François Azambourg expérimente chez Christie's

François Azambourg expérimente chez Christie's

Durant dix jours, Christie’s présente dans ses salons parisiens les Expérimentations de François Azambourg, en partenariat avec le Centre international d’art verrier (CIAV) de Meisenthal. Une association qui se perpétue depuis treize ans, donnant naissance au vase Douglas, et aujourd’hui au Brindilles et à l’Intouchable.


Tout a commencé en 2006, lorsque Jean-Pierre Blanc, alors directeur de la Villa Noailles à Hyères, fait appel à François Azambourg. Ce dernier a pour mission de penser le réaménagent d’une pièce de la maison, qui doit inclure un objet en particulier : un vase en verre. Pourtant peu attiré par ce matériau, le designer conçoit que « sa transparence est intéressante. » La machine est lancée. Une semaine durant, il travaille étroitement avec les artisans du CIAV sur le décor du verre, plutôt que la texture même du matériau. Très vite, ils se rendent compte que la clé se trouve dans le soufflage. Il en existe trois formes. Le soufflé libre, le fixe avec un moule en métal et le tourné. François Azambourg en propose alors une quatrième : le soufflé fixe dans une matrice en bois. « Le verre est soufflé pendant une minute, à 800°C », explique-t-il, et ressort imprimé des nervures, des nœuds et des crevasses du pin Douglas. Ainsi est né le vase éponyme, première création de François Azambourg et du CIAV.

« Prendre un instantané de ce mouvement en le figeant. »

Aujourd’hui cette collaboration ne se résume pas qu’au Douglas. Sur une des tables de bois de la maison Christie’s, plusieurs dizaines de vases cohabitent. Car dix ans durant, le designer et les artisans verriers lorrains ont pensé à de nouvelles créations, des variations du vase originel. La réflexion s’est d’abord orientée sur le mouvement du verre, et sur la façon de « prendre un instantané de ce mouvement en le figeant. » Chaud, il a  été sorti prématurément de son moule : pas trop tôt pour que l’essence du bois s’imprime sur les parois du vase, mais assez tôt pour que le verrier puisse étirer et le manipuler à sa guise, lui conférant cette sensation de mouvement.


Vases Brindilles par François Azambourg ©Guy Rebmeister

Dans la salle attenante, les murs sont parés de tableaux représentant des fleurs ou des plantes. Des dessins qui sont croquis, réalisés par François Azambourg lui-même, et qui font écho aux créations posées au centre de la pièce.

Avec Brindilles, le designer replace la nature et la notion de territoire au cœur de la réflexion : chaque vase varie en fonction de la saison et du lieu de cueillette. « Habituellement, le décor des vases se fait à froid, mais le verre est plus fragile. C’est plus intéressant de travailler le matériau lorsqu’il est chaud », considère le créateur français. Les plantes et branchages sont plaqués contre les parois du moule, dans lequel est soufflé le verre. L’absence d’air permet à la plante de ne pas brûler et de laisser sa marque le long du vase. Quelques fois, le processus de création a été altéré par des soucis de calandrage. « La plante est imprimée en partie sur le rebord du vase, ce qui le déforme, explique François Azambourg, c’est un accident qui ouvre la question de ce qui peut être fait ou non en matière de création, un nouveau territoire de jeu. »

Puis vient Intouchables.

Cette création qui clôt l’exposition illustre le fait «qu’il n’existe pas d’échec dans la création » pour le designer. « Il y a une partie d’aléatoire avec le verre, si ça n’est pas bon on le casse. » Le verre est soufflé, puis il est laissé à refroidir. Dans un deuxième temps, il est réchauffé dans un four avant d’être roulé sur une tôle ajourée sur laquelle sont placés les éclats des précédentes expérimentations.
Au total, ce sont trois salles de l’immeuble du 9 avenue Montaigne qui sont consacrées au travail de François Azambourg et du CIAV. Loin de la scénographie, le designer français préfère parler de « filiation ». « Chacune des pièces présentées apporte quelque chose à celle qui est autour. Aux murs, les dessins préparatoires affichent la recherche de motifs. »

Au-delà de la créativité artistique, il y a une démarche scientifique dans le travail du designer. Les croquis font office de protocoles pour reproduire les vases sans fin. Il est conscient de la dualité qui existe entre la composition artistique et la rentabilité : « il faut aujourd’hui des objets qui soient faciles à reproduire ».
L’expérimentation demeure cependant la caractéristique principale dans la réflexion de François Azambourg. Selon lui, « la production est comme un instantané d’un objet à la croisée des chemins entre le moment où on la pense et le moment où on la réalise ». Un résultat final qui, dans le cas du verre, surprend souvent l’artisan et le designer.

“Exprimentations” – François Azambourg x CIAV/Meisenthal
Christie’s à Paris – du 24 février au 4 mars 2020

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Rédigé par 
Rémi de Marassé

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© EspritContract

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© EspritContract

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© Florien Wattier

‍Un dialogue entre matières et architecture

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© Florien Wattier

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La fonctionnalité est ici d’autant plus important puisqu’elle occupe également une place centrale dans l’aménagement. En effet, les nombreux rangements, l’intégration discrète des appareils électroménagers et les étagères murales permettent de libérer visuellement l’espace, tout en facilitant les usages quotidiens.

© Florien Wattier

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Avec son nouveau Décodeur Home Cinema, Orange entend repenser l’expérience audiovisuelle à domicile. Un équipement compact, développé avec Bang & Olufsen, qui associe qualité sonore, technologies immersives et simplicité d’utilisation.

Transformer son salon en salle de cinéma, sans multiplier les équipements, c’est toute l’ambition d’Orange avec son nouveau Décodeur Home Cinema. Développé avec l’expertise acoustique de Bang & Olufsen et le savoir-faire industriel de Sagemcom, ce nouvel appareil tout-en-un intègre quatre haut-parleurs : un woofer pour les basses, deux haut-parleurs latéraux pour spatialiser le son et une voie centrale dédiée aux dialogues. Une configuration qui permet de profiter d’une expérience sonore immersive, renforcée par la technologie Dolby Atmos, sans nécessiter d’installation supplémentaire. Côté image, le décodeur prend également en charge la 4K, le HDR10+ et le Dolby Vision, avec les équipements et contenus compatibles.

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Au-delà de ses performances techniques, Orange a souhaité concevoir un appareil facile à intégrer dans tous les espaces de vie. Son format compact lui permet de trouver sa place devant un téléviseur, tandis que son installation ne nécessite qu’un seul câble HDMI et une connexion wifi. Pour renforcer l’immersion, deux enceintes sans fil peuvent être ajoutées en option. Elles se calibrent automatiquement selon la configuration de la pièce, sans contrainte particulière de placement. Également pensé dans une démarche d’écoconception, le décodeur et ses enceintes sont fabriqués à partir de plastiques et de tissus 100 % recyclés et recyclables.

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