Marie Christine Dorner

Marie Christine Dorner

La passion d’un métier, une chance

Elle a fait la couverture du n° 12 d’Intramuros, juste avant Philippe Boisselier, son professeur et même Philippe Starck, son héros. À 26 ans, diplômée de l’EcoleCamondo, elle revenait d’une année à Tokyo avec des projets plein les poches. 2020 n’aura pas été une année morte pour elle. Elle sort de nouvelles collections pour Cinna, Ligne Roset, le musée du Louvre avec la RMN, Zeus…Tout en parlant de son actualité, Marie Christine Dorner revient sur ce qui a façonné son parcours avec pudeur… et bonheur !

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Marie-Christine Dorner a dessiné des meubles pour Idée au Japon, créé des intérieurs dans le monde entier, mais c’est en France qu’elle excelle depuis les années 2000 avec des collaborations pointues, dans tous les domaines, mobilier, architecture d’intérieur, graphisme, scénographies. C’est elle qui a dessiné la tribune officielle du 14 juillet, et qui chaque année depuis 1990, valide son implantation, dos à l’obélisque sur la place de la Concorde avec vue imprenable sur l’avenue des Champs-Elysées pour admirer les exploits des armées françaises. Cinq présidents la plébiscitent et le 32e montage est prévu cet été 2021. François Mitterrand avait choisi ce projet parmi d’autres et Frédéric Mitterrand l’a décorée elle, de la médaille des Arts et Lettres. Et même si Paris s’est vidé de ses habitants, beaucoup attendent le « Bastille Day » pour faire rayonner l’image de la France de par le monde entier.

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© Jean Baptise Dorner

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160 ans la tête dans les chapeaux

Une lignée de médecins côté paternel, et de fabricants de chapeaux côté maternel : « Les chapeaux CHAPUIS à Mâcon – “Quand il fait beau Chapuis chapeau, et sous la pluie chapeau Chapuis !”–, et FLECHET à Chazelles-sur-Lyon “Chapeaux Fléchet, chapeaux parfaits !”
On nous racontait que des trains entiers de magnifiques poils d’Angora arrivaient à Chazelles pour faire des cloches, puis des chapeaux… ». À cette époque plus de 700 ouvriers étaient employés dans l’usine. La marque exportait partout dans le monde. « Mon grand-père George et mon oncle Jean y étaient commerciaux, auprès du PDG René Fléchet, mon grand-oncle. Même ma mère, adolescente, s’amusait à créer des chapeaux pour sa mère. Je n’ai jamais vu mes grands-parents sortir sans un galurin ! L’usine Fléchet est maintenant devenue un très beau musée du chapeau, et la marque a été rachetée. J’aurais dû le faire peut-être, avec mon oncle Robert, couturier, un temps chez Dior. J’adore cette histoire, ce savoir-faire, les boîtes à chapeaux… »

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Parcours

« Il s’est créé une sorte d’image figée de l’époque où je suis revenue du Japon, où j’ai dessiné l’hôtel la Villa à St Germain-des-Près et où ces réalisations faisaient le tour du monde des magazines. Puis 1996-2008 : mes années London. Un milieu protégé, d’expatriés qui faisaient fortune ; j’ai aimé cette île britannique, raide et très excentrique à la fois. Après le Japon, j’ai trouvé curieusement de nombreuses similitudes entre ces deux insularités. Depuis, je travaille avec ces deux cultures en tête. »

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Architecture—process—style

« Ma mère était psychiatre, analyste, dans l’écoute permanente. Sans doute grâce à elle, j’aime être à l’écoute de mes clients en architecture intérieure. Aujourd’hui plus que jamais, chacun a besoin de faire de son lieu de vie une bulle à son image, mélange de confort, d’objets personnels, de matières complices, de volumes justes. J’arrive dans un lieu, je regarde comment la lumière naturelle y pénètre et tourne, de quels volumes nous disposons, et j’écoute, regarde ce que les propriétaires ont envie de conserver, la matière dont je dispose et avec laquelle je peux jouer et créer. Quand Lacaton et Vassal (qui viennent de remporter le Pritzker Prize, l’équivalent du Prix Nobel en architecture) parlent de l’habitat, j’ai le sentiment qu’à une autre échelle, mon intention est la même. Respecter, garder des choses, accompagner et faire des heureux ; plus important qu’un style reconnaissable entre tous. D’ailleurs je suis assez éclectique dans mes goûts, sans doute grâce et à cause de mes voyages. »

