Events

Fortement sollicités ces dernières années pour les enjeux environnementaux, les départements R & D des fabricants proposent aujourd’hui des solutions et des nouveaux matériaux, à partir d’éléments recyclés ou biosourcés.
Intervenants :
Céline Baudouin, directrice marketing France, IVC
Amandine Langlois, designer chez Premices and co, co-fondatrice de Pierreplume
Bérengère Tabutin, architecte d’intérieur, fondatrice de BBonus, membre du Pôle Action et du CFAI
Avec la participation vidéo de Lucie Koldova, directrice artistique de Brokis (en anglais)
Modération : Maëlle Campagnoli, journaliste
Une conférence donnée le vendredi 10 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. Les échanges réunissaient la vision industrielle de IVC, les expérimentations matériaux de Brokis et PierrePlume, et l’expérience de terrain autour de l’aménagement de la résidence de coliving Ecla par l’agence BBonus.

Entre traçabilité, enjeux économiques locaux et circuits courts, les filières se repensent bien au-delà d’un principe de labellisation.
Intervenants :
Marc Bayard, Responsable du développement culturel et scientifique du Mobilier national
Jean-Louis Brun, Directeur de Brun de Vian-Tiran
Laurent Corio, Designer et chercheur, fondateur des Nouvelles
Modération : Nathalie Degardin, rédactrice en chef
Une conférence donnée le samedi 11 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. S’interrogeant sur la question de la préservation de la ressource, les échanges abordaient la mise en place de programmes de soutien aux filières par le Mobilier national, l’écosystème développé par la manufacture Brun de Vian-Tiran autour de la laine exceptionnelle du Mérinos d’Arles Antique, et la double approche de la valorisation de la filière bois, dans le cadre d’une double approche, scientifique au cœur de la Chaire Innovation, et sensible dans le développement d’une narration issue d’une approche design.

Avant-gardiste par essence, le secteur du luxe s’adapte aux enjeux environnementaux pour répondre aux questions sociétales et inventer de nouveaux positionnements, dans l’objet et l’expérience.
Intervenants :
Bénédicte Epinay, déléguée générale du Comité Colbert
Maurille Larivière, directeur de la Sustainable Design School (en visio)
Chafik Gasmi, designer et architecte, fondateur de Chafik Studio
Modération : Nathalie Degardin, rédactrice en chef
Une conférence donnée le dimanche 12 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. Les échanges abordaient le « Carnet d’inspiration » du Comité Colbert, qui présente la première étude identifiant les actions des membres inscrites dans les objectifs de développement durable de l’ONU, la pédagogie centrée sur ces enjeux au cœur de la Sustainable Design School, le témoignage de Chafik Studio sur l’évolution du secteur et le partage d’expérimentations en cours.

Que ce soit pour trouver un nouveau positionnement ou relancer un marché, la démarche propre au design permet de valoriser des savoir-faire, que ce soit au sein d’une entreprise, d’un atelier, voire à l’échelle d’un territoire.
Intervenants :
Élise Daunay, Cheffe de projet incubateur, Le FRENCH DESIGN
Mathilde Brétillot, Designeuse, Cofondatrice de l’International Design Expeditions (en visio)
Manon Royer, Directrice de l’Accompagnement, Les Canaux
Modération : Nathalie Degardin, rédactrice en chef
Une conférence donnée le dimanche 12 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. Les échanges conjuguaient la présentation de programmes d’accompagnement très expérimentaux (avec le témoignage en direct depuis la Pologne de l’International Design Expeditions), de programmes confirmés comme les Incubateurs du French Design, et de programmes conjuguant design et économie circulaire avec Les Canaux.

Acheter du mobilier en leasing ou trouver une seconde vie aux produits, de nouvelles voies sont explorées pour répondre aux aspirations des consommateurs, et définissent de nouveaux marchés.
Intervenants :
Catherine Colin fondatrice et PDG de Made in Design
Monica Born, cofondatrice de Superfront
Franck Mallez, co-fondateur de Yourse.co
Modération : Cléa Daridan, historienne de l’art, de l’architecture et du design, collaboratrice d’Intramuros
Une conférence donnée le dimanche 12 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. Les échanges réunissaient les expertises de Made in Design, qui développe un nouveau marché de la seconde main et valorise les engagements dans la circularité, de Yourse.Co qui multiplie les propositions sur le marché en proposant des clés d’accès au design diversifiées ( leasing, seconde vie…) dans un modèle économique très novateur, et Superfront qui s’est positionné sur un marché de seconde vie très engagé.

