant les lignes et joue avec de multiples combinaisons de coussins. Ligne d’assises dessinée par la designer hongroise Sarah Kele.

Légère
On peut la personnaliser avec un choix de couleurs et de poignées, soit 448 combinaisons possibles, et un revêtement minéral, poids plume, Cookut.

Archétype
Tout en lignes précises et dans sa plus pure simplicité, cette chaise est l’aboutissement d’une réflexion synthétique de l’objet. Chaise l’Assise, design Maxime Lis, Airborne.

Minérale
Produite en série, chaque table est unique, travaillée au ciseau, alternant surfaces en marbre rugueuses et polies. Table Mineral sculptural, Fermliving.

Dans sa bulle
Ce siège détente, à suspendre dans les lieux publics, est équipé d’une application intuitive qui permet de moduler son et lumière, et de deux ports USB pour y travailler. Fabriqué en écoconception en Finlande, design Pekka Kumpula, Silmu.

Pimpante
A la fois indoor et outdoor, cette chaise est le fruit du travail de la designer et directrice artistique de la marque, afin de rendre le design accessible. Collection Swim, design Margaux Keller, Bibelo.

Nomade
Cette table se transporte partout, du jardin au salon. L’éditeur a fait le choix de les produire en seulement 4 coloris, pour disposer d’un stock permanent. Collection Swim, design Margaux Keller, Bibelo.

A la carte
La collection Priy est composée de 11 variantes de formes et de 13 couleurs, de métaux précieux, à décliner dans de multiples assemblages. Collection Priy, design Ati Kertész et Bence Simonfalvi, Position collective.

Après l’Espagne en Janvier, les Rising Talents mettent à l’honneur la France avec sept jeunes talents à découvrir lors du salon Maison & Objet, du 7 au 11 septembre.
Pour cette nouvelle salve de talents exposés sur Maison & Objet à la rentrée, un jury de professionnels présidé par Philippe Starck s’est réuni pour sélectionner ces sept jeunes créateurs. Parmi eux : Stéphane Galerneau – Président d’Ateliers d’Art de France, Isabelle Dubern – Co-Fondatrice de The Invisible Collection, Lauriane Duriez – Cheffe du Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art et Directrice des Ateliers de Paris, Alexis Georgacopoulos – Directeur de l’ECAL, Hervé Lemoine – le Président du Mobilier national, Constance Rubini – Directrice du madd-Bordeaux et curatrice design et Emmanuel Tibloux – Directeur de l’EnsAD.
Athime de Crécy – ADM
Athime de Crécy sort diplômé de l’ECAL en 2017 et débute sa carrière aux côtés de Philippe Starck, qui l’a d’ailleurs sélectionné comme Rising Talents avec Alexis Georgacopoulos. Pendnat cinq ans, il collabore sur des projets industriels pour de grandes marques de mobilier, luminaires et high-tech, tout en continuant à produire de manière indépendante. Il fonde finalement son studio ADC en 2022 afin de se consacrer pleinement à la recherche et au développement de ses propres pièces. Son travail se tourne vers un design industriel prospectif et explore toutes les possibilités fonctionnelles en se jouant des formes, autant qu’il interroge la chaine de production traditionnelle.


Hugo Drubay
Sélectionné par Isabelle Dubern, Hugo Drubay est à la fois designer, architecte d’intérieur et sculpteur. Il est diplômé de l’Ecole Bleue en 2015 en architecture d’intérieur, design produit et communication visuelle. Inspiré de la nature et captivé par la morphogenèse, son travail utilise une combinaison de techniques allant de l’artisanat traditionnel aux nouvelles technologies telles que l’impression 3D ou la sculpture numérique. Il observe les formes de la nature pour les intégrer dans son processus de création et composer des pièces aux formes organiques. En juin, il avait par ailleurs participé à la Biennale Emergence à Pantin.


