BIG-GAME dévoile la collection Niwar avec Phantom Hands
Collection Niwar, design : BIG-GAME © Phantom Hands

BIG-GAME dévoile la collection Niwar avec Phantom Hands

Le studio suisse BIG-GAME dévoilait à Paris la collection Niwar en collaboration avec l’éditeur indien Phantom Hands. Une collaboration entamée il y a plusieurs années, dont le nom Niwar, est fortement inspiré de la culture et de l’histoire de l’Inde.

Lancée en 2014 à Bangalore, la marque de mobilier indien Phantom Hands dévoilait sa nouvelle collaboration avec BIG-GAME sur la collection Niwar, pensée dans la tradition artisanale indienne, chère à Phantom Hands et à ses fondateurs Deepak Srinath et Aparna Rao. Une collection composée d’un sofa, le premier de l’éditeur, d’un fauteuil et d’un ottoman. Des pièces qui sont le résultat de quatre ans de travail, après une première rencontre en 2016. « Nous faisions un voyage en Inde pour découvrir la culture et l’artisanat et nous avons rencontrés Deepak et Aparna et nous avons tout de suite accrochés » raconte Elric Petit. Désireux de faire collaborer des designers au sein de leur collections, ils se sont rapprochés du studio 6 ans plus tard pour travailler sur cette ensemble de pièces.

Une collection en hommage à la culture indienne

Pour imaginer cette collection, le trio de designers de BIG-GAME composé d’Augustin Scott de Martinville, Elric Petit et Grégoire Jeanmonod a souhaité rendre hommage la culture indienne. Ils sont alors parti d’un élément central et très symbolique en Inde, le « diwan », que l’on peut communément associé à un divan, pour penser un sofa dont la coque serait rigide pour laisser place à une assise douce et enveloppante, avant de le développer sous forme de fauteuil et ottoman.

Fauteuil Niwar, design : BIG-GAME © Phantom Hands

Un nom inspiré d’un textile traditionnel

Le nom de la collection, Niwar, n’a pas été choisie au hasard. Celle-ci fait en effet référence à un type de tissu très répandu en Inde, qui fait penser à un ruban épais, à l’origine composé de coton. Dans la version de Phantom Hands avec BIG-GAME, le textile est conçu par Zanav Home, un fabricant également basé à Bangalore. Le textile utilisé associe le coton et le lin, pour arriver à un résultat plus élevé en termes de qualité. « Au moment de penser la collection, on voulait ajouter un détail pour rappeler l'Inde. C’est là que nous avons pensé à inclure du niwar au sein des produits » ajoute Elric Petit. Une collection d’autant plus significative pour la marque qui voit en cette collaboration le moyen de marquer un nouveau tournant en termes de développement de marques, notamment à l’international. Niwar est disponible en trois coloris - vert foret, bleu ombre et gris colombe - ainsi qu’en deux finitions de bois en teck naturel et teinté foncé.

Sofa et Ottoman, collection Niwar, design : BIG-GAME © Phantom Hands
Rédigé par 
Maïa Pois

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©Modulnova

Une grammaire de la matière

Au cœur d’Artistry, la matière devient le principal vecteur d’expression, notamment grâce au Travertin Titanium, omniprésent, qui vient structurer les volumes. Autour de lui, bois, métal et verre dialoguent : les textures se répondent tandis que les différentes finitions mates, polies ou réfléchissantes enrichissent la perception et créent une continuité visuelle entre les espaces. Un principe confirmé par la cuisine Twenty Lab, avec ses blocs monolithiques en pierre prolongés par des éléments suspendus en chêne, qui jouent sur la tension entre masse et légèreté.

