Shoppe Object Paris : le salon du design quotidien

Shoppe Object Paris : le salon du design quotidien

Partenaire de Shoppe Object Paris, Intramuros revient sur les belles découvertes de cette première édition qui prit ses quartiers parisiens 17 au 19 janvier dernier à la porte de Versailles.

Depuis plus de 35 ans, WSN group accompagne et valorise les industries créatives en imaginant des rendez-vous où dialoguent innovation, savoir-faire et marchés. Cette dynamique s’est récemment enrichie avec Matter and Shape en 2024, véritable passerelle entre mode, architecture et design, puis avec Who’s Next Home, dédié aux univers lifestyle et à l’objet. Un nouvel horizon qui ne cesse de s’élargir puisque l’année s’est ouverte avec Shoppe Object Paris, organisé du 17 au 19 janvier 2026 à la Porte de Versailles. Né de la collaboration entre ANDMORE et WSN, ce salon — dont Intramuros est partenaire — marque la première édition parisienne de l’événement new-yorkais. Il ambitionne de proposer une lecture exigeante du design contemporain et de rassembler les différentes sphères créatives du design européen et nord-américain. Pensé comme un « salon dans le salon », l’événement, scénographié par le Studio Costa-Molinos, met en lumière une multitude de projets mêlant mobilier, art de la table, objets décoratifs et accessoires. En voici une sélection.

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Polimair

Lancée en mars 2024, la marque Polimair présentait sa chaise Beluga. Fabriquée en France à partir de plastique marin recyclé à 100 %, cette pièce se distingue par un assemblage sans vis ni colle. Réparable, elle se compose d’éléments — accoudoirs, assise, dossier — disponibles en huit coloris, offrant de vastes possibilités de personnalisation.

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Alki

La coopérative basque Alki présentait sa nouvelle gamme d’accessoires aux côtés des chaises Biboline et Lasai, des tables Egon, ainsi que du tabouret Uhin, récemment réédité. Une sélection complétée, entre autres, par un livre consacré à la marque, paru en fin d’année.

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Transparent

La marque audiophile suédoise Transparent, fondée par Per Brickstad et Martin Willers (anciens membres du studio People People), exposait une large partie de sa gamme connectée. Célèbre pour ses enceintes transparentes en aluminium et verre trempé, la marque présentait également le spectaculaire Brutalist Speaker, déjà aperçu à Milan et plus récemment présenté dans nos pages.

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Flos

L’éditeur italien mettait à l’honneur ses petites lampes à poser, parmi lesquelles les différentes déclinaisons colorées de l’iconique Lampadina d’Achille Castiglioni, mais aussi Mayday de Konstantin Grcic, Bon Jour Unplugged de Philippe Starck, sans oublier la Bilboquet de Philippe Malouin.

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Atelier Zemonsta

Influencée par un parcours en anthropologie et une expérience fondatrice au Maroc, Audrey Abbal-Duteille développe un langage visuel nourri de formes, de motifs et de couleurs. Sa collection de luminaires en aluminium Switch & Match incarne une vision du design en mouvement grâce à un diffuseur mobile.

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Burgio.

Basé à Florence, BURGIO. est un studio de design contemporain qui explore la céramique à travers la culture du café et du partage. Façonnée et émaillée à la main en Italie, la marque présentait sa collection Super Glossy : des surfaces ultra-brillantes et une palette de couleurs vives qui transforment les tasses en objets à collectionner.

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Fredericks & Mae

Fondé en 2007, Fredericks & Mae est un studio de design new-yorkais animé par une passion commune pour les matériaux, la couleur et la curiosité tactile. Installée à Brooklyn, la marque détourne des objets du quotidien pour en faire des pièces ludiques et visuellement singulières, à l’image de ses planches à découper Confetti.

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Finn

Finn est un studio de design fondé par Paula Giecco et installé à Buenos Aires, où sont fabriqués les objets. À la frontière entre bijou et petit rangement, la marque évolue dans un univers poétique et légèrement rétro. Réalisées à partir de chutes d’acétate, les dernières boîtes évoquent de micro-architectures colorées, témoignant d’une approche sensible et d’un artisanat contemporain.

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Manu Matters

Facilement identifiable grâce à son plissé — devenu une signature — Manu Matters présentait une nouvelle fois Jane, sa lampe à poser. Déclinée en trois dimensions (Baby, Teen et Lady), cette lampe filaire est fabriquée à partir de bouteilles en PET recyclé. Opaque, semi-opaque ou translucide, pied et abat-jour se déclinent dans une large palette de couleurs pour des compositions sur mesure.

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Serax

Connue pour ses objets dédiés à la maison, Serax brouille les typologies et multiplie les styles à travers des collaborations variées. La marque présentait notamment le vase hibou After Midnight issu de sa collaboration avec Marni, mais aussi des pièces étonnantes comme la collection Les Objets Mouleversants de Wouters & Hendrix ou les vases-sacs de Kseniya Kravtsova. Un dialogue audacieux avec des designs plus classiques signés Kris Van Assche ou Ann Demeulemeester, révélant l’étendue du savoir-faire de la manufacture belge.