Tim Leclabart
Après un parcours auprès de galeries et d’antiquaires qui lui permet de cotoyer le design historique et la scène contemporaine, le designer Tim Leclabart fonde son studio à Paris en 2019. Marqué par une aventure au Brésil, il présente au PAD London et à l’Atelier Jespers à Bruxelles ses deux premières tables basses, justement inspirées des lignes modernistes de l’architecture brésilienne. Il collabore notamment avec les galeries Mouvements Modernes et Ketabi Bourdet qui lui permettent de développer des pièces s’inscrivant dans la mouvance des Arts Décoratifs Français ou de nouvelles explorations sculpturales insolites. Tim Leclabart a développé une signature où, entre raffinement intemporel et références postmodernistes, les lignes simples et dépouillées exacerbent les matériaux et les couleurs, qui a su marqué Hervé Lemoine, qui l’a sélectionné pour être Rising Talent.


Arthur Fosse et Samuel Perhirin – Passage
Passage est une jeune marque créée par Arthur Fosse et Samuel Perhirin qui fait le pont entre mode et design et ambitionne de réunir des pièces textiles et de mobilier sous une même collection. L’objectif étant que ces pièces puissent résister à l’épreuve du temps par un design ingénieux et des matériaux de qualité. La conception d’une lampe et d’une veste emprunte un processus identique, où les questionnements liés au design d’objet se retrouvent dans ceux de la mode. À contrario, le mobilier retient la fantaisie issue du secteur de la mode et une émancipation de la fonction pour élaborer des pièces uniques. Passage explore l’équilibre de cette transversalité où la division entre les deux n’a plus lieu d’être. Le duo a été sélectionné par Constance Rubini.

Sébastien Cluzel et Morgane Pluchon – SCMP Design Office
Sélectionné par Lauriane Duriez, SCMP DESIGN OFFICE est fondé par Sébastien Cluzel et Morgane Pluchon. Tous les deux formés à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, Morgane a notamment travaillé pour Luca Nichetto ou IKEA tandis que Sébastien complète sa formation par un Master HES-SO à l’ÉCAL, où il restera ensuite trois ans en tant qu’assistant-professeur. La démarche du duo consiste à remettre l’humain au centre de la pratique du design en questionnant l’usage des objets du quotidien, leur perception dans l’espace ainsi que leur mode de production. SCMP collabore avec des éditeurs pour concevoir des produits fonctionnels, pérennes et élégants.

Nicolas Verschaeve
À bord de son atelier mobile, Nicolas Verschaeve ouvre des espaces de recherche situés qui l’engagent à composer avec les données sociales, culturelles, historiques et techniques de chaque contexte pour en révéler la singularité. Il nourrit sa pratique d’une attention sensible à nos manières d’habiter le monde et porte un regard critique quant à la production d’objets, d’espaces, d’images et de pensées. Il est sélectionné comme Rising Talent par Emmanuel Tibloux.

Jeanne Andrieu
Lauréate Rising Talent Craft sélectionnée par Stépagne Galerneau, Jeanne Andrieu sort diplômée de l’ESAM de Caen en 2019 avant d’intègre l’ENSAD de Limoges où elle obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2022. Artiste céramiste, elle poursuit ensuite sa formation à la Maison de la céramique de Dieulefit dasn la Drôme. Ses pièces célèbrent la nature, le végétal et la beauté complexe de la faune et de la flore sous-marine. Sensible à la sculpturalité des coraux, elle se fascine pour les motifs, textures et couleurs des squelettes calcaires de ces polypes des mers chaudes et transmute ainsi dans l’argile ses observations botanistes.

Du 9 au 13 septembre, Maison & Objet revient au Parc des Expositions de Villepinte. Pour cette première édition en pleine crise sanitaire, les exposants seront répartis entre le hall 1 et le hall 6 autour de thématiques : Les cadeaux et accessoires, Cook et Food, et bien sûr deux grands halls réservés au mobilier et à l’aménagement de la maison. Au cœur des halls 3 et 4, les WHAT’S NEW? condensent, en une sélection pointue, les nouveautés puisées dans les collections des exposants.
Parmi les nombreuses propositions, sélection des stands coups de cœur de la rédaction.