Dans quelles mesures le réseau Women in Design peut-il être un moteur pour un design inclusif ?
À travers sa table ronde, la nouvelle association Women in Design réunit des experts pour croiser leurs regards sur le monde actuel du Design. Enjeux et constats initient les échanges pour penser ensemble et autrement les nouvelles solutions de demain pour un design inclusif, à destination de toutes les structures (écoles, entreprises, politique publique).
Intervenants :
Frédérique Pain, Directrice de l’ENSCI Les Ateliers -Bénévole Women Rights & Gender Parity chez LVN
Katie Cotellon, Head of Design and User Experience chez Saint-Gobain recherche – Participante au réseau Win Saint Gobain
Juliette Damoisel, Chief Strategy Officer chez Extreme Agency, Bénévole chez Les Lionnes
Rose Rondelez, Étudiante à Sciences Po & Strate Ecole de Design en design d’interaction
Makan Fofana, Designer, romancier et fondateur du laboratoire L’HYPERCUBE
Modération : Johanna Rowe Calvi, fondatrice de Women in Design
Une conférence donnée le mercredi 8 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021.

Entre expérimentations et recherches, les designers développent de nouveaux matériaux, dont les biomatériaux.
Intervenants :
Lucile Viaud, chercheuse et designeuse
Samuel Tomatis, chercheur et designer
Siegrid Demyttenaere, commissaire d’exposition, coéditrice du magazine Damn°
Hélène Aguilar, fondatrice de l’Association pour un design soutenable
Benjamin Malatrais, Ictyos
Modération : Cécile Papapietro-Matsuda, journaliste
Une conférence donnée le vendredi 10 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. Les échanges partageaient différentes recherches en cours, en France et à l’international, et posaient la question cruciale du financement, que ce soit pour un passage à un stade plus industriel comme le maintien d’une activité à l’échelle d’un territoire local.
La 14e édition d’ARCHITECT@WORK PARIS se tiendra au PARIS EVENT CENTER les jeudi 23 & vendredi 24 septembre prochains.
À cette occasion, 250 industriels vous présenteront plus de 700 produits, tous présélectionnés par un comité technique. Le thème de cette édition est « BIO-LOGIQUES ».

La manifestation sera illustrée par une magnifique exposition matériaux du Centre Innovathèque, la présentation de solutions techniques sur l’accessibilité par Senses-room, et un programme de conférences avec, entre autres, comme intervenants, les architectes :
- Dominique Jakob (Jakob+MacFarlan)
- Duncan Lewis (Scape Architecture)
- Manal Rachdi (OXO architectes)
- Brice Chapon (Parc architectes)
- Marc Iseppi (Atelier Novembre)
À découvrir également pendant l’événement, deux expositions photographiques :
- Regard sur 10 ans d’architecture par le studio Erick Saillet
- Regard des étudiants des Écoles nationales supérieures d’architecture sur le territoire essonnien


Ne manquez pas ce rendez-vous annuel avec l’innovation. Un accueil privilégié vous y est réservé.
Préenregistrement obligatoire
Code d’invitation Intramuros : P723000
Organisation selon les nouvelles normes sanitaires.
Plus d’infos via www.architectatwork.fr

En imbriquant dispositifs numériques aux humeurs dystopiques de l’anthropocène et pièces organiques où le design d’objets ouvre des pistes plus poétiques, l’exposition Hyper Nature du festival nantais Scopitone donne un aperçu intrigant du mélange d’hommage et de fantasme que la nature peut susciter chez l’artiste. À voir jusqu’au 19 septembre
Le parcours déambulatoire au sein des différents espaces de Stéréolux – le bâtiment vaisseau-mère de Scopitone – instille en effet un rapport plutôt complexe et intriqué avec une nature interprétée ici sous différentes coutures. Plusieurs pièces alternent ainsi hommage à la nature et questionnement des artistes sur notre relation à celle-ci, à l’ère de l’anthropocène où l’impact humain sur nos écosystèmes devient problématique.



