Les Monts et Merveilles de Raw-Edges
© Mark Cocksedge

Les Monts et Merveilles de Raw-Edges

Superfront profitait de la Paris Design Week en septembre 2023 pour ouvrir un showroom, 131 rue de Turenne à Paris. L’occasion de rencontrer le studio Raw Edges, Shay Alkalay et Yael Mer et de voir pétiller la malice dans leurs yeux de designers.

Tous deux nés à Tel Aviv en 1976, diplômés de la Bezalel Art&Design Academy de Jérusalem en 2002, puis du Royal College of Art de Londres, d’emblée ils savent qu’ils ont des points en commun et qu’ils vont réaliser des choses ensemble, se projetant dans des scénarios industriels tout en restant nostalgique du fait-main. Avec Ron Arad en professeur, ils acquièrent le même regard enfantin, étonné et le posent sur le monde avec émerveillement et bienveillance, faisant de l’imperfection une perfection, du moindre enchevêtrement de bottes de foin une grâce géométrique. Diplômés en 2007, ils ouvrent leur studio à l’Est de Londres et se lancent dans un voyage de perpétuelles découvertes, usant et abusant de la matière, l’économisant et la recyclant sans cesse. Le bois se cuit dans des colorants bouillants. Les moules en papier produisent des carreaux de céramiques industriels. Les bancs s’imprègnent de couleurs en coulure.

Table extensible Pivot, design : Raw-Edges pour Arco

Stack, la commode multicolore, comme des tiroirs mal empilés, développée après leur diplôme, sera éditée par Established&Son en 2008 et fera le succès de leur présentation en 2009 à La Pelota à Milan, dans le off du salon du meuble. Cappellini les remarque alors et édite leur chaise Tailored Wood Volume, du papier plié gonflé, plaqué sur du métal avec une mousse expansible. En 2009, leur table console extensible Pivot pour Arco reçoit un Wallpaper Design Award anglais et un iF Gold Product Design Award allemand. Repérés par Stella Mac Cartney pour leur parquet à chevrons, ils développeront des sols à motifs sur-mesure pour chacun de ses magasins à Milan, Londres, New York, Paris, Tokyo et en Chine.

Espace et matière

Leur approche singulière de l’espace et de la matière les amène à travailler pour des marques aussi prestigieuses que Louis Vuitton pour qui ils développent un siège en cuir qui s’ouvre comme un parapluie. Pour Moroso, Kenny, un fauteuil, simple feuille de tissu pliée sur un piétement en bois. Pour Kvadrat, des scénographies de stand avec les tissus en bandelettes qui forment comme un rideau.

Scénographie réalisée pour Kvadrat, Stockholm Furnitur Fair 2013 © Joel Tettamanti

Des carrelages pour Mutina, moulés dans des moules de papier ; des tapis pour Golran ou des installations légères, par touche, dans la demeure seigneuriale anglaise de Chatsworth House, où des sièges en bois à motif spécifique semblent émerger d’un plancher en bois grillagé sur-mesure ; des accessoires pour Vitra, une chaise réversible pour +Halle, des tapis pour GAN… Chacune de leur création agit comme une surprise, ludique et amusante, non sophistiquée, en marge de l’hyper-léché. La rugosité du matériau « bords bruts » donnera le nom de leur studio, chacun penché sur leurs mains, elle sur sa machine à coudre, lui sur ses dessins et ne communiquant entre eux que par le biais des croquis ou des prototypes.

Endgrain Elephant, design : Raw-Edges pour Vitra

Superfront et eux

S’ils excellent dans le sur-mesure, ils affichent avec leur collaboration avec Superfront leur volonté de rendre le design accessible à tous et quoi de plus accessible que la rénovation d’une cuisine IKEA ? Depuis 10 ans, Superfront (Monica et Mick Born) participe à la rénovation des cuisines Ikea en proposant une large palette de finitions, de coloris, de poignées et d’accessoires pour faire évoluer les structures Ikea Metod. Grâce à la mise en place de façades Plain Desert Sand, de poignées Bar Biscotti Wood et d’un plan de travail Lindanäs Limestone, c’est devenu un jeu d’enfant de rénover sa cuisine sans en changer la structure ou en la complétant. Superfront, fondé en Suède en 2013 avec la volonté de donner à tout un chacun la possibilité de s’entourer d’un design exceptionnel, s’appuie sur une base bien établie et abordable, qui permet de créer et recréer des meubles de qualité à un prix radicalement différent des propositions haut de gamme. Le mobilier Superfront vit et vieillit avec élégance sans se soucier des tendances, incitant à un mode de consommation plus responsable offrant la possibilité de réutiliser et de redonner vie aux caissons Ikea usagés. Pour rénover une cuisine ou rafraîchir un système de penderie Pax, transformer un buffet Besta en ajoutant de beaux pieds ou un plateau en pierre, il suffit d’aller sur la boutique en ligne superfront.com ou de se rendre dans cette boutique parisienne.

