Quelle distribution pour le meuble design ?

Quelle distribution pour le meuble design ?

Pour son nouveau cycle de webinaires du 27 mai dernier, le French Design by Via a donné la parole à des enseignes de meubles positionnées design. Silvera, Made.com, Delamaison.fr ont exposé leur utilisation complémentaire du e-commerce et du point de vente, et leurs options stratégiques qui peuvent alimenter la réflexion de l’ensemble de la distribution.

La crise du Covid-19 pourrait bien accélérer certaines tendances déjà à l’œuvre dans la distribution de meubles design, mais pas seulement. Tel est le sens que Christophe Gazel, directeur général de l’IPEA, a donné à son introduction des webinaires organisés par le French Design by Via le 27 mai. « Le marché est dominé par la logique du prix, au moins pour la grande distribution, a-t-il expliqué. C’est une spirale qui tire le marché vers le bas, et qui n’est bonne pour personne. » Dans ce contexte, les stratégies de distribution du mobilier design, qui peut être haut de gamme mais aussi moyen de gamme, peuvent inspirer l’ensemble du marché. « Le confinement, qui a été très favorable au e-commerce, doit être l’occasion de rebondir et réinventer le point de vente, en racontant une histoire, en créant une relation avec le client, en apportant de la différenciation, ce que permet de faire entre autres un positionnement design, ajoute-t-il. Ce qui est sûr, c’est que la crise va être bénéfique pour les acteurs qui vont créer de la valeur. » Les distributeurs doivent aussi miser sur la connaissance et l’accompagnement des clients tout au long de leur parcours de vie – l’un des points forts des GAFA – ce que permet un bon outil CRM : savoir quand ils doivent remplacer le lit d’un enfant qui a grandi, ou quand ils déménagent, ou quand ils passent au jardin avec le retour des beaux jours, sont des avantages pour les acteurs qui ont une stratégie numérique et une présence sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas pour autant négliger la qualité de service, en assurant une livraison de qualité et un bon SAV… « la période de confinement a montré aux Français toutes les carences de leur habitat, et leur a donné plein d’idées d’aménagement… sachons en profiter ! » a conclu l’intervenant.

Silvera : la complémentarité des magasins et du web

Co-dirigeante avec Paul Silvera de l’enseigne de distribution éponyme, Brigitte Silvera a pour commencer fait état d’une reprise partielle de la fréquentation des magasins, avec le retour d’un visitorat prudent et masqué, composé surtout de particuliers ayant des travaux en cours à leur domicile, tandis que le redémarrage des projets contract est plus lent. Depuis plus de 30 ans, Silvera offre un concept global de distribution incluant du mobilier design et un service d’architecture d’intérieur pour le domestique et d’aménagement pour le tertiaire, avec des marques de luxe et d’autres plus accessibles, mais toujours créatives.

Nouveau showroom Silvera dédié à la marque Baxter

« Le digital prenant toujours plus d’importance, nous avons créé un site de e-commerce, et un point de vente dédié au « click and collect » situé Avenue Niel (Paris XVIIe), explique-t-elle. Cependant, les magasins physiques restent essentiels dans le haut de gamme et pour les achats importants, nous mettons beaucoup de soin aux scénographies, aux choix de tissus, de couleurs, d’objets, d’accessoirisation, car le meuble design doit être associé au plaisir visuel et au toucher des objets. »

L’enseigne dispose aujourd’hui de 10 show-rooms parisiens, auxquels s’ajoutent ceux ouverts plus récemment à Lyon, Marseille et Londres, qui sont tous caractérisés par la diversité des marques exposées (sauf le show-room monomarque Poliform rue du Bac à Paris VIe). Parmi les tendances du marché, l’intervenante a confirmé l’essor du mobilier hybride, qui trouve sa place à la fois dans un habitat de plus en plus influencé par le télétravail, et dans les espaces tertiaires où les décideurs veulent de plus en plus de produits « déco » qui donnent une âme à leurs bureaux.

Made.com : le parcours d’un pure player

Pour cette deuxième étude de cas, Julien Callède, co-fondateur de Made.com, est revenu sur la création et le parcours de ce pionnier parmi les pure players du meuble, créé à Londres en 2010, et arrivé sur le marché français quelques années plus tard. « Quand nous sommes arrivés en France, les clients avaient le choix entre acheter du meuble fonctionnel et pas cher dans le jeune habitat, ou acheter du meuble de grande marque et cher. Le projet de Made.com a été de créer une offre intermédiaire, originale, et accessible en prix en faisant l’économie du magasin. » Avec le recul, l’intervenant reconnaît que les difficultés ont été nombreuses, notamment en services pour réduire les délais de livraison qui étaient au départ de 14 à 16 semaines… Quand on ne vend pas cher, il faut en tout cas faire attention au coût du service qui ne doit pas dissuader l’acheteur. Comment faire ? Il faut le « subventionner », en l’intégrant en partie à la valeur faciale du produit, voire en l’offrant dans le cadre d’une promotion.