Le glacier artificiel miniature sous cloche de verre du Tipping Point de Barthélemy Antoine-Lœff renvoie donc au temps nécessaire pour qu’un glacier se crée… ou se régénère. Le Soleil Vert de Cécile Beau rejoue dans son aquarium l’hymne à la terre du triptyque minéral / végétal / animal en mettant en scène sphère d’algues, roches immergées et fossiles de crevettes. Les écrans et dispositifs numériques rallient la célébration technologique dont Scopitone est coutumier sous le même prisme, comme dans la collection d’archives virtuelles d’espèces végétales disparues du Floralia de Sabrina Ratté.


Le questionnement se porte en particulier sur les signaux et les indicateurs que la nature peut transmettre à l’homme quant à un état des lieux plutôt inquiétant. Le projet très art / science Spring Odyssey d’Elise Morin – mené en partenariat avec des scientifiques de Paris-Saclay – s’appuie ainsi sur la création d’une plante réactive au stress radioactif, à la fois transposée dans des environnements virtuels de réalité augmentée et dans la réalité de la « Forêt Rouge » de Tchernobyl où elle a d’ailleurs muté. Plus allégorique, la sphère terrestre enfermée dans une boîte baignant dans le liquide fluorescent et trouble du Laboratory Planet II du collectif Hehe rappelle que la pollution est désormais un poison global.
Physique quantique et activité électromagnétique : la nature fantasmée
Pour autant, l’exposition sait aussi brouiller les pistes en mettant en perspective la manière un peu fantasmée dont les artistes s’inspirent de la nature, et notamment de ses phénomènes physiques invisibles ou inexplicables, dans leur travail. Une façon pour eux de créer les scénarios d’un futur spéculatif dans lequel le design d’objet s’octroie une véritable place.


L’impressionnante machine de mécanique des fluides du Soudain Toujours de Guillaume Cousin crée ainsi par ses propulsions de fumée chaotiques un environnement systémique et organique renvoyant à la physique quantique et à ses inconnues. Les expériences atmosphériques du dispositif Zoryas de Claire Williams s’articulent autour d ‘une matière-énergie de plasma combinant gaz d’extraction interstellaire (argon, néon, Krypton, xénon, etc.) et activité électromagnétique solaire, introduite dans des sculptures en verre où elle révèle d’intrigantes chorégraphies de contraction électriques dignes des fameuses bobines Tesla. Des ondulations sonifiées – que Claire Williams décline encore avec son ondoscope, un appareil de captation des variations électromagnétiques naturelles, dans son autre installation, Les Aethers – que l’on peut même entendre tactilement à partir des vibrations émises depuis la table circulaire d’écoute entourant l’œuvre.


Dans ce registre design d’objets et scénographie symbiotique, la vingtaine de sculptures robotisées du Supraorganism de Justine Emard fait sans doute figure de morceau de choix. Inspirée du comportement des essaims d’abeilles, la pièce associe récipients en verre soufflé et petits dispositifs mécaniques et lumineux intrusifs en jouant une partition collective impromptue. Une note d’espoir peut-être pour une narration futuriste moins dystopique que celle d’autres artistes de l’exposition. Laura Colmenares Guerra par exemple, chez qui l’expression plastique prend la forme de sculptures imprimées en 3D donnant une représentation volumétrique des menaces environnementales pesant sur l’Amazonie (déforestation, prospection minière).
Festival Scopitone, Nantes, jusqu’au 19 septembre.

Les concours sont une vitrine pour repérer des jeunes talents et leur mettre le pied à l’étrier, c’est aussi pour un éditeur ou un organisme une façon de communiquer sur ses engagements en fonction du brief de départ.
Intervenants :
Stéphane Gouret, directeur général adjoint de l’École de design de Nantes
Olivier Stévenart, fondateur de Cruso
Eric Jourdan, directeur de l’Ecole supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne
Marie-Pierre Martinet Directrice générale adjointe Mobilisation, publics et territoires Syctom
Modération : Bénédicte Duhalde, conseillère éditoriale
Une conférence donnée le jeudi 9 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021.