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Design d’édition

« Ma première collection a été un ensemble de 16 meubles pour Idée élaborée au Japon en 1985. Puis le mobilier de l’hôtel La Villa, des créations pour Artelano, Baccarat, Saint Louis, Montis, Zeus, et maintenant l’aventure Ligne Roset et Cinna depuis 2015. C’est magnifique de collaborer sur une longue période avec un éditeur exceptionnel, Michel Roset, une marque dont on intègre l’ADN au fil des années, et pour couronner le tout une fabrication française. Pour 2021/22, nous venons de présenter chez Cinna un programme d’assises, appelée Grand Angle, dont l’objectif est d’abord et encore le confort ! Une typologie qui manquait à la collection Cinna, et qui permet de s’asseoir mais aussi de s’avachir, lire, travailler, en relevant les dossiers à sa guise, et même très haut pour les plus grands : un canapé non pas pour paraître mais pour être. Le designer a une vraie responsabilité sur cette planète, malgré la futilité apparente de son activité. Tout d’abord dessiner des objets pérennes, retrouver l’esprit de transmission. Et s’engager avec des fabricants de qualité, responsables.»

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Zeus, collection Roma, 2021 © ZeusCinna, canapé  Grand Angle © Cinna

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L’Appartement by Ligne Roset

« J’ai réalisé à Lyon, dans le quartier ancien de la rue Auguste Comte, suivant l’idée lancée par Antoine et Olivier Roset, un nouveau type de showroom, L’Appartement by Ligne Roset. C’est un petit lieu de 120 m2 dans lequel nous avons souhaité montrer la marque à la fois dans sa version luxe, et comme un lieu expérimental. On peut y voir des finitions différentes, un mélange d’objets vintage, piochés parfois dans la maison de famille Roset. Les pièces d’un appartement se succèdent : salons, bureau, salle à manger, jardin d’hiver, chambre.
J’ai traité la couleur en 3D, en alcôves, avec une gamme de demi-tons souvent foncés, partenariat avec l’éditeur de peintures Mériguet-Carrère. »

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« Le Réverbère, galerie de photos contemporaines bien connue à Lyonet dont je suis fan depuis longtemps, a été un partenaire formidable avec des photographies splendides qui créent des voisinages intéressants : ainsi William Klein et le canapé de Philippe Nigro, Serge Clément et les meubles d’Eric Jourdan, Beatrix von Conta et les Bouroullec, Philippe Pètremant et Pierre Paulin, Jacques Damez et Inga Sempé, etc… Ce lieu évolue au fil des nouvelles collections. »

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L’appartement by Ligne Roset

Le nom des choses

« Je termine une collection d’objets cadeaux pour le musée du Louvre avec la Réunion des Musées Nationaux, appelée “ Les Ailes du Louvre ”. Ce thème est si emblématique du musée, à travers ses collections de sculptures et dessins du 15e au 19e siècle, avec sa pléiade d’Amours, d’Eros ailés, et d’anges, sans oublier la victoire de Samothrace, qu’il y avait une matière magnifique à explorer. Les vases ont donné lieu à une belle collaboration avec le faïencier Erwan de Rengervé, il y a des textiles, des bijoux. Un besoin de légèreté en ces temps si durs.
Autre matière : le bronze avec la création d’une petite table aux piètements apparemment fragiles. J’ai souhaité l’appeler Bambi mais Disney ayant acheté les droits sur le monde entier, cela n’a pas été possible. C’est « MC2 », jeu entre mon prénom et la relation énergie /masse d’Einstein. Autre produit tout neuf : une suspension Ruflette, appelée ainsi en raison de l’élément qui permet de créer ses plis. Une envie de couture, d’effet graphique contemporain et en même temps légèrement désuet. Je peux dire aujourd’hui que mon travail m’a toujours porté chance. Et encourager les jeunes designers à provoquer la chance. »

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Ligne Roset, Collecti on MC2, 2021©Ligne Roset
Ligne Roset, suspension Ruflette, 2021 ©Ligne Roset
Collection RMN Louvre, 2021 ©RMNGP

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Rédigé par 
Bénédicte Duhalde

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Temps de lecture
21/9/2026
Les lauréats du France Design Impact Award 2026

Le France Design Impact Award a dévoilé, le 18 septembre à Paris, les lauréats de sa deuxième édition. Le palmarès 2026 récompense, parmi plus de 200 projets, des réponses concrètes aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques.

