Trottinette T9 : développer la simplicité
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Trottinette T9 : développer la simplicité

La start-up Urban Native dévoile la trottinette T9, son premier projet. Un produit design entièrement repensé pour répondre aux besoins du consommateur dans l'univers urbain.

Une recherche radicale de la simplicité pour réduire l'objet à sa fonction première. Voici l'idée dominante derrière Urban Native, une start-up européenne - entre la France, l'Espagne et le Portugal - à l'origine de la trottinette T9. Spécialisée dans la haute technologie, la société fondée il y a cinq ans, vient de sortir son premier produit. Un moyen de locomotion en apparence classique, mais derrière lequel se cache un savant mélange de sensation et de praticité. Fruit d'une volonté de retrouver la « sensation du ride », et du besoin d'une véritable alliée pour arpenter les villes, la T9 est une invention novatrice. Imaginée frugale mais résistante, elle s'impose comme une petite deux roues sans équivalence sur le marché, et un exemple de design prospectif appliqué à l'univers des mobilités douces. « Nous proposons avec ce produit en titane, un outil permettant d'être en cohérence et en résonance avec les révolutions sociologiques, technologiques et environnementales en cours » explique Julien Vaney, fondateur d'Urban Native.

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Répondre à un besoin urbain

Parti du constat que rien ne lui convenait pour bouger dans Paris avec aisance, vélos électriques trop encombrants et trottinettes trop fragiles ou trop lourdes, Julien Vaney a souhaité révolutionner cet univers. C'est de cette idée première qu'est né le désir de concevoir une nouvelle trottinette faite pour l'environnement urbain. Rapidement, deux lignes directrices se sont dégagées. « D'une part, je voulais remettre du plaisir au cœur du transport en retrouvant des sensations de vitesse et un confort de glisse. D'autre part, j'ai remarqué grâce à mon parcours en maths-physique, que les trottinettes produites sur le marché ne sont pas pensées par des entreprises de deux-roues, mais par des sociétés d'électronique qui intègrent des concepts déjà existants. Or, pour qu'une trottinette fonctionne, elle doit avoir la capacité de rouler comme un vélo, mais le marché actuel ne pense pas vraiment au confort et encore moins à la légèreté, déplore Julien Vaney. Pourtant, c'est une problématique au cœur de son utilisation, car c'est ce qui permet de la rendre portative et amusante à conduire. »

Un cheminement émotionnel et quasi-sociologique qui a guidé quatre années de recherche et de développement,mené par la dizaine de personnes d'Urban Native, mais également par un maillage d'une centaine d'ingénieurs auxquels l'entreprise a fait appel tout au long de cette évolution.

©Riccardo Montanari


Un design pour allier confort et praticité

« Contrairement au développement du vélo étalé sur plus de 150 ans - roues de même taille, puis l'ajout de frein ou encore de vitesses -, celui de la trottinette a été beaucoup plus court. Le drame de cette machine, c'est que si l'on veut en faire un véhicule vraiment performant, il faut tout redessiner. C'est pourquoi nous sommes partis d'une page blanche » relate le fondateur d'Urban Native. Une démarche qui a engagé de nombreux prototypes et la création de nouveaux éléments, comme les roues de douze pouces entièrement dessinées, ou des systèmes novateurs à l’image de la recharge par câble USB type C, une première mondiale pour cette typologie d'objets. Des détails en apparence, mais des atouts en réalité permettant à la T9 d'allier au confort de la pratique, celui de la vie quotidienne. Une double notion due en grande partie au cadre. Fabriquée dans une usine portugaise, cette pièce très résistante en titane absorbe les bosses sans amortisseur grâce aux facultés naturelles de ce matériau. Son architecture ultra-légère de deux kilos, place ce cadre bien en deçà du poids général sur le marché. « C'était une question particulièrement importante également sur le plan de l'autonomie. Avec cette conception efficace, cette batterie et le freinage régénératif, la T9 bénéficie d'une autonomie de 25 kilomètres ! » Mais au-delà de ce facteur, l'aspect formel de la trottinette a également été imaginé pour minimiser son emprise au sol une fois pliée. « Ce n'est pas un facteur anecdotique, car l'encombrement freine souvent les personnes dans l'achat d'un vélo ou dans le fait d'amener sa trottinette sur son lieu de travail » assure Julien Vaney.