Les enjeux environnementaux sont au cœur des préoccupations des nouvelles générations de designers, et intrinsèques à leurs démarches créatives.
Intervenants :
Emmanuel Tibloux, directeur de l’École des Arts Décoratifs
Lauriane Duriez, Directrice adjointe des Ateliers de Paris
François Leblanc di Cicilia, directeur artistique
Hedwige Gronier, responsable du mécénat culturel de la Fondation Bettencourt Schueller
Modération : Nathalie Degardin, rédactrice en chef
Une conférence donnée le mercredi 8 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021. Ce talk se veut le prolongement de l’enquête parue dans le numéro 207 d’Intramuros (avril 2021). Il aborde notamment les évolutions de la pédagogie dans les échanges engagés avec les étudiants (Ecole des Arts Décoratifs), la question cruciale de l’accompagnement des diplômés (Résidence ateliers de Paris) et les synergies nécessaires entre les jeunes créateurs, le regain d’intérêt pour le travail de la main ces dernières années ( Fondation Bettencours-Schueller) comme le repérage de jeunes talents à l’international ( François Leblanc di Sicilia).

Si ce n’est pas une démarche obligatoire dans un cadre légal, la démarche RSE va devenir un élément essentiel de la confiance/exigence des consommateurs, un élément clé de l’identité de l’entreprise.
Intervenants :
Andre Fontes et Guillaume Lehoux, designers, Studio Noir Vif
Arnaud Du Mesnil, directeur général de Lafuma Mobilier
Guillaume Gallois et Bruce Ribay, fondateurs de Noma Editions ( en visio)
Modération : Nathalie Degardin, rédactrice en chef
Une conférence donnée le jeudi 9 septembre, à l’Intramuros Café, dans le cadre de la Paris Design Week 2021.

De la recherche à la réalisation, il n’y a parfois qu’un pas à franchir ! Durant la Paris Design Week, sur cette Agora du Design, les six lauréats de la bourse Agora ont présenté leurs travaux qui donnent le la à un nouveau type de production plus réfléchie et résolument respectueuse. De la micro-source d’énergie à l’emploi des algues, de l’acte d’offrir au réemploi d’appareils électroniques, l’exposition interrogeait sur nos besoins et les ressources que nous pourrions utiliser en remplacement des actuelles.
Samuel Tomatis a pour cheval de bataille la valorisation des algues invasives du littoral. Ses travaux de recherche ont débuté en 2017 et il explore toutes les applications possibles dérivées de ces plantes aquatiques. Du ticket de caisse enregistreuse au carton de déménagement, en passant par le sac de course ou encore le carrelage émaillé, Samuel propose un véritable inventaire de produits avec Alga. Compostable par les particuliers, ce catalogue ouvre le champ des possibles avec grande pertinence !



Pablo Bras crée des ponts entre l’homme et son environnement. Jusque-là, rien d’extraordinaire, mais son approche est à échelle humaine. Pour son Pavillon des Rêves, et par Pavillon, il entend construction résidentielle, le designer a imaginé de nouvelles sources d’énergie plus vertueuses. Réalisée en céramique émaillée, kevlar et liège, sa cheminée tube permet de chauffer une petite surface. Sa gargouille hydrogénératrice offre la possibilité de convertir l’eau de pluie en courant électrique, une fois posée sur le bas d’une gouttière. À la fois poétiques et imaginatives, ses propositions donnent envie de voir plus loin.


Photos © Cécile Papapietro-Matsuda

Sur le papier, cette nouvelle édition étrennant le Grand Palais Ephémère à la vue imprenable sur la Tour Eiffel et le Champ de mars se voulait ambitieuse. Et elle l’est manifestement !
À côté des galeries poids lourds, pour qui c’est ici une première – Almine Rech, Thaddaeus Ropac, Kamel Mennour, Continua – les autres ne manquent pas d’imagination pour attirer le visiteur avec des pièces poétiques, fortes, ou à travers des scénographies attractives. Des œuvres en hommage à des artistes historiques, ou récemment disparus. Mais aussi émergents, sur le stand de galeries qui le sont tout autant. Photo, peinture figurative, abstraite, sculpture, œuvre textile, mobilier, il y en a pour tous les goûts, les styles et les médiums ! Voici notre seconde sélection au cœur d’une foire au « régionalisme cosmopolite », selon les mots de son directeur, Guillaume Piens.
Galerie Nathalie Obadia