©Modulnova

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©Modulnova

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27/4/2026
Un chantier milanais pour Seletti

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29/4/2026
MDW : Davide Groppi enrichit l’espace par la lumière

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Suspension Umasi © Davide Groppi

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Lampe Vera © Davide Groppi

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29/4/2026
À Milan, Cassina dévoilait ses nombreuses nouveautés

Pour célébrer comme il se doit cette nouvelle Design Week, Cassina réinventait son showroom autour du concept d’« intelligence de la matière ». Une idée à l’origine d’un écrin contemporain, marqué par des couleurs fortes et un grand nombre de nouveautés.

Pour cette saison, Cassina transformait son flagship de la via Durini sous la direction de Mikal Harrsen. Rehaussé de couleurs chaudes et vibrantes — également déployées sur un large écran dès l’espace d’accueil — le lieu se voulait être immersif. C’est dans ce cadre que l’éditeur italien a mis en scène ses dernières créations. Qu’il s'agisse des nouveaux coloris comme sur la table Plana de Charlotte Perriand et les tables basses 780/783 de Gianfranco Frattini, ou de nouvelles créations contemporaines, l’ensemble se déployait au fil d’un même parcours scénographique ouvert. Portées par une palette chromatique audacieuse, les installations composaient une narration fluide prolongée jusqu’à la terrasse, transformée pour l’occasion en refuge outdoor. Un cadre idéal pour célébrer la collaboration entre l’éditeur et Persol, illustrant le dialogue entre héritage et innovation au cœur de « The Cassina Perspective ».

©Cassina

Des assises en tout genre

Dès l’entrée du showroom, Cassina souhaitait plonger le visiteur dans un univers radical en déployant le système Ardys imaginé par Patricia Urquiola. Recouvert d’un textile technique, ce canapé composable aux volumes généreux évoque une certaine idée de la douceur dans un style ultra-contemporain. Une sensation due au textile technique très visuel, à mi-chemin entre le velours et l’aspect matelassé d’une doudoune. En contrepoint, le fauteuil Plintea de Chiara Andreatti apporte une élégance plus sobre avec son enveloppe protectrice et son piètement asymétrique aussi bien adapté aux espaces domestiques qu’aux environnements contract. Dans un registre plus rigoureux, Cassina réédite la chaise CH66 de Nicos Zographos, développée avec Karakter, réaffirmant l’intemporalité du Bauhaus à travers une ligne continue en acier. Cette esthétique dialogue avec celle, plus expérimentale, de la Peacock Chair de Verner Panton, dont on célèbre le centenaire. Une pièce audacieuse, aux formes libres et à la structure métallique légère, animée par des coussins colorés modulables qui offrent à l’assise une allure ludique. Enfin, le fauteuil Hotte de Philippe Starck convoque quant à lui la mémoire des gestes ruraux et de l’artisanat à travers un tressage en osier minutieux.

©Cassina

Un corpus d’idées lumineuses

Côté luminaires, Cassina poursuit son exploration avec la designer Linde Freya Tangelder — également à la tête de « The Cassina Perspective » cette année — et sa lampe Fluid Joinery Light. Véritable sculpture lumineuse, elle met en œuvre un verre soufflé multicouche capable d’agir comme une lentille, diffusant une lueur douce. Héritière de recherches plastiques initiées avec une série de tables basses, cette pièce conjugue habilement densité et transparence. Dans une approche plus naturaliste, le duo Neri & Hu propose avec Samambu un paysage lumineux inspiré des bambouseraies, où des tiges métalliques élancées supportent des diffuseurs en verre opale. À l’inverse, Dot Pattern Light, signé Charles & Ray Eames, transpose verticalement le motif graphique des sphères lumineuses. Pour finir, la suspension Accelsa de Angelo Mangiarotti revisite une icône des années 1980 en sublimant le verre vénitien soufflé. Simplement retournée, la pièce initiale offre une autre lecture. Qu’il s’agisse de volumes sculptés, de lignes inspirées du vivant ou de compositions graphiques, ces créations assurent au Via Durini, 16, son statut de repère pour tout amoureux du design.

©Cassina
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