25e Prix pour l’Intelligence de la Main : les lauréats 2024
Didier Krzentowski, Emmanuel Gérard, membres du Jury ; Pâquerette Demotes-Mainard, directrice de l’association Acta Vista (lauréate Parcours), Clémence Althabegoïty, designeuse (Lauréate Dialogues), Laurence des Cars, Présidente du Jury, Françoise Bettencourt Meyers, Présidente de la Fondation Bettencourt Schueller, Nadège Mouyssinat, porcelainière (Lauréate Talents d’exception), Catherine Romand, vannière (lauréate Dialogues) ; Guy Savoy, Lina Ghotmet, Rabih Kayrouz, Lilo Baur, membres du Jury.

25e Prix pour l’Intelligence de la Main : les lauréats 2024

Le 26 septembre, la Fondation Bettencourt Schueller célébrait son 25e prix pour l’Intelligence de la main, en récompensant 4 nouveaux lauréats de ses trois prix désormais renommés : Talents d’Exception, Dialogues et Parcours.

Il s’agit d’un rendez-vous immanquable de la rentrée, donné depuis des années à la salle Wagram. Le Prix pour l’Intelligence de la Main a récompensé les lauréats de sa 25e édition. Un événement anniversaire pour rendre hommage au travail de la Fondation Bettencourt Schueller et surtout aux métiers d’art. « Beaucoup pensaient que les métiers d’art appartenaient au passé, mais nous voyions dans la main le prolongement de l’esprit qui domine » déclarait Françoise Bettencourt-Meyers. 131 lauréats plus tard, la volonté est toujours de faire rayonner les 51 savoir-faire qui « contribuent à faire notre monde » avec l’envie de continuer à montrer et à valoriser les métiers d’art.

Crée en 1999, le prix célébrait cette année son quart de siècle avec quatre nouveaux lauréats choisis par le jury présidé pour la 2e année consécutive par Laurence des Cars, directrice du Musée du Louvre. Une équipe composée de différents corps de métiers de l’art, à savoir : l’actrice et metteuse en scène Lilo Bauer, la galeriste et créateur de la galerie kreo Didier Krzentowski, l’architecte Lina Ghotmeh, l’historien Neil MacGregor, la designeuse Constance Guisset, le chef cuisinier Guy Savoy, le directeur de la Cité Internationale de la tapisserie à Aubusson Emmanuel Gérard et le styliste Rabih Kayrouz.

Prix Talents d’Exception : Nadège Mouyssinat avec Console Pseudosphères

Après Pascal Oudet en 2023, c’est la porcelainière Nadège Mouyssinat qui a été récompensée du prix Talents d’Exception pour sa Console Pseudosphères. Une réalisation à la fois spectaculaire et singulière, qui a demandé la fabrication de moules sur mesure, dont certains oscillaient les 1m20, une hauteur rarement atteinte pour ce matériau. « Quand je fais une pièce, elle existe déjà dans ma tête, il faut que je trouve le moyen de la réaliser. On m’a dit que c’était impossible, c’est pour cette raison que je l’ai fais » raconte-t-elle. En termes de technique, l’artisane a privilégié une cuisson à 1250° - contre 1400° traditionnellement -, ce qui permet de réduire la consommation de gaz et électricité de 25 à 30 %.

Console Pseudosphères, Nadège Mouyssinat - Lauréate Talents d'exception 2024
Console Pseudosphères, Nadège Mouyssinat - Lauréate Talents d'exception 2024

Pour ce prix, Nadège Mouyssinat bénéficie d’une dotation de 50 000 € et d’un accompagnement financier pouvant aller jusqu’à 100 000 € en fonction du projet, lui permettant ainsi de gagner en autonomie, déployer son talent et pérenniser son activité.