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Véritable concentré de design prospectif, la T9, à l'origine de deux brevets, est le reflet d’une philosophie. « Dieter Rams disait “Good design is a minimum design”. Pour nous, il s'agit avant tout de faire valoir un design efficace et environnementalement intéressant en valorisant la pérennité du produit et en remplaçant le superflu par des éléments utiles. » Ainsi, l'appareil n'intègre presque pas de plastique et toutes ses pièces sont facilement remplaçables. « C'est une machine faite pour durer à l'image d'un sac de luxe. Elle doit tenir dans le temps et nous espérons qu'elle deviendra ainsi iconique. C'est pourquoi, après ce projet, nous ne souhaitons pas nous diversifier, mais continuer de sortir d'autres versions de la T9 jusqu'à ce qu'une machine occupe chaque appartement » conclut Julien Vaney.

©Riccardo Montanari
Rédigé par 
Tom Dufreix

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9/4/2026
eba dévoile les couleurs tendances pour la cuisine en 2026

La marque spécialisée dans l’aménagement et la personnalisation de cuisine haut de gamme eba s’adonne à créer des projets à l’image de ses clients tout en prenant en compte les inspirations actuelles, notamment en termes de couleurs.

Pour l’année 2026, la couleur en cuisine s’inscrit dans une recherche d’équilibre entre naturalité, douceur et expression personnelle. Les palettes évoluent vers des tonalités enveloppantes, inspirées de la matière et du paysage, tout en laissant place à des choix plus affirmés. Chez eba, ces nuances sont pensées comme des éléments structurants du projet, en dialogue avec les volumes, la lumière et les textures. Découvrez une sélection de couleurs représentatives de la marque, imaginées pour s’adapter au mieux à tous les types de cuisines.

Noyer Terre

Cette teinte chaleureuse, profondément ancrée dans l’univers du bois évoque la continuité de la matière, notamment par le travail du veinage, qui renforce la sensation d’unité et d’authenticité dans l’espace cuisine.

© Florian Wattier

Cloud Dancer

Sélectionnée comme couleur de l’année 2026, Cloud dancer s’inscrit dans une palette de gris délicats, subtils et lumineux. Chez eba, il s’apparente au Gris Brume, une nuance douce et enveloppante qui capte la lumière sans jamais durcir l’espace.

© Florian Wattier

Vert Sauge

La teinte Vert Sauge, plus expressive, trouve naturellement sa place dans des cuisines d’inspiration classique ou campagnarde en apportant une dimension végétale et apaisante, tout en affirmant une identité plus marquée.  

© Héctor Santos-Díez

Gris Vison

Un coloris neutre intemporel, élégant et discret qui constitue une base solide pour structurer la cuisine, tout en offrant la possibilités d’associer d’autres matériaux et couleurs.

© Elodie Gutbrod

Tons de bleu

Chez eba, le bleu se révèle dans toutes ses nuances, des teintes pastel aux bleus profonds. Il ouvre la voie à des cuisines plus personnelles, notamment grâce à la possibilité de réaliser des laques sur mesure. Cette approche permet d’explorer l’ensemble du nuancier RAL et offre une grande liberté de création pour harmoniser la cuisine avec un papier peint ou une pièce de mobilier.  

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Découvrez plus d’informations et inspirations via CE LIEN, et pour commencer un projet c'est juste ICI.

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6/4/2026
Faro Barcelona : cap sur les nouveautés 2026

Guidée par l’envie de proposer des produits alliant design, durabilité et émotion, la marque espagnole Faro Barcelona présentait dans son showroom parisien ses nouveautés et tendances 2026, entre esthétique et innovation technique.

« Notre objectif est de proposer des luminaires porteurs de sens, qui procurent du bien-être et s’intègrent harmonieusement dans les espaces dans lesquels ils prennent place. Nous souhaitons créer de l’émotion par la lumière », expliquait Caroline Perez, directrice commerciale France, à l’occasion de la présentation des tendances 2026, au sein du showroom parisien de la marque, rue d’Uzès. Une présentation centrée sur l’innovation, le design et la durabilité, qui dévoilait les différentes nouveautés outdoor et indoor, mais également les innovations sur ses modèles de ventilateurs de plafond, autres produits phares de la marque.