Dévoilés le 18 septembre à l’Hôtel de l’Industrie à Paris, les lauréats du France Design Impact Award 2026 ont été sélectionnés parmi près de 200 candidatures. Présidé par la designer Ionna Vautrin, le Grand Jury a distingué 40 projets nominés selon leur capacité à produire des impacts environnementaux, sociaux et économiques tangibles. Créé dans le prolongement des Assises du Design de 2019, le prix entend rendre visible la contribution du design aux transformations de la société. Cette deuxième édition confirme surtout une évolution de son périmêtre. Moins centré sur l’objet fini, le design agit ici sur les usages, les infrastructures, les comportements et les systèmes.

C'est d'ailleurs dans l'optique de renforcer ces recherches transversales que Le France Design Impact Award passe désormais à un rythme biennal. Les candidatures pour l’édition 2028 ouvriront en novembre 2026. Mais d'ici là, retour sur les projets récompensés cette année, tant dans les secteurs de la mobilité et de la santé, que du réemploi ou de l’adaptation climatique.

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Catégorie impact environnemental

Prix Empreinte réelle — Déploiement du tri sélectif dans les espaces de transport, RATP. Le projet adapte 6 200 poubelles existantes du métro et du RER à la collecte multiflux, évitant leur remplacement.

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Prix Futur durable — Sea Blocks, Aurore Torrigiani & Olivier Meynard. Des modules de récifs artificiels low-tech, fabriqués à partir de coproduits marins, associent restauration des écosystèmes et sensibilisation du public.

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Catégorie impact social

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Prix de la cohésion sociale — Gamme SRT (Self Rehabilitation Technology), Distorsion & Dessintey. Des dispositifs ludiques et immersifs favorisent l’autonomie des patients et augmentent le temps de pratique en rééducation.

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Prix des transitions sociétales — Boxer 37.1, 37 Degrés. Ce boxer de contraception masculine thermique, réversible et durable, propose une nouvelle solution contraceptive et interroge le partage de la responsabilité contraceptive.

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Catégorie impact économique

Prix Solutions d’entreprise — Véhicule intermédiaire, Æmotion. Ce véhicule électrique à quatre roues se positionne entre le deux-roues et la voiture, avec un châssis de 79 cm de large et 80 % de pièces locales.

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Prix Solutions du quotidien — Mât Source®, Coopérative Mu & Water Connect. Cet équipement urbain multifonction associe point d’eau, brumisation et ombrage pour répondre aux fortes chaleurs tout en maîtrisant la consommation d’eau.

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Catégorie impact en faveur des transitions

Prix de la réinvention — [board], Entreautre. Une plateforme électrique modulaire permet d’adapter un même véhicule à plusieurs usages professionnels et de limiter la multiplication des véhicules.

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Prix de l’optimisation — InfraSystem®, Grégoire Borach, Procédés Chénel International & Iwoodlove. Ce système de structures intérieures démontables et réutilisables associe tubes en carton, connecteurs en peuplier et éléments en acier.

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Prix de la médiation — WALDI, Studio Cynara & Parc naturel régional des Vosges du Nord. Cet abri forestier en douglas local est conçu comme un kit assemblable par les bénévoles du Club Vosgien.

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Prix de l’engagement — Open Printer, Opentools. Cette imprimante open source, fabriquée à partir de composants standards et conçue pour être réparée, reçoit également le Coup de cœur du public, avec 5 117 votants.

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Prix de la transmission — Footing vertical, Tamim Daoudi & MBS Industry. Un système d’assistance mécanique permet à des personnes âgées ou en situation de handicap de pratiquer l’escalade en salle.