Ensemble table et chaises Tice, Made.com

« L’un des défis majeurs a été de créer du trafic sur notre site, sans trop dépenser en achats de mots clés et marketing, ajoute Julien Callède. Pour cela, il y a une solution : avoir des clients satisfaits, qui disent du bien de vous, et qui reviennent, autrement dit avoir les clients qu’on mérite et non pas ceux qu’on achète. » L’intervenant a conclu en indiquant le chemin parcouru : « Il y a dix ans, on pensait impossible de vendre des produits de qualité en e-commerce, mais les choses ont changé, grâce notamment aux outils 3D qui permettent de présenter les produits de façon valorisante, et aussi à cause des clients qui ne veulent plus perdre de temps à se rendre en magasin. » Ce qui n’a pas empêché Made.com d’ouvrir 8 showrooms en Europe, dont Paris et Lyon, en réponse aux demandes nombreuses de ceux qui voulaient voir et toucher les produits.

Retour aux sources pour Delamaison

Après une histoire mouvementée, le distributeur web Delamaison, créé en 2005 puis racheté notamment par le groupe ADEO en 2012, change à nouveau de mains avec à sa tête un nouveau duo composé de Lydwine de la Morandière et Florian Carrère, qui ont décidé de lui donner une nouvelle orientation. « Après avoir été une marque référence à son origine, notamment pour les architectes d’intérieur, Delamaison a été repositionnée en multipliant les références sur les mass market où elle s’est perdue, explique Florian Carrère. Notre projet est un retour à son ADN d’origine, un concept store de la déco. » Pour ce faire, la nouvelle équipe a décidé de réduire le catalogue à une sélection de quelques dizaines de produits, réalisée avec des designers, architectes et influenceurs. Surtout, Delamaison va désormais éditer des collections exclusives et premium qui mettent en œuvre des matériaux nobles comme le marbre, le bois ou le laiton, et des techniques artisanales… Une première collection vient d’être créée en collaboration avec les designers Amandine Schira et Olivier Oksman, qui sera prochainement en ligne sur le nouveau site web de la marque. « Notre projet est de créer des produits iconiques qui revisitent les classiques du design, ajoute Florian Carrère. Nous allons aussi proposer avec nos partenaires des accessoires, le tout étant mis en musique de façon qualitative sur notre site Internet. » Un exemple qui montre la capacité à se réinventer totalement sur Internet.

Rédigé par 
Nathalie Degardin

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17/9/2026
Alki revisite Kuskoa avec Kuskoa M

Quinze ans après le lancement de Kuskoa, Alki et Iratzoki Studio font évoluer cette collection emblématique avec Kuskoa M.

Créée par Iratzoki Studio en 2011, Kuskoa s’est imposée comme l’un des best-sellers d’Alki avec son principe de coque en chêne posée sur un chevalet en bois massif. La marque dévoilait, à l’occasion de la Paris Design Week, Kuskoa M. Composée d’une chaise, de deux tabourets de hauteurs différentes et d’un banc, la collection a été imaginée pour les restaurants, les bars, les cantines comme les cuisines. Avec ses diverses hauteurs et typologies, cet ensemble peut ainsi offrir plusieurs configurations au sein d’un même espace.
Dotée d’une structure tubulaire en acier thermolaqué, l’assise développe une nouvelle expression graphique. Disponible dans plusieurs finitions, elle offre à chacun la possibilité de composer sa propre pièce, en célébrant le monochrome, ou au contraire, les contrastes entre métal, bois et textile. À noter que la coque peut-être tapissée dans son entièreté ou seulement en face avant.

Alki
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16/9/2026
Bar stool ou le design utile

Pour leur première exposition commune, Athime de Crécy et Quentin Frichet ont invité 35 designers à concevoir autant de tabourets. Une initiative libre et conviviale portée par un design utilitaire à découvrir à l'Espace Brownstone, à Paris, jusqu'au 19 septembre.