Prix Dialogues : Catherine Romand et Clémence Althabegoïty avec Tresser l’ombre

Pour ce prix Dialogues 2024, c’est le duo composé par la vannière Catherine Romand et la designeuse Clémence Althabegoïty qui a été récompensé avec Tresser l’ombre, une pièce qui mêle à la fois le savoir-faire ancestral de la vannerie et le design. Un objet technique et scientifique, puisque les deux femmes ont fait appel à l’astronome Pascal Descamp pour définir les trajectoires du soleil de la région de Touraine qui ont permis à la designeuse d’imaginer une pièce unique, adaptée au village de Villaines-les-Rochers où elle est née. Pour ce faire, Clémence Althabegoïty a appris les bases du métier de vannière afin de mieux le comprendre et l’appréhender. « Ensemble, nous avons crée un dialogue avec le même langage à partir des bases du tressage » expliquent les deux femmes.

Clémence Althabegoïty et Catherine Romand - Lauréates Dialogues 2024
Tresser l'ombre, Clémence Althabegoïty et Catherine Romand - Lauréates Dialogues 2024

Le duo se voit obtenir une dotation de 50 000€ et un accompagnement financier pouvant aller jusqu’à 150 000€ pour le déploiement de l’objet ou du prototype développé afin de l’approfondir davantage.

Prix Parcours : Association Acta Vista

Créée en 2002 à Marseille, Acta Vista est une association dont l’objectif est la restauration du patrimoine en ne recrutant que des personnes en situation de précarité ou isolées. Âgés de 18 à 65 ans, tous les profils sont les bienvenus et valorisés au maximum. Une initiative d’insertion, permettant à 500 personnes d’être formées aux métiers du bâtiment chaque année. L’objectif : rebâtir un avenir pour toutes ces personnes en les intégrant dans un milieu professionnel. Basée pour le moment dans la région Paca et en Occitanie, l’association espère pouvoir se développer partout en France.

Association Acta Vista, lauréate Parcours 2024

L’association lauréate récolte la somme de 50 000 € ainsi qu’un accompagnant pouvant atteindre 100 000 € pour le développement d’un projet.

Ouverture des candidatures 2025

A la suite de l’annonce des lauréats 2024, la fondation Bettencourt Schueller a fièrement annoncé que les candidatures pour la 26e édition du prix pour l’Intelligence de la main étaient d’ores et déjà ouvertes. Inscriptions et informations via ce lien : https://www.fondationbs.org/candidater-un-prix#prix-l  

Rédigé par 
Maïa Pois

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16/10/2026
Les lauréats du Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®

Pour sa 27e édition, le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main® a distingué quatre profils qui pérennisent et renouvellent les métiers d’art à travers un design innovant et exigeant.

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Si le beau passe par l’objet et son design, il passe avant tout par le geste. C’est cette alliance entre maîtrise technique et créativité que célèbre depuis 27 ans le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main. Depuis 1999, 139 artisans d’art ont été mis à l’honneur, témoignant de la diversité des disciplines et de la vitalité des savoir-faire portés par des créatrices et créateurs contemporains. Pour cette édition, la Fondation Bettencourt Schueller, sous la présidence de Françoise Bettencourt Meyers, a récompensé trois lauréats, chacun recevant une dotation de 50 000 euros. Sélectionnés par le jury présidé par Laurence des Cars, ces acteurs incarnent, à travers des projets et des approches du design variés, un même esprit de recherche où transparaissent le souci de l'environnement et la diversité de nos territoires.

Un prix, trois catégories

La catégorie Talents d’exception, qui distingue la maîtrise technique d’un artisan d’art et sa capacité à faire évoluer son savoir-faire, a été décernée à Sébastien Desplat pour son ouvrage Dans les bois. Le graveur et imprimeur en taille-douce y réinterprète le moku-hanga, une technique japonaise traditionnelle d’impression sur bois.

© Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

La catégorie Dialogue, consacrée à la rencontre entre artisan et designer, a récompensé le menuisier en sièges Louis Monier et le designer Edgar Jayet. Leur chaise réinvente un savoir-faire historique en lui apportant une interprétation contemporaine. Elle témoigne d’une démarche créative fondée sur l’innovation constructive et l’adaptation aux nouveaux usages.