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Minkyu Park

Minkyu Park est une marque de design franco-coréenne qui explore le potentiel caché des objets du quotidien et des formes négligées. Jouant avec l’irrégularité et la mémoire, la marque développe des structures modulaires et de petits objets. Les bougies incarnent pleinement cette esthétique raffinée, minimaliste et poétique, offrant une expérience évolutive où le design devient aléatoire au fil de la fonte de la cire.

Rédigé par 
La rédaction

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6/10/2026
La Résidence, une semaine dédiée à l’éco-conception

Éco Impact lance la Résidence, une semaine intensive d'éco-conception mobilier réservée à 12 designers, au Domaine des Escaunes (Gard), du 4 au 11 avril 2027. Un programme 100% financé pour les artistes-auteurs (AFDAS) et les dirigeants de TPE/PME (subvention ADEME).

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Au programme : une immersion complète dans les outils d'analyse de cycle de vie et d'éco-conception, avec des experts pointus — Christophe Lemaire (Consiliom, pitch et argumentaire projet), David Legouix (FCBA, matériaux et innovation), Grégoire Gérard et Camille Cousté (Eco Impact) — et un grand témoin d'exception : Anthony Lebossé, cofondateur de Studio 5.5, lors d'un dîner-conférence.

À l'issue de la résidence, les participants présenteront leur projet devant un jury de professionnels reconnus : Carine Faure (Petite Friture), Alice Viault (Groupe Roset), Marie Carcassonne (Dynamo) et Martin Hallegouët (Bluedigo).

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Pour sa 2e édition organisée le 20 octobre prochain, RELEASE [AEC] change de dimension : 25 agences d'architecture internationales viennent partager leurs retours d'expérience concrets sur l'IA et les nouvelles technologies et plus de 40 éditeurs de solutions dédiées.

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Fidèle à son parti pris depuis la première édition, RELEASE [AEC] privilégie toujours les démonstrations concrètes, loin des simples présentations : chacun repart avec une vision claire de ce que ces solutions permettent de faire, dès aujourd'hui.

Les technologies, les solutions digitales et, bien entendu, l'intelligence artificielle transforment en profondeur la manière de travailler des professionnels de l'architecture et de la construction. C'est précisément ce mouvement que RELEASE [AEC] entend accompagner, en donnant à voir très concrètement ce qui est déjà à l'œuvre dans les agences les plus en pointe.

Pour plus d'informations et s'inscrire c'est ici : https://www.release-aec.com/fr/participer#register

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8/10/2026
À Montpellier, Pierre Paulin siège en majesté

Au musée Fabre de Montpellier, l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ouverte jusqu’au 1er novembre, revient sur plus de cinquante ans de création d’un designer qui a fait de la matière le terrain d’une perpétuelle expérimentation.

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Des courbes, de la couleur et des formes, toujours. Mais cette fois-ci, c’est au design que le musée Fabre de Montpellier consacre son espace d’exposition temporaire. Avec « Le design selon Pierre Paulin », l’institution revient, jusqu’au 1er novembre, sur plus de 50 ans de création d’un designer obsédé par la forme. Un créateur qui n’a cessé de repousser les limites de l’assise pour donner corps à certaines des silhouettes les plus iconiques du XXe siècle. Influencé par son grand-oncle maternel, Frédy Balthazar Stoll, sculpteur formé dans l’atelier de Rodin, et son oncle paternel, Georges Paulin, designer automobile à qui l’on doit notamment l’invention du système Éclipse – permettant au toit des véhicules de se rabattre dans le coffre –, Paulin tire deux grandes lignes : la forme et le fonctionnalisme. Une pensée moderniste que l’étudiant en architecture intérieure au Centre d’art et des techniques (aujourd’hui Camondo) retrouve dans les travaux de l’entre-deux-guerres signés Charlotte Perriand ou Jean Prouvé, qu’il admire. De cette influence naît le fauteuil Première réalisation. Une assise imaginée comme un prototype, mais qui révèle déjà des facultés certaines pour la conception et le pousse à réaliser ses premières pièces inspirées par la Scandinavie, où il séjourne en 1951. Rapidement édité par Thonet Frères et Meubles TV, puis exposé au Salon des arts ménagers en 1953, le designer s’engage dans une voie moderniste, troquant la géométrie nordique pour les formes organiques.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