C’est une considération que certains trouveront peut-être galvaudée, mais le design, au-delà de ses dimensions marchande et plastique, se doit d’être utilitaire. Cette pensée, souvent remise en question sur fond de collectible et de nouvelles appréciations, est celle d’Athime de Crécy et Quentin Frichet. Respectivement formés auprès de Philippe Starck et Erwan Bouroullec, les deux jeunes designers diplômés de l’ECAL investissent, jusqu’au 19 septembre, l’Espace Brownstone, à Paris. Une boîte blanche où sont exposés 35 tabourets, non pas aux yeux des visiteurs, mais des utilisateurs. « Depuis longtemps, nous voulions créer une exposition en libre-service. On a donc eu l’idée de la faire dans un bar, et puis c’est finalement la typologie d’objet qui a pris le dessus sur le lieu » explique Athime de Crécy. Ici, le comportement n’est pas guidé par le décor - inexistant hormis une table centrale et des rangements pour les boissons à l’entrée -, mais par la typologie même des pièces. Présentées sans podium ni cartel, les assises invitent chacun à s’en saisir, à les bouger et à s’y asseoir, transformant ainsi la galerie en lieu de vie. « Nous pensons qu’une exposition de design qui sépare les objets du public perd invariablement un aspect de ce qui fait la force de la discipline. » La dimension sociale est ici un impératif porté par le tabouret et sa légèreté de ton, comme d'usage.

©Laura Koelman

Une idée commune exprimée sous toutes ses formes

Si un même objet génère des images différentes d’un esprit à l’autre, Bar stool en est la parfaite illustration. Véritable condensé de formes et de matériaux, l’exposition est une ode à la créativité. De la maîtrise technique du bois moulé exercée par Arthur Desmet, à la technicité du studio allemand Wint spécialisé dans l’impression 3D en inox, l’exposition donne pourtant à voir une paradoxale cohérence portée par l’équilibre d’ambitions différentes. « Nous ne sommes pas allés très loin pour trouver les designers. Ce sont des amis avec qui l’on partage une sensibilité commune autour d’un design utilitariste et expressif. Nous leur avons seulement laissé une liberté de création totale sans même imaginer que les projets auraient pu se ressembler. » Une curation qui confère à cette buvette éphémère toute sa singularité et connecte l’expérience esthétique avec le quotidien. « C’est une approche qui, selon nous, tire du minimum de ressources, le maximum de sens. »

©Laura Koelman
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8/9/2026
Hall haus fait sa rentrée chez Monoprix

Pour cette rentrée, Monoprix invite Hall Haus à signer une collection de mobilier et d’objets décoratifs empreints d’une esthétique industrielle. À cette occasion, nous avons posé trois questions à Sammy Bernoussi, cofondateur du studio parisien.

Porté par un univers mêlé d'influences hip-hop et sportives, Hall Haus présente sa collaboration avec Monoprix. Première d’ampleur pour le studio, la collection distille un style industriel dans l’air du temps sur un large éventail de meubles et d’objets dédiés à la maison. Une approche contemporaine dont nous parle Sammy Bernoussi, l’un des quatre cofondateurs du collectif.

Hall Haus est souvent associée à une esthétique industrielle marquée par des plaques d’acier ajourées. Pourquoi avez-vous souhaité conserver ce parti-pris dans cette collection ?

Certes, on retrouve des plaques avec des trous, mais il me semble que nous nous sommes tout de même un peu détachés de cela en créant un pont avec Prisunic. Et ça passe notamment par des tubes cintrés. On avait déjà expérimenté cette technique, mais c’était difficile pour nous car nous avions de petits volumes de production. La collaboration avec Monoprix a ouvert de nouvelles portes formelles, mais aussi matérielles avec le chrome, excessivement cher sur des séries réduites. Par ailleurs, le fait de collaborer avec Monoprix nous a aussi donné l’opportunité de créer une vraie gamme complète. Esthétiquement on voulait qu’elle reflète nos créations passées, mais aussi ce que nous n’avions pas encore eu la chance de voir aboutir. On parle beaucoup de Bahaus aujourd’hui, donc ça nous amusait de mélanger les structures tubulaires de Breuer avec notre ADN. Cette collection est un mélange d’historique et de notre propre langage, notamment coloré. Pour rappel, Hall Haus vient des halls d'immeubles et de ce que renvoient ces espaces en termes de collectivité, mais la deuxième partie du nom et surtout une évocation de notre sensibilité pour le courant moderniste du Bahaus.

Monoprix - Hall Haus

La collection s’impose par ses nombreuses typologies différentes. Pourquoi ?

On a vraiment eu carte blanche pour ça. L’idée de départ était de proposer les essentiels de la rentrée puisque nous arrivions début septembre. On voulait qu’un étudiant puisse meubler son nouvel appartement avec du beau et pour pas cher. Qu’il puisse mettre peut-être 10 euros de plus pour avoir une pièce customisée. Il me semble que l’on a dessiné plus de 45 objets au départ pour finalement n’en fabriquer que 27. Nous avons sélectionné des typologies accessibles, mais nous avons aussi décidé d’en hybrider d’autres. Par exemple, nous avons enlevé le sèche-linge, mais des barres ont été ajoutées sur le paravent pour lui donner une nouvelle fonction d’étendoir. En découle un objet intéressant pour les petits appartements. En fait, je suis convaincu que chacun peut trouver une pièce utile pour son appartement.