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Grand Prix

Le Grand Prix France Design Impact Award 2026 est attribué à 200 écarts, porté par EDF Pulse Design. Le projet développe pour SEI Guyane des kits solaires autonomes destinés aux villages isolés de Guyane, afin de remplacer les groupes électrogènes diesel par une production et un stockage d’énergies renouvelables. Le projet a été distingué pour son approche combinant impacts environnementaux, sociaux et économiques.

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Prix Espoir

Nouveauté 2026, la catégorie Espoir distingue des projets émergents encore en phase amont de développement ou de développement, afin de mettre en lumière des démarches dont le potentiel d’impact pourra contribuer demain aux transitions environnementales, sociales et économiques. Cette année, cinq projets ont été retenus :

- Vers une Pratique Gynéco Éthique de Juliette Ferry

- Demos d’Anaïs Cart

- Projet Chaleur de Lucile Sauzet

- Structures Standards de Laurine Schott et Collectif 17h25

-Histoires d’eau : quels usages par les habitants ? de Kenza Drancourt.

Parmi les cinq Lauréats Espoir, Projet Chaleur de Lucile Sauzet reçoit le Prix Espoir. Le projet s’empare d’un enjeu devenu très concret, les conséquences du changement climatique et de la chaleur. Ce projet apporte à la fois des réponses simples tout en faisant de l’exposition un outil de transmission et de sensibilisation.

Temps de lecture
30/9/2026
Artek x Hender Scheme : la patine du temps

Le finlandais Artek et le japonais Hender Scheme présentent une première collaboration autour du vieillissement naturel des matériaux et du pouvoir esthétique du temps.

Notre attachement à certains objets ne s’explique pas par leur valeur intrinsèque, mais par leur histoire. Celle qui cause l’usure et attaque parfois la forme, voire la fonction. C’est avec cette question du temps qui passe en toile de fond qu’Artek et Hender Scheme se sont associés. Spécialiste du mobilier en bois cintré depuis 1935, la marque finlandaise avait amorcé en 2024 un nouveau tournant en tolérant, à l’occasion d’une collection avec le studio Formafantasma, les défauts du bouleau dans ses assises. Un rapport au naturel que la société, fondée par Aino et Alvar Aalto, interroge cette fois-ci avec un fabricant de chaussures et d’accessoires en cuir, le japonais Hender Scheme.

Suspension ©Artek x Hender Scheme

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La valeur du temps

Si les objets sont façonnés par l’industrie qui les fait naître, cette collection entend montrer qu’ils continuent de vivre entre les mains de leurs utilisateurs. En faisant du cuir tanné végétal l’élément central de cette collaboration, les marques proposent un nouveau revêtement qui se patine naturellement avec le temps. Un rapport sensible à la vie des meubles qui confère aux pièces leur unicité. De ce choix naît aussi un échange entre les deux entreprises. La première introduit le langage stylistique du couple Aalto dans un univers codé et japonisant, lorsque l’autre importe son savoir-faire en dotant le célèbre Stool 60 de souliers de cuir. Un clin d’œil qui met en valeur le piètement en L caractéristique de la célèbre assise.

Tabourets Stool 60 avec « chaussures » ©Artek x Hender Scheme

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« New Craft » ou le concept d’un artisanat technologique

Cette nouvelle connexion est également l’occasion pour Hender Scheme de développer son concept de « New Craft ». Une idée selon laquelle l’artisanat et la technologie moderne se rencontrent et fusionnent au service de nouvelles réalisations. Parmi elles, la suspension A330 Golden Bell, dessinée par les Aalto. L’abat-jour en laiton est pour l’occasion réinterprété en cuir moulé. La technique traditionnelle du moulage humide est associée à l’impression 3D pour offrir de nouvelles qualités visuelles et tactiles sans altérer la forme initiale. Une proposition forte en écho au traitement plus classique du cuir valorisé sur différentes typologies dont une horloge, un porte-clés et des dessous de verre reprenant la forme courbe « Riihitie », imaginée par Aino Aalto. Dévoilés au London Design Festival, ces objets seront disponibles à la vente à partir du 10 octobre.