Laure Prouvost (1978- « Pulled From below, c’est la mer à boire », 2021
Réalisé par l’artiste ayant représenté la France à la biennale d’art contemporain de Venise 2019, cet étonnant chandelier fonctionnel, fait de métal et de verre, évoque un monde sous-marin, fécond et mouvant. Produit avec le maître verrier vénitien Berengo, il porte les traces délicates et fragiles d’une vie où la flore débordante reprend le pas sur les agissements humains. Une œuvre aux accents oniriques, sortie tout droit de l’univers fantasmagorique et particulier de la plasticienne.
Galerie Alain Gutharc

Edi Dubien (1963- « Les couronnes sont fragiles », peinture sur toile, pièce unique 2021
Dans le sillage des peintures portées par le commissaire invité Hervé Mikaeloff, les œuvres de l’artiste français Edi Dubien interpellent par leur poésie ambivalente. Des portraits intimes évoquant la question du genre d’un autodidacte ayant débuté par la photographie et s’intéressant également à l’environnement et à la cause animale. « Les couronnes sont fragiles » est une œuvre forte, empreinte d’une tristesse très esthétique, où le regard déterminé du jeune garçon atteint le visiteur en plein cœur.
Galerie Loevenbruck

Représentée par la galerie, l’artiste-curatrice autrichienne Jakob Lena Knebl a imaginé une scénographie pétillante des œuvres présentées sur le stand. « Desiroom » est une mise en situation vitaminée, composée entre autres de pièces historiques d’Olivier Mosset, Michel Parmentier, ou encore de Daniel Spoerri, provenant du fonds de la galerie, ensemble à des pièces de design d’exception – sculpture-jeux « fantôme » des Simonnet, table et tabourets modulables de Lionel Morgaine -, en partenariat avec la galerie Meubles et Lumières. Une œuvre presque totale, immanquable.
Galerie Claude Bernard

Geneviève Asse (1923-2021), peintures sur toile de 1984 et 1992
La galerie montre, entre autres, quelques grandes toiles (plus de 2 mètres) de Geneviève Asse, cette grande artiste de la peinture française disparue le 11 août dernier, et connue pour son fameux bleu éponyme, apaisant, qu’elle a décliné en de nombreuses variations. Spirituels, ses tableaux monochromes parfois interrompus par une fine ligne rouge, ou ici composés d’une succession de bandes colorées blanches, bleues, minimalistes, s’ouvrent à l’infini et sont toujours propices à la contemplation.
Galerie Rabouan Moussion

Erwin Olaf (1959- série de photographies Im Wald, 2020
Les tirages en noir et blanc du photographe néerlandais, issues de sa série Im Wald évoquent des sujets actuels comme l’exploitation de la nature et les mouvements incessants d’individus à travers le monde. Plastiquement proches des peintures romantiques allemandes de Caspar David Friederich ou d’Arnold Böcklin, ces photos presque silencieuses révèlent également les travers et incohérences de notre société.
Galerie Hélène Bailly

Pablo Picasso (1881-1973), solo show et vase aztèque aux deux visages, 1957.
La galerie Hélène Bailly présente un solo show diversifié de l’artiste iconique espagnol à travers des céramiques, dessins et petites sculptures. Parmi ces derniers, le vase aztèque aux deux visages de 1957, une pièce très rare pour son modèle, son motif (le mythe de Janus) et ses dimensions (plus de 51 cm de hauteur). Inspiré des vases archéologiques précolombiens, il fut réalisé durant sa période de collaboration avec l’atelier Madoura de Vallauris.
Thaddaeus Ropac

Martha Jungwirth (1940 - Marengo (Ross) 2021, papier marouflé sur toile
A plus de 80 ans, l’artiste autrichienne peint toujours le monde tel qu’elle le sent : un univers souvent angoissant qu’elle transcende à coups de « gestes chromatiques » dominés par les tons rouges violacés. Marengo, célèbre monture de Napoléon n’est ici plus que l’ombre de lui-même, fantomatique squelette aux lignes proches des expressionnistes abstraits américains. Une œuvre puissante et dérangeante.