Dôme, les luminaires aux allures 70's

Imaginée par Faro Lab, l’équipe de design interne de la marque, la collection Dôme se décline en une gamme complète composée de sept modèles, comprenant appliques, suspensions et lampes à poser, disponibles en plusieurs tailles. Un design sphérique diffusant une lumière aux teintes chaudes et chaleureuse pouvant s’adapter à tous types de projets résidentiels ou contract.

Lampe Dôme, design : Faro Lab © Faro Barcelona

Lumina, la collection à composer au gré des envies

Avec un aspect plus architectural, Lumina a été pensée par le designer catalan Carrasquet, fidèle collaborateur de la marque. Cette collection se compose de modules en verre strié, inspirés des colliers à maillons que l’on retrouve en bijouterie, pouvant être suspendus à l’horizontale ou à la verticale pour des compositions sans limite, au rendu à la fois poétique et esthétique.

Collection Lumina, design : Carrasquet © Faro Barcelona

Cata, tout en élégance

La collection de luminaires en papyrus Cata, imaginée par la designer Marina Mila, tout en finesse et légèreté, s’élargit avec l’ajout d’une suspension et de deux appliques venant compléter la gamme de lampes à poser déjà existante.

Suspension Cata, design : Marina Mila © Faro Barcelona

Toba, Narita et Muna, l'outdoor dans tous ses états

Toutes trois conçues par Carrasquet, les collections outdoor Toba, Narita et Muna se distinguent chacune par un design et une fonctionnalité, afin de s’adapter à tous les types d’espaces extérieurs, tout en assurant leur durabilité dans le temps.

Lampe outdoor Toba, design : Carrasquet © Faro Barcelona

La suspension colorée Toba se compose de disques en silicone — une première pour Faro — disponibles en différentes couleurs et ajustables selon les envies. Une matière résistante et durable, idéale pour l’extérieur. La collection Narita de son côté se distingue par des lignes plus brutes et un travail artisanal marqué, pour un rendu plus robuste. Enfin, la lampe portable Muna se démarque par sa housse textile, qui vient habiller subtilement le luminaire.

Suspension outdoor Carrita, design : Carrasquet © Faro Barcelona

Les ventilateurs de plafond, iconiques chez Faro

En plus de son savoir-faire en matière de lumière, Faro Barcelona est également reconnue pour son expertise dans les ventilateurs de plafond. Les équipes de design internes du Faro Lab travaillent à l’innovation constante de leurs modèles, afin que ces derniers s’intègrent pleinement dans les espaces par leur design, tout en se distinguant par leurs performances en matière de consommation et d’innovation technique. La marque a notamment développé des collerettes encastrées dans le plafond visibles à travers les modèles Rudder et Rocker, permettant un rendu esthétique plus discret et un gain d’espace non négligeable. À noter que Faro est, à ce jour, la seule marque à avoir développé cette technologie, actuellement en cours de brevetage.

Ventilateur de plafond Rocker © Faro Barcelona
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3/4/2026
Les métiers d’art en vitrine au BDMMA

Le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art ouvre l’exposition « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris ». L’occasion de valoriser des métiers d’art contemporains disséminés aux quatre coins de la capitale.

Parallèlement aux Journées Européennes des Métiers d'Art (JEMA), qui auront lieu du 7 au 12 avril, le Bureau du Design, de la Mode et des Métiers d’Art (BDMMA) présente « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris » jusqu’au 16 mai. Chargée de la curation, l’agence Sinople met en avant 29 créatrices et créateurs installés à Paris et dans sa petite couronne. « Ici, vous ne trouverez pas de matériaux précieux ni d’objets sous cloche, car ce n’est pas le propos. Nous voulions replacer les métiers d’art dans le quotidien, en montrant que ces ateliers sont toujours présents près de chez nous », explique Julien Strypsteen, cofondateur du studio spécialisé dans les industries créatives.