Une collection Bruta

Superfront travaille en permanence une approche de la durabilité, un ADN circulaire qui fait que le bois est sourcé auprès de producteurs forestiers responsables et que même les laques sont à base d’eau et non pas de polypropylène, moins respectueux de l’environnement. 90% de la production a lieu en Suède, à proximité de leurs principaux marchés et le carton ondulé et le carton artisanal des emballages est certifié écologique. Les poignées Circus, Wire et Twine sont complémentaires, rondes, longues ou à angle droit…Les matériaux sont authentiques, vieillissent bien comme le laiton, le cuivre, l’aluminium, le chrome, le marbre, le frêne ou le cuir tanné végétal. Les portes sont en MDF agréables au toucher ou en frêne.

Collection Bruta Kitchen L, design : Raw-Edges pour Superfront

Avec Raw Edges, Shay Alkalay et Yael Mer, Superfront a mis au point la ligne Bruta, un concept dynamique de meubles bas, placards muraux et d’armoires hautes caractérisés par leur design, leur couleur et leurs matériaux, disponible séparément ou à intégrer dans un aménagement. La cuisine devient plus intelligente avec Raw Edges puisque les armoires regorgent d’ingéniosité, de tiroirs cachés et de système de recyclage. Un large choix de 2050 couleurs pour les portes et panneaux laqués s’ajoute à la palette existante avec des dessins géométriques sur les portes en frêne ou en MDF, rainurées ou lisses, effet bois brut ou carrelé. Une collection astucieuse, prête à être expédiée dans un délai d’un à deux jours ouvrables…De quoi remettre au travail tous les amateurs et amatrices du Do It Yourself Ikea.

Rédigé par 
Bénédicte Duhalde

Vous aimerez aussi

Temps de lecture
20/3/2026
Stéven Coëffic célèbre L’Office

Créateur d’objets en céramique, le designer Stéven Coëffic présente L’Office. Un univers fait de lignes irrégulières et de couleurs vives, imaginé comme un hommage contemporain à cette pièce oubliée dans la maison. Une exposition à découvrir jusqu’au 30 avril dans la Tiny Room d’India Mahdavi.

« L’office, c’est cette pièce située entre la cuisine et la salle à manger. C’est l'espace où l'on sublime le plat. Mais c’est aussi et surtout un lieu dans lequel on ne reçoit pas et où l'on peut de fait retrouver un peu de poussière, des affaires qui traînent ou des cales sous les meubles… » En fait, il s’agit surtout d’un lieu fonctionnel et vivant de l’habitation dans lequel rien n’est dissimulé. Et c’est notamment ce qui a intéressé Stéven Coëffic, nouveau bénéficiaire de la Tiny room d’India Mahdavi, avec qui le designer avait collaboré l’an passé pour la création d’une couleur.

Plus qu’une collection, L’Office est donc une forme d’incarnation visuellement ludique et contemporaine d’une pièce aujourd’hui disparue. « Ici, l’idée est de sublimer ce que l’on cache habituellement dans les pièces d’apparat, que ce soient les tuyaux, la robinetterie ou les assiettes qui sèchent. » Autant de typologies recréées en céramique et contextualisées dans cette petite architecture qu’est la galerie. Un dispositif scénographique habituel pour le designer sensible à l’idée d'aménagement d’espace.

Tiny Room © TOM DAGNAS 03

La contrainte technique comme identité

« Ma recherche s’articule autour de ce que je nomme la sculpture quotidienne. Ce sont ces objets omniprésents dans nos espaces de vie, mais oubliés, dont la fonction masque souvent la dimension décorative. C’est pour ça que je me suis intéressé à la plinthe il y a quelque temps. » Un élément architectural que Stéven Coëffic s’est amusé à agrandir puis colorer, et qu’il introduit aujourd’hui comme un module récurrent de sa nouvelle collection. Pour l’occasion, la plinthe devient structurelle et impose sa trame graphique aux meubles. Une connexion entre mobilier, matière et architecture héritée de sa formation à l’École des Arts Décoratifs, et de son apprentissage chez un sculpteur mouleur travaillant la céramique.