Après l’Espagne en Janvier, les Rising Talents mettent à l’honneur la France avec sept jeunes talents à découvrir lors du salon Maison & Objet, du 7 au 11 septembre.
Pour cette nouvelle salve de talents exposés sur Maison & Objet à la rentrée, un jury de professionnels présidé par Philippe Starck s’est réuni pour sélectionner ces sept jeunes créateurs. Parmi eux : Stéphane Galerneau – Président d’Ateliers d’Art de France, Isabelle Dubern – Co-Fondatrice de The Invisible Collection, Lauriane Duriez – Cheffe du Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art et Directrice des Ateliers de Paris, Alexis Georgacopoulos – Directeur de l’ECAL, Hervé Lemoine – le Président du Mobilier national, Constance Rubini – Directrice du madd-Bordeaux et curatrice design et Emmanuel Tibloux – Directeur de l’EnsAD.
Athime de Crécy – ADM
Athime de Crécy sort diplômé de l’ECAL en 2017 et débute sa carrière aux côtés de Philippe Starck, qui l’a d’ailleurs sélectionné comme Rising Talents avec Alexis Georgacopoulos. Pendnat cinq ans, il collabore sur des projets industriels pour de grandes marques de mobilier, luminaires et high-tech, tout en continuant à produire de manière indépendante. Il fonde finalement son studio ADC en 2022 afin de se consacrer pleinement à la recherche et au développement de ses propres pièces. Son travail se tourne vers un design industriel prospectif et explore toutes les possibilités fonctionnelles en se jouant des formes, autant qu’il interroge la chaine de production traditionnelle.


Hugo Drubay
Sélectionné par Isabelle Dubern, Hugo Drubay est à la fois designer, architecte d’intérieur et sculpteur. Il est diplômé de l’Ecole Bleue en 2015 en architecture d’intérieur, design produit et communication visuelle. Inspiré de la nature et captivé par la morphogenèse, son travail utilise une combinaison de techniques allant de l’artisanat traditionnel aux nouvelles technologies telles que l’impression 3D ou la sculpture numérique. Il observe les formes de la nature pour les intégrer dans son processus de création et composer des pièces aux formes organiques. En juin, il avait par ailleurs participé à la Biennale Emergence à Pantin.


Tim Leclabart
Après un parcours auprès de galeries et d’antiquaires qui lui permet de cotoyer le design historique et la scène contemporaine, le designer Tim Leclabart fonde son studio à Paris en 2019. Marqué par une aventure au Brésil, il présente au PAD London et à l’Atelier Jespers à Bruxelles ses deux premières tables basses, justement inspirées des lignes modernistes de l’architecture brésilienne. Il collabore notamment avec les galeries Mouvements Modernes et Ketabi Bourdet qui lui permettent de développer des pièces s’inscrivant dans la mouvance des Arts Décoratifs Français ou de nouvelles explorations sculpturales insolites. Tim Leclabart a développé une signature où, entre raffinement intemporel et références postmodernistes, les lignes simples et dépouillées exacerbent les matériaux et les couleurs, qui a su marqué Hervé Lemoine, qui l’a sélectionné pour être Rising Talent.


Arthur Fosse et Samuel Perhirin – Passage
Passage est une jeune marque créée par Arthur Fosse et Samuel Perhirin qui fait le pont entre mode et design et ambitionne de réunir des pièces textiles et de mobilier sous une même collection. L’objectif étant que ces pièces puissent résister à l’épreuve du temps par un design ingénieux et des matériaux de qualité. La conception d’une lampe et d’une veste emprunte un processus identique, où les questionnements liés au design d’objet se retrouvent dans ceux de la mode. À contrario, le mobilier retient la fantaisie issue du secteur de la mode et une émancipation de la fonction pour élaborer des pièces uniques. Passage explore l’équilibre de cette transversalité où la division entre les deux n’a plus lieu d’être. Le duo a été sélectionné par Constance Rubini.

