Hôtel Burdigala : au service du luxe
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Hôtel Burdigala : au service du luxe

Sous la direction de Fabien Roque, directeur de l’agence Roque Intérieurs, le Burdigala s’est permis une remise en beauté. Désormais 5 étoiles, l’hôtel bordelais propose une large panoplie d’offres et de services, le transformant en un lieu hybride et incontournable.

Niché au sein du quartier des affaires Mériadeck à Bordeaux, le nouveau Burdigala, membre du groupe Inwood Hotels, n’aura gardé d’origine que sa structure. Composé de 83 chambres, - dont 7 duplex et 8 suites - réparties sur 5 étages, l’hôtel offre son lot d’expériences. Sous l’impulsion de l’architecte d’intérieur Fabien Roque, qui remporte le concours pour sa rénovation en 2021, le Burdigala est un exemple parfait de l’hybridation du secteur de l’hôtellerie. Ce dernier n’est en effet pas uniquement un lieu où l’on vient dormir, mais un espace de vie en soi. « En passant sur du 5 étoiles, on voulait surtout adopter un vrai positionnement lifestyle où chaque espace commun devient un lieu de vie pour les Bordelais » expliquait notamment Fabien Roque. 

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Une multitude de services

Pour cette nouvelle version, le Burdigala passe donc d’une formule 4 à 5 étoiles, ce qui nécessite de proposer de nouvelles expériences et options. Au rez-de-chaussée, l’Atriome est décrit par Fabien Roque comme étant « le cœur de l’hôtel ». Reliant les différents espaces entre eux, son utilisation évolue au cours de la journée. Dans des tons chauds et chaleureux, ce dernier se compose de plusieurs espaces en un. En effet, des frontières et bulles se dessinent par les ambiances proposées. Le Bar, ouvert toute la journée, est l’élément central de la matinée puisque c’est sur ce dernier qu’est servi le petit-déjeuner. Plus tard, les tables deviennent des lieux de rendez-vous ou des espaces de coworking, tandis que la Game Room séparée par des rideaux, est un espace qui peut devenir plus intime et privatif. « L’idée était qu’il y ait plein d’objets dont les gens peuvent se servir librement. On souhaitait que le client soit le plus à l’aise possible et se sente un peu comme à la maison » justifiait Fabien Roque.

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Autre grande nouveauté : l’inauguration d’une salle de cinéma de 22 places. Accessible gratuitement pendant 2h à tous les clients ayant réservé une suite, l’idée est surtout de proposer des projections à l’ensemble des clients. L’objectif : amener plus de familles dans l’hôtel et répondre à tous les besoins. « Chaque service apporte à l’autre » ajoutait notamment Emilie Depierrois, directrice d’exploitation de l’hôtel. Une salle de finesse et un SPA sont également en cours de finalisation et installés au sous-sol, à la place de l’ancien parking.

Au cours de la journée, l'Atriome est rythmé par différentes atmosphères © InWood Hotels

Une attention particulière apportée aux détails

Et cette offre multiple ne concerne pas uniquement les services de l’hôtel, mais passe également par son aménagement global. Avec un agencement totalement sur mesure, dont quelques pièces de mobilier telles que les banquettes et les luminaires présents dans les chambres, la volonté était de créer un espace qui soit chaleureux et accueillant pour tous. L’escalier central, l’une des pièces maîtresses du projet, donne sur une verrière qui laisse croire à un puits de lumière naturelle. À l’arrivée du printemps, une terrasse sera inaugurée et deviendra à coup sûr, un immanquable de l’hôtel.

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L’inauguration d’un nouvel espace dédié aux professionnels 

Cette rénovation a également été l’occasion pour le Burdigala d’étendre son offre dédiée aux professionnels puisqu’un nouveau bâtiment a ouvert juste en face de l’hôtel. Nommé l'Atelier du Burdigala, ce dernier est réservé aux séminaires et événements professionnels puisque celui-ci dispose de 5 salles de réunions modulables. Aussi, et pour tous les clients, le Billy Bar, installé au 1er étage de l’Atelier, propose un large choix de cocktails signatures, et n’attend plus que les beaux jours pour devenir un lieu incontournable de la ville.