Tiny Room © TOM DAGNAS 03

« J’entretiens une certaine fascination pour les objets industrialisés, très orthonormés et modélisables en 3D. Mais ça me semble un peu à l’encontre du design collectible, plus désirable, plus malléable et surtout plus tendance aujourd’hui. J’essaye donc de me placer à la frontière en présentant un répertoire très géométrique mais fabriqué dans une matière sensible qui évolue lors de sa cuisson. » Un rapport entre la forme et le médium qui confère à L’Office, le charme d’une époque passée. « Il y a dans l’esthétique du studio quelque chose que l’on peut rapprocher de Perriand, d’une époque ou il existait des fonctions disparues aujourd’hui. » Un effet renforcé par des arêtes et des courbes comme érodées par le temps. « Pour moi, le rond parfait est patatoïde et c’est ce qui m’intéresse » résume le designer en désignant les trous de coulée volontairement agrandis pour servir de poignées aux différentes portes et tiroirs. Une contrainte technique déformée qui illustre à elle seule l’ambition de conférer aux objets la poésie d’un design terre-à-terre.

Tiny Room © TOM DAGNAS 03
Temps de lecture
18/3/2026
La Redoute, histoire d’une icône populaire

Jusqu’au 5 juillet, le musée La Piscine, à Roubaix, consacre une grande rétrospective à l’histoire de La Redoute. Une exposition qui retrace près de deux siècles d’histoire d’une marque devenue emblématique de la culture domestique française.

C’est à Roubaix, là où tout a commencé, que l’exposition « La Redoute, un temps d’avance. Mode, design, publicité » a choisi de revenir sur l’ascension de la maison fondée en 1837 par Joseph Pollet. Sous le commissariat de Karine Lacquemant, conservatrice des Collections d’art appliqués à La Piscine, Sylvette Lepers, Directrice des Partenariats Créatifs de La Redoute et Sandrine Teinturier, responsable des Archives à la Fondation Azzedine Alaïa, cette retrospective inédite retrace l’histoire de la marque, allant de la première filature de laine peignée dans les années 1830 jusqu’aux dernières créations de modes et mobilier. Pensée comme un récit chronologique, l’exposition rassemble à la fois objets de design, pièces de mode, catalogues, photographies et archives publicitaires, qui témoignent tous de l’évolution de l’enseigne au fil des décennies.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Roubaix, symbole de l’industrie textile

La première partie de l’exposition est consacrée à l’histoire de la création de l’entreprise et ses débuts. Installée à Roubaix, rue de la Redoute - qui donnera finalement son nom à l’entreprise -, la famille Pollet, alors propriétaire d’une filature de laine peignée, en fait rapidement sa spécialité. Très vite, la qualité de la laine roubaisienne se démarque et est vite mise en avant et reconnue au niveau européen, avant d’être finalement baptisée « capitale de la laine peignée » au début des années 1910. Quelques années plus tard, Penelope, le premier catalogue par correspondance dédié à la laine et au tricot à destination de la clientèle féminine, sera vendu. Le magazine, ancêtre du célèbre catalogue La Redoute, avait été pensé à l’époque afin de démocratiser l’accès à la mode par l’intermédiaire de la laine. Au sein de l’exposition, on trouve ainsi plusieurs archives de ces catalogues connus pour leurs motifs colorés, accompagnées de tricots, mailles et tricotions de l’époque, à l’effigie de la marque.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Une culture du quotidien

Dans la seconde partie de l’exposition, on aborde d’abord les années 1960-1970, à l’ère des Trente Glorieuses où la consommation est mise en avant. On y retrouve différentes pièces de mobilier notamment, de la table et chaise en Formica en passant par le tabouret d’Henri Massonet. Cet espace s’étend également jusque dans les années 1980, période de l’âge de la publicité, pour y présenter de nombreuses campagnes publicitaires iconiques.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

Des collaborations d’exception

Au delà de sa connaissance en matière de textile, mobilier et campagnes de pubc, La Redoute s’est également distinguée par sa capacité à anticiper les évolutions de la création en faisant appel à des designers et à des créateurs de renom à de nombreuses reprises. Parmi eux, Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Jean-Paul Gaultier, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte ou plus récemment Jacquemus ou Margaux Keller, qui ont tous pris part à l’histoire de la marque en imaginant des collections exclusives, qui sont toutes à (re)découvrir au sein de la dernière partie de l’exposition.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince

L’exposition met ainsi en lumière une marque qui n’a cessé de réinventer les codes du commerce et de la création pour une plongée dans la mémoire collective, où design, mode et culture populaire s’entrelacent. Plus largement, cette rétrospective dessine une histoire sociale : celle de l’émancipation des femmes, de la transformation des intérieurs et de l’accès démocratisé à la consommation, qui ne demande qu’à écrire son prochain chapitre.

In-situ exposition "La Redoute, un temps d'avance. Mode, design, publicité", Musée la Piscine, Roubaix © Alain Leprince
Temps de lecture
17/3/2026
À la Monnaie de Paris, le temps est précieux

Avec “La Pièce”, Beaubleu signe une collaboration inédite avec la Monnaie de Paris et livre une collection limitée façonnée par la technique du monnayage.