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Ci-dessous de gauche à droite : dessous de verre et horloge

Temps de lecture
30/9/2026
« Under Pressure » : Marie et Alexandre exposent à la galerie signé

Jusqu’au 10 octobre, le duo Marie et Alexandre présente à la galerie signé l’exposition « Under Pressure », dans laquelle la pression est explorée sous plusieurs aspects : dans les techniques et les matières employées, mais aussi, plus largement, dans leur rapport à la création.

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« L’idée derrière cette exposition était de travailler la pression un peu différemment, en utilisant des techniques diverses, avec cette idée d’explosion rapide, et de réussir à les allier toutes ensemble. » Pour cette exposition, le duo de designers formé en 2018 a choisi de faire de la pression son point de départ. Le titre, « Under Pressure », fait notamment référence à l’hydroformage, un procédé industriel dans lequel la pression de l’eau permet de donner forme au métal. Au sein de la galerie, Marie et Alexandre présentent ainsi des pièces façonnées par différentes forces et contraintes, réalisées en collaboration avec plusieurs artisans spécialisés. Mais la pression ne désigne pas seulement ici une technique de façonnage. Elle devient également une condition de création, exercée par la matière, par le temps, le doute, les choix parfois irréversibles ou encore la volonté de faire apparaître quelque chose qui n’existe pas encore.

Exposition "Under Pressure", collection de Vases en céramique émaillée, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

Allier techniques et savoir-faire

Au sein de l’exposition, qui réunit une dizaine de pièces, les designers se sont associés à différents artisans pour explorer la pression sous toutes ses formes. Avec Antoine Giret, ils présentent ainsi une console, un système d’étagères et une chaise autour d’un travail de l'aluminium fondé notamment sur la vibration de la matière et la création de systèmes. Accompagnés par Jean-Marie Foubert, ils ont imaginé une collection de vases en céramique, déclinés en versions simple et double ainsi qu’en différents formats. Avec le verrier Simon Rio, ils sont allés vers un autre registre en imaginant une table basse dont le plateau est en verre thermoformé. Enfin, avec l’atelier Blam - notamment connu pour avoir participé à la réalisation du cheval mécanique apparu lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 -, ils ont imaginé une table sur piston ainsi qu’un médaillon en métal et feuille d'argent dont la forme naît directement de la contrainte exercée sur la matière. Ce dernier sera ensuite destiné à rejoindre la Cité du design de Saint-Etienne, récemment inaugurée.

Exposition "Under Pressure", médaillon et table sur piston, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin

À travers cette exposition, Marie et Alexandre semblent faire évoluer leur langage formel vers davantage de retenue. Les formes se resserrent et les moyens se réduisent, sans pour autant perdre leur fonction et leur intensité. Un moyen finalement pour le duo de questionner son propre processus créatif.

Exposition "Under Pressure", chaise et système d'étagères en aluminium, design : Marie et Alexandre © Charlotte Robin
Temps de lecture
29/9/2026
Panton Cubes : le design en jeu

Imaginé par Verner Panton dans les années 1970, le système modulaire Panton Cubes est aujourd’hui réédité par Vitra sous la forme de quatre kits représentant des figures animales.

Imaginés par Verner Panton en 1974, les Panton Cubes associent jeu et design. Constitués de structures cubiques pouvant être assemblées entre elles à l’aide de clips, les cubes sont ensuite habillés de panneaux colorés ou chromés. Ce système permet de composer des volumes et des motifs variés, allant de sculptures figuratives à des constructions plus abstraites.

Développée par Vitra en collaboration avec Verner Panton Design AG à l’occasion du centenaire de la naissance du designer, cette réédition propose quatre modèles : un canard, un flamant rose, un chat et une girafe. Chacune des versions est proposée dans une combinaison de deux couleurs ou avec une finition chromée. Les modèles bicolores reprennent la palette vive caractéristique du travail du créateur danois. En laissant à chacun une grande liberté de construction, le concept des Panton Cubes illustre de manière ludique les possibilités offertes par un système modulaire.

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Ci-dessous : ©Panton Cubes - Vitra

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