L'Atelier du Burdigala est réservé à l'usage professionnel © InWood Hotels

Un restaurant : Madame B 

Dirigé par le chef Grégory Vindalassalon, le Madame B est aussi délicieux à regarder qu’à déguster. Logé dans une ancienne salle de séminaire, le restaurant a la particularité d’être ouvert à tous. En effet, celui-ci dispose de deux accès, dont un donne directement sur la rue, indépendamment de l’entrée principale. Doté de grandes baies vitrées pour profiter de la lumière naturelle, la force de cette salle réside probablement dans son ilot central, qui sert de desserte pour les serveurs qui sont ainsi placés au centre du service et visibles par tous. Pour les rendez-vous plus intimes, une salle privée est accessible, séparée du reste du restaurant par un rideau. Avec une carte raffinée, proposant plusieurs formules de « petits plats », le Madame B en a pour toutes les papilles. 

Le restaurant Madame B © InWood Hotels
Rédigé par 
Maïa Pois

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Éco Impact lance la Résidence, une semaine intensive d'éco-conception mobilier réservée à 12 designers, au Domaine des Escaunes (Gard), du 4 au 11 avril 2027. Un programme 100% financé pour les artistes-auteurs (AFDAS) et les dirigeants de TPE/PME (subvention ADEME).

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Au programme : une immersion complète dans les outils d'analyse de cycle de vie et d'éco-conception, avec des experts pointus — Christophe Lemaire (Consiliom, pitch et argumentaire projet), David Legouix (FCBA, matériaux et innovation), Grégoire Gérard et Camille Cousté (Eco Impact) — et un grand témoin d'exception : Anthony Lebossé, cofondateur de Studio 5.5, lors d'un dîner-conférence.

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À Montpellier, Pierre Paulin siège en majesté

Au musée Fabre de Montpellier, l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ouverte jusqu’au 1er novembre, revient sur plus de cinquante ans de création d’un designer qui a fait de la matière le terrain d’une perpétuelle expérimentation.

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Des courbes, de la couleur et des formes, toujours. Mais cette fois-ci, c’est au design que le musée Fabre de Montpellier consacre son espace d’exposition temporaire. Avec « Le design selon Pierre Paulin », l’institution revient, jusqu’au 1er novembre, sur plus de 50 ans de création d’un designer obsédé par la forme. Un créateur qui n’a cessé de repousser les limites de l’assise pour donner corps à certaines des silhouettes les plus iconiques du XXe siècle. Influencé par son grand-oncle maternel, Frédy Balthazar Stoll, sculpteur formé dans l’atelier de Rodin, et son oncle paternel, Georges Paulin, designer automobile à qui l’on doit notamment l’invention du système Éclipse – permettant au toit des véhicules de se rabattre dans le coffre –, Paulin tire deux grandes lignes : la forme et le fonctionnalisme. Une pensée moderniste que l’étudiant en architecture intérieure au Centre d’art et des techniques (aujourd’hui Camondo) retrouve dans les travaux de l’entre-deux-guerres signés Charlotte Perriand ou Jean Prouvé, qu’il admire. De cette influence naît le fauteuil Première réalisation. Une assise imaginée comme un prototype, mais qui révèle déjà des facultés certaines pour la conception et le pousse à réaliser ses premières pièces inspirées par la Scandinavie, où il séjourne en 1951. Rapidement édité par Thonet Frères et Meubles TV, puis exposé au Salon des arts ménagers en 1953, le designer s’engage dans une voie moderniste, troquant la géométrie nordique pour les formes organiques.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Naissance de l’esthétique Paulin

Loin des ensembliers qui avaient révolutionné la première moitié du XXe siècle, Paulin appartient à la seconde moitié du siècle, celle de l’industrie. L’arrivée de nouvelles fibres, dont le jersey, textile souple et élastique symbole de la révolution industrielle des années 1960, lui ouvre de nouvelles possibilités. Il imagine alors de nouvelles formes. Parmi elles, le Groovy et le Mushroom marquent cette décennie et lui confèrent l’image d’une époque colorée, notamment grâce à des figures comme Kho Kiang Ie, directeur artistique d’Artifort, ou le designer textile américain Jack Lenor Larsen, avec qui Paulin développe un nouveau langage. Un dialecte à part sur la scène du design qui lui vaut d’entrer au MoMA en 1969 – trois ans après avoir contribué au lancement de l’ARC initié par Jean Coural – grâce au F300 et à la Tongue Chair. Une assise si basse dont on lui avait dit qu’elle ne pourrait être commercialisée. Elle deviendra pourtant l’un des grands succès du designer, pour qui la hauteur de l’assise influe sur les échanges humains au sein d’un même lieu.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Ce rapport à l’espace, Paulin l’aborde également avec une structure mobile développée pour les salons. Bien des années plus tard, cette réflexion l’amène jusqu’aux appartements privés de l’Élysée, où il conçoit le célèbre fumoir du couple Pompidou. Une réalisation emblématique de son talent que le designer tentera d’exporter outre-Atlantique avec une collaboration avec Herman Miller et le développement du concept d’open loft. Un projet tombé à l’eau, sans doute trop précurseur à l’aube des années 1970.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