Sébastien Cluzel et Morgane Pluchon – SCMP Design Office
Sélectionné par Lauriane Duriez, SCMP DESIGN OFFICE est fondé par Sébastien Cluzel et Morgane Pluchon. Tous les deux formés à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, Morgane a notamment travaillé pour Luca Nichetto ou IKEA tandis que Sébastien complète sa formation par un Master HES-SO à l’ÉCAL, où il restera ensuite trois ans en tant qu’assistant-professeur. La démarche du duo consiste à remettre l’humain au centre de la pratique du design en questionnant l’usage des objets du quotidien, leur perception dans l’espace ainsi que leur mode de production. SCMP collabore avec des éditeurs pour concevoir des produits fonctionnels, pérennes et élégants.

Nicolas Verschaeve
À bord de son atelier mobile, Nicolas Verschaeve ouvre des espaces de recherche situés qui l’engagent à composer avec les données sociales, culturelles, historiques et techniques de chaque contexte pour en révéler la singularité. Il nourrit sa pratique d’une attention sensible à nos manières d’habiter le monde et porte un regard critique quant à la production d’objets, d’espaces, d’images et de pensées. Il est sélectionné comme Rising Talent par Emmanuel Tibloux.

Jeanne Andrieu
Lauréate Rising Talent Craft sélectionnée par Stépagne Galerneau, Jeanne Andrieu sort diplômée de l’ESAM de Caen en 2019 avant d’intègre l’ENSAD de Limoges où elle obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2022. Artiste céramiste, elle poursuit ensuite sa formation à la Maison de la céramique de Dieulefit dasn la Drôme. Ses pièces célèbrent la nature, le végétal et la beauté complexe de la faune et de la flore sous-marine. Sensible à la sculpturalité des coraux, elle se fascine pour les motifs, textures et couleurs des squelettes calcaires de ces polypes des mers chaudes et transmute ainsi dans l’argile ses observations botanistes.

Du 9 au 13 septembre, Maison & Objet revient au Parc des Expositions de Villepinte. Pour cette première édition en pleine crise sanitaire, les exposants seront répartis entre le hall 1 et le hall 6 autour de thématiques : Les cadeaux et accessoires, Cook et Food, et bien sûr deux grands halls réservés au mobilier et à l’aménagement de la maison. Au cœur des halls 3 et 4, les WHAT’S NEW? condensent, en une sélection pointue, les nouveautés puisées dans les collections des exposants.
Parmi les nombreuses propositions, sélection des stands coups de cœur de la rédaction.

Déambulons
Déambulons est un atelier spécialisé dans la créations de mobilier et aménagements originaux en bambou sur mesure. Les cocons et structures conçus aspirent à dessiner des lieux de vie esthétiques, conviviaux et uniques. Toutes les créations sont fabriquées en France et utilisent uniquement des bambous d’origine française (cf Intramuros 208).

Budapest Select
Budapest Select, initiée par Le Hungarian Fashion & Design Agency, présente le travail de 10 designers, représentant une palette variée et colorée du design hongrois.
Photo : Suspension Leaf – Design by Loomiosa

NOMA Editions
C’est la première participation de Noma Editions à Maison & Objet, et c’est une belle occasion de revenir sur ce nouvel éditeur qui se positionne à la fois sur du mobilier haut de gamme et éco-responsable. De belles collections, issues de collaborations avec des designers comme A+A Cooren, Charlotte Juillard, Sam Baron, RDAI…

Objet de Curiosité
C’est toujours un bonheur de se plonger dans le cabinet des merveilles de Pierre Emmanuel Grange-Jaricot, un des fondateurs d’Objet de Curiosité : entre trouvailles naturelles, accessoires repensés, la « mixologie » revendiquée est avant tout un bonheur d’anecdotes et d’histoires qu’on adore se faire raconter.

L'outdoor
Entre Lafuma Mobilier, Sifas, quelques grands acteurs du mobilier extérieur, dévoileront des collections à suivre : une occasion de réaliser combien ce secteur a évolué ces dernières années en proposant des ensembles toujours plus confortables, et adaptés aussi bien aux terrasses des vies urbaines que campagnardes.