Loin des ensembliers qui avaient révolutionné la première moitié du XXe siècle, Paulin appartient à la seconde moitié du siècle, celle de l’industrie. L’arrivée de nouvelles fibres, dont le jersey, textile souple et élastique symbole de la révolution industrielle des années 1960, lui ouvre de nouvelles possibilités. Il imagine alors de nouvelles formes. Parmi elles, le Groovy et le Mushroom marquent cette décennie et lui confèrent l’image d’une époque colorée, notamment grâce à des figures comme Kho Kiang Ie, directeur artistique d’Artifort, ou le designer textile américain Jack Lenor Larsen, avec qui Paulin développe un nouveau langage. Un dialecte à part sur la scène du design qui lui vaut d’entrer au MoMA en 1969 – trois ans après avoir contribué au lancement de l’ARC initié par Jean Coural – grâce au F300 et à la Tongue Chair. Une assise si basse dont on lui avait dit qu’elle ne pourrait être commercialisée. Elle deviendra pourtant l’un des grands succès du designer, pour qui la hauteur de l’assise influe sur les échanges humains au sein d’un même lieu.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Ce rapport à l’espace, Paulin l’aborde également avec une structure mobile développée pour les salons. Bien des années plus tard, cette réflexion l’amène jusqu’aux appartements privés de l’Élysée, où il conçoit le célèbre fumoir du couple Pompidou. Une réalisation emblématique de son talent que le designer tentera d’exporter outre-Atlantique avec une collaboration avec Herman Miller et le développement du concept d’open loft. Un projet tombé à l’eau, sans doute trop précurseur à l’aube des années 1970.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Un design marqué par les innovations

De l’artisanat au concept du déhoussable, en passant par les structures exosquelettes des fauteuils Vague ou de la table Cathédrale, Paulin n’aura eu de cesse d’entremêler les concepts, les innovations et les styles. Et ce, jusqu’à revenir, vers la fin de sa vie, à une esthétique Art déco valorisant la géométrie. En témoignent encore aujourd’hui les tapis abrités par le Conseil économique et social de Paris, basés initialement sur les plans du concours remporté par Buren au Palais-Royal, ou le bureau dessiné pour François Mitterrand. Une remise en question perpétuelle de son travail qu’il poursuivra jusqu’à la fin, avec Ligne Roset ou Magis.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

De ses premières assises aux pièces devenues iconiques, l’exposition raconte la carrière d’un homme qui avait fait du design une matière à penser. L’occasion de redécouvrir – et d’essayer – certaines des silhouettes les plus célèbres du XXe siècle, façonnées par un esprit qui n’a cessé de réinterpréter ses dessins pour qu’à travers eux se lise une histoire moderne.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
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8/10/2026
Edgar Jayet retapisse le design industriel pour la Villa Médicis

Pour la Villa Médicis, le designer Edgar Jayet livre trois fauteuils Tapestry. Une réinterprétation du Swivel de la maison d’édition danoise Vipp, retapissé d’un jacquard paysagé.

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S’il existe une place qui, parmi plus que nulle autre, a traversé les époques pour garantir à la création un lieu d’expression, c’est la Villa Médicis. Fondée en 1666 par Louis XIV, l’institution française bâtie sur les hauteurs de Rome accueille depuis 2022 le programme « Réenchanter la Villa ». Entamée par India Madhavi, cette nouvelle campagne de rénovation se poursuit aujourd’hui avec les appartements des pensionnaires. Et c’est au numéro 10 que l’architecte et directeur artistique Edgar Jayet présente « Tapestry ». Derrière ce nom, une typologie que le designer considère « comme ce qui est un peu le nouveau chevalet de l’artiste » : la chaise de bureau. « Nous nous sommes intéressés à elle car c’est une pièce essentielle mais, à mon sens, souvent décevante en termes de design, de conception. Je suis donc rentré en contact avec l’éditeur danois Vipp pour y chercher la Swivel chair que j’adore. » Une assise pivotante au design industriel mais surtout à la hauteur du lieu, selon le prescripteur.

Fauteuil Tespetry, design Edgar Jayet © VIPP

Un style néo-éclectique

Fidèle à une certaine vision très « dix-neuviémiste » de l’ameublement, Edgar Jayet a souhaité introduire dans ce projet un pont entre les époques et les styles. « Je me suis interrogé sur ce qu’était l’opposé d’un design industriel et je suis tombé sur la tapisserie. Un élément qui ramène à la naissance des Arts décoratifs, au Moyen Âge, à la Renaissance, à la manufacture des Gobelins… » Une réflexion qui amène alors le designer à sélectionner un jacquard au style forestier de chez Schumacher. « La ligne d’horizon, le feuillage… Pour moi, la notion de paysage intérieur est essentielle dans un atelier d’artiste. C’est une ouverture vers l’extérieur qui fait écho, dans notre cas, au jardin de la Villa Médicis », détaille le designer, marqué par l’ambiance néo-médiévale émanant des chaises tapissées de sa grand-mère. Grâce au métrage relativement long, les trois assises de la Villa se complètent sans que le motif ne se répète et offrent ainsi à l’espace une complémentarité stylistique.

Fauteuil Tespestry, design Edgar Jayet © VIPP

Un projet à acquérir

Imaginé à l’origine pour l’institution romaine, le fauteuil Tapestry sera également disponible à la vente à partir du mois de janvier. Avec ses 50 pièces, cette collection capsule s’inscrit dans la volonté plus globale de la maison d’édition danoise de développer des collaborations bespoke autour de leur best-seller : la Swivel. L’occasion de s’offrir un petit morceau de la Villa et de connecter, comme elle, les époques par le prisme du design.

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