En s’associant à la Monnaie de Paris, la marque parisienne Beaubleu, fondée en 2017 et identifiable à ses aiguilles rondes, ouvre une nouvelle voie dans le savoir-faire horloger. Par la technique du monnayage, le cadran n’est plus assemblé, mais conçu comme une pièce frappée. La matière se creuse ou s’élève sous le choc, avant d’être gravée pour accrocher la lumière. Le cadran devient ainsi monobloc, délaissant les éléments rapportés au profit d’une surface unique traitée de diverses manières.

Pensée par le designer Nicolas Ducoudert, la collection se compose de deux modèles, La Pièce n°1 et La Pièce n°2, traduisant chacun une identité formelle différente. Le premier évoque un empilement de feuilles, structuré par des cercles non-concentriques qui suggèrent la course du soleil. Le second, quant à lui, pousse la complexité technique plus loin, avec des index usinés dans la masse et des finitions multiples sur un seul bloc, créant un contraste sophistiqué entre les surfaces. Dans les deux cas, le cadran s’impose comme un paysage miniature, animé par la “Seconde Volante”, signature de Beaubleu, qui survole la composition avec légèreté. Même la couronne, dissimulée à 3 heures, s’efface pour préserver la pureté visuelle. Avec ces designs alliant innovation et savoir-faire ancien, la jeune marque horlogère franchit un nouveau cap.

©Beaubleu x Monnaie de Paris

Temps de lecture
19/3/2026
Rockstone par Jean-Michel Wilmotte : l’imperfection comme pierre angulaire

Jean-Michel Wilmotte et la galerie Dutko exposent Rockstone jusqu’au 31 mai. Une collection dans laquelle le verre et l’acier soulignent l’imperfection des pierres destinées au rebut.

« Dans les années 80, je me rendais régulièrement à Carrare pour visiter et explorer les carrières de marbre ainsi que les dépôts ou s’entassent des pierres du monde entier » raconte Jean-Michel Wilmotte. Un contact avec la matière qui a largement influencé l’architecte connu pour ses projets caractérisés par la clarté du dessin. Pour sa nouvelle collection, Rockstone, l’architecte - qui a longtemps préféré la simplicité des pierres lisses et peu veinées dans ses projets - pose un regard plus brutaliste sur la matière.
Présentées au sein de la galerie Dutko, les quinze pièces ont été dessinées comme autant de supports aux singularités des roches. Choisies parmi les rebuts des carrières de Carrare - qui ont donné leurs noms aux pièces - les différentes typologies de mobilier se déclinent en marbre, granit et pierres calcaires. Fendues, sciées, percées ou plus grossièrement arrachées d’un autre bloc, les pierres portent les stigmates de leur exploitation. Plus que le veinage ou la granulométrie de la roche, ce sont les conséquences de l'extraction qui servent de point de départ à l'architecte qui adapte son dessin aux accidents d’origine humaine. « Je conçois et découpe les blocs pour mettre en exergue les parties les plus brutales. » Des aspérités dans les masses que l’architecte encadre ou souligne avec « l’exactitude et la finesse de l’acier microsablé et du verre ». Une recherche d’équilibre née de la confrontation des matériaux et de leur association, par vissage ou encastrement. Si la collection a été réalisée « comme un hobby, pour penser à autre chose », elle fait évidemment écho aux principes constructifs utilisés par l'architecte dans certains projets. Et parmi eux, une future usine aéronautique prochainement livrée par l’agence à Toulouse confie Jean-Michel Wilmotte.

Exposition Rockstone - Jean-Michel Wilmotte - Galerie Dutko © Edouard Brane

Une collection en résonance

Initiée conjointement par le galeriste Jean-Jacques Dutko et Jean-Michel Wilmotte, la collection, ode à l’imperfection des masses naturelles et à la précision des lignes manufacturées, s’inscrit en résonance avec l'œuvre de Jean-Pierre Pincemin. Contemporain de l’architecte qui le collectionne, le peintre se distingue par un travail des trames et des aplats nuancés. Une approche de la peinture moderne qui entre donc naturellement en dialogue avec Rockstone. Deux manières de concevoir les volumes, mais un même goût pour la création et ses déclinaisons. Forme d’évolution libre et intuitive de sa précédente exposition, Doppia V, la collection présentée jusqu'au 31 mai par l’architecte est avant tout le fruit d’une démarche prospective et intuitive de la matière. Une forme de cycle que Jean-Michel Wilmotte envisage de compléter avec une dernière collection dédiée à la roche et la couleur.

Exposition Rockstone by Jean-Michel Wilmotte à découvrir jusqu'au 31 mai 2026 à la Galerie Dutko, 17 quai Voltaire, 75007 Paris.

Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir chaque semaine l’actualité du design.