Louis Monier et Edgar Jayet © Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

Enfin, la catégorie Parcours, qui salue l’engagement d’un acteur en faveur du développement et du rayonnement des métiers d’art, a été attribuée au Réseau Excellence EPV (Entreprises du Patrimoine Vivant). Portée par Tristan de Witte, cette initiative fédère des entreprises françaises détentrices de savoir-faire d’exception et développe les réseaux régionaux, renforçant ainsi les échanges économiques et la visibilité de ces acteurs.

© Yohanne Lamoulère/ Tendance Floue

Les candidatures pour l’édition 2027 sont d’ores et déjà ouvertes dans les catégories Talents d’exception et Dialogue. Les inscriptions, à effectuer sur le site de la Fondation Bettencourt Schueller, seront clôturées le 10 mars. Le jury sera, quant à lui, dévoilé au printemps. Alors, pas de temps à perdre !

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EspritContract 2026 : une édition entre savoir-faire et rencontres

Du 21 au 24 novembre, EspritContract revient à Paris, Porte de Versailles, en parallèle du salon EspritMeuble. Pour cette quatrième édition, le rendez-vous dédié aux professionnels de l'aménagement et du contract fait évoluer son format, avec une programmation mêlant rencontres, expositions et conférences, pour mettre en lumière les savoir-faire et les enjeux du secteur.

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Pensé comme un lieu d'échanges et de rencontres entre les différents acteurs du marché, le salon EspritContract poursuit son développement avec une édition qui entend renforcer les synergies entre marques, architectes, prescripteurs et porteurs de projets. Installé au cœur du salon EspritMeuble, l'espace réunira une sélection de marques françaises et internationales aux expertises complémentaires, allant du mobilier aux luminaires, en passant par les revêtements, les surfaces et, en nouveauté cette année, l'agencement. L'occasion de valoriser des savoir-faire industriels, semi-industriels et artisanaux, tout en favorisant les collaborations autour de projets d'aménagement.

© EspritContract

Des rencontres pour favoriser les collaborations

Parmi les principales nouveautés cette année, EspritContract inaugure un format de rendez-vous d'affaires qualifiés, organisés les matinées du 23 et 24 novembre. Pensées pour faciliter les échanges entre fournisseurs, acheteurs, prescripteurs et porteurs de projets, ces rencontres permettront aux marques de présenter leurs expertises et de se positionner sur des projets en cours ou à venir. Une initiative qui traduit la volonté du salon de renforcer sa dimension professionnelle, tout en favorisant des échanges ciblés et de nouvelles opportunités de collaboration.

© EspritContract

En parallèle, un cycle de conférences organisé en partenariat avec Intramuros, donnera la parole aux professionnels du secteur pour décrypter les évolutions du marché, questionner les pratiques et partager leurs expériences.

Une programmation entre créativité et expérimentation

En plus des rencontres professionnelles, EspritContract proposera également des expériences et expositions inédites. Parmi elles, « La chambre qui déraille », projet imaginé par Figurz, le studio CHHO et Malvaux Interior. À travers la mise en scène volontairement décalée d'une chambre d'hôtel ponctuée d'erreurs de conception, les trois acteurs chercheront à mettre en évidence, avec une pointe d’humour, les problématiques auxquelles peuvent être confrontés les clients comme les équipes hôtelières. Une sélection de pièces de mobilier imaginées par des architectes d'intérieur et designers sera également présentée tout au long du parcours, témoignant de la diversité des approches et de la richesse créative du secteur.

© EspritContract

Autour de cette nouvelle édition, EspritContract confirme son ambition de réunir les différents métiers de l'aménagement autour d'un objectif commun : faire dialoguer les expertises, encourager les collaborations et mettre les savoir-faire au service des projets de demain.

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Dans le IXe arrondissement parisien, eba a imaginé une cuisine sur mesure au sein d’un appartement haussmannien entièrement rénové. Un projet de 9 m² où matériaux, lignes contemporaines, et fonctionnalité dialoguent avec le charme de l’ancien.