Déambulons
Déambulons est un atelier spécialisé dans la créations de mobilier et aménagements originaux en bambou sur mesure. Les cocons et structures conçus aspirent à dessiner des lieux de vie esthétiques, conviviaux et uniques. Toutes les créations sont fabriquées en France et utilisent uniquement des bambous d’origine française (cf Intramuros 208).

Budapest Select
Budapest Select, initiée par Le Hungarian Fashion & Design Agency, présente le travail de 10 designers, représentant une palette variée et colorée du design hongrois.
Photo : Suspension Leaf – Design by Loomiosa

NOMA Editions
C’est la première participation de Noma Editions à Maison & Objet, et c’est une belle occasion de revenir sur ce nouvel éditeur qui se positionne à la fois sur du mobilier haut de gamme et éco-responsable. De belles collections, issues de collaborations avec des designers comme A+A Cooren, Charlotte Juillard, Sam Baron, RDAI…

Objet de Curiosité
C’est toujours un bonheur de se plonger dans le cabinet des merveilles de Pierre Emmanuel Grange-Jaricot, un des fondateurs d’Objet de Curiosité : entre trouvailles naturelles, accessoires repensés, la « mixologie » revendiquée est avant tout un bonheur d’anecdotes et d’histoires qu’on adore se faire raconter.

L'outdoor
Entre Lafuma Mobilier, Sifas, quelques grands acteurs du mobilier extérieur, dévoileront des collections à suivre : une occasion de réaliser combien ce secteur a évolué ces dernières années en proposant des ensembles toujours plus confortables, et adaptés aussi bien aux terrasses des vies urbaines que campagnardes.

Après la confirmation officielle du gouvernement d’un programme de réouvertures par étapes des foires et salons français, Maison&Objet confirme la tenue de son salon du jeudi 9 au lundi 13 septembre, à Paris Nord Villepinte, en synergie avec Paris Design Week, du 9 au 18 septembre.
Dans un communiqué, Philippe Brocart, directeur général de Maison&Objet, confirme ce jour la tenue de l’édition de septembre de l’événement : « Afin de confirmer définitivement l’édition de septembre 2021, nous attendions avec impatience le feu vert du gouvernement français. C’est désormais officiel, les foires et salons pourront de nouveau se tenir dès le 30 juin 2021 et cela sans limite de jauge. Nous sommes donc en mesure d’annoncer que les professionnels pourront enfin se retrouver dès le jeudi 9 septembre à Paris, dans le respect de toutes les mesures de sécurité sanitaire imposées par les autorités. La mise en place d’un pass sanitaire, exigé à date par le gouvernement, nous semble être de nature à rassurer l’ensemble des participants, d’autant plus si ce principe était déployé à l’échelle européenne. »
En 2020, dans le contexte de crise sanitaire, M&O a expérimenté sur sa plateforme MOM (Maison & Objet and More) divers formats digitaux pour maintenir le lien entre marques et acheteurs : ils annoncent à ce jour plus de 2 000 marques abonnées qui sont en relation permanente avec 220 000 acheteurs et prescripteurs, utilisateurs de la plateforme, dans le monde entier. Et c’est fort de cette expérience que les organisateurs ambitionnent une édition renouvelée en septembre autour d’une déclinaison In / On / Off.
Maison&Objet « In » : la force du présentiel
À ce jour les organisateurs précisent que plus de 1500 marques ont d’ores et déjà confirmé leur présence sur l’édition de septembre, témoignant du besoin pour les professionnels, de continuer à se rencontrer en « présentiel » parallèlement à l’appropriation accélérée par la pandémie de toutes les possibilités d’échanges en ligne. 93% des visiteurs réguliers confirmaient déjà, dès le lendemain des annonces du gouvernement français, leur intention de venir au prochain salon au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte (cf étude en ligne Maison&Objet, administrée du 30 avril au 3 mai 2021).
Maison&Objet « On » : la force du digital
Lancée en 2016, la plateforme MOM a joué un rôle décisif dans le maintien de l’activité en 2020, et est aujourd’hui l’un des rouages essentiels de la structure de l’événement. Une articulation est donc imaginée avec le salon physique : Par exemple, les marques exposant sur le salon pourront diffuser sur MOM des vidéos de leurs collections captées avant le salon ou sur leur stand pour toucher une clientèle de grand export qui n’aurait pu se déplace et de continuer les rencontres avec le monde entier au-delà même de l’événement. Parallèlement, les réseaux sociaux relaieront l’actualité des exposants, les événements de la plateforme digitale et du off.
Maison&Objet « Off » : Paris Design Week
Fort du succès de fréquentation de 2020, du développement de nouvelles formes de rencontres, Paris Design Week 2021 concentre plus que jamais les attentions, avec un programme toujours plus riche , autour d’un public hybride, conjuguant professionnels et grand public. Une opportunité pour certaines marques de présenter, dans leur showroom ou galerie, leurs nouveautés, et pour des lieux de références comme La Sorbonne, la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, les Archives Nationales ou encore le Musée Carnavalet de se faire l’écrin d’installations et de promouvoir des jeunes créateurs.
Maison&Objet, du jeudi 9 au lundi 13 septembre
Paris Design Week, du 9 au 18 septembre