Avec vos créations précédentes, les collectionneurs étaient habitués à la couleur. La collection que vous proposez semble pourtant faire l’éloge de la sobriété ?

C’est vrai que les créations du studio sont souvent personnalisables dans des couleurs vives, mais pour notre collaboration avec Monoprix, il fallait rationaliser. On a enlevé le rose, nous avons gardé le bleu uniquement pour le caddie et avons opté pour le jaune et le beige qui est un ton neutre et continu d’être très demandé. Et après nous avons simplement rehaussé la collection d’un petit peu de rouge en référence à Monoprix. Avec la base moderniste en chrome, nous étions très libres pour le choix des couleurs, donc ça s’est avéré très naturel.

Monoprix - Hall Haus
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11/9/2026
« take one just in case » : repenser le bazar

Pour la Paris Design Week, Pierre Castignola et Alexandre Delasalle rassemblent les travaux de 27 designers au sein de l’exposition « take one just in case ». Un hommage aux typologies oubliées, parfois devenues incongrues, et aux styles inattendus.

Si la Paris Design Week tient à célébrer le design dans toute sa diversité, ce dernier demeure une notion relativement fermée. C’est sur la base de ce constat qu'Alexandre Delasalle et Pierre Castignola ont imaginé, pour cette édition de septembre, une exposition célébrant des typologies alternatives. « Au fil des années et des éditions, nous étions frustrés de constater que les pièces présentées sont généralement les mêmes, allant de la chaise à la table en passant par le miroir. Or, mon esthétique pop-culture et les objets usuels mais très classiques de Pierre ne rentrent pas dans les codes du design postmoderne », analyse Alexandre Delasalle. Convaincu que le secteur est plus foisonnant que ce qu’il laisse entrevoir, le duo a donc imaginé une exposition célébrant des objets délaissés.

Un rassemblement hétérogène

Pour les aider à illustrer cette diversité, les deux amis ont invité 27 profils différents, designers comme artistes, à retravailler des archétypes d'objets. « À l’origine, Pierre et moi avions pensé à des objets comme une roulette à pizza ou un seau, car ce sont des objets qui n’ont pas de nom dans le design. Le premier est généralement habité par autre chose, comme la forme d’un super-héros ou une couleur décalée, tandis que le deuxième est oublié au point de devenir le degré zéro de l’écriture. » Deux approches opposées, l’une bruyante et l’autre silencieuse, rapidement augmentées par les visions propres aux autres créatrices et créateurs. Du gant de vaisselle en cuir réalisé par Alice Clermont au dévidoir de papier toilette industriel signé Tim Teven, en passant par une boîte en céramique surmontée d’un collier à clous imaginée par l’artiste plasticien Sacha Lefèvre, les démarches, parfois très littérales ou plus incarnées, s’entremêlent au sein de l’exposition. « Ce qui nous semblait le plus important, c’était d’établir un corpus qui soit en capacité de nous surprendre. Globalement, on connaissait tous les profils de plus ou moins loin, mais nos discussions et réflexions nous permettent aujourd’hui d’exposer des objets très différents, qu’ils aient été conçus spécialement pour l’événement ou non. »

Un bazar créatif

Inspirés par la multitude d’objets invisibles qui habitent nos rangements, Alexandre Delasalle et Pierre Castignola se sont intéressés aux bazars. « Ce sont des espaces qui regroupent des éléments très contradictoires, allant du classique pouvant durer une vie, comme une poêle, à des choses très fortes mais parfois très éphémères, comme des pantoufles. » Reprenant ainsi l’idée de ces marchés, le lieu d’exposition, anciennement un garage, a été façonné tout en longueur. « Ce qui était intéressant, c’est que la notion de bazar n’est pas la même d’un pays à un autre. J'ai en tête celui de Belleville, mais pour d’autres créateurs il peut s’agir de chaînes de magasins comme Action. En revanche, l’idée d’une petite façade avec des allées longitudinales est commune. Nous voulions donc avoir cette idée de pénétrer l’espace », détaille Alexandre Delasalle. En accord avec cette vision, l’espace d’exposition laisse place à un long rayonnage central sur lequel dialoguent une balayette néo-futuriste et un mini-ventilateur baroque tout droit sorti d’un Disney. « La scénographie est bricolée avec des parpaings et des racks de rangement, mais elle sert le concept. C’est cette accumulation d’un certain nombre d’objets qui donne au bazar son esprit, et non pas l’inverse. Et c’est cette idée qui confère à “take one just in case” quelque chose de polyphonique », conclut le designer.

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