Un design marqué par les innovations

De l’artisanat au concept du déhoussable, en passant par les structures exosquelettes des fauteuils Vague ou de la table Cathédrale, Paulin n’aura eu de cesse d’entremêler les concepts, les innovations et les styles. Et ce, jusqu’à revenir, vers la fin de sa vie, à une esthétique Art déco valorisant la géométrie. En témoignent encore aujourd’hui les tapis abrités par le Conseil économique et social de Paris, basés initialement sur les plans du concours remporté par Buren au Palais-Royal, ou le bureau dessiné pour François Mitterrand. Une remise en question perpétuelle de son travail qu’il poursuivra jusqu’à la fin, avec Ligne Roset ou Magis.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre

De ses premières assises aux pièces devenues iconiques, l’exposition raconte la carrière d’un homme qui avait fait du design une matière à penser. L’occasion de redécouvrir – et d’essayer – certaines des silhouettes les plus célèbres du XXe siècle, façonnées par un esprit qui n’a cessé de réinterpréter ses dessins pour qu’à travers eux se lise une histoire moderne.

In-situ de l'exposition "Le design selon Pierre Paulin" © Musée Fabre
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8/10/2026
Edgar Jayet retapisse le design industriel pour la Villa Médicis

Pour la Villa Médicis, le designer Edgar Jayet livre trois fauteuils Tapestry. Une réinterprétation du Swivel de la maison d’édition danoise Vipp, retapissé d’un jacquard paysagé.

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S’il existe une place qui, parmi plus que nulle autre, a traversé les époques pour garantir à la création un lieu d’expression, c’est la Villa Médicis. Fondée en 1666 par Louis XIV, l’institution française bâtie sur les hauteurs de Rome accueille depuis 2022 le programme « Réenchanter la Villa ». Entamée par India Madhavi, cette nouvelle campagne de rénovation se poursuit aujourd’hui avec les appartements des pensionnaires. Et c’est au numéro 10 que l’architecte et directeur artistique Edgar Jayet présente « Tapestry ». Derrière ce nom, une typologie que le designer considère « comme ce qui est un peu le nouveau chevalet de l’artiste » : la chaise de bureau. « Nous nous sommes intéressés à elle car c’est une pièce essentielle mais, à mon sens, souvent décevante en termes de design, de conception. Je suis donc rentré en contact avec l’éditeur danois Vipp pour y chercher la Swivel chair que j’adore. » Une assise pivotante au design industriel mais surtout à la hauteur du lieu, selon le prescripteur.

Fauteuil Tespetry, design Edgar Jayet © VIPP

Un style néo-éclectique

Fidèle à une certaine vision très « dix-neuviémiste » de l’ameublement, Edgar Jayet a souhaité introduire dans ce projet un pont entre les époques et les styles. « Je me suis interrogé sur ce qu’était l’opposé d’un design industriel et je suis tombé sur la tapisserie. Un élément qui ramène à la naissance des Arts décoratifs, au Moyen Âge, à la Renaissance, à la manufacture des Gobelins… » Une réflexion qui amène alors le designer à sélectionner un jacquard au style forestier de chez Schumacher. « La ligne d’horizon, le feuillage… Pour moi, la notion de paysage intérieur est essentielle dans un atelier d’artiste. C’est une ouverture vers l’extérieur qui fait écho, dans notre cas, au jardin de la Villa Médicis », détaille le designer, marqué par l’ambiance néo-médiévale émanant des chaises tapissées de sa grand-mère. Grâce au métrage relativement long, les trois assises de la Villa se complètent sans que le motif ne se répète et offrent ainsi à l’espace une complémentarité stylistique.

Fauteuil Tespestry, design Edgar Jayet © VIPP

Un projet à acquérir

Imaginé à l’origine pour l’institution romaine, le fauteuil Tapestry sera également disponible à la vente à partir du mois de janvier. Avec ses 50 pièces, cette collection capsule s’inscrit dans la volonté plus globale de la maison d’édition danoise de développer des collaborations bespoke autour de leur best-seller : la Swivel. L’occasion de s’offrir un petit morceau de la Villa et de connecter, comme elle, les époques par le prisme du design.

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