Outre la localisation des ateliers et les savoir-faire, la sélection s’est également fondée sur la contemporanéité des objets. « Chez Sinople, nous avons une vision minimaliste et assez radicale qui nous caractérise. L’enjeu était de montrer un héritage de Paris sans tomber dans un aspect purement patrimonial. » Mêlant lifestyle, mode et art, l’agence a également souhaité illustrer un héritage fortement ancré dans son époque en convoquant cinq ateliers engagés dans l’upcycling. « Qu’il s’agisse de réparer des couverts, de transformer des chaussures ou de restaurer des montres de manière plus contemporaine, l’idée était de mettre en lumière la seconde vie, un aspect plus rarement valorisé. »

Bougies par Eska ©eska.paris et structure lumineuse par AlexisNeon ©alexis_neons

Un archétype de pop-up store

Véritable exposition aux airs de faux commerce, « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris » se distingue par sa mise en scène. Habitué aux expositions plus classiques, le BDMMA propose cette fois-ci une scénographie d’inspiration commerciale. En écho aux pièces exposées et à la volonté d’inscrire les savoir-faire dans le quotidien des Parisiens, l’espace reprend les codes du retail. Confié à Index Office, l’aménagement de la galerie a été pensé pour l’inscrire dans la continuité des nombreux commerces du faubourg. « L’idée était de donner l’impression qu’une nouvelle boutique venait d’ouvrir afin d’inviter les passants à entrer. C’est une sorte de vrai-faux concept store, avec tous les codes habituels que sont les présentoirs en bois et métal, ou encore une structure en néon d'AlexisNeon, placée en vitrine. Comme nous n’avions pas le droit de vendre, nous nous sommes aussi inspirés des cartels d’une célèbre marque pour afficher les prix et les QR code renvoyant directement vers les boutiques en ligne. »

Avec une large fourchette de prix débutant à 20 euros, la sélection entend réaffirmer la place singulière des artisans d’art dans la ville et auprès de ses habitants, au-delà même du corpus présenté pour l’occasion.

Exposition « 30 Faubourg, l’art du quotidien made in Paris » jusqu'au 16 mai, 30, rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris 12e.

Enceinte Studio Quiproquo x Adam Ruiz x Marco Roy ©studio_quiproquo ©arz_adam @marco_.roy et sac et coupelle Baptiste Meyniel x Atelier Shazak ©baptiste.meyniel, ©ateliershazak
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1/4/2026
Hermès ouvre les candidatures de son Académie des savoir-faire 2027

La Fondation d’entreprise Hermès ouvre les candidatures de son Académie des savoir-faire 2027, dédiée au cuir, avec l’ambition de faire du design un moteur d’innovation.

La Fondation d’entreprise Hermès relance son Académie des savoir-faire avec une huitième édition consacrée au cuir. Plus qu’un programme de transmission, ce dispositif s’impose comme un laboratoire de design appliqué, où artisans, designers et ingénieurs croisent leurs pratiques pour réinventer la matière. Au fil d’un parcours mêlant conférences, visites et ateliers collaboratifs, les participants sont invités à dépasser les approches traditionnelles pour expérimenter de nouveaux usages du cuir, et ce, qu'il s’agisse des potentiels techniques, culturels ou symboliques. De cette manière, la marque entend offrir aux créateurs la possibilité de mettre en perspective leurs pratiques et valoriser les échanges transdisciplinaires. De quoi interroger les procédés, les ressources et les modèles de production. Des enjeux actuels qui seront portés par le designer François Azambourg - connu pour ses recherches sur la légèreté comme l’hybridation des matériaux -, chargé de la direction pédagogique de cette nouvelle édition.

Adressé aux professionnels souhaitant élargir leurs compétences et disponibles pour participer à l’intégralité du programme (cinq week-ends au premier semestre 2027 et deux semaines non consécutives au second semestre), l’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 28 juin 2026. Le dossier devra être composé d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitæ. Le candidat sera également libre d’y ajouter un portfolio synthétique (recommandé pour les artisans et les designers) et un court film dans lequel il exposera ses attentes et son intérêt pour le cuir. Une occasion rare, pour une vingtaine de professionnels francophones, de participer à une réflexion collective où le design agit comme catalyseur de nouveaux savoir-faire.

Le dépôt des candidatures se fait sur le site de la Fondation d’entreprise Hermès : www.fondationdentreprisehermes.org/fr/candidatures

©Hermès
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