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Comment réussir à intégrer une cuisine contemporaine dans un appartement haussmannien sans pour autant dénaturer son caractère ? C’est tout l’enjeu de ce projet réalisé par eba au cœur de la capitale. Pensé pour un jeune couple, cet appartement a fait l’objet d’une rénovation complète avec l’ambition de créer un espace de vie ouvert, lumineux et fonctionnel, tout en préservant au maximum l’architecture d’origine. Moulures, parquet en point de Hongrie, cheminée en marbre et belle hauteur sous plafond composent ainsi le décor dans lequel vient s'inscrire une cuisine aux lignes épurées.

© Florien Wattier

‍Un dialogue entre matières et architecture

Avec une surface de seulement 9 m², la cuisine s’organise autour d’une implantation en L, complétée par un îlot central. Une configuration qui permet d’optimiser l’espace tout en conservant l’ouverture sur le salon et la salle à manger. Pour permettre une continuité visuelle avec l’architecture existante, une palette de matériaux et de tonalités sobres et chaleureuses a été privilégié. Les façades de la collection FINE de Santos en Noyer Terre Vertical et Blanc Perle Soie, permettant de créer un contraste entre le bois et les surfaces claires tandis que le plan de travail et la crédence, réalisés en céramique Xtone Taj Mahal Silk, apportent une touche minérale à l’ensemble. Véritable point d’articulation de la cuisine, l’îlot central devient ici un espace de partage et de convivialité. Doté d’un coin repas pouvant accueillir trois personnes, il assure une transition entre les différents espaces de vie, tout en préservant les perspectives de l’appartement.

© Florien Wattier

‍Optimiser l’espace au maximum

La fonctionnalité est ici d’autant plus important puisqu’elle occupe également une place centrale dans l’aménagement. En effet, les nombreux rangements, l’intégration discrète des appareils électroménagers et les étagères murales permettent de libérer visuellement l’espace, tout en facilitant les usages quotidiens.

© Florien Wattier

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À travers ce projet, eba arrive à démontrer simplement comment la cuisine peut s’intégrer à une architecture forte sans en effacer l’identité. Une approche où l’optimisation des volumes, le choix des matériaux et la fonctionnalité des équipements font de la cuisine un véritable prolongement de la pièce de vie.

Retrouvez plus d'informations sur eba ICI. Et pour démarrer un projet, c'est via ce lien.

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Orange et Bang & Olufsen réinventent le home cinéma

Avec son nouveau Décodeur Home Cinema, Orange entend repenser l’expérience audiovisuelle à domicile. Un équipement compact, développé avec Bang & Olufsen, qui associe qualité sonore, technologies immersives et simplicité d’utilisation.

Transformer son salon en salle de cinéma, sans multiplier les équipements, c’est toute l’ambition d’Orange avec son nouveau Décodeur Home Cinema. Développé avec l’expertise acoustique de Bang & Olufsen et le savoir-faire industriel de Sagemcom, ce nouvel appareil tout-en-un intègre quatre haut-parleurs : un woofer pour les basses, deux haut-parleurs latéraux pour spatialiser le son et une voie centrale dédiée aux dialogues. Une configuration qui permet de profiter d’une expérience sonore immersive, renforcée par la technologie Dolby Atmos, sans nécessiter d’installation supplémentaire. Côté image, le décodeur prend également en charge la 4K, le HDR10+ et le Dolby Vision, avec les équipements et contenus compatibles.

Un équipement compact pensé pour tous les intérieurs

Au-delà de ses performances techniques, Orange a souhaité concevoir un appareil facile à intégrer dans tous les espaces de vie. Son format compact lui permet de trouver sa place devant un téléviseur, tandis que son installation ne nécessite qu’un seul câble HDMI et une connexion wifi. Pour renforcer l’immersion, deux enceintes sans fil peuvent être ajoutées en option. Elles se calibrent automatiquement selon la configuration de la pièce, sans contrainte particulière de placement. Également pensé dans une démarche d’écoconception, le décodeur et ses enceintes sont fabriqués à partir de plastiques et de tissus 100 % recyclés et recyclables.

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