Changement de périodes, changement de date : la crise sanitaire s’est invitée dans la transformation d’un salon qui cherche depuis quelques années une nouvelle dynamique. Maison &Objet se tiendra non pas en janvier mais du 26 au 30 mars au Parc des Expositions, en continuité d’une présence en ligne… et accompagné d’un parcours en ville. Un pari osé vu la proximité éventuelle de la grand-messe milanaise pressentie en juin ?
Si le contexte sanitaire international a bouleversé le calendrier des salons dans le monde entier, chacun cherche en ligne à maintenir le contact avec sa communauté d’exposants et de visiteurs. Maison & Objet en septembre s’est ainsi appuyé sur sa plateforme digitale MOM (Maison&Objet and More).
Suite à la première Digital Fair de septembre 2020 qui a rassemblé 4292 marques et près de 215 000 visiteurs internationaux uniques, plusieurs études en ligne et consultations ont été réalisées auprès de plus de 500 professionnels (marques, acheteurs, prescripteurs), permettant aux équipes de Maison&Objet de définir les attentes actuelles des marchés et de dessiner les propositions les plus adaptées à un contexte inédit.
Il en ressort tout d’abord que les secteurs de la décoration sont beaucoup moins impactés que d’autres activités, voire dynamisés par de nouveaux usages : le travail s’exporte durablement en dehors de l’entreprise et les consommateurs souhaitent tout autant imaginer de nouveaux aménagements fonctionnels que redéfinir le confort de leurs espaces privés. Les professionnels expriment alors leur besoin de se retrouver physiquement, pour diversifier leurs inspirations, toucher les matières, appréhender les couleurs, découvrir les nouvelles collections de leurs fournisseurs et en rencontrer de nouveaux.
Une édition de Maison & Objet au printemps précédée par des temps on line
Maison&Objet a décidé de maintenir des rendez-vous en ligne et physiques tout au long du premier trimestre 2021 qui se conclura par un retour au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte du 26 au 30 mars 2021.
En bref, Maison&Objet déploiera un dispositif complet entre janvier et mars 2021 déclinant des offres adaptées aux différentes attentes et au contexte actuel :
– Une série de Digital Fairs sectorielles et thématiques,
– Un salon physique du 26 au 30 mars 2021 dont le format sera augmenté par la création de contenus multimédias permettant une présence digitale renforcée des exposants pour amplifier l’impact de leur participation et prolonger l’expérience post-salon,
– Un parcours off dans Paris, en parallèle du salon, afin de permettre aux marques qui le souhaitent de présenter leurs collections en showroom ou sous la forme